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Le SSMI renferme les déclarations de cas d’infection à VHA et à VHB, mais pas de données sur le dépistage, le traitement ou la vaccination. La déclaration des cas d’infection à VHA par l’intermédiaire du SSMI a commencé en 2005. Le tableau 4.1 montre les résultats globaux pour les cas d’infection à VHA et à VHB signalés de 2000 à 2006. Aucun cas d’infection à VHA n’a été déclaré en 2005 et seul un cas d’hépatite A aiguë l’a été en 2006. Les cas d’infection aiguë à VHB diagnostiqués sont passés d’un sommet de 43 en 2001 à 6 en 2005 et 9 en 2006. Le taux d’incidence global des cas signalés d’hépatite B aiguë était de 0,05 % en 2005 et de 0,07 % en 2006.
Le tableau C.1 de l’annexe C montre les cas d’infection aiguë à VHA et à VHB par région et par sexe. On observe des écarts régionaux dans la prévalence des cas d’infection aiguë à VHB déclarés, la région du Québec comptant pour 4 des 6 cas (66 %) en 2005 et 5 des 9 (56 %) en 2006.
Ni le SSMI ni le Web-SSMI ne contiennent le nombre de vaccinations contre le VHA et le VHB pour 2005 et 2006. Cependant, comme les vaccins sont payés à partir d’un fonds national, les bons de commande pour l’exercice 2004-2005 ont été examinés afin de déterminer le nombre d’unités de vaccin commandées par région. En divisant le nombre d’unités commandées par le schéma vaccinal standard (c.-à-d. deux doses de VaqtaMD), on arrive à évaluer la couverture vaccinale (figure 4.1). Cependant, cette évaluation ne tient pas compte des vaccins qui se sont détériorés, de ceux qui n’ont pas été utilisés et des doses partielles ou incomplètes qui ont été administrées au cours d’une année financière donnée. Malheureusement, à cause de changements dans le mode de facturation, les données relatives aux achats de vaccins pour les exercices suivants n’étaient pas disponibles.
D’après la figure 4.1, il se peut que 989 détenus aient reçu le vaccin VaqtaMD, 965 l’EngerixMD et 1 821 le TwinrixMD. Globalement, cela signifie que 2 810 détenus pourraient avoir été vaccinés contre le VHA et 2 786 contre le VHB.
Figure 4.1 : Immunisations contre le VHA et le VHB†,
par région, détenus, exercice 2004-2005 
† - La figure indique le nombre potentiel de détenus vaccinés d’aprs le nombre d’unités achetées divisé par le schéma vaccinal standard par type de vaccin (Vaqta = 2 doses; Engerix = 3 doses; Twinrix = 3 doses).
Source : Données des bons de commande des services financiers, SCC 2008.
Le système de surveillance accrue du Web-SSMI contient des renseignements plus détaillés sur le VHA et le VHB que le SSMI, qui ne contient que les déclarations de cas. À l’admission, les détenus se voient demander s’ils ont déjà fait l’objet d’un dépistage du VHA et du VHB, les résultats et leurs antécédents de vaccination contre le VHA et le VHB. Il leur est proposé un dépistage sérologique pour avoir une preuve d’immunité contre l’hépatite A et l’hépatite B, que l’immunité soit consécutive à une infection naturelle ou à la vaccination. On se fie rarement aux déclarations des détenus qui disent être déjà immunisés, car ils ne se présentent généralement pas à l’admission avec une fiche ou un carnet de vaccination. En fait, on effectue un prélèvement sanguin9 pour une analyse sérologique afin de confirmer la déclaration10. La vaccination est proposée à ceux qui n’ont aucune preuve d’immunité.
L’annexe C présente des résultats plus détaillés sur le dépistage du VHA et du VHB et sur les antécédents de vaccination déclarés par les détenus nouvellement admis et les détenus appartenant à la population carcérale générale du SCC. Ces résultats sont présentés par région et par sexe (tableaux C.2.i, C.2.ii, C.3.i, C.3.ii) et par origine (tableaux C.2.iii, C.2.iv, C.3.iii, C.3.iv).
Les tableaux C.4.i et C.4.ii de l’annexe C montrent les résultats des tests sérologiques pour le VHA et le VHB interprétés comme « infectieux » stratifiés par type de détenu (nouvelle admission et population carcérale générale), par sexe et par région (tableau C.4.i), et par origine (tableau C.4.ii). En ce qui concerne le VHA, cela inclut tous les rapports de tests sérologiques positifs pour les anticorps IgM anti-VHA. Pour ce qui est du VHB, tous les rapports de tests sérologiques positifs pour les anticorps IgM anti-HBc sont classés comme des cas actifs d’infection à VHB. Les rapports de tests sérologiques positifs pour les anticorps IgM anti-HBc ou pour l’AgHBs sont classés comme étant porteurs du VHB. Un résumé général des données du Web-SSMI pour le VHA et le VHB est présenté au tableau 4.2.
En 2005-2006, 1 892 détenus nouvellement admis (32,4 %) ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHA, les taux étant plus élevés chez les femmes (39,6 %) que chez les hommes (32,0 %) (voir l’annexe C, tableaux C.2.i, C.2.iii et tableau 4.2). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Ontario que le taux était le plus élevé (37,7 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (20,7 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique que le taux était le plus élevé (52,9 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (19,6 %) (annexe C, tableau C.2.i). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test pour le VHA (39,0 %) que les non-Autochtones nés au Canada (30,7 %) ou les personnes nées à l’étranger (24,8 %) (annexe C, tableau C.2.iii). Globalement, 3,6 % des détenus nouvellement admis déclaraient avoir eu des résultats positifs à un test antérieur pour la VHA et 11,8 % d’entre eux déclaraient avoir suivi un « traitement » contre le VHA11.
En 2005-2006, parmi les nouvelles admissions, 1 359 (23,3 %) déclaraient avoir déjà été vaccinées contre l’hépatite A (voir annexe C, tableaux C.2.i, C.2.iii et tableau 4.2). Les femmes étaient plus nombreuses à déclarer avoir déjà été vaccinées (28,9 %) que les hommes (23,0 %). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le taux était le plus élevé (47,7 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (8,2 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique que le taux était le plus élevé (47,1 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (13,7 %) (annexe C, tableau C.2.i). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer avoir déjà été vaccinés contre l’hépatite A (27,7 %) que les non-Autochtones nés au Canada (23,3 %) ou les personnes nées à l’étranger (11,6 %) (annexe C, tableau C.2.iii).
En tout, 3 143 tests sérologiques pour le VHA ont été enregistrés pour les nouvelles admissions au cours de la période 2005-2006. En corrigeant les données pour tenir compte de la proportion des détenus nouvellement admis dans le Web-SSMI (59 %) et en partant de l’hypothèse que tous les tests sérologiques pour le VHA sont entrés dans le système, l’estimation plancher de la participation au dépistage du VHA parmi les nouvelles admissions est de 32 % pour la période 2005-2006 (tableau 4.2). Cependant, dans les données du Web-SSMI (voir l’annexe C, tableaux C.2.i, C.2.iii), le dépistage du VHA était plus élevé chez les femmes (68,2 %) que chez les hommes (53,0 %). Chez les hommes, c’est dans la région des Prairies que ce pourcentage était le plus élevé (70,6 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (20,0 %). Chez les femmes, c’est dans la région des Prairies que le pourcentage de dépistage était le plus élevé (82,8 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (29,4 %) (annexe C, tableau C.2.i). Les Autochtones étaient plus nombreux à faire l’objet d’une demande de test sérologique pour le VHA à l’admission (64,0 %) que les personnes nées à l’étranger (55,6 %) ou les non-Autochtones nés au Canada (51,3 %) (annexe C, tableau C.1.iii).
Le taux de séropositivité pour le VHA à l’admission, d’après un test sérologique positif pour les anticorps IgM anti-VHA, les anticorps IgG anti-VHA ou les anticorps anti-VHA totauxétait de 29,9 % globalement et le pourcentage était légèrement plus élevé chez les femmes (34,7 %) que chez les hommes (29,5 %) (voir l’annexe C, tableaux C.2.i, C.2.iii et tableau 4.2). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que ce taux était le plus élevé (41,3 %) et dans la région des Praires qu’il était le plus faible (27,2 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique qu’il était le plus élevé (100 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (25,0 %) (annexe C, tableau C.2.i). Il est à noter que le nombre de femmes ayant des résultats de tests sérologiques par région est faible et qu’il est donc sujet à une variabilité statistique. Dans les nouvelles admissions, c’est parmi les personnes nées à l’étranger que le taux de séropositivité était le plus élevé (53,8 %), suivies par les Autochtones (38,3 %) et les non-Autochtones nés au Canada (22,0 %) (annexe C, tableau C.2.iii).
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 1 213 détenus ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHA (voir l’annexe C, tableau C.2.ii, tableau C.2.iv et tableau 4.2). Les hommes étaient plus nombreux (32,4 %) que les femmes (28,2 %) à faire état de tests sérologiques antérieurs. Chez les hommes, c’est dans la région des Prairies que le taux était le plus élevé (39,8 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (25,9 %). Chez les femmes, c’est dans les régions de l’Atlantique et des Prairies que le taux était le plus élevé (33,3 % et 33,0 %, respectivement) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (0,0 %) (annexe C, tableau C.2.ii). Dans la population carcérale générale, 7,6 % des détenus déclarent avoir eu un résultat séropositif à un test antérieur pour le VHA et 10,9 % déclarent avoir déjà suivi des traitements contre le VHA (voir ci-dessus). Les résultats par région, par sexe et par origine ne seront pas analysés en raison du petit nombre de réponses, mais ils sont présentés aux tableaux C.2.i, C.2.ii, C.2.iii et C.2.iv de l’annexe C.
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 1 386 détenus (36,7 %) ont déclaré être déjà vaccinés contre l’hépatite A (voir l’annexe C, tableau C.2.ii, tableau C.2.iv, tableau 4.2). Les hommes étaient plus nombreux (37,4 %) que les femmes (23,0 %) à déclarer être déjà vaccinés (annexe C, tableau C.2.ii). Chez les hommes, c’est dans la région du Pacifique que le taux était le plus élevé (49,5 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (14,4 %). Chez les femmes, si l’on exclut l’Ontario, c’est dans la région du Pacifique que le taux était le plus élevé (33,3 %) et dans les régions de l’Atlantique et du Québec qu’il était le plus faible (16,7 %). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer avoir déjà été vaccinés contre l’hépatite A (41,4 %) que les non-Autochtones au Canada (19,7 %) ou les personnes nées à l’étranger (25,4 %) (annexe C, tableau C.2.iv).
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 1 818 détenus ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHA (voir l’annexe C, tableau C.2.ii, tableau C.2.iv). Dans la population carcérale générale, le taux de dépistage était plus élevé chez les hommes (48,2 %) que chez les femmes (46,6 %) (annexe C, tableau C.2.ii). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (68,1 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (25,6 %). Chez les femmes, c’est dans la région des Prairies que le taux était le plus élevé (53,6 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (25,0 %) (exclusion faite de l’Ontario). Dans la population carcérale générale, les détenus nés à l’étranger étaient plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHA (56,2 %) que les non-Autochtones nés au Canada (49,9 %) ou les Autochtones (42,3 %), même si les proportions sont comparables pour tous les groupes (voir l’annexe C, tableau C.2.iv).
Le taux de séropositivité pour le VHA parmi les détenus de la population carcérale générale était globalement de 41,2 % et il était plus élevé chez les hommes (41,6 %) que chez les femmes (32,2 %) (voir le tableau 4.2 et l’annexe C, tableau C.2.ii). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux de séropositivité pour le VHA était le plus élevé (62,1 %) et dans la région des Prairies qu’il était le plus faible (33,6 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique que ce taux était le plus élevé (60,0 %) et dans les régions du Québec et de l’Ontario qu’il était le plus faible (0,0 %). Il est à noter que le nombre de femmes ayant des résultats de tests sérologiques par région est faible et qu’il est donc sujet à une variabilité statistique. Dans la population carcérale générale, c’est parmi les détenus nés à l’étranger que le taux de séropositivité était le plus élevé (64,3 %), suivis par les Autochtones (43,8 %) et les non-Autochtones nés au Canada (35,4 %) (voir l’annexe C, tableau C.2.iv).
D’après les données globales du Web-SSMI (tableau 4.2), 23 cas actifs d’infection aiguë à VHA ont été diagnostiqués en 2005-2006, contre un cas déclaré dans le SSMI (annexe C, tableau C.1). Parmi les nouvelles admissions, 12 cas ont été enregistrés (10 chez les hommes et 2 chez les femmes, voir l’annexe C, tableau C.4.i). Sur ces 12 cas, 7 ont été enregistrés dans la région des Prairies, deux dans la région du Pacifique, deux dans la région du Québec et un dans la région de l’Atlantique. Parmi les détenus de la population carcérale générale, on a enregistré 11 cas de VHA actif (10 hommes et un de sexe inconnu, voir l’annexe C, tableau C.4.i). Sur ces 11 cas, quatre ont été enregistrés dans la région du Pacifique, deux dans la région des Prairies, deux dans la région de l’Atlantique, un dans la région du Québec et un dans la région de l’Ontario. Le tableau C.4.ii de l’annexe C présente les données du Web-SSMI stratifiées par origine. Parmi les nouvelles admissions, il y avait quatre cas actifs d’infection à VHA dans les catégories des non-Autochtones nés au Canada et des personnes d’origine inconnue, trois dans celle des Autochtones et un dans celle des personnes nées à l’étranger. Dans la population carcérale générale, il y avait sept cas actifs d’infection VHA chez des détenus d’origine inconnue, deux dans la catégorie des Autochtones, un dans celle des non-Autochtones nés au Canada et un dans celle des détenus nés à l’étranger.
En 2005-2006, 2 290 détenus nouvellement admis (39,2 %) ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHB (tableau 4.2). Les taux étaient plus élevés chez les femmes (51,0 %) que chez les hommes (38,6 %) (annexe C, tableau C.3.i). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le taux était le plus élevé (48,1 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (28,0 %). Chez les femmes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (62,7 %) et dans la région des Prairies qu’il était le plus faible (42,5 %) (exclusion faite de l’Ontario). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test pour le VHB (43,1 %) que les non-Autochtones nés au Canada (38,4 %) ou les personnes nées à l’étranger (27,9 %) (voir l’annexe C, tableau C.3.iii). Globalement, 4,9 % des détenus nouvellement admis déclaraient avoir eu des résultats positifs à un test antérieur pour le VHB et 9,8 % d’entre eux déclaraient avoir suivi un « traitement » contre le VHB12.
En 2005-2006, parmi les nouvelles admissions, 1 850 (31,7 %) déclaraient avoir déjà été vaccinés contre l’hépatite B (tableau 4.2). Les femmes étaient plus nombreuses à déclarer avoir déjà été vaccinées (39,6 %) que les hommes (31,3 %) (annexe C, tableau C.3.i). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le taux était le plus élevé (60,3 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (14,1 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique que le taux était le plus élevé (61,8 %) et dans la région des Prairies qu’il était le plus faible (31,6 %) (exclusion faite de l’Ontario). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer avoir déjà été vaccinés contre l’hépatite B (36,4 %) que les non-Autochtones nés au Canada (31,0 %) ou les personnes nées à l’étranger (15,0 %) (annexe C, tableau C.3.iii).
En tout, 3 873 tests sérologiques pour le VHB ont été enregistrés pour les nouvelles admissions en 2005-2006. En corrigeant les données pour tenir compte de la proportion des détenus nouvellement admis dans le Web-SSMI (59 %) et en partant de l’hypothèse que tous les tests sérologiques pour le VHB sont entrés dans le système, l’estimation plancher de la participation au dépistage du VHB parmi les nouvelles admissions est de 39 % pour la période 2005-2006 (tableau 4.2). Globalement, cela représente 66,3 % (voir l’annexe C, tableau C.3.i). Le taux de dépistage du VHB était plus élevé chez les femmes (79,5 %) que chez les hommes (65,6 %). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que le pourcentage de dépistage à l’admission était le plus élevé (86,9 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (30,5 %). Chez les femmes, c’est dans la région de l’Atlantique que le pourcentage de dépistage était le plus élevé (94,1 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (38,2 %) (exclusion faite de l’Ontario). Les Autochtones étaient plus nombreux à faire une demande de test sérologique pour le VHB à l’admission (69,5 %) que les Canadiens (67,2 %) ou les personnes nées à l’étranger (64,8 %) (voir l’annexe C, tableau C.1.iii).
Le taux de séropositivité pour le VHB à l’admission, d’après un test sérologique positif pour les anticorps anti-HBc totaux, les anticorps IgM anti-HBc, les anticorps anti-HBe, les anticorps anti-HBs, l’AgHBe ou l’AgHBs était de 39,4 % globalement et le pourcentage était plus élevé chez les hommes (40,1 %) que chez les femmes (31,1 %) (voir le tableau 4.2 et l’annexe C, tableaux C.3.i). Chez les hommes, c’est dans la région du Québec que ce taux était le plus élevé (54,5 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (15,6 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Québec qu’il était le plus élevé (53,1 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (15,8 %) (exclusion faite de l’Ontario) (annexe C, tableau C.2.i). Il est à noter que le nombre de femmes ayant des résultats de tests sérologiques par région est faible et qu’il est donc sujet à une variabilité statistique. Dans les nouvelles admissions, c’est parmi les personnes nées à l’étranger que le taux de séropositivité était le plus élevé (42,7 %) et parmi les Autochtones qu’il était le plus faible (33,5 %) (voir l’annexe C, tableau C.3.iii).
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 1 471 détenus (39,0 %) ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHB (tableau 4.2). Les hommes étaient plus nombreux (39,1 %) que les femmes (36,8 %) à faire état de tests sérologiques antérieurs (annexe C, tableau C.3.ii). Chez les hommes, c’est dans la région des Prairies que le taux était le plus élevé (48,2 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (30,6 %). Chez les femmes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (75,0 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (8,3 %) (exclusion faite de l’Ontario). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à faire état d’un test antérieur pour le VHB (44,9 %) que les non-Autochtones nés au Canada (35,6 %) ou les personnes nées à l’étranger (32,3 %) (voir l’annexe C, tableau C.3.iv). Dans la population carcérale générale, 8,0 % des détenus déclarent avoir eu un résultat séropositif à un test antérieur pour le VHA et 13,6 % déclarent avoir déjà suivi des traitements contre le VHB (voir ci-dessus). Les résultats par région, par sexe et par origine ne seront pas analysés en raison du petit nombre de réponses, mais ils sont présentés aux tableaux C.3.i, C.3.ii, C.3.iii et C.3.iv de l’annexe C.
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 1 764 détenus (46,8 %) ont déclaré être déjà vaccinés contre l’hépatite B (tableau 4.2). Les hommes étaient plus nombreux (47,2 %) que les femmes (37,4 %) à déclarer être déjà vaccinés (annexe C, tableau C.3.ii). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (66,3 %) et dans la région de l’Ontario qu’il était le plus faible (20,5 %). Chez les femmes, si l’on exclut l’Ontario, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (58,3 %) et dans la région du Québec qu’il était le plus faible (25,0 %). Parmi les nouvelles admissions, les Autochtones étaient plus nombreux à déclarer avoir déjà été vaccinés contre l’hépatite B (49,8 %) que les non-Autochtones au Canada (46,1 %) ou les personnes nées à l’étranger (31,5 %) (annexe C, tableau C.3.iv).
En 2005-2006, dans la population carcérale générale, 2 053 détenus ont déclaré s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHB (voir l’annexe C, tableau C.3.ii, tableau C.2.iv, tableau 4.2). Dans la population carcérale générale, le taux de dépistage était plus élevé chez les femmes (60,3 %) que chez les hommes (54,0 %) (annexe C, tableau C.3.ii). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (66,8 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (25,4 %). Chez les femmes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux était le plus élevé (95,8 %) et dans la région du Pacifique qu’il était le plus faible (48,7 %) (exclusion faite de l’Ontario). Dans la population carcérale générale, les détenus nés à l’étranger étaient plus nombreux à déclarer s’être déjà soumis à un test sérologique pour le VHB (60,0 %) que les non-Autochtones nés au Canada (57,6 %) ou les Autochtones (48,1 %) (voir l’annexe C, tableau C.3.iv).
Le taux de séropositivité pour le VHB parmi les détenus de la population carcérale générale était globalement de 48,3 % et il était légèrement plus élevé chez les hommes (48,6 %) que chez les femmes (45,1 %) (voir le tableau 4.2 et l’annexe C, tableau C.3.ii). Chez les hommes, c’est dans la région de l’Atlantique que le taux de séropositivité pour le VHB était le plus élevé (71,0 %) et dans la région des Prairies qu’il était le plus faible (31,8 %). Chez les femmes, c’est dans la région du Pacifique que ce taux était le plus élevé (70,6 %) et dans la région de l’Atlantique qu’il était le plus faible (33,3 %) (exclusion faite de l’Ontario). Il est à noter que le nombre de femmes ayant des résultats sérologiques par région est faible et qu’il est donc sujet à une variabilité statistique. Dans la population carcérale générale, c’est parmi les détenus nés à l’étranger que le taux de séropositivité était le plus élevé (51,6 %), suivis par les non-Autochtones nés au Canada (49,6 %) et les Autochtones (39,5 %) (voir l’annexe C, tableau C.3.iv).
D’après les données globales du Web-SSMI, en 2005-2006, il y a eu 25 cas d’hépatite B aiguë et 100 porteurs infectieux, contre 15 cas déclarés dans le SSMI (annexe C, tableau C.1). Parmi les nouvelles admissions, 11 cas (11 hommes) et 46 porteurs (40 hommes, 6 femmes) ont été enregistrés (voir l’annexe C, tableau C.4.i). C’est dans la région du Pacifique que l’on a déclaré le plus grand nombre de cas et de porteurs (5 cas, 16 porteurs) et dans la région de l’Atlantique que l’on en a déclaré le plus petit nombre (0 cas, 1 porteur). Parmi les détenus de la population carcérale générale, on a enregistré 14 cas actifs d’infection par le VHB (14 hommes) et 54 porteurs (54 hommes) (voir l’annexe C, tableau C.4.i). C’est dans la région du Québec (6) que l’on a enregistré le plus grand nombre de cas de VHB et dans la région des Prairies que l’on a enregistré le plus grand nombre de porteurs du VHB (16). C’est dans la région de l’Atlantique que l’on a enregistré le plus petit nombre de cas de VHB (0) et dans la région du Pacifique que l’on a enregistré le plus petit nombre de porteurs du VHB (4).
Le tableau C.4.ii de l’annexe C présente les données relatives au VHB stratifiées par origine. Parmi les nouvelles admissions, il y avait 7 cas actifs d’infection à VHB dans la catégorie des non-Autochtones nés au Canada, 2 cas dans celle des Autochtones et 2 cas dans celle des personnes nées à l’étranger. Dans la population carcérale générale, il y avait 6 cas actifs de VHB dans la catégorie des non-Autochtones nés au Canada, 2 dans celle des Autochtones et 1 dans celle des détenus nés à l’étranger. Parmi les nouvelles admissions, il y avait 21 porteurs du VHB dans la catégorie des Canadiens, 12 dans celle des personnes nées à l’étranger et 11 dans celle des Autochtones. Dans la population carcérale générale, il y avait 18 porteurs du VHB dans la catégorie des Canadiens, 13 dans celles des Autochtones et 8 dans celle des détenus nés à l’étranger.
9 Veuillez noter que cette ponction veineuse en accompagne souvent d’autres faites simultanément pour d’autres maladies infectieuses (c.-à-d. VIH, VHC, etc.).
10 En 2005, la région de l’Atlantique a ouvert un classeur électronique pour garder la trace de la vaccination des détenus. Il a donc sans doute été possible de valider les antécédents de vaccination autodéclarés de certaines nouvelles admissions dans cette région sans avoir à répéter la sérologie.
11 Les traitements antérieurs sont autodéclarés et ne sont pas validés; étant donné qu’il n’existe pas de traitement antiviral comme tel contre le VHA, on ne sait pas très bien ce que recouvre cette réponse. Il se peut que des détenus qui ont eu une hépatite A aiguë aient reçu un traitement de soutien pour des effets secondaires ou qu’ils aient répondu par l’affirmative à cause de la prise en charge médicale dont ils font l’objet (p. ex., isolement ou immunoglobulines [Ig] anti-VHA).
12 Les traitements antérieurs sont autodéclarés et ne sont pas validés. Il se peut que des détenus qui ont souffert d’une infection aiguë à VHB aient reçu des antiviraux, des immunoglobulines ([Ig] anti-VHB), un traitement pour les effets secondaires ou qu’ils aient fait l’objet d’une prise en charge médicale (p. ex., isolement).
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