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Le tableau 6.1 montre la participation au dépistage de la tuberculose chez les détenus de 1998 à 2006. Leur taux de participation était en l’occurrence de 81,8 % en 2005 et de 79,5 % en 2006.
Les résultats de l’évaluation initiale parmi les détenus pour la période 2005-2006, par région, sont présentés au tableau E.1 de l’annexe E. Dans l’ensemble, la proportion de détenus qui ont eu une réaction positive au test de la tuberculose lors de l’évaluation initiale était de 11,6 % en 2005 et de 13,3 % en 2006. La figure 6.1 indique une diminution générale de la proportion de détenus ayant une réaction positive pour l’infection tuberculeuse latente (ITL) à l’évaluation initiale, par rapport aux 21,2 % enregistrés en 1998, avec cependant une légère augmentation en 2006. La proportion de résultats non valides (voir la section Introduction et méthodes) était de 8,6 % en 2005, de 13,6 % en 2006. La proportion de refus du TCT était de 3,2 % en 2005 et de 2,7 % en 2006.
Le tableau E.1 de l’annexe E montre qu’en 2005 et 2006, c’est dans la région du Québec que la proportion de résultats positifs lors de l’évaluation initiale était la plus élevée (23,5 % en 2005, 27,3 % en 2006). C’est dans la région du Pacifique qu’elle était la plus faible en 2005 (5,0 %) et dans la région de l’Atlantique en 2006 (4,5 %). C’est dans la région des Prairies que la proportion d’enregistrements jugés non valides était la plus élevée en 2005 (14,8 %) et 2006 (17,3 %). C’est dans la région de l’Ontario qu’elle était la plus faible en 2005 (4,5 %) et dans la région du Pacifique en 2006 (8,7 %). C’est dans la région du Québec que la proportion de refus était la plus élevée en 2005 (8,1 %) et 2006 (9,2 %).
Figure 6.1 : Résultats de l’évaluation initiale de la
tuberculose, détenus, 1998-2006

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Dans le cadre de l’évaluation initiale, les antécédents médicaux relatifs à la tuberculose sont notés, y compris les antécédents de vaccination par le bacille de Calmette-Guérin (BCG). Le tableau E.2 de l’annexe E montre la proportion de détenus déclarant avoir déjà été vaccinés par le BCG, par région et par origine. La proportion globale de détenus ayant des antécédents de BCG était de 11,6 % en 2005 et de 9,9 % en 2006. En dehors de la catégorie de l’origine inconnue, c’est chez les détenus nés à l’étranger que l’on a observé la plus forte proportion d’antécédents de vaccination par le BCG en 2005 (15,0 %) et en 2006 (16,2 %), et chez les Autochtones que l’on a observé la plus faible proportion en 2005 (11,1 %) et en 2006 (8,0 %).
À l’échelle régionale, c’est le Québec qui a enregistré la plus forte proportion d’antécédents de vaccination par le BCG en 2005 et 2006 (29,0 % et 24,9 %, respectivement). La région affichant la plus faible proportion de détenus déclarant des antécédents de vaccination par le BCG était celle de l’Atlantique en 2005 (1,4 %) et celle du Pacifique en 2006 (2,7 %).
Le tableau 6.2 présente les antécédents de vaccination par le BCG et l’âge au moment de la vaccination, par origine, ainsi que le résultat au TCT au moment de l’évaluation initiale de 39 022 détenus (1998-2006). Globalement, 13,4 % des détenus déclaraient avoir reçu le vaccin BCG. Les détenus nés à l’étranger (18,1 %) et les Autochtones (15,0 %) étaient plus nombreux à avoir des antécédents de vaccination par le BCG que les non-Autochtones nés au Canada (11,5 %). L’âge au moment de la vaccination était connu pour 59,5 % des détenus déclarant des antécédents de vaccination par le BCG (la disponibilité des données variait selon l’origine). Ces données montrent que les détenus autochtones déclarent en moyenne avoir été vaccinés plus jeunes, soit à un âge moyen qui est environ la moitié de celui des autres catégories par origine. En fait, la moitié des détenus autochtones qui déclarent des antécédents de vaccination par le BCG ont été vaccinés entre la naissance et l’âge de 5 ans.
Parmi les détenus ayant un résultat positif à l’évaluation initiale, 24,8 % avaient des antécédents de vaccination par le BCG, contre 10,9 % chez ceux ayant un résultat négatif au TCT et 14,0 % chez ceux ayant un résultat « autre ». L’âge au moment de la vaccination ne variait pas selon le résultat au TCT à l’admission.
Les résultats du dépistage continu effectué chez les détenus ayant eu auparavant un TCT négatif pour la période 1998-2006 sont présentés à la figure 6.2 (voir aussi l’annexe E, tableau E3.). La proportion de détenus ayant un résultat positif à un TCT de suivi était de 1,5 % en 2005 et 2006. La proportion globale de résultats non valides était de 3,6 % en 2005 et de 3,2 % en 2006. La proportion de détenus refusant le TCT à l’évaluation de suivi était de 7,2 % en 2005 et 6,6 % en 2006.
Le tableau E.3 de l’annexe E montre que c’est dans la région des Prairies que la proportion de résultats positifs à l’évaluation de suivi était la plus forte en 2005 et 2006 (2,5 % et 2,4 %, respectivement). C’est dans la région du Québec qu’elle était la plus faible en 2005 (0,8 %), et dans celles de l’Atlantique et de l’Ontario en 2006 (0,7 %). C’est dans la région du Pacifique que la proportion de résultats non valides était la plus élevée en 2005 et 2006 (7,7 % et 8,7 %, respectivement), et dans la région de l’Ontario qu’elle était la plus faible en 2005 et 2006 (2,5 % et 1,6 %, respectivement). C’est la région du Québec qui avait la plus forte proportion de refus en 2005 et 2006 (16,8 % et 16,0 %, respectivement), et la région de l’Ontario qui avait la plus faible en 2005 et 2006 (3,1 % et 2,8 %, respectivement).
Figure 6.2 : Résultats négatifs à l’évaluation continue de la tuberculose,
détenus, 1998-2006

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
L’analyse des antécédents de TCT chez les détenus ayant un résultat positif à une évaluation continue des cas négatifs permet d’estimer le taux de virage. Un sujet pour qui un virage tuberculinique s’est produit est une personne ayant jusque-là eu des résultats négatifs au TCT qui présente maintenant un résultat positif. Le tableau 6.3 montre le nombre de détenus ayant un résultat nouvellement positif au TCT et, parmi eux, le nombre de ceux pour qui on avait un résultat négatif antérieur documenté (« vrais » virages tuberculiniques). Mentionnons que le nombre d’années séparant les évaluations de chaque détenu dans cette proportion varie selon le nombre d’années écoulées depuis qu’un résultat négatif valide a été consigné. La quatrième ligne du tableau montre le nombre de détenus ayant un résultat valide antérieur parmi ceux qui ont eu une évaluation cette année-là (ligne 1) (c.-à-d. le nombre total de détenus « à risque » de subir un virage tuberculinique cette année-là). Enfin, en divisant les « vrais » virages tuberculiniques par le nombre de détenus « à risque » de virage, on obtient une estimation du taux de virage pour l’année en question.
D’après ces données, le taux de virage du TCT chez les détenus est estimé à 0,90 % en 2005 et à 0,89 % en 2006.
En utilisant l’approche de l’estimation du taux de virage du TCT et en stratifiant les données par origine, il est possible d’examiner le virage du TCT par origine pour la période 2000-2006 (voir la figure 6.3). Hormis le fait que c’est chez les détenus nés à l’étranger que le taux de virage est généralement le plus élevé et chez les Autochtones qu’il est le plus faible, les données sont trop limitées pour tirer beaucoup de conclusions.
Figure 6.3 : Taux de virage du TCT par origine, détenus, 2000-2006

Source : Données de surveillance agrégées du SSMI, SCC 2010
Le tableau 6.4 montre le nombre d’évaluations chez les détenus dont on sait qu’ils ont déjà eu un TCT positif (et partant, que l’on suppose atteints d’une infection tuberculeuse latente, une fois écartée la possibilité de la maladie active), par année et par région. Le nombre d’évaluations continues des cas positifs déclarées était de 1 643 en 2005 et de 1 820 en 2006.
Pour calculer la proportion globale de détenus considérés comme étant infectés par Mycobacterium tuberculosis, on additionne le nombre de détenus ayant un résultat nouvellement positif au TCT (que ce soit à leur évaluation initiale ou à une évaluation de suivi) au cours d’une année et ceux dont on considère déjà qu’ils ont une infection tuberculeuse latente (ITL) (ce qui comprend les évaluations continues des cas positifs et ceux qui étaient déjà positifs à l’évaluation initiale). La distribution régionale des ITL par âge, origine et sexe pour les années 2005 et 2006 est présentée à l’annexe E (tableaux E.4, E.5, et E.6, respectivement).
Figure 6.4 : Infection tuberculeuse latente (ITL)
par région, détenus, 1998-2006

La figure 6.4 montre la proportion estimative de détenus que l’on suppose atteints d’une ITL par région, pour la période 1998-2006. La proportion globale de détenus considérés comme ayant une ITL, qui diminue dans le temps, était cependant de 15,8 % en 2005 et de 16,6 % en 2006. C’est dans la région du Québec que la proportion de détenus atteints d’une ITL était la plus élevée en 2005 (21,2 %) et 2006 (23,9 %) et dans la région de l’Atlantique qu’elle était la plus faible en 2005 (8,3 %) et 2006 (7,3 %).
La proportion de détenus que l’on suppose atteints d’une ITL augmente avec l’âge (annexe E, tableau E.4). Par exemple, en 2006, elle était de 10,5 %, 9,7 %, 14,8 %, 21,2 %, 30,0 %, et 29,6 %, respectivement, pour les groupes d’âge de 17 à 19 ans, 20 à 29 ans, 30 à 39 ans, 40 à 49 ans, 50 à 59 ans, et 60 ans et plus.
La figure 6.5 montre la proportion de détenus présentant une ITL par origine pour la période 1998-200615. Hormis la catégorie de l’origine inconnue, cette proportion était plus faible chez les non-Autochtones nés au Canada que chez les détenus nés à l’étranger ou les Autochtones. C’est chez les détenus nés à l’étranger que cette proportion était la plus forte tous les ans. Ainsi, elle était de 35,6 % en 2005 et de 42,5 % en 2006. Parmi les détenus autochtones, la proportion d’ITL était de 21,2 % en 2005 et de 20,0 % en 2006. Chez les Canadiens, elle était de 9,6 % en 2005 et de 10,7 % en 2006.
L’analyse du tableau E.5 de l’annexe E révèle des différences régionales. Parmi les détenus nés à l’étranger, c’est dans la région des Prairies que l’on observe les taux les plus élevés en 2005 (45,4 %) et dans la région du Québec en 2006 (49,5 %). Chez les Autochtones, c’est dans la région des Prairies que l’on observe les taux les plus élevés en 2005 (24,1 %) et 2006 (23,2 %). Chez les Canadiens, c’est dans la région du Québec que l’on observe les taux les plus élevés en 2005 (16,6 %) et 2006 (19,3 %).
Figure 6.5 : Infection tuberculeuse latente (ITL)
par origine, détenus, 1998 - 2006

La figure 6.6 montre la proportion d’ITL par sexe pour la période 1998-2006. Chez les hommes, cette proportion était de 16,1 % en 2005 et de 16,8 % en 2006. Chez les femmes, elle était de 8,4 % en 2005 et de 11,3 % en 2006.
Il ressort du tableau E.6 de l’annexe E qu’il existe des différences régionales entre les taux d’ITL chez les hommes et les femmes. C’est dans la région du Québec que l’on observe la plus forte proportion d’ITL chez les hommes en 2005 (21,6 %) et 2006 (24,4 %) et dans la région des Prairies que l’on observe la plus forte proportion chez les femmes en 2005 (11,7 %) et 2006 (12,7 %).
Figure 6.6 : Infection tuberculeuse latente (ITL) par sexe, détenus, 1998-2006

Les tableaux E7.i et E7.ii montrent respectivement les résultats de la liste de contrôle des facteurs de risque et des symptômes. Le dépistage des symptômes est essentiel dans l’évaluation de la tuberculose pour écarter la possibilité d’une tuberculose active. Les facteurs de risque inclus dans le processus de dépistage sont ceux qui entraînent des risques d’évolution vers la phase active de la maladie et il ne s’agit pas nécessairement des facteurs de risque de contracter une infection tuberculeuse.
Globalement, les symptômes les plus souvent mentionnés en 2005 étaient la fatigue (6,23 %), des douleurs thoraciques (4,73 %), une toux productive (3,72 %), des sueurs nocturnes (3.62 %) et une perte d’appétit (3,24 %). Ces symptômes dans le même ordre n’ont été observés que chez les détenus dont le TCT était positif (fatigue : 8,28 %; douleurs thoraciques : 6,64 %; toux productive : 6,28 %; sueurs nocturnes : 4,96 % et perte d’appétit : 4,64 %). Chez ceux dont le TCT était négatif ou autre (non valide, refus, néant/inconnu) en 2005, on observe pratiquement le même ordre dans les symptômes (fatigue : 5,86 %; douleurs thoraciques : 4,39 %; sueurs nocturnes : 3,38 %; toux productive : 3,25 % et perte d’appétit : 2,99 %).
On note le même ordre dans les symptômes les plus souvent mentionnés globalement en 2006; à savoir : la fatigue (4,90 %), des douleurs thoraciques (4,08 %), une toux productive (3,37 %), des sueurs nocturnes (3,32 %) et une perte d’appétit (3,25 %). De même, chez ceux dont le TCT était positif en 2006, les symptômes les plus courants étaient la fatigue (5,99 %), des douleurs thoraciques (5,20 %), une toux productive (4,92 %), une perte d’appétit (4,50 %) et des sueurs nocturnes (3,97 %). Chez ceux dont le TCT était négatif ou autre (non valide, refus, néant/inconnu) en 2006, on observe pratiquement le même ordre dans les symptômes (fatigue : 4,69 %; douleurs thoraciques : 3,87 %; sueurs nocturnes : 3,20 %; toux productive : 3,08 % et perte de poids : 3,05 %).
Globalement, les facteurs de risque les plus souvent mentionnés d’évolution vers la tuberculose active en 2005 étaient des antécédents de consommation de drogues par injection (11,68 %), le diabète (2,24 %), l’usage de stéroïdes (1,67 %), un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (1,58 %) et le VIH/sida (1,45 %). Chez ceux dont le TCT était positif en 2005, les facteurs de risque les plus souvent mentionnés étaient des antécédents de consommation de drogues par injection (9,28 %), le diabète (3,59 %), un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (2,64 %), l’usage de stéroïdes (0,96 %) et le VIH/sida (0,86 %). Le schéma est similaire pour ceux dont le TCT était négatif ou autre (non valide, refus, néant/inconnu), les facteurs de risque les plus souvent mentionnés en 2005 étant la consommation de drogues par injection (12,12 %), le diabète (2,00 %), l’usage de stéroïdes (1,80 %), le VIH/sida (1,56 %) et un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (1,39 %).
Globalement, les facteurs de risque les plus souvent mentionnés d’évolution vers la tuberculose active en 2006 étaient des antécédents de consommation de drogues par injection (13,05 %), le diabète (3,29 %), un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (3,12 %), l’usage de stéroïdes (1,96 %) et le VIH/sida (1,45 %). Le schéma est le même pour ceux qui ont eu un résultat positif en 2006. Les facteurs de risque les plus souvent mentionnés étaient des antécédents de consommation de drogues par injection (11,03 %), le diabète (5,04 %), un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (4,01 %), l’usage de stéroïdes (1,07 %) et le VIH/sida (0,99 %). Là encore, ce schéma se répète pour ceux qui ont eu un résultat négatif ou autre (non valide, refus, néant/inconnu), les facteurs de risque les plus souvent mentionnés en 2006 étant la consommation de drogues par injection (13,43 %), le diabète (2,96 %), un contact antérieur avec un cas de tuberculose active (2,95 %), l’usage de stéroïdes (2,12 %) et le VIH/sida (1,54 %).
Le nombre de détenus qui suivent un traitement pour une ITL est transmis au SSMI-SCC (voir l’annexe E, tableau E.8). Chaque établissement déclare le nombre de détenus suivant un traitement prophylactique pour une ITL16 au cours d’un mois donné. Ainsi, il est possible de calculer le nombre moyen de détenus suivant un traitement pour une ITL par mois et par région et, ensuite, de regrouper les données de l’ensemble des régions, pour l’ensemble du SCC.
Le tableau 6.5 montre le nombre de détenus ayant une ITL et le nombre mensuel moyen de détenus suivant un traitement prophylactique pour une ITL au cours de la période 1999-2006. Le nombre total de détenus ayant une ITL a tendance à diminuer, passant de 2 946 en 1999 à 2 421 en 2006, tandis que le nombre de détenus suivant un traitement pour une ITL par mois a tendance à augmenter, passant de 44 en 1999 à 103 en 2006.
Le tableau E.8 de l’annexe E montre le nombre total de détenus ayant une ITL et le nombre mensuel moyen de détenus suivant un traitement pour une ITL par région pour la période 2005-2006. C’est la région de l’Ontario qui a déclaré le nombre moyen de détenus suivant un traitement pour une ITL le plus élevé par mois en 2005 (53) et 2006 (50).
La déclaration des cas de tuberculose active se fait par l’intermédiaire du SSMI-SCC. Le nombre de cas de tuberculose active diagnostiqués chez les détenus du SCC était de 7 en 2005 et 3 en 2006 (figure 6.7), ce qui donne des taux d’incidence annuels pour 100 000 de 41,1 et 16,3, respectivement.
Comme le nombre absolu de cas de tuberculose active est minime, une moyenne mobile centrée sur trois ans a été calculée (voir la figure 6.7). Cette opération a pour effet d’aplanir la ligne noire pleine qui décrit le taux annuel de cas de tuberculose active au SCC. La moyenne mobile centrée sur trois ans était de 23,6 / 100 000 en 2004 et de 22,9 / 100 000 en 2005.
Figure 6.7 : Fréquence et taux de tuberculose active, détenus, 1998-2006

Le taux de tuberculose active est généralement plus élevé au SCC que dans la population canadienne. En 2005 et 2006, il était de 5,1 pour 100 000 au Canada (ASPC, 2009). La figure 6.8 montre le taux de cas de tuberculose active au SCC (rouge) et les taux dans la population canadienne par origine. Au Canada, c’est parmi les Autochtones et les Canadiens nés à l’étranger que l’on observe les taux les plus élevés, soit 27,4 et 14,8 pour 100 000 en 2006. Chez les non-Autochtones nés au Canada, le taux était de 0,8 pour 100 000 en 2006. La variabilité du taux du SCC est apparente lorsqu’on le juxtapose à ces autres données.
Figure 6.8 : Tuberculose active au SCC c. tuberculose active au Canada,
par origine, 1998-2006

14 L’évaluation continue des cas positifs de tuberculose ne comprend par de test cutané à la tuberculine. En fait, elle vise surtout à s’assurer que le patient n’a pas évolué vers la phase active de la maladie, en se fondant sur une évaluation des symptômes et une radiographie pulmonaire. C’est dans les deux ans qui suivent la conversion du TCT que le risque d’évolution vers la phase active de la maladie est le plus élevé.
15 Depuis la publication du dernier rapport en 2008, des efforts considérables sont déployés pour améliorer la qualité des données. Ainsi, la réaffectation des « inconnus » à leurs vraies catégories respectives a entraîné une correction des estimations de taux d’ITL dans ce rapport. Les estimations présentées ici sont considérées comme plus précises, étant donné l’amélioration de la qualité des données.
16 Les ITL se traitent habituellement par la prise d’isoniazide pendant neuf mois. Toutefois, le schéma thérapeutique de chaque patient est déterminé au cas par cas par le médecin de l’établissement et peut donc varier (SCC, 2004).
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