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Le tableau 7.1 montre la participation de tous les employés du SCC à l’évaluation de la tuberculose de 1998 à 2006. Le taux de participation des employés était de 12,4 % en 2005 et de 17,9 % en 2006.
La figure 7.1 et le tableau F.1 de l’annexe F montrent les résultats de l’évaluation initiale des employés en 2005 et 2006 par région. Dans l’ensemble, la proportion d’employés qui ont eu un résultat positif au test de dépistage de la tuberculose lors de l’évaluation initiale était de 8,2 % en 2005 et de 5,7 % en 2006. La proportion de résultats non valides (voir la section Méthodes) a atteint un sommet de 34,9 % en 2003, mais elle est retombée à 25,9 % en 2005 et à 17,8 % en 2006. La proportion d’évaluations où le TCT a été refusé était de 0,2 % en 2005 et 0,3 % en 2006, et elle est inférieure à 1,0 % depuis 2001.
Figure 7.1 : Résultats de l’évaluation initiale de la tuberculose,
employés, 1998-2006

Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.
Le tableau F.1 de l’annexe F montre qu’en 2005, c’est dans la région du Québec (22,5 %) et dans la région des Prairies (13,2 %) que la proportion de résultats positifs à l’évaluation initiale était la plus élevée. En 2006, c’est dans la région du Québec (19,2 %) et dans la région de l’Atlantique (6,9 %) qu’elle était le plus élevée. En 2005 et 2006, c’est dans la région du Pacifique que cette proportion, soit 0,0 % et 2,9 %, respectivement, était la plus faible. C’est dans la région des Prairies que la proportion de tests non valides était la plus élevée en 2005 (72,2 %) et 2006 (37,5 %). La proportion globale d’évaluations qui ont été refusées était de 0,0 % en 2005 et 2006 pour les régions de l’Atlantique, de l’Ontario, des Prairies et du Pacifique. Quant à la région du Québec, elle a fait état d’un refus en 2005 (1,7 %) et d’aucun en 2006.
Le tableau F.2 de l’annexe F montre la proportion d’employés déclarant avoir des antécédents de vaccination par le BCG, par région et par origine. Cette proportion était globalement de 8,4 % en 2005 et de 8,0 % en 2006. En dehors de la catégorie de l’origine inconnue, c’est chez les employés nés à l’étranger que l’on observe la plus forte proportion d’antécédents de BCG en 2005 (11,1 %) et en 2006 (22,2 %). C’est chez les employés nés au Canada que la vaccination par le BCG est la moins courante en 2005 (6,4 %) et en 2006 (6,9 %).
À l’échelle régionale, c’est la région du Québec qui avait la plus forte proportion globale d’antécédents de vaccination par le BCG chez les employés (33,9 % en 2005 et 24,1 % en 2006) et la région des Prairies qui avait la plus faible (1,6 % en 2005 et 3,1 % en 2006.
Le tableau 7.2 présente les antécédents de vaccination par le BCG et l’âge au moment de la vaccination, par origine, ainsi que le résultat au TCT à l’évaluation initiale de 7 088 employés du SCC de 1998 à 2006. Globalement, 16,5 % des employés déclaraient avoir reçu le vaccin BCG. Les employés autochtones étaient moins nombreux à déclarer avoir été vaccinés (12,0 %) que les employés nés au Canada (17,5 %) et ceux nés à l’étranger (17,4 %).
L’âge au moment de la vaccination était connu pour 78,1 % des employés déclarant des antécédents de vaccination par le BCG. La disponibilité des données variait selon l’origine (nés au Canada [83,5 %], nés à l’étranger [61,5 %] et Autochtones [54,2 %]). Ces données montrent que, dans le personnel, l’âge moyen de la vaccination est de 13,9 ans pour les employés nés à l’étranger, de 11,5 ans chez les Autochtones et de 10,4 ans chez les non-Autochtones nés au Canada. L’âge moyen de la vaccination par le BCG chez ceux dont le TCT est positif (9,8 ans) ou négatif (10,5 ans) est inférieur à l’âge au moment de la vaccination chez ceux dont le résultat au TCT est « autre » (12,3 ans). Parmi les employés dont le TCT est positif à l’évaluation initiale, 45,2 % font état d’antécédents de vaccination par le BCG, contre 15,6 % parmi ceux dont le TCT est négatif.
Les résultats du dépistage continu effectué chez les employés ayant eu auparavant un TCT négatif pour la période 1998-2006 sont présentés à la figure 7.2 (voir aussi l’annexe F, tableau F3.). Globalement, la proportion d’employés ayant un résultat positif à un TCT de suivi était de 1,6 % en 2005 et de 1,7 % en 2006. La proportion de résultats non valides était de 19,2 % en 2005 et de 11,1 % en 2006. La proportion d’employés refusant un TCT à l’évaluation de suivi était de 0,4 % en 2005 et de 0,1 % en 2006.
Le tableau F.3 de l’annexe F montre que c’est dans la région du Québec que la proportion de TCT positifs était la plus forte en 2005 et 2006 (8,2 % et 7,7 %, respectivement). C’est dans la région du Pacifique que la proportion de résultats non valides était la plus élevée en 2005 et 2006 (53,0 % et 56,3 %, respectivement). En 2005, il n’y a eu aucun refus dans les régions de l’Ontario et du Québec, un refus dans la région du Pacifique (0,3 %) et dans celle des Prairies (0,7 %), et quatre refus dans la région de l’Atlantique (0,9 %). En 2006, il y a eu un refus dans la région des Prairies (0,1 %). Il n’y a eu aucun refus dans toutes les autres régions.
Figure 7.2 : Résultats négatifs à l’évaluation continue
de la tuberculose, employés, 1998-2006

Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.
L’analyse des antécédents de TCT chez les employés ayant un résultat positif à une évaluation continue des cas négatifs permet d’estimer le taux de virage. Un sujet pour qui un virage tuberculinique s’est produit est une personne ayant jusqu’à présent eu des résultats négatifs au TCT qui présente maintenant un résultat positif. Le tableau 7.3 montre, pour la période 2000-2006, le nombre d’employés ayant un résultat nouvellement positif au TCT et, parmi eux, le nombre de ceux pour qui on avait un résultat négatif antérieur documenté (« vrais » virages tuberculiniques). La quatrième ligne du tableau montre le nombre d’employés ayant un résultat valide antérieur parmi ceux qui ont eu une évaluation cette année-là (ligne 1), (c.-à-d. le nombre total d’employés « à risque » de subir un virage tuberculinique cette année-là). Enfin, en divisant le nombre de nouveaux résultats positifs pour des employés dont le résultat était auparavant négatif par le nombre d’employés « à risque » de virage, on obtient une estimation du taux de virage pour l’année en question.
D’après ces données, le taux de conversion du TCT chez les employés est estimé à 0,82 % en 2005 et à 0,66 % en 2006.
Le tableau 7.4 montre le nombre d’évaluations chez les employés dont on sait qu’ils ont déjà eu un TCT positif (et partant, que l’on suppose atteints d’une infection tuberculeuse latente), par année et par région. Le nombre d’évaluations continues des cas positifs déclarées était de 79 en 2005 et de 107 en 2006.
Pour calculer la proportion globale d’employés considérés comme étant infectés par Mycobacterium tuberculosis, on additionne le nombre d’employés ayant un résultat nouvellement positif au TCT (que ce soit à leur évaluation initiale ou à une évaluation de suivi) au cours d’une année et ceux dont on considère déjà qu’ils ont une infection tuberculeuse latente (ITL) (ce qui comprend les évaluations continues des cas positifs et ceux qui étaient déjà positifs à l’évaluation initiale). La distribution régionale des ITL par âge, origine et sexe pour les années 2005 et 2006 est présentée à l’annexe F (tableaux F.4, F.5, et F.6, respectivement).
La figure 7.3 montre l’estimation de la proportion d’employés dont on suppose qu’ils ont une ITL, par région, pour la période 1998-2006. Cette proportion était globalement de 6,6 % en 2005 et 2006. En 2005, c’est la région des Prairies qui avait la plus forte proportion d’employés atteints d’une ITL (15,9 %) et en 2006, c’était la région du Québec (11,1 %). La région de l’Ontario présentait les plus faibles proportions en 2005 (3,7 %) et 2006 (3,6 %).
Figure 7.3 : Infection tuberculeuse latente (ITL) par région, employés, 1998-2006

Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.
La proportion d’employés que l’on suppose atteints d’une ITL augmente avec l’âge (annexe F, tableau F.4). Par exemple, en 2006, elle était de 0,0 %, 3,6 %, 4,3 %, 8,2 %, 9,0 %, et 12,8 %, respectivement, pour les groupes d’âge de 17 à 19 ans, 20 à 29 ans, 30 à 39 ans, 40 à 49 ans, 50 à 59 ans, et 60 ans et plus.
La figure 7.4 montre la proportion d’employés présentant une ITL par origine pour la période 1998-2006. Tous les ans, sauf en 2001, cette proportion était plus faible chez les employés nés au Canada que chez les employés nés à l’étranger ou autochtones. C’est chez les employés nés à l’étranger que cette proportion était la plus forte (22,2 % en 2005 et 16,1 % en 2006) de façon constante. Parmi les employés autochtones, la proportion d’ITL était de 7,7 % en 2005 et 9,2 % en 2006. L’analyse du tableau F.5 de l’annexe F révèle des différences de proportions d’une région à l’autre.
Figure 7.4 : Infection tuberculeuse latente (ITL) par origine,
employés, 1998-2006

Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.
La figure 7.5 montre la proportion d’ITL par sexe pour la période 1998-2006. Chez les hommes, cette proportion était de 6,9 % en 2005 et de 6,4 % en 2006. Chez les femmes, elle était de 6,3 % en 2005 et de 6,5 % en 2006. Il ressort du tableau F.6 de l’annexe F qu’il existe des différences régionales entre les taux d’ITL chez les hommes et les femmes.
Figure 7.5 : Infection tuberculeuse latente par sexe,
employés, 1998-2006

Source : Données de surveillance accrue du Web-SSMI, SCC 2010.
Les tableaux F7.i et F7.ii de l’annexe F montrent les résultats, pour les employés, de la liste de contrôle des facteurs de risque et des symptômes. Le dépistage des symptômes est essentiel dans l’évaluation de la tuberculose pour écarter la possibilité d’une tuberculose active. Les facteurs de risque inclus dans le processus de dépistage sont ceux qui entraînent des risques d’évolution vers la phase active de la maladie et il ne s’agit pas nécessairement des facteurs de risque de contracter une infection tuberculeuse.
Globalement, les symptômes les plus souvent mentionnés par les employés en 2005 étaient une toux productive (2,45 %), la fatigue (1,40 %) et un enrouement (1,35 %). Chez les employés dont le TCT était négatif, la toux productive (2,46 %) était le symptôme le plus courant, suivi par les douleurs thoraciques (1,23 %) et un enrouement (1,23 %). Chez les employés dont le TCT était positif, les symptômes les plus courants étaient la fatigue (4,58 %), des sueurs nocturnes (3,82 %) et un enrouement (3,05 %).
Globalement, les symptômes les plus souvent mentionnés en 2006 étaient la fatigue (1,97 %), une toux productive (1,93 %) et des sueurs nocturnes (1,32 %). On observe le même ordre dans les symptômes chez les employés dont le TCT est négatif (fatigue [1,85 %], toux productive [1,78 %] et sueurs nocturnes [1,23 %]). Les employés dont le TCT était positif mentionnaient le plus souvent une toux productive (4,15 %), une fatigue (3,63 %), des douleurs thoraciques (3,11 %) et un enrouement (3,11 %).
Globalement, le facteur de risque le plus souvent mentionné en 2005 par les employés était un contact avec un cas de tuberculose active (2,85 %). Venaient juste après le diabète (2,80 %), puis l’usage de stéroïdes oraux (1,40 %). Chez ceux dont le TCT était négatif, le facteur de risque plus souvent mentionné était le diabète (2,78 %), suivi par un contact avec un cas de tuberculose active (2,73 %) et l’usage de stéroïdes oraux (1,28 %). Chez les employés dont le TCT était positif, les facteurs de risque les plus souvent mentionnés étaient un contact avec un cas de tuberculose active (4,58 %), le diabète (3,05 %) et l’usage de stéroïdes oraux (3,05 %).
Le facteur de risque le plus souvent mentionné en 2006 par les employés était un contact avec un cas de tuberculose active (7,66 %), suivi par le diabète (2,85 %) et l’usage de stéroïdes oraux (1,46 %). Les facteurs de risque suivants étaient les plus souvent mentionnés par les employés dont le TCT était négatif : contact avec un cas de tuberculose active (7,72 %), diabète (2,94 %) et usage de stéroïdes oraux (1,41 %). Quant aux employés dont le TCT était positif, les facteurs de risque les plus souvent mentionnés étaient le contact avec un cas de tuberculose active (6,74 %) et l’usage de stéroïdes oraux (2,07 %).
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