Direction de la santé publique
Secteur des services de santé
Service correctionnel du Canada
Surveillance des maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2005-2006 – rapport provisoire a été préparé par la Direction de la santé publique, Secteur des services de santé, du Service correctionnel du Canada (SCC), et il est publié en français et en anglais.
Ce rapport peut être cité en totalité ou en partie avec la permission du Service correctionnel du Canada, et il peut être consulté sur le site Web du SCC, à l’adresse suivante : http://www.csc-scc.gc.ca.
Pour obtenir d’autres renseignements ainsi que des exemplaires du présent rapport ou d’autres rapports, veuillez communiquer avec :
Épidémiologiste
Direction de la santé publique
Secteur des services de santé
Service correctionnel du Canada
340, avenue Laurier Ouest
Ottawa (Ontario) K1A 0P9
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Téléphone : 613-943-2318
Au Canada, les délinquants condamnés à une peine de deux ans ou plus sont détenus dans des établissements correctionnels fédéraux. Ces établissements sont administrés par le Service correctionnel du Canada (SCC), et les détenus qui y purgent leur peine reçoivent des services de santé essentiels qui répondent aux normes professionnelles acceptées1. Ces services incluent le dépistage et le traitement de la tuberculose et des infections transmissibles sexuellement ou par le sang.
Le présent rapport provisoire inclut, par ordre de présentation, des données de surveillance au sein de la population carcérale fédérale pour le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), l’hépatite C (VHC), l’hépatite A (VHA), l’hépatite B (VHB), les infections transmissibles sexuellement (ITS) et la tuberculose. Les données pour la tuberculose englobent le personnel du SCC. Le rapport provisoire résume l’analyse des données de surveillance pour la période du 1er janvier 2005 au 31 décembre 2006 et contient des données nationales cumulatives qui doivent être considérées comme préliminaires jusqu’à la publication du rapport intégral.
Le présent rapport est structuré par maladie (ou pathogène). Les données pour le VIH, le VHC, le VHB, le VHA et les ITS proviennent du Système de surveillance des maladies infectieuses (SSMI) du SCC, qui est un registre général des tests de dépistage sérologiques et des rapports de cas pour chaque mois. Les données sur la tuberculose chez les détenus qui sont présentées ici proviennent, cas par cas, de l’application Web du Système de surveillance des maladies infectieuses (Web-SSMI). Les données sur le traitement de la tuberculose et les cas actifs chez les détenus sont tirées du SSMI. Les données sur la tuberculose chez le personnel proviennent de la version pour le personnel du Web-SSMI, qui est hébergée à l’Agence de la santé publique du Canada (ASPC). Il n’y a pas dans ce rapport de données sur le traitement de la tuberculose et les cas actifs chez le personnel, le SCC n’ayant pas accès à ces données parce que les membres du personnel sont traités pour la tuberculose par leur propre médecin.
Des données sur le dépistage, la prévalence, le traitement et les mises en liberté dans la collectivité sont présentées (lorsqu’elles sont disponibles – certaines données sont disponibles pour certaines maladies seulement). Dans certains cas, les données ne sont pas groupées par sexe. Comme les données du SSMI sont des données agrégées par établissement, le « sexe » a été déterminé selon le sexe de la majorité de la population de l’établissement. Dans de très rares circonstances, des femmes peuvent être détenues brièvement à des établissements pour hommes. Cela pourrait causer une distorsion dans la classification, mais elle serait négligeable au pire. L’absence d’information au sujet du sexe sur le formulaire de surveillance de la tuberculose rend impossible la classification selon le sexe; cette catégorie a été supprimée du présent rapport pour que la présentation soit plus claire.
Le nombre total de personnes dans la population carcérale annuelle visée par la surveillance en 2005 et en 2006 est indiqué au tableau 1.i. Le nombre total de nouvelles admissions a augmenté de 5 % de 2005 (4 819) à 2006 (5 079). L’augmentation globale de la population de 2005 à 2006 est le résultat d’un accroissement des populations masculine et féminine. Les nouvelles admissions sont définies aux fins du présent rapport comme les nouveaux mandats de dépôt délivrés dans l’année civile, selon le Système de gestion des délinquants du SCC.
| 2005† | 2006‡ | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Hommes | Femmes | Total | Hommes | Femmes | Total | |
| Canada | 16 384 | 657 | 17 041 | 17 611 | 748 | 18 359 |
| Nouvelles admissions | 4 549 | 270 | 4 819 | 4 776 | 303 | 5 079 |
| Population générale | 11 835 | 387 | 12 222 | 12 835 | 445 | 13 280 |
† - Source : Évaluation du rendement des programmes
du SCC, au 6 avril 2006
‡ - Source : Évaluation du rendement des programmes
du SCC, au 15 juillet 2007
Conformément à la politique du SCC (Directive du commissaire 821, paragraphe 23), des tests de dépistage des maladies infectieuses, dont le VIH, le VHC, le VHA, le VHB, les ITS et la tuberculose, doivent être offerts à tous les détenus au moment de leur admission. Le dépistage est une évaluation des comportements à risque au moyen d’un questionnaire et d’un examen physique. Bien que le dépistage soit offert à tous les détenus, certains refusent de s’y soumettre. Les détenus sont incités à se soumettre au dépistage (un test sanguin) s’ils sont considérés à risque pour une maladie infectieuse d’après les résultats de leur évaluation initiale, ou ils peuvent eux-mêmes demander à être testés. Le SSMI ne fournit pas de données sur le nombre de détenus qui acceptent ou refusent de subir des tests de dépistage des maladies infectieuses; seules sont disponibles des données sur le nombre de prélèvements sanguins pour déterminer le statut sérologique. Tout le dépistage et les tests sont volontaires, sauf quand un détenu est soupçonné d’avoir la tuberculose.
Pour les détenus de la population générale, le dépistage et les tests pour la tuberculose sont offerts une fois par année. Les tests pour le VIH, l’hépatite virale et les ITS sont offerts aux détenus de la population générale sur demande à n’importe quel moment pendant l’incarcération.
Chez le personnel, le dépistage de la tuberculose est effectué par des infirmières du Programme de santé au travail de la fonction publique de Santé Canada, et les formulaires de dépistage sont envoyés à l’ASPC pour la saisie et l’analyse des données. Le dépistage de la tuberculose est volontaire, à moins qu’il y ait lieu de croire que la maladie est active. Tous tests de dépistage de la tuberculose que fait subir leur médecin personnel aux employés du SCC ne seraient pas compris dans les données présentées ici.
Les données présentées pour le VIH et l’hépatite virale sont fondées sur la confirmation en laboratoire du dépistage des anticorps respectifs. À noter qu’au cours de la période couverte par le présent rapport, certains résultats positifs pour le VHC peuvent avoir été confirmés par PCR. Pour le VIH et le VHC, seuls les résultats des tests de dépistage subis par les détenus auparavant non infectés ou dont l’état n’était pas connu sont signalés; les résultats des tests de confirmation pour les détenus qui sont déjà au courant de leur séropositivité ne le sont pas. Pour toutes les ITS, tous les cas diagnostiqués/traités sont signalés, qu’ils aient été confirmés en laboratoire ou non ou diagnostiqués/traités en raison de symptômes (c.-à-d. cas clinique). L’infection tuberculeuse latente (ITL) est signalée quand les résultats d’un test cutané à la tuberculine sont positifs. Les cas de tuberculose active signalés sont ceux qui ont été diagnostiqués par un spécialiste de la tuberculose d’après les Normes canadiennes pour la lutte antituberculeuse (révision de 2005).
Le nombre de détenus traités pour le VIH, le VHC et l’ITL est fourni par l’entremise du SSMI du SCC. Pour le VIH et le VHC, chaque établissement indique le nombre de détenus chez qui le traitement a été amorcé au cours d’un mois donné. Il est ainsi possible de calculer le nombre moyen de détenus traités pour une maladie particulière par mois et par région, et en faisant le total pour les cinq régions, pour l’ensemble du SCC également.
Comme les antirétroviraux ne guérissent pas l’infection à VIH, les personnes infectées continuent généralement d’être traitées pour une période indéterminée. Il est donc possible de calculer le nombre de traitements amorcés pour le VIH en divisant le nombre moyen de traitements pour le VIH dans un mois par le nombre moyen de détenus positifs pour le VIH dans un mois.
Par contre, les détenus traités pour le VHC et l’ITL suivent un traitement d’une durée déterminée qui, s’il est efficace, guérit leur infection2. Il n’est donc pas possible de calculer le nombre de traitements amorcés pour le VHC et l’ITL à partir des données du SSMI, car il est impossible de déterminer le nombre total de personnes qui sont traitées avec succès3.
Les employés du SCC sont traités pour la tuberculose par leur médecin personnel dans la collectivité, si bien que ces données ne soient pas présentées ici.
Le tableau 1.1 montre le nombre total de tests pour le VIH chez les détenus signalés entre 2000 et 2006, selon le statut du détenu. En tout, 6 106 et 6 155 tests pour le VIH ont été effectués en 2005 et en 2006 respectivement.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nouvelles admissions | |||||||
| Population | 4 302 | 4 288 | 4 159 | 4 238 | 4 413 | 4 819 | 5 079 |
| Demandes de test pour le VIH | 1 596 | 1 768 | 2 317 | 2 059 | 2 112 | 2 418 | 2 645 |
| Taux de participation au dépistage du VIH | 37,1 % | 41,2 % | 55,7 % | 48,6 % | 47,9 % | 50,2 % | 52,1 % |
| Population générale† | |||||||
| Population | 12 363 | 12 479 | 12 295 | 12 179 | 13 107 | 12 222 | 13 280 |
| Demandes de test pour le VIH | 2 573 | 2 770 | 3 505 | 3 771 | 3 567 | 3 688 | 3 510 |
| Taux de participation au dépistage du VIH | 20,8 % | 22,2 % | 28,5 % | 31 % | 27,2 % | 30,2 % | 26,4 % |
| Nombre total de tests pour le VIH | 4 169 | 4 538 | 5 822 | 5 830 | 5 679 | 6 106 | 6 155 |
† - Comprend les détenus temporaires
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC 2010
L’estimation de la prévalence ponctuelle en fin d’année du VIH chez les détenus des pénitenciers fédéraux canadiens est présentée à la figure 1.1. La prévalence du VIH en fin d’année était de 1,67 % en 2005 (N=204) et de 1,64 % en 2006 (N=218).
La prévalence ponctuelle en fin d’année du VIH varie d’un sexe à l’autre (voir figure 1.2). La prévalence estimative du VIH chez les femmes était de 2,84 % en 2005 et de 4,49 % en 2006. Les taux d’infection par le VIH demeurent plus élevés chez les femmes que chez les hommes. La prévalence estimative du VIH chez les hommes était de 1,63 % en 2005 et de 1,54 % en 2006.

± - Pour les données pour la période de 1990 à 1998,
voir le rapport de surveillance pour 2002-2004 (SCC, 2008).
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC, 2010

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Pour chaque mois, le SSMI donne le nombre de détenus chez qui le traitement du VIH est amorcé ou déjà en cours. Le tableau 1.2 montre que le traitement a été amorcé chez 68 détenus en 2000, 50, en 2005, et 70, en 2006. Globalement, la proportion de détenus infectés par le VIH qui était traitée s’établissait à 54,2 % en 2005 et à 52,9 % en 2006.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de détenus chez qui le traitement du VIH a été amorcé | 68 | 41 | 46 | 40 | 55 | 50 | 70 |
| Nombre moyen de détenus positifs pour le VIH par mois [A] | 197 | 215 | 233 | 232 | 198 | 203 | 215 |
| Nombre moyen de détenus traités pour le VIH par mois [B] | 119 | 122 | 128 | 121 | 116 | 110 | 114 |
| Participation au traitement (pourcentage) [B/A*100] | 60,3 % | 56,9 % | 55,0 % | 52,1 % | 58,7 % | 54,2 % | 52,9 % |
| Hommes | 61,2 % | 60,2 % | 56,0 % | 52,4 % | 58,5 % | 55,3 % | 53,8 % |
| Femmes | 43,5 % | 13,2 % | 35,6 % | 48,4 % | 60,5 % | 40,3 % | 41,3 % |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
La plupart des détenus sous responsabilité fédérale purgent des peines d’une durée déterminée et sont un jour ou l’autre mis en liberté dans la collectivité. Le tableau 1.3 montre que le nombre total de détenus mis en liberté dans la collectivité et dont on savait qu’ils vivaient avec le VIH a été de 175 en 2005 et de 193 en 2006.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de détenus dont on sait qu’ils vivaient avec le VIH mis en liberté dans la collectivité | 162 | 173 | 183 | 205 | 214 | 175 | 193 |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Le tableau 2.1 montre le nombre total de tests pour le VHC chez les détenus signalés entre 2000 et 2006, selon le statut du détenu. En tout, 5 489 et 5 509 tests pour le VHC ont été effectués en 2005 et en 2006 respectivement.
Tableau 2.1 : Nombre total de tests pour le VHC, détenus, 2000 – 2006
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nouvelles admissions | |||||||
| Population | 4 302 | 4 288 | 4 159 | 4 238 | 4 413 | 4 819 | 5 079 |
| Demandes de test pour le VHC | 1 583 | 1 908 | 2 307 | 1 987 | 2 074 | 2 367 | 2 511 |
| Taux de participation au dépistage du VHC | 36,8 % | 44,5 % | 55,5 % | 46,9 % | 47,0 % | 49,1 % | 49,4 % |
| Population générale† | |||||||
| Population | 12 363 | 12 479 | 12 295 | 12 179 | 13 107 | 12 222 | 13 280 |
| Demandes de test pour le VHC | 2 151 | 2 512 | 3 423 | 3 887 | 3 432 | 3 122 | 2 998 |
| Taux de participation au dépistage du VHC | 17,4 % | 20,1 % | 27,8 % | 31,9 % | 26,2 % | 25,5 % | 22,6 % |
| Nombre total de tests pour le VHC | 3 734 | 4 420 | 5 730 | 5 874 | 5 506 | 5 489 | 5 509 |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC 2010
† - Comprend les détenus temporaires
L’estimation de la prévalence ponctuelle en fin d’année du VHC est présentée à la figure 2.1. Le nombre de cas de VHC signalés en fin d’année était de 3 581 en 2005 et de 3 661 en 2006, pour une augmentation de la prévalence de 58 % depuis 2000. La prévalence du VHC était de 29,3 % en 2005 et de 27,6 % en 2006.
La prévalence ponctuelle en fin d’année du VHC varie aussi d’un sexe à l’autre (voir figure 2.2). La prévalence estimative du VHC chez les femmes était de 39,5 % en 2005 et de 36 % en 2006. La prévalence estimative du VHC chez les hommes était de 29 % en 2005 et de 27,3 % en 2006.

± - Pour les données pour la période de 1990 à 1998,
voir le rapport de surveillance pour 2002-2004 (SCC, 2008).
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC 2010

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Pour chaque mois, le SSMI donne le nombre de détenus chez qui le traitement du VHC est amorcé ou déjà en cours. Le nombre de détenus chez qui le traitement du VHC a été amorcé a été de 267 en 2005 et de 370 en 2006 (voir tableau 2.2). Le nombre moyen de détenus traités pour le VHC au cours d’un mois donné était de 40 en 2000, de 136 en 2005 et de 184 en 2006.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de détenus chez qui le traitement du VHC a été amorcé | 91 | 123 | 163 | 271 | 252 | 267 | 370 |
| Nombre moyen de détenus positifs pour le VHC par mois | 2 253 | 2 916 | 3 128 | 3 179 | 3 252 | 3 572 | 3 621 |
| Nombre moyen de détenus traités pour le VHC par mois | 40 | 56 | 90 | 120 | 129 | 136 | 184 |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
La plupart des détenus sous responsabilité fédérale purgent des peines d’une durée déterminée et sont un jour ou l’autre mis en liberté dans la collectivité. Le tableau 2.3 montre que le nombre total de détenus mis en liberté dans la collectivité et dont on savait qu’ils étaient infectés par le VHC a été de 2 065 en 2005 et de 2 183 en 2006.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre de détenus positifs pour le VHC mis en liberté dans la collectivité | 1 156 | 1 506 | 1 856 | 2 354 | 2 472 | 2 065 | 2 183 |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Des données agrégées sur les cas de VHA sont fournies par l’entremise du SSMI depuis 2005. Le tableau 3.1 montre les nombres de cas de VHA et de VHB déclarés pour la période de 2000 à 2006. Aucun cas de VHA n’a été déclaré en 2005, et seulement un cas d’hépatite A aiguë l’a été en 2006. Les cas de VHB diagnostiqués sont passés d’un sommet de 43 en 2001 à 6 en 2005 et à 9 en 2006. Le taux de prévalence globale de l’hépatite B aiguë a été de 0,05 % en 2005 et de 0,07 % en 2006.
Le vaccin contre le VHA et le VHB est offert aux détenus du SCC; toutefois, les données pour cette période sont basées sur les données relatives aux achats et sont limitées. Une description plus détaillée de ces données sera présentée dans le rapport intégral.
| 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre total de cas de VHA | -- | -- | -- | -- | -- | 0 | 1 |
| Taux de prévalence de l’hépatite A aiguë | -- | -- | -- | -- | -- | 0 % | 0,01 % |
| Nombre total de cas de VHB | 13 | 43 | 30 | 17 | 16 | 6 | 9 |
| Taux de prévalence de l’hépatite B aiguë | 0,10 % | 0,34 % | 0,24 % | 0,14 % | 0,12 % | 0,05 % | 0,07 % |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Le SSMI donne le nombre de cas diagnostiqués de chlamydia génitale, de gonorrhée, de syphilis et d’« autres ITS » (soit l’herpès, les verrues génitales et d’autres ITS non précisées, comme l’urétrite). La fréquence globale des cas signalés et les taux de prévalence correspondants pour les ITS par sexe sont indiqués au tableau 4.1. Les tendances des taux de prévalence au fil du temps pour les différentes ITS sont montrées à la figure 4.1.
| ITS (N/%) | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Chlamydia | 21 (0,17 %) |
23 (0,18 %) |
53 (0,43 %) |
58 (0,48 %) |
53 (0,40 %) |
92 (0,75 %) |
95 (0,72 %) |
| Hommes | 19 (0,16 %) |
21 (0,17 %) |
49 (0,41 %) |
55 (0,46 %) |
48 (0,38 %) |
87 (0,74 %) |
87 (0,68 %) |
| Femmes | 2 (0,64 %) |
2 (0,60 %) |
4 (1,31 %) |
3 (0,89 %) |
5 (1,23 %) |
5 (1,29 %) |
8 (1,80 %) |
| Gonorrhée | 11 (0,09 %) |
13 (0,10 %) |
20 (0,16 %) |
7 (0,06 %) |
11 (0,08 %) |
11 (0,09 %) |
20 (0,15 %) |
| Hommes | 11 (0,09 %) |
11 (0,09 %) |
19 (0,16 %) |
6 (0,05 %) |
7 (0,06 %) |
10 (0,08 %) |
19 (0,15 %) |
| Femmes | 0 (0,00 %) |
2 (0,60 %) |
1 (0,33 %) |
1 (0,30 %) |
4 (0,98 %) |
1 (0,26 %) |
1 (0,22 %) |
| Syphilis | 0 (0,00 %) |
0 (0,00 %) |
3 (0,02 %) |
4 (0,03 %) |
10 (0,08 %) |
6 (0,05 %) |
16 (0,12 %) |
| Hommes | 0 (0,00 %) |
0 (0,00 %) |
3 (0,03 %) |
3 (0,03 %) |
9 (0,07 %) |
6 (0,05 %) |
14 (0,11 %) |
| Femmes | 0 (0,00 %) |
0 (0,00 %) |
0 (0,00 %) |
1 (0,30 %) |
1 (0,25 %) |
0 (0,0 %) |
2 (0,45 %) |
| Autres ITS | 60 (0,49 %) |
35 (0,28 %) |
53 (0,43 %) |
85 (0,70 %) |
91 (0,69 %) |
66 (0,54 %) |
61 (0,46 %) |
| Hommes | 20 (0,17 %) |
10 (0,08 %) |
45 (0,38 %) |
71 (0,60 %) |
69 (0,54 %) |
50 (0,42 %) |
35 (0,27 %) |
| Femmes | 40 (12,74 %) |
25 (7,53 %) |
8 (2,61 %) |
14 (4,14 %) |
22 (5,41 %) |
16 (4,13 %) |
26 (5,84 %) |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC 2010
La participation des détenus au dépistage de la tuberculose de 1998 à 2006 est indiquée au tableau 5.1. Parmi les détenus, la participation à l’évaluation de la tuberculose a été de 81,8 % en 2005 et de 79,5 % en 2006.
| 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Détenus | 12 413 (86,2 %) |
13 399 (77,4 %) |
13 013 (78,1 %) |
13 197 (78,7 %) |
13 223 (80,4 %) |
13 460 (82,0 %) |
13 470 (76,9 %) |
13 938 (81,8 %) |
14 588 (79,5 %) |
1 – Taux de participation calculé en additionnant les nouvelles
admissions annuelles à la population carcérale au 1er janvier
de l’année en question.
Source : Données de surveillance de l’application Web
du SSMI, SCC 2010
L’analyse des antécédents de TCT chez les détenus ayant obtenu un résultat positif à une évaluation négative continue permet d’estimer le taux de conversion. Un sujet pour qui un virage tuberculinique s’est produit est défini comme une personne ayant jusqu’à présent un résultat négatif au TCT, mais qui a maintenant obtenu un résultat positif. La figure 5.1 montre le nombre de détenus chez qui un virage tuberculinique est survenu et le taux de conversion du TCT correspondant pour chaque année au cours de la période de 1999 à 2006. Les données indiquent que le taux de conversion estimatif chez les détenus a été de 0,90 % en 2005 et de 0,89 % en 2006.

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
La proportion globale de détenus considérés être infectés par Mycobacterium tuberculosis est obtenue en additionnant tous les sujets ayant un résultat positif au TCT (le nombre de ceux qui étaient positifs à l’évaluation initiale, dont les résultats sont nouvellement positifs, et qui ont déjà eu un résultat positif), et en divisant la somme par le nombre total de personnes testées.
La figure 5.2 montre la proportion d’ITL par sexe pour la période de 1998 à 2006. Chez les hommes, la proportion d’ITL était de 16,1 % en 2005 et de 16,8 % en 2006. Chez les femmes, elle était de 8,4 % en 2005 et de 11,3 % en 2006.

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2010
Le tableau 5.2 montre le nombre de détenus qui ont une ITL et le nombre mensuel moyen de détenus qui suivent un traitement prophylactique pour une ITL, pour la période de 1999 à 2006. Le nombre total de détenus qui ont une ITL est à la baisse, étant passé de 2 946 en 1999 à 2 421 en 2006, pendant que le nombre mensuel de détenus traités pour une ITL a suivi une courbe ascendante, passant de 44 en 1999 à 103 en 2006.
| 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nombre mensuel de détenus ayant une ITL | 2 946 | 2 654 | 2 760 | 2 494 | 2 532 | 2 259 | 2 198 | 2 421 |
| Nombre mensuel moyen de détenus sous prophylaxie pour une ITL | 44 | 57 | 72 | 64 | 49 | 84 | 99 | 103 |
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Les cas de tuberculose active (tuberculose active) sont déclarés par l’entremise du SSMI du SCC (voir figure 5.3). Le nombre de cas de tuberculose active diagnostiqués et signalés parmi les détenus du SCC a été de 7 en 2005 et de 3 en 2006. Ces cas déclarés correspondent à des taux de cas annuels de 41,1 et de 16,3 pour 100 000 respectivement.
Comme le nombre absolu de cas de tuberculose active est restreint, une moyenne mobile sur trois ans a été calculée (voir figure 5.3). Cette moyenne a pour effet d’aplanir la variabilité du nombre limité de cas d’une année à l’autre. La moyenne mobile centrée sur trois ans s’établissait à 23,6 pour 100 000 en 2004 et à 22,9 pour 100 000 en 2005.

* - Taux de cas : taux pour 100 000
** - % ITL : proportion ayant une ITL (pourcentage)
Source : Données de surveillance agrégées du SSMI,
SCC 2010
Le tableau 6.1 montre la participation à l’évaluation de la tuberculose chez le personnel du SCC au cours de la période de 1998 à 2006. Cette participation a été de 13,5 % en 2005 et de 17,9 % en 2006.
| 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Personnel | 4 319 (38,6 %) |
3 986 (28,2 %) |
3 327 (20,6 %) |
3 299 (19,8 %) |
2 969 (17,2 %) |
3 278 (19,6 %) |
2 376 (14 %) |
1 995 (13,5 %) |
2 939 (17,9 %) |
Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2010
L’analyse des antécédents de TCT chez le personnel ayant obtenu un résultat positif à une évaluation négative continue permet d’estimer le taux de virage. Un sujet pour qui un virage s’est produit est défini comme une personne ayant en dossier un résultat négatif au TCT, mais qui a maintenant un résultat positif. La figure 6.1 montre le nombre de membres du personnel chez qui un virage du TCT est survenu et le taux de virage correspondant pour chaque année au cours de la période de 1999 à 2006. Les données indiquent que le taux de virage du TCT chez le personnel a été de 0,82 % en 2005 et de 0,66 % en 2006.

Source : Données de surveillance de l’application Web du SSMI, SCC 2010
La proportion globale du personnel considéré être infecté par Mycobacterium tuberculosis est obtenue en additionnant tous les employés ayant un résultat positif au TCT (le nombre de ceux qui étaient positifs à la première évaluation, ceux dont les résultats sont nouvellement positifs et ceux qui ont déjà eu un résultat positif), et en divisant la somme par le nombre total de personnes testées.
La figure 6.2 montre la proportion d’ITL par sexe parmi le personnel pour la période de 1998 à 2006. Chez les hommes, la proportion d’ITL était de 6,9 % en 2005 et de 6,4 % en 2006. Chez les femmes, elle était de 6,3 % en 2005 et de 6,5 % en 2006.

Source : Données de surveillance de l’application Web
du SSMI, SCC 2010
Des données sur le dépistage des maladies infectieuses ont été présentées pour le VIH, le VHC et la tuberculose. En 2005-2006, le taux de participation au dépistage du VIH et du VHC au moment de l’admission a été d’environ 50 %, et il s’est établi entre 20 et 30 % pour la population carcérale générale. Nous nous attendons à ce que les taux de dépistage soient plus élevés à l’admission, car les tests sont offerts à tous les détenus à ce moment, alors qu’ils ne sont pas systématiquement offerts aux détenus de la population générale; toutefois, ces derniers peuvent demander à être testés n’importe quand pendant leur incarcération. Les détenus non testés à l’admission pouvaient ne pas être à risque pour le VIH ou le VHC, ou pouvaient avoir été testés récemment dans un établissement correctionnel provincial ou territorial, conformément aux directives nationales4. Presque 80 % des détenus et environ 18 % du personnel ont subi des tests de dépistage de la tuberculose. Le taux de participation du personnel peut être sous-estimé, car un test que leur aurait fait subir leur médecin personnel ne figurerait pas dans les données. Bien que le programme de dépistage de la tuberculose vise tous les détenus, les membres du personnel en poste à l’administration centrale plutôt que dans des établissements sont moins susceptibles d’être testés.
Les taux de prévalence pour le VIH, le VHC, le VHA, le VHB, les ITS et la tuberculose dans la population carcérale fédérale présentés ci-dessus sont globalement plus élevés que dans l’ensemble de la population canadienne5. Au SCC, l’hépatite C représente la plus importante pathologie, avec 27 à 30 % de la population carcérale totale étant infectée. Dans l’ensemble, la prévalence du VIH est d’environ 1,6 à 1,7 %, et celle du VHA, du VHB et des ITS est inférieure à 1 % dans chaque cas. Les taux de prévalence pour ces maladies sont généralement beaucoup plus élevés chez les femmes que chez les hommes en détention.
La prévalence de l’ITL chez les détenus est d’environ 16 %, et chez le personnel, d’environ 7 %. Les taux d’ITL sont plus élevés chez les hommes que chez les femmes. Le nombre de détenus ayant une ITL a régressé de 1999 à 2006; toutefois, le nombre de détenus traités pour une ITL chaque mois a plus que doublé au cours de la même période. Bien que pour chaque année le nombre de cas de tuberculose active chez les détenus du SCC soit peu élevé, le taux est beaucoup plus élevé que dans l’ensemble de la population canadienne. Un virage tuberculinique se produit chez environ 1 % des détenus et des membres du personnel du SCC chaque année, ce qui indique que la tuberculose se transmet dans les établissements du SCC.
La proportion globale de détenus positifs pour le VIH qui était traitée se situait autour de 53-54 %. Bien qu’un taux de traitement de 100 % puisse sembler optimal, il peut exister un certain nombre de raisons (p. ex. report du traitement, abandon du traitement en raison d’effets secondaires ou de résistance aux médicaments) pour lequel un détenu peut NE PAS être traité au cours d’un mois donné6. En 2005-206, environ 160 détenus étaient traités pour le VHC et 100 l’étaient pour une ITL au cours de n’importe quel mois; toutefois, les données du SSMI ne peuvent être utilisées pour estimer la proportion des détenus traités pour le VHC ou l’ITL. Le nombre de détenus traités pour le VHC et l’ITL au cours d’un mois donné a augmenté avec le temps, ce qui est une indication du nombre croissant de ressources, comme les heures des infirmières, consacrées au traitement des personnes atteintes de ces maladies.
Les données dans le présent rapport sont sujettes à plusieurs limites. Les données du SSMI sont agrégées, et elles dépendent des infirmières, qui doivent les fournir à la fin de chaque mois. En l’absence de dossier de santé électronique uniformisé, c’est une tâche paperassière. Suivre les transfèrements de détenus chaque mois exige de revoir les listes de transfèrement et de les vérifier par rapport à d’autres listes, encore une fois manuellement. Et il y a aussi d’autres cas (p. ex. un cas de VHC transféré à un établissement provincial pour comparaître devant un tribunal ou à un hôpital dans la collectivité) qui ne sont pas saisis par le SSMI, et qui peut expliquer pourquoi les données sont saisies différemment entre établissements. Un guide administratif pour le SSMI existe.
La catégorisation des détenus entre les nouvelles admissions et la population générale peut entraîner certaines erreurs de classification. Dans certains cas, les nouvelles admissions peuvent immédiatement être placées en isolement, en raison soit de leur propre cote de sécurité, soit de leur comportement. En pareil cas, le détenu n’a pas nécessairement accès aux services de santé, et des arrangements particuliers doivent être pris pour s’assurer que l’infirmière procède à l’évaluation de santé.
Il se peut aussi qu’un nouveau détenu soit rencontré en entrevue et que des tests soient demandés alors qu’il se trouve encore à une unité d’admission, mais que les résultats des tests ne soient reçus qu’après qu’il a été transféré à un autre établissement (où il sera considéré faire partie de la population carcérale générale). Si l’établissement qui reçoit les résultats du test déclare les résultats, on considèrera que le test sera pour un détenu de la population générale plutôt que pour une nouvelle admission. La situation est encore plus compliquée dans le cas de femmes, car un seul établissement par région s’occupe des admissions et héberge les femmes faisant partie de la population générale à divers niveaux de sécurité. Par conséquent, la distinction entre « nouvelle admission » et « population générale » est plus floue.
Une importante source de variabilité dans les données de dépistage de la tuberculose est le test cutané à la tuberculine lui-même. La variabilité entre opérateurs dans l’administration du TCT et l’interprétation de l’induration résultante peut entraîner des différences dans les résultats du test. Il peut également y avoir certains écarts dans l’interprétation du test (c.-à-d. ce qui constitue un résultat positif). Les protocoles de la chaîne du froid doivent aussi être strictement suivis afin de préserver la viabilité du dérivé de protéine purifiée.
En 2005, le SCC a commencé à utiliser des formulaires de dépistage améliorés pour les infections transmissibles sexuellement ou par le sang. Les résultats sont saisis dans l’application Web-SSMI, qui remplacera à un moment donné les données agrégées saisies dans le SSMI actuel. Les rapports futurs seront basés sur l’analyse de ces enregistrements pour examiner plus en détail les cas déclarés et, avec le temps, d’autres questions pertinentes, comme la participation au dépistage et les facteurs de risque pour les nouvelles admissions, ainsi que pour estimer les taux de séroconversion pour les infections transmissibles sexuellement ou par le sang chez les détenus dans les établissements du SCC. Ces résultats sont préparés pour le rapport de surveillance intégral sur les maladies infectieuses dans les pénitenciers fédéraux au cours de la période de 2005- 2006, et des rapports et analyses ultérieurs.
2 Le traitement de l’hépatite C consiste généralement en 24 à 48 semaines de polythérapie, et le traitement de l’ITL, en la prise d’isoniazide pendant neuf mois. Toutefois, la durée du traitement pour chaque personne est déterminée par le médecin de l’établissement.
3 Diviser le nombre moyen de détenus traités au cours d’un mois donné par le nombre total de détenus infectés sous-estime la proportion de détenus traités; de plus, le même nombre divisé par 12 ne convient pas comme dénominateur pour cette estimation.
4 Pour connaître les lignes directrices nationales concernant le VIH et le VHC, voir la page pertinente sur le site Web de l’ASPC : http://www.phac-aspc.gc.ca/dpg-fra.php.
5 Les données sur la prévalence des maladies à déclaration obligatoire au Canada sont fournies par l’ASPC : http://www.phac-aspc.gc.ca/.
6 Les raisons de l’interruption ou du report du traitement chez les détenus positifs pour le VIH ont été explorées dans le Sondage national de 2007 auprès des détenu(e)s, qui se trouve sur le site Web du SCC à cette adresse : http://www.csc-scc.gc.ca/text/rsrch/reports/r211/r211-fra.pdf.