La motivation en thérapie des clients qui résistent au traitement
par Denise L. Preston et Stafford Murphy1
Lefficacité de la psychothérapie dans les milieux non correctionnels est chaudement débattue depuis 40 ans. Les premiers examens des études sur les résultats du traitement semblent indiquer quil ny a pas de différences dans les taux de rétablissement entre les patients traités et ceux qui ne le sont pas, indépendamment du genre de patient examiné, de la mesure des résultats utilisée ou de la forme de thérapie employée2. Daprès des examens plus récents, les patients qui participent à un traitement de psychothérapie saméliorent en moyenne plus rapidement et de façon plus marquée que les patients qui ne sont pas traités, mais aucune méthode de thérapie particulière ne semble offrir davantages spéciaux3. Les auteurs détudes subséquentes ont tenté de cerner des variables précises liées à des résultats thérapeutiques positifs; ils ont notamment examiné les variables concernant le client, le thérapeute et la thérapie. Le choix de populations faciles à étudier, les variantes dans la formation et lexpérience des cliniciens, les difficultés que pose la définition opérationnelle de la mesure des résultats du traitement et le suivi des résultats à divers moments après le traitement ne sont que quelques-uns des nombreux problèmes méthodologiques inhérents à ce type de recherche. Malgré tout, ces études révèlent lexistence dimportantes variables liées aux clients et aux thérapeutes qui peuvent avoir une incidence sur lefficacité du traitement auprès des clients qui résistent au traitement.
Efficacité de la psychothérapie
Deux variables se rattachant à la clientèle qui semblent être modérément liées aux résultats du traitement sont lesprit douverture ou labsence de méfiance de la part du client et sa motivation à légard du traitement. Les clients qui ont lesprit plus ouvert et qui sont moins méfiants semblent manifester des résultats de traitement plus favorables que ceux qui nont pas cette attitude. De plus, malgré labsence dune relation cohérente entre la motivation à légard du traitement et le résultat de celui-ci, il semble que la motivation acquise durant le traitement soit plus prédictive dun résultat positif que la motivation quun client peut avoir manifesté avant le traitement. Toutefois, la motivation à légard du traitement est difficile tant à définir quà mesurer. Vu son influence en apparence déterminante sur les résultats de traitement, il serait utile délaborer des mesures théoriquement pertinentes, empiriquement solides et cliniquement utiles de la motivation. Ces mesures permettraient dexaminer des questions, comme limportance du changement survenu dans la motivation au cours du traitement par rapport au {seuil} minimal de motivation, soit avant ou durant le traitement.
Trois variables se rattachant au thérapeute qui semblent être liées aux résultats du traitement, et plus précisément à lorientation souhaitée, sont son expérience, sa compétence et sa santé affective.
La variable liée à la thérapie la plus importante en ce qui a trait aux résultats du traitement est une alliance thérapeutique (une relation interpersonnelle positive) entre le clinicien et le client. Lalliance thérapeutique explique la plus grande part de la variation signalée dans la recherche sur les résultats du traitement et serait plus importante que lintervention particulière qui est employée4. Bien sûr, lalliance thérapeutique dépend des qualités, énumérées ci-dessus, que possède le thérapeute ainsi que dautres facteurs comme son enthousiasme, son authenticité et son empathie5, mais surtout, elle dépend de la capacité du client dentretenir des relations interpersonnelles positives.
Efficacité du traitement correctionnel
Lefficacité du traitement correctionnel fait lobjet dun débat analogue6. Même si les premières études ont abouti à la conclusion que {rien ne marche}, des études récentes se sont révélées plus positives et ont inclus certains des principes à la base dun programme correctionnel efficace. Andrews et Bonta7 concluent que le traitement doit être offert aux délinquants à risque élevé, viser les besoins criminogènes, être basé sur des théories cognitivo-comportementales ou dapprentissage social et faire entrer en ligne de compte les principes du risque, des besoins et de la réceptivité. Ils concluent également que le traitement doit faire entrer en ligne de compte les variables liées au thérapeute et à la thérapie comme les principes de la relation et de la dépendance. Daprès le principe de la relation, une alliance thérapeutique positive entre cliniciens et délinquants peut faciliter lapprentissage. Les qualités du thérapeute qui contribuent à cette alliance incluent louverture desprit, lenthousiasme, la souplesse, lattention et la compréhension de même que la manifestation de lacceptation, du respect et de la bienveillance à légard des délinquants. Selon le principe de la dépendance, les cliniciens doivent établir et faire respecter des limites convenues au degré dintimité physique et affective, ainsi que des règles de dépendance anticriminelles comme un renforcement efficace du comportement prosocial et la désapprobation du comportement antisocial.
Létablissement dune alliance thérapeutique semble donc revêtir une importance primordiale pour assurer lefficacité dun traitement, quil sagisse dun traitement correctionnel ou non. Mais comme nous lavons déjà signalé, létablissement de cette alliance dépend surtout de la capacité du client de nouer et de cultiver des relations interpersonnelles authentiques. Ceux dont la vie a été empreinte de méfiance et de crainte ou dindifférence à légard des autres font donc face à un obstacle de taille8. Ces individus ont fait lobjet de diagnostics comme ceux de schizophrénie, de trouble de la personnalité limitrophe, de personnalité antisociale et de psychopathie. Une étiquette fréquemment appliquée à ces clients est celle de {résistant au traitement}. Il suffit dexaminer les dossiers des détenus du Service correctionnel du Canada pour constater quon emploie une multitude de ces diagnostics et étiquettes. Un examen des mesures de traitement prises à légard de ces délinquants révèle que ces derniers tendent à être moins motivés à légard du traitement, à résister davantage au traitement ou ne pas se conformer à celui-ci, à avoir des taux dabandon élevés, à manifester des changements comportementaux positifs moins nombreux durant le traitement et à avoir des taux de récidive plus élevés après le traitement9. Étant donné que ces délinquants présentent un risque considérable de commettre dautres infractions de violence, les cliniciens doivent impérativement faire tout en leur pouvoir pour les amener à sengager à suivre le traitement et ils doivent assurer ce traitement de manière à maximiser les chances que les clients opéreront des changements importants dans leur comportement.
Le processus de transformation
Les cliniciens ont traditionnellement considéré la motivation comme un trait de personnalité relativement fixe et ils ont donc tendance à être démoralisés lorsquils doivent travailler avec des clients qui résistent au traitement. Il est plus utile de considérer la motivation comme un état de préparation au changement. Dans cette optique, lobjet du traitement consiste à aider les clients à progresser dun état à un autre. Il semble que les mesures prises par les cliniciens pour faciliter le passage dun état à un autre dépendent de létat de préparation du client. De même, les progrès accomplis dans cette progression dépendent de létat dans lequel le client se trouve au début du traitement.
Certains auteurs10 ont exploré à fond le processus de la transformation thérapeutique, qui comporterait selon eux quatre stades. Au stade de la précontemplation, la personne nest pas consciente davoir des problèmes à régler ou alors, elle na aucunement lintention de changer dans limmédiat. Les personnes qui sont à ce stade entament ordinairement le traitement parce quelles y sont forcées; elles sont moins ouvertes, font peu defforts et retombent dordinaire rapidement dans des comportements mal adaptés. Au deuxième stade, celui de la contemplation, la personne est consciente davoir des problèmes à régler mais elle hésite entre ne rien faire dans limmédiat et exprimer ou manifester une certaine détermination à changer. Au stade de laction, la personne sest engagée à changer et commence activement à modifier son comportement, ses expériences et son milieu. Enfin, au stade de lentretien, la personne a changé de façon appréciable son comportement et semploie activement à empêcher une rechute.
Ce modèle à quatre stades signifie quil est important pour les cliniciens de semployer, avant le traitement et au début de celui-ci, à motiver les clients et à les amener à passer du stade de la précontemplation à celui de la contemplation puis à celui de laction si nécessaire. Pour faciliter ce processus, ils doivent sefforcer de cultiver une alliance thérapeutique avec les clients afin de les faire participer efficacement au traitement.
Lengagement thérapeutique des clients résistant au traitement
De nombreux auteurs11 ont cerné les qualités du thérapeute qui favorisent létablissement dune alliance thérapeutique. Toutefois, certains12 ont proposé des stratégies particulières pour amener les clients résistant au traitement à sengager. Bien que leur liste ne soit pas exhaustive, ils estiment que les cliniciens doivent reconnaître que lhésitation et la résistance de la part des clients sont à la fois normales et compréhensibles. La façon dont ils font face à la résistance de leurs clients détermine en large partie le résultat des efforts de traitement subséquents. Les cliniciens doivent aider activement les clients qui résistent au traitement en tentant par exemple déliminer les obstacles au changement qui sont dordre pratique et liés à lattitude. Ils doivent toutefois maintenir un juste milieu entre le désir daider activement les clients et la nécessité de les laisser assumer la responsabilité du changement dans leur comportement. Pour aller dans le sens plutôt quà contre-courant de la résistance des clients, les cliniciens ne doivent pas imposer à ces derniers leurs opinions au sujet de la nature de leurs problèmes ou des changements quils doivent faire.
Ils doivent plutôt les inviter à examiner différents points de vue et renseignements.
Les cliniciens doivent fournir des renseignements et des commentaires au sujet de la situation actuelle de leurs clients et des conséquences auxquels ils sexposent en ne changeant pas de comportement. Ils doivent aussi leur expliquer les avantages que leur procurerait vraisemblablement un changement de comportement. Ils peuvent ainsi leur faire mieux comprendre lécart entre le comportement actuel et les buts personnels importants. Il se peut que les clients modifient ensuite leur {équilibre de motivation} pour favoriser les avantages du changement par opposition à ceux qui sont associés au statu quo.
Dans la mesure du possible, les cliniciens doivent offrir aux clients des choix quant au genre de traitement entrepris et ses buts. Les buts convenus doivent être raisonnables, réalisables et prosociaux, et les cliniciens doivent régulièrement faire des commentaires au sujet des tentatives des clients datteindre ces buts.
Enfin, lorsquils ont affaire à des clients qui résistent au traitement, les cliniciens doivent faire preuve dempathie. Ils doivent essayer de comprendre les sentiments et les points de vue des clients en répétant et en reformulant les affirmations de ces derniers. Ils doivent aussi appuyer et mettre en valeur les sentiments defficacité personnelle des clients et les efforts déployés par ces derniers pour parvenir à cet état. Des manifestations dempathie envers les clients ne signifient pas nécessairement quil faut encourager leur comportement, mais elles excluent un certain nombre dapproches qui vont à lencontre de la thérapie. Quels que soient les clients avec lesquels ils travaillent, mais surtout si ces derniers résistent au traitement, les cliniciens doivent éviter de les juger, de les humilier, de les étiqueter ou de les blâmer de quelque autre manière. Ils peuvent les encourager à assumer la responsabilité de leur comportement sans attribuer de blâme. Ils doivent éviter de jouer le rôle de {lexpert} jouissant de pouvoirs spéciaux de {préparer} les torts.
Surtout, les cliniciens doivent éviter toute dispute ou vive confrontation avec les clients qui résistent au traitement. Ordinairement, les clients sont alors plus méfiants encore, et ils se trouvent forcés à défendre plus vigoureusement leurs opinions peut-être mal éclairées. Cest le cas classique du clinicien qui assume la responsabilité dopérer des changements de comportement chez les clients13.
Lengagement thérapeutique des psychopathes
Certaines des techniques recommandées pour favoriser lengagement thérapeutique des clients résistant au traitement ne sont peut-être pas indiquées dans le cas des psychopathes, sans doute les plus résistants de tous au traitement. Comme lont fait observer plusieurs chercheurs et cliniciens, les psychopathes présentent un ensemble particulier de caractéristiques de la personnalité14. Ils manifestent notamment une capacité réduite de nouer des relations interpersonnelles authentiques, même sils peuvent efficacement faire semblant. Les traitements pour lesquels on insiste beaucoup sur létablissement dune alliance thérapeutique entre le clinicien et le client risquent déchouer dans le cas dun psychopathe. De plus, ces traitements peuvent être dangereux pour les cliniciens qui peuvent acquérir faussement un sentiment de sécurité personnelle dans leurs rapports avec des psychopathes. Grandiloquents, les psychopathes peuvent exiger de voir le membre du personnel qui occupe le poste le plus élevé. Durant les enquêtes policières, par exemple, ils demanderont à être interrogés par lagent enquêteur principal et, pendant le traitement, ils sattendront à être traités par le clinicien en chef15. Il se pourrait quils réagissent le mieux à des caractéristiques autres que les qualités interpersonnelles des cliniciens. Comme les psychopathes ont aussi tendance à manipuler les gens, les cliniciens doivent se montrer fermes pour ce qui est détablir et dappliquer des limites dans leurs relations avec ces clients. Ils ne doivent pas les protéger contre les conséquences juridiques et sociales de leur comportement16 et ils doivent constamment rappeler que, dans leur évaluation des changements comportementaux, ils seront convaincus par des actions plutôt que par des paroles. Ils doivent hésiter à donner aux clients psychopathes le bénéfice du doute, même dans des situations en apparence inoffensives. Autrement, les psychopathes estimeront quils sont faciles à duper et quils pourront donc les manipuler dans lavenir.
Lapplication de techniques dengagement thérapeutiques aux délinquants résistant au traitement
Le programe de traitement des délinquants chroniquement violents (DCV) est un projet de démonstration mis au point et financé par la Direction de la recherche du Service correctionnel du Canada. Il sagit dun programme de traitement pluriannuel, non résidentiel et mené à des endroits multiples qui fait actuellement lobjet dun projet pilote à létablissement Collins Bay, en Ontario.
Il vise les délinquants chroniquement violents, cest-à-dire ceux qui ont été condamnés au moins trois fois pour avoir commis des infractions de violence. Il est basé sur une théorie sociale de la résolution des problèmes et est appliqué en fonction de principes cognitivo-comportementaux. Il exige une participation à mi-temps pendant 18 semaines.
Compte tenu de la population visée, on sattend à ce que la plupart des participants résistent au traitement. Cest pourquoi les deux premières semaines du programme sont consacrées à un module de motivation destiné à faciliter linteraction entre les participants, lengagement et la confiance. Les participants et les thérapeutes établissent également des règles de base et font une analyse coûts-avantages de lachèvement du programme. Les règles du groupe mettent en évidence les conséquences positives ou négatives de divers comportements sur autrui. De même, lanalyse coûts-avantages consiste en un examen exhaustif des avantages et des désavantages à court et à long terme quil y a à achever ou à ne pas achever le programme. On tient compte dans lanalyse des points de vue des participants, de leur famille, de leurs proches, de leurs amis, des victimes et de la société en général. Le module comprend également un examen des divers obstacles au changement, y compris la communication verbale et non verbale agressive, les croyances agressives, la toxicomanie et limpulsivité. On discute de chacun de ces aspects en insistant sur la manière dont il favorise un comportement violent ou, inversement, empêche le recours à un comportement non violent.
Les observations préliminaires sur le premier groupe confirment les prévisions, à savoir que le programme à lintention des DCV vise principalement les délinquants qui résistent au traitement. La plupart des participants ont consenti au traitement uniquement après avoir beaucoup protesté au sujet de la durée, du contenu et du titre du programme. Beaucoup de délinquants ont aussi soutenu quils nétaient pas chroniquement violents et que le critère dadmissibilité devrait être de cinq condamnations pour infractions de violence plutôt que de trois. La majorité des participants ont échoué au moins une fois dans un autre programme de traitement et la plupart ont été accusés de nombreuses fois en établissement de ne pas sêtre conformés à divers aspects de leurs plans correctionnels. Enfin, presque tous les participants font preuve dun grand oppositionnisme à légard des autres membres du groupe, mais principalement à légard des thérapeutes.
Le module de motivation a eu une incidence marquée. Personne na été renvoyé du programme dans les deux premières semaines, peut-être parce quà la fin de la première semaine, les thérapeutes ont éliminé un important obstacle pratique au traitement; en effet, ils ont tenu les séances de groupe laprès-midi plutôt que le matin. Cette concession minime a entraîné une baisse des retards, de labsentéisme et des plaintes ainsi quun accroissement considérable de lattention et de la participation. Pour certains membres du groupe, il sagissait manifestement de la première fois quils examinaient quelques-unes des questions présentées. Lorsque le groupe a discuté des stratégies de communication, par exemple, certains membres navaient jamais entendu parler de la communication non verbale et navaient aucune idée de lincidence de celle-ci sur les autres. En ce qui concerne lanalyse coûts-avantages, la plupart des participants ont tenu compte de lincidence de la violence uniquement sur eux-mêmes et la plupart ont dit douter de ses conséquences sur les victimes en particulier.
Au début du programme, beaucoup de participants soutenaient que presque tout comportement violent était spontané voire inévitable. À la fin du module, la plupart reconnaissaient que des notions faussées contribuaient au comportement violent et que, dans la plupart des cas, il pouvait y avoir au moins une solution de rechange non violente à un problème. Fait plus encourageant encore, certains membres du groupe étaient fiers davoir appris de nouvelles solutions.
Pour un groupe résistant au traitement comme celui-ci, ce nest pas peu de choses.
1. Denise L. Preston, directrice du Programme pour délinquants chroniquement violents (DCV), établissement Collins Bay, 455, chemin Bath, C.P. 190, Kingston (Ontario) K7L 4V9. Stafford Murphy est un thérapeute qui soccupe de ce programme.
2. EYSENCK, H.J. The Effects of Psychotherapy: An Evaluation, Journal of Consulting Psychology, 16, 1952, p. 319-324.
3. SHAPIRO, D. A. et SHAPIRO, D. Meta-analysis of Comparative Therapy Outcome Studies: A Replication and Refinement, Psychological Bulletin, 92, 1982, p. 581-604.
4. KANFER, F.H. et SCHEFFT, B.K., Guiding the Process of Therapeutic Change, Champaign, Illinois, Research Press, 1988.
5. DiMATTEO, M.R., et DiNICOLA, D.D., Achieving Patient Compliance: The Psychology of the Medical Practitioners Role, New York, Pergammon Press, 1982.
6. ANDREWS, D.A. et BONTA, J., The Psychology of Criminal Conduct, Cincinnati, Anderson Publishing, 1994.
7. ANDREWS, D.A. et BONTA, J., The Psychology of Criminal Conduct, Cincinnati, Anderson Publishing, 1994.
8. KANFER et SCHEFFT, Guiding the Process of Therapeutic Change.
9. GERSTLEY, L., MCLELLAN, A.T., ALTERMAN, A.I., WOODY, G.E., LUBORSKY, L. et PROUT, M., Ability to Form an Alliance with the Therapist: A Possible Marker of Prognosis for Patients with Antisocial Personality Disorder, American Journal of Psychiatry, 146, 1989, p. 508-512. Voir également OGLOFF, J.R.P., WONG, S. et GREENWOOD, A., Treating Criminal Psychopaths in a Therapeutic Community Program, Behavioral Sciences and the Law, 8, 1990, p. 181-190. Et voir RICE, M.E., HARRIS, G.T. et CORMIER, C.A., An Evaluation of a Maximum-security Therapeutic Community for Psychopaths and Other Mentally Disordered Offenders, Law and Human Behavior, 16, 1992, p. 399-412.
10. PROCHASKA, J.O., DiCLEMENTE, C.C. et NORCROSS, J.C. In Search of the Structure of Change, Self-change: Social Psychological and Clinical Perspectives, Y. Klar, J.D. Fisher, J.M. Chinsky et A. Nadler (dir.), New York, Springer-Verlag, 1992.
11. DiMATTEO et DiNICOLA, Achieving Patient Compliance: The Psychology of the Medical Practitioners Role. Voir également ANDREWS et BONTA, The Psychology of Criminal Conduct.
12. JENKINS, A., Invitations to Responsibility: The Therapeutic Engagement of Men Who Are Violent and Abusive, Adelaide, South Australia, Dulwich Centre Publications, 1990. Voir également KANTER et SCHEFFT, Guiding the Process of Therapeutic Change. Et aussi MILLER, W.R. et ROLLNICK, S., Motivational Interviewing: Preparing People to Change Addictive Behavior, New York, Guilford Press, 1991.
13. JENKINS, Invitations to Responsibility.
14. CLECKLEY, H., The Mask of Sanity, St. Louis: Mosby Press, 1982. Voir également HARE, R.D., Without Conscience: The Disturbing World of the Psychopaths Among Us, New York, Simon and Schuster, 1993. Et aussi MELOY, J.R., Treatment of Antisocial Personality Disorder, Treatments of Psychiatric Disorders: The DSM-IV Edition, G. Gabbard (dir.), Washington, D.C., American Psychiatric Press, 1995, p. 2273-2290.
15. HAZELWOOD, R., The Sexually Violent Offender, atelier de deux jours parrainé par Specialized Training Services, Inc., Toronto, 1995.
16. CLECKLEY, The Mask of Sanity.