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Partie 2

Résultats

Participation au dépistage

Conformément à la Directive du commissaire no 800, les détenus sont vus par une infirmière dans un délai de deux jours suivant l’admission et font l’objet d’une évaluation de la santé approfondie dans un délai de 14 jours (SCC 2004a). De plus, le Service correctionnel du Canada a pour politique d’inviter tous les détenus nouvellement admis à participer à un dépistage des risques et d’offrir le dépistage des infections à diffusion hématogène et des infections transmises sexuellement (SCC 2004b).

Le SSMI-SCC fournit le nombre de tests de dépistage du VIH et du VHC demandés selon l’année civile. Le Tableau II indique le nombre total de tests pour le VIH et le VHC effectués chez des détenus du SCC entre 2000 et 2004 selon le statut du détenu. Il y a eu 5 822 tests pour le VIH en 2002, 5 830 en 2003 et
5 679 en 2004. De façon semblable, il y a eu 5 730 tests pour le VHC en 2002, 5 874 en 2003 et 5 506 en 2004.

Les résultats pour 2002–2004 selon la région, selon le sexe et selon le statut du détenu pour le VIH figurent à l’Annexe A, Tableaux A.1–A.3 et pour le VHC, à l’Annexe B, Tableaux B1 – B.3. La région des Prairies a déclaré le plus grand nombre de tests en 2002 (1 870), l’Ontario en 2003 (1 620) et la région des Prairies en 2004 (1 637). La région des Prairies a enregistré le plus grand nombre de tests pour le VHC en 2002 (1 763), et l’Ontario en 2003 (1 549) et en 2004 (1 446).

Une mesure de la participation comme la proportion brute faisant l’objet d’un test est difficile à interpréter et n’est pas justifiée. Le SSMI–SCC ne saisit pas les raisons pour lesquelles un test n’est pas effectué. Par exemple, un détenu peut refuser un test malgré la recommandation faite par l’infirmière à son admission; le détenu a peut--être fait récemment l’objet d’un test dans un établissement provincial ou territorial ou dans la collectivité; ou, encore, le détenu ne présente peut-être pas les facteurs de risque justifiant le test. En l’absence de cette information, une mesure brute de la participation pourrait induire en erreur.

Tableau II : Nombre total de tests effectués pour le VHI et le VHC, SCC 2000-2004
  2000 2001 2002 2003 2004
VIH Nouvelles admissions (% testé) 1 596 (37,1 %) 1 768 (41,2 %) 2 317 (55,7 %) 2 059 (48,6 %) 2 112 (47,9 %)
Population générale 2 573 (20,8 %) 2 770 (22,2 %) 3 505 (28,5 %) 3 771 (31,0 %) 3 567 (27,2 %)
Total 4 169 4 538 5 822 5 830 5 679
VHC Nouvelles admissions (% testé) 1 583 (36,8 %) 1 908 (44,5 %) 2 307 (55,5 %) 1 987 (46,9 %) 2 074 (47,0 %)
Population générale 2 151 (17,4 %) 2 512 (20,1 %) 3 423 (27,8 %) 3 887 (31,9 %) 3 432 (26,2 %)
Total 3 734 4 420 5 730 5 874 5 506

Le pourcentage de nouvelles admissions testées permet une évaluation sommaire de la participation au dépistage. On teste les détenus qui disent être atteints du VIH ou du HVC pour confirmer le diagnostic (prenez note que ces tests de confirmation ne sont pas indiqués à titre de tests de dépistage). Il est probable que le taux de participation enregistré soit sous-estimé, puisque quelques détenus admis auront déjà subi des tests de dépistage dans la collectivité ou dans le système provincial. On offre à ces détenus de passer un nouveau test de dépistage après la période de séroconversion de six mois, selon la date de la dernière exposition à un facteur de risque.

Il est plus difficile d’évaluer la participation des détenus en général. Certains tests peuvent être recommandés par l’infirmière spécialisée en maladies infectieuses et effectués à compter de l’admission du détenu. De plus, les détenus ne sont pas soumis systématiquement à un test de dépistage annuel.

1. Virus de l’immunodéficience humaine (VIH)

Cas de VIH nouvellement diagnostiqués

Le nombre de cas séropositifs pour le VIH nouvellement diagnostiqués, où la séropositivité du détenu était auparavant inconnue4, figure dans le Tableau 1.1 (voir aussi l’Annexe A, Tableaux A.1–A.3). Le nombre de cas de VIH nouvellement diagnostiqués en 2000 était de 45, et de cinq en 2004. Le taux de positivité pour le VIH (le nombre de tests positifs divisé par le nombre de tests) est également présenté dans le Tableau 1.1 Parmi les nouvelles admissions, le taux de positivité pour le VIH était de 1,50 % en 2000 et de 0,14 % en 2004. Dans la population générale, le taux de positivité pour le VIH était de 0,9 % en 2000 et de 0,06 % en 2004.

Tableau 1.1: Cas de VIH nouvellement diagnostiqués chez les nouvelles admissions et dans la population générale de détenus dans les pénitenciers fédéraux canadiens 2000-2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nouvelles admissions Fréquence 24 11 15 13 3
Taux de positivité des tests 1,50 % 0,60 % 0,65 % 0,63 % 0,14 %
Population générale Fréquence 21 5 12 20 2
Taux de positivité des tests 0,90 % 0,20 % 0,34 % 0,53 % 0,06 %
Global Fréquence 45 16 27 33 5
Taux de positivité des tests 1,12 % 0,35 % 0,46 % 0,57 % 0,09 %

L’Annexe A, Tableau A.1, indique que le Québec a enregistré le taux de positivité pour le VIH le plus élevé en 2002 (0,65 %), la région des Prairies, en 2003 (1,01 %), et le Québec, en 2004 (0,23 %). L’Annexe A, Tableau A.2, montre que le taux de positivité pour le VIH enregistré chez les femmes était plus élevé parmi les nouvelles admissions que dans la population générale des détenus pour 2002–2004, et qu’il était plus élevé chez les femmes que chez les hommes (Annexe A, Tableau A.3).

Prévalence du VIH

L’estimation de la prévalence ponctuelle de fin d’année du VIH chez les détenus des pénitenciers fédéraux canadiens est présentée dans la Figure 1.1 (voir aussi l’Annexe A, Tableau A.4). La prévalence du VIH a atteint un sommet en 2002 à N=251 et à 2,04 %; depuis, le taux de prévalence a chuté pour se situer à N=188 et à 1,43 %. La prévalence du VIH était la plus élevée dans la région du Québec et dans celle des Prairies (Annexe A, Tableau A.4).

Figure 1.1 : Prévalence du VIH à la fin de l’année (1989–2004) dans les pénitenciers fédéraux canadiens
Figure 1.1

La prévalence de fin d’année indique également un écart selon le sexe (voir la Figure 1.2 et l’Annexe A, Tableau A.4). Même si le taux de prévalence estimé du VIH chez les femmes a chuté pour passer de 5,0 % en 2000 à 3,44 % en 2004, les femmes continuent d’afficher un taux plus élevé comparativement aux hommes. Au niveau régional, les taux pour les femmes et les hommes étaient les plus élevés dans la région du Québec et dans celle des Prairies.

Figure 1.2 : Prévalence du VIH à la fin de l’année chez les détenus selon le sexe, 2000–2004
Figure 1.2

Le Tableau 1.2 (voir aussi l’Annexe A, Tableau A.4) donne une estimation du nombre total de détenus infectés au VIH qui étaient incarcérés dans des pénitenciers fédéraux canadiens au cours d’une année donnée. Le nombre de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VIH à l’admission est passé de 104 en 2000 à 139 en 2002 et à 128 en 2004. En combinant l’information sur le nombre de détenus séropositifs pour le VIH au début de l’année avec le nombre de nouvelles admissions reconnues comme étant infectées et le nombre de détenus nouvellement diagnostiqués séropositifs pour le VIH, on peut calculer la prévalence du VIH au cours d’une période donnée. Par exemple, même s’il y avait un nombre estimatif de 188 détenus séropositifs pour le VIH au SCC à la fin de 2004 (prévalence du VIH de 1,43 % à un moment donné), au total, 344 détenus séropositifs pour le VIH ont reçu des soins en 2004 (prévalence du VIH au cours d’une
période donnée de 1,96 %).5

Tableau 1.2 : Prévalence du VIH pour une période donnée1 : cas reconnus comme étant séropositifs à l’admission et cas nouvellement diagnostiqués, 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de cas reconnus comme étant séropositifs pour le VIH au début de l’année 149 210 225 235 211
Cas reconnus comme étant séropositifs pour le VIH à l’admission 104 123 139 118 128
Cas séropositifs pour le VIH nouvellement diagnostiqués 45 16 27 33 5
Nouvelles admissions 24 11 15 13 3
Population générale 21 5 12 20 2
Nombre annuel de cas reconnus de VIH 298 349 391 386 344
Prévalence annuelle pour une période donnée 1,51 % 1,75 % 2,38 % 2,35 % 1,96 %

1 Les données ne sont pas calculables d’une année à l’autre en raison des écarts dans les données, des transfèrements au sein et à l’extérieur des établissements, et des mises en liberté survenues au cours de l’année civile.

Prévalence du VIH parmi les nouvelles admissions

En combinant l’information sur le nombre d’infections prévalentes connues avec le nombre d’infections
nouvellement diagnostiquées chez les nouvelles admissions, on peut calculer la prévalence estimative du VIH pour les nouvelles admissions. Ces données sont déclarées dans le Tableau 1.3 (voir aussi l’Annexe A, Tableau A.4). La prévalence du VIH chez les nouvelles admissions était de 2,98 % en 2000, de 3,70 % en 2002 et de 2,97 % en 2004. Le taux de prévalence du VIH le plus élevé parmi les nouvelles admissions pour 2002–2004 a été enregistré dans la région du Québec (6,83 %, 5,96 % et 6,02 % respectivement). Des taux de prévalence du VIH élevés chez les nouvelles admissions ont également été observés dans la région du Pacifique (4,92 %, 5,54 % et 4,55 %). Les taux de prévalence du VIH chez les nouvelles admissions les moins élevés ont été enregistrés dans la région de l’Ontario (1,73 %, 1,21 % et 1,09 %).

Tableau 1.3 : Fréquence et taux de prévalence du VIH chez les nouvelles admissions pour les pénitenciers fédéraux canadiens 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Population 4 302 4 288 4 159 4 238 4 413
Nombre d’infections au VIH déclarées (Infections prévalentes connues à l’admission et infections nouvelles diagnostiquées) 128 134 154 131 131
Taux de prévalence 2,98 % 3,13 % 3,70 % 3,09 % 2,97 %

Traitement de l’infection au VIH

Pour chaque mois, le SSMI fournit le nombre de détenus chez qui on a amorcé un traitement et le nombre de détenus faisant présentement l’objet d’un traitement pour une infection au VIH (voir l’Annexe A, Tableau A.5). Le Tableau A.4 indique que le nombre de détenus chez qui un traitement a été amorcé était de 68 en 2000, de 50 en 2003 et de 55 en 2004. Dans l’ensemble, la proportion de détenus séropositifs pour le VIH et suivant un traitement a augmenté pour passer de 54,2 % en 2000 à 58,7 % en 2004. La proportion suivant une thérapie affiche une variation régionale, la région du Pacifique ayant enregistré un taux de 41,9 % et celle du Québec, de 66,4 % en 2004. S’il est vrai que la participation au traitement du VIH pour les années 2002 et 2003 était plus faible pour les femmes que pour les hommes (35,6 % par opposition à 56,0 %, et 48,4 % par opposition à 52,4 % respectivement), la participation au traitement chez les femmes a augmenté en 2004 de sorte que les femmes affichaient une participation plus importante comparativement aux hommes (60,5 % par opposition à 58,5 % respectivement).

Il convient de souligner, toutefois, que les approches actuelles en matière de traitement comprennent l’amorce retardée du traitement antirétroviral hautement actif (HAART) et les interruptions de traitement prévues (« congés de médicaments »); ainsi, même si une personne séropositive pour le VIH ne prend présentement pas de médicaments, cela ne signifie pas pour autant qu’elle n’est pas traitée sur le plan médical.

Tableau 1.4 : Amorce du traitement du VIH chez les détenus du SCC et participation à ce traitement, 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de détenus chez qui on a amorcé un traitement du VIH 68 41 46 50 55
Participation au traitement (%) 54,2 % 50,7 % 55,0 % 52,1 % 58,7 %

Mises en liberté dans la collectivité – VIH

La majorité des détenus sous responsabilité fédérale retournent dans leur collectivité une fois la peine purgée. Le Tableau 1.5 (voir aussi l’Annexe A, Tableau A.4) indique que le nombre total de détenus reconnus comme vivant avec le VIH et libérés dans la collectivité entre 2000 et 2004 a augmenté de façon soutenue pour passer à 214 en 2004.

Tableau 1.5 : Nombre de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VIH et mis en liberté dans la collectivité, SCC, 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VIH et mis en liberté dans la collectivité 162 173 183 205 214

2. Hépatite C (VHC)

Cas de VHC nouvellement diagnostiqués

Le nombre de cas séropositifs pour le VHC nouvellement diagnostiqués, où le statut relatif au VHC du détenu était auparavant inconnu, figure dans le Tableau 2.1 (voir aussi l’Annexe B, Tableaux B.1–B.3). Le nombre de cas de VHC nouvellement diagnostiqués était de 570 en 1999 et de 445 en 2004. Le taux global de positivité pour le VHC (le nombre de tests positifs divisé par le nombre de tests) figurant dans le Tableau 2.1 était de 14,27 % en 2000, de 7,90 % en 2003 et de 8,08 % en 2004. Chez les nouvelles admissions le taux de positivité au test de VHC étaient de 15,41 % en 2000, de 9,80 % en 2002 et de 12,25 % en 2004. Dans la population générale, les taux étaient de 14,6 % en 2001 et de 5,57 % en 2004. La positivité des tests était la plus élevée dans la région du Québec en 2002 (9,45 %), en 2003 (9,75 %) et en 2004 (13,68 %). La proportion des tests positifs parmi les nouvelles admissions était aussi la plus élevée dans la région du Québec en 2002 (14,58 %), en 2003 (22,18 %) et en 2004 (28,63 %) (voir l’Annexe B, Tableau B.1).

Prévalence du VHC

La fréquence estimée à la fin de l’année de la prévalence ponctuelle pour le VHC est présentée dans la Figure 2.1 (voir aussi l’Annexe B, Tableau B.4). Le nombre de cas déclarés de VHC était de 2 317 en 1999 et de 3 303 en 2004, ce qui représente une augmentation de 43 % sur six ans. La prévalence du VHC a affiché une augmentation correspondante, ayant passé de 18,1 % en 1999 à 26,8 % en 2003 et à 25,2 % en 2004.

Le taux de prévalence du VHC affiche une variation régionale (voir l’Annexe B, Tableau B.4). En 2004, le taux de prévalence du VHC le plus bas a été observé dans la région du Québec (16,7 %) et le taux le plus élevé, dans la région du Pacifique (40,7 %). La prévalence varie également selon le sexe (voir la Figure 2.2., tableaux B.3 et B.4). Les femmes continuent d’enregistrer des taux de prévalence supérieurs comparativement aux hommes; cependant, le taux chez les femmes diminue depuis 2000 (ayant passé de 42,4 % à 37,6 % en 2004), tandis que le taux chez les hommes a augmenté depuis 2000 (ayant passé de 19,7 % à 24,8 % en 2004). La région des Prairies (45,8 %) et celle du Pacifique (38,6 %) ont affiché les taux les plus élevés chez les femmes en 2004, tandis que le Québec a enregistré le taux le plus faible (32,1 %).

Tableau 2.1 : Nouveaux diagnostics de VHC parmi les nouvelles admissions et chez les détenus de la population générale, 1997–2004
  1997 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Nouvelles admissions Fréquence 244 195 226 220 254
Taux de positivité des tests 15,41 % 10,22 % 9,80 % 11,07 % 12,25 %
Population générale Fréquence 289 367 257 244 191
Taux de positivité des tests 13.44 % 14.61 % 7.51 % 6.28 % 5.57 %
Global Fréquence 407 560 570 553 562 483 464 445
Taux de positivité des tests 14,27 % 12,71 % 8,43 % 7,90 % 8,08 %

Figure 2.1 : Prévalence du VHC à la fin de l’année (1999–2004) dans les pénitenciers fédéraux canadiens
Figure 2.1

Figure 2.2 : Taux de prévalence du VHC chez les détenus à la fin de l’année selon le sexe, 2000–2004
Figure 2.2

Tableau 2.2 : Période de prévalence1 du VHC : détenus reconnus comme étant séropositifs à l’admission et détenus nouvellement diagnostiqués 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de cas de VHC connus au début de l’année 1 097 2 720 2 937 3 192 3 277
Détenus reconnus comme étant séropositifs à l’admission 747 858 937 989 1 074
Détenus nouvellement diagnostiqués 533 562 483 464 445
Nouvelles admissions 244 195 226 220 254
Population générale 289 367 257 244 191
Nombre annuel de cas connus de VHC 2 377 4 140 4 357 4 645 4 796
Prévalence annuelle pour une période donnée 12,0 % 20,8 % 26,5 % 28,3 % 27,4 %

1Les données ne sont pas calculables d’une année à l’autre en raison des écarts dans les données, des transfèrements au sein et à l’extérieur des établissements, et des mises en liberté survenues au cours de l’année civile.

Le Tableau 2.2 (voir aussi l’Annexe B, Tableau B.4) fournit une estimation du nombre total de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VHC dans les pénitenciers fédéraux canadiens au cours d’une année donnée. Les résultats indiquent que le nombre de nouvelles admissions reconnues comme étant séropositives pour le VHC à l’admission a augmenté et est passé de 747 en 2000 à 1 074 en 2004, une augmentation de 44 %. En combinant l’information sur le nombre de détenus séropositifs pour le VHC au début de l’année avec le nombre de nouvelles admissions reconnues comme étant infectées, et
le nombre de détenus séropositifs pour le VHC nouvellement diagnostiqués, on peut calculer la prévalence du VHC pour une période donnée. Par exemple, même s’il y avait à la fin de l’année de 2004 au SCC 3 303 détenus positifs pour le VHC (prévalence ponctuelle du VHC de 25,2 %), au total, 4 796 détenus séropositifs pour le VHC ont reçu des soins en 2004 (prévalence du VHC pour une période donnée de 27,4 %).6

Prévalence du VHC parmi les nouvelles admissions

En combinant l’information sur le nombre d’infections prévalentes connues avec le nombre d’infections nouvellement diagnostiquées chez les nouvelles admissions, on peut calculer la prévalence estimative du VHC pour ce groupe. Ces données sont déclarées dans le Tableau 2.3 (voir aussi le Tableau B.4). Le taux de prévalence du VHC chez les nouvelles admissions était de 23,1 % en 2000, passant à 30,1 % en 2004. Le taux de prévalence du VHC le plus élevé parmi les nouvelles admissions a été enregistré dans la région du Pacifique en 2002 (44,3 %) et en 2003 (45,2 %); en 2004, c’est la région du Québec qui a affiché le taux le plus élevé (40,9 %). Les taux les plus bas ont été observés dans la région de l’Ontario (18,9 %, 18,3 % et 20,5 % respectivement).

Tableau 2.3: Fréquence et taux de prévalence du VHC parmi les nouvelles admissions aux pénitenciers fédéraux canadiens 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Population 4,302 4,288 4,159 4,238 4,413
Nombre d’infections au VHC déclarées (Cas prévalents connus à l’admission et cas nouvellement diagnostiqués) 991 1,053 1,163 1,209 1,328
Taux de prévalence 23.1 % 24.6 % 28.0 % 28.5 % 30.1 %

Traitement de l’infection au VHC

Pour chaque mois, le SSMI fournit le nombre de détenus chez qui on a amorcé un traitement et le nombre de détenus faisant présentement l’objet d’un traitement pour une infection au VHC (voir l’Annexe B, Tableau B.5). Le nombre de détenus chez qui un traitement a été amorcé était de 91 en 2000 et de 252 en 2004 (Tableau 2.4). Dans l’ensemble, la proportion de détenus séropositifs pour le VHC et suivant une thérapie (établie en divisant le nombre moyen de détenus suivant un traitement pour le VHC par mois par le nombre de détenus séropositifs pour le VHIC par mois) était de 1,9 % en 2000 et de 4,0 % en 2004. La proportion suivant une thérapie ne fait pas état des variations régionales. La région du Pacifique a enregistré la plus forte proportion de détenus suivant un traitement (7,7 %, 9,1 % et 8,0 %), tandis que la participation au traitement la plus faible a été observée dans la région des Prairies en 2002 (0,9 %), en Ontario en 2003 (1,1 %) et en 2004 (1,5 %).

Un examen des taux de traitement pour une infection au VHC selon le sexe permet de constater que même si le taux de traitement chez les femmes était plus bas que celui enregistré chez les hommes pour 2002 et 2003 (pour 2002 : 1,2 % par opposition à 3,0 % respectivement; pour 2003 : 0,9 % par opposition à 3,9 % respectivement). En 2004, les taux chez les femmes et chez les hommes étaient pour ainsi dire identiques (4,1 % par opposition à 4,0 % respectivement).

Tableau 2.4 : Traitement d’une infection au VHC : Amorce du traitement et participation à celui–ci
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de détenus chez qui on a amorcé un traitement d’une infection au VHC 91 123 163 271 252
Participation au traitement (pour cent) 1,9 % 1,9 % 2,9 % 3,8 % 4,0 %

Mises en liberté dans la collectivité – VHC

La majorité des détenus fédéraux retournent dans leur collectivité une fois leur peine purgée. Le Tableau 2.5 (voir aussi l’Annexe B, Tableau B.4) indique que le nombre total de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VHC et libérés dans la collecti-vité entre 2000 et 2004 a augmenté de façon soutenue pour passer à 2 472 en 2004.

Tableau 2.5 : Nombre de détenus reconnus comme étant séropositifs pour le VHC mis en liberté dans la collectivité, SCC, 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Nombre de détenus séropositifs pour le VHC mis en liberté dans la collectivité 1 156 1 506 1 856 2 354 2 472

3. Hépatite A (VHA) et hépatite B (VHB)

Immunisation contre le VHA et le VHB

À l’admission, tous les détenus peuvent faire l’objet d’un dépistage pour chercher des preuves sérologiques de l’hépatite A et de l’hépatite B. Ceux ne présentant aucune preuve d’une immunité naturelle ou d’une immunisation antérieure se voient offrir l’immunisation. Le SSMI n’a pas fait le suivi du nombre d’immunisa­tions en 2002–2004; cependant, puisque les vaccins sont payés sur un fonds national, le nombre d’unités de vaccins commandées par région peut donner une estimation de la couverture vaccinale. Le Twinrix® confère une protection contre le VHA et le VHB, tandis que le Vaqta® et le Engerix® sont propres au VHA et au VHB respectivement.

Les données pour l’exercice 2003–2004 sont présentées dans la Figure 3.17. Ces données donnent à penser qu’au cours de l’exercice 2003–2004, un total de 2 120 (991 + 1 129) détenus ont été immunisés contre le VHA et 2 072 (943 + 1 129) détenus ont été vaccinés contre le VHB.

Figure 3.1 : Vaccins contre l’hépatite A et l’hépatite B commandés par région, exercice 2003–2004 : nombre de détenus immunisés
Figure 3.1

Déclaration des cas de VHB

Les résultats sérologiques pour l’immunité contre le VHB ou la vulnérabilité à ce virus pour 2002–2004 ne sont pas disponibles. Cependant, le SSMI surveille effectivement le nombre de cas de VHB aigus ou porteurs de VHB diagnostiqués (selon les symptômes et la sérologie). Le Tableau 3.1 fournit les résultats pour la période de 2000 à 2004 selon le sexe (voir aussi l’Annexe C, Tableau C.1). Il y a eu 43 cas diagnostiqués en 2001, 30 en 2002, 17 en 2003 et 16 en 2004. Le taux de prévalence global pour une infection aiguë au VHB était de 0,24 % en 2002, de 0,14 % en 2003 et de 0,12 % en 2004 (Tableau 3.1).

On observe une variation régionale dans la prévalence des cas déclarés de VHB. En 2002 et en 2003, les taux les plus élevés ont été enregistrés dans la région du Québec (0,45 % et 0,19 % respectivement), tandis que les taux les plus bas ont été déclarés dans la région de l’Atlantique (0,09 % et 0,00 % respectivement). En 2004, le taux le plus élevé a été signalé dans la région de l’Ontario (0,20 %) et les taux les plus bas, dans la région de l’Atlantique et dans celle du Pacifique (0,00 %). La déclaration des cas de VHA n’était pas comprise dans les modèles de déclaration du SSMI pour 2002–2004.

Tableau 3.1 : Infections à l’hépatite B déclarées parmi les détenus des pénitenciers canadiens fédéraux 2000–2004
  2000 2001 2002 2003 2004
Total 13 43 30 17 16
Hommes 13 41 29 17 16
Femmes 0 2 1 0 0
Taux de prévalence des infections au VHB aiguës 0,10 % 0,34 % 0,24 % 0,14 % 0,12 %

4. Infections transmises sexuellement (ITS)

Le SSMI fournit le nombre de cas chez qui on a diagnostiqué le chlamydia génital, la gonorrhée, la syphilis et « autres » infections transmises sexuellement (ce qui comprend l’herpès, les verrues génitales et autre ITS non spécifique comme l’urétrite). La fréquence globale des cas déclarés et les taux de prévalence correspondants pour les ITS sont présentés dans le Tableau 4.1.

Tableau 4.1 : Fréquence et prévalence déclarées d’infections transmises sexuellement dans les pénitenciers canadiens fédéraux selon le sexe, 2000–2004
STI (N/%) 2000 2001 2002 2003 2004
Chlamydia 21 (0,17 %) 23 (0,18 %) 53 (0,43 %) 58 (0,48 %) 53 (0,40 %)
Hommes 19 (0,16 %) 21 (0,17 %) 49 (0,41 %) 55 (0,46 %) 48 (0,38 %)
Femmes 2 (0,64 %) 2 (0,60 %) 4 (1,31 %) 3 (0,89 %) 5 (1,23 %)
Gonorrhoée 11 (0,09 %) 13 (0,10 %) 20 (0,16 %) 7 (0,06 %) 11 (0,08 %)
Hommes 11 (0,09 %) 11 (0,09 %) 19 (0,16 %) 6 (0,05 %) 7 (0,06 %)
Femmes 0 (0,00 %) 2 (0,60 %) 1 (0,33 %) 1 (0,30 %) 4 (0,98 %)
Syphilis 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 3 (0,02 %) 4 (0,03 %) 10 (0,08 %)
Hommes 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 3 (0,03 %) 3 (0,03 %) 9 (0,07 %)
Femmes 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 0 (0,00 %) 1 (0,30 %) 1 (0,25 %)
Autres ITS 60 (0,49 %) 35 (0,28 %) 53 (0,43 %) 85 (0,70 %) 91 (0,69 %)
Hommes 20 (0,17 %) 10 (0,08 %) 45 (0,38 %) 71 (0,60 %) 69 (0,54 %)
Femmes 40 (12,74 %) 25 (7,53 %) 8 (2,61 %) 14 (4,14 %) 22 (5,41 %)

Chlamydia

Le nombre de cas de chlamydia déclarés par le truchement du SSMI était de 21 en 2000, de 53 en 2002, de 58 en 2003 et de 53 en 2004. Les taux de prévalence enregistrés pour la chlamydia étaient de 0,17 % en 2000, de 0,43 % en 2002, de 0,48 % en 2003 et de 0,40 % en 2004. Les taux d’infection chez les femmes sont de deux à trois fois supérieurs aux taux enre­gistrés chez les hommes (Tableau 4.1). Le Tableau D.1 indique que les taux de prévalence d’infection à chlamydia les plus élevés, pour les hommes et les femmes, en 2002–2004 étaient dans la région des Prairies (pour les femmes, 1,71 %, 1,75 % et 3,82 % respectivement; pour les hommes, 0,46 %, 1,05 % et 0,84 % respectivement). En effet, c’est dans la région des Prairies qu’on a recensé presque tous les cas de chlamydia déclarés au SCC de 2002 à 2004.

Gonorrhoea

La prévalence de la gonorrhée était de 0,09 % en 2000, de 0,16 % en 2002, de 0,06 % en 2003 et de 0,08 % en 2004. Le nombre de cas est petit, allant de 7 à 20, ce qui rend donc le taux instable sur le plan statistique. Le Tableau 4.1 indique que les taux chez les femmes étaient plus élevés que ceux enregistrés chez les hommes (0,98 % par opposition à 0,06 % en 2004). C’est dans la région des Prairies qu’on a dénombré presque tous les cas de gonorrhée enregistrés au SCC de 2002 à 2004.

Syphilis

Même si aucun cas de syphilis n’a été signalé en 2000–2001, le SCC a connu une augmentation dans le nombre de cas déclarés, ceux-ci ayant passé de 3 en 2002 à 10 en 2004, ce qui représente une augmentation du taux de prévalence de 0,02 % et de 0,03 % à 0,08 % de 2002 à 2004. Les taux signalés en 2003 et en 2004 étaient plus élevés chez les femmes que chez les hommes (0,30 % par opposition à 0,03 % et 0,25 % par opposition à 0,07 % respectivement). Cependant, les taux reposent sur de petits nombres (1 cas dans la région de l’Ontario et 1 cas dans celle des Prairies – voir le Tableau D.1) et sont donc instables sur le plan statistique. La majorité des cas ont été enregistrés au Québec en 2002, en Ontario en 2003 et au Québec en 2004.

L’augmentation dans le nombre de cas déclarés et dans la prévalence de la syphilis chez les détenus se veut le reflet d’une augmentation semblable dans la population canadienne générale (ASPC 2006a). La Figure 4.1 présente le taux des cas de syphilis pour 100 000 au Canada comparativement au taux enregistré au SCC. Au SCC, le taux de syphilis a augmenté pour passer de 0 en 2000–2001 à 57,7 sur 100 000 en 2004; au Canada, le taux global a augmenté et est passé de 0,6 en 2000 à 3,9 pour 100 0000 en 2004. L’augmentation du taux des cas de syphilis au Canada reflète peut-être des augmentations au niveau des comportements sexuels à risque, ce qui peut engendrer une augmentation d’autres maladies infectieuses.

Figure 4.1 : Taux de syphilis pour 100 000 au Canada et au SCC, 2000–2004
Figure 4-1

Autres ITS

La prévalence d’autres ITS (ce qui comprend le papillomavirus (VPH), le virus de l’herpès simplex (VHS), l’urétrite non spécifique, etc.) déclarée par le truchement du SSMI était de 0,28 % en 2001, de 0,43 % en 2002, de 0,70 % en 2003 et de 0,69 % en 2004. En chiffres absolus, le nombre de cas déclarés a augmenté de 2001 (n=35) à 2004 (n=91). Comme on l’a observé avec d’autres ITS, le taux enregistré chez les femmes était plus élevé que celui déclaré chez les hommes. En 2004, le taux des « autres ITS » était le plus élevé au Québec (1,67 %), suivi de l’Atlantique (1,31 %). L’Ontario n’a pas déclaré « d’autres ITS » de 2002 à 2004.

5. Dépistage de la tuberculose chez les détenus

Participation au dépistage de la tuberculose

La participation au dépistage de la tuberculose chez les détenus de 1998 à 2004 figure au Tableau 5.1. Chez les détenus, le taux de participation au dépistage de la tuberculose était de 75,8 % en 2002, de 77,2 % en 2003, et de 72,7 % en 2004. Un taux élevé de participation au dépistage de la tuberculose à l’admission est important pour plusieurs raisons : premièrement, il importe de déceler tout cas actif parmi les nouvelles admissions avant que l’infection ne puisse se propager aux autres détenus; deuxièmement, il est important d’établir un statut de référence précis concernant la tuberculose afin de pouvoir juger des évaluations subséquentes.

Tableau 5.1 : Participation au dépistage de la tuberculose, détenus, 1998–2004
  19981 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Détenus 12 213 (84,8 %) 13 404 (77,4 %) 13 008 (78,1 %) 12 905 (77,0 %) 12 470 (75,8 %) 12 681 (77,2 %) 12 735 (72,7 %)

1 Le taux de participation est calculé en utilisant la population médiane de 1998 comme dénominateur; pour 1999–2004, le calcul a été fait en ajoutant les nouvelles admissions annuelles à la population carcérale au 1er janvier de l’année visée.

Évaluation initiale – Détenus

Les résultats de l’évaluation initiale des détenus pour 2002–2004 par région figurent à l’Annexe E, Tableau E.1. Dans l’ensemble, la proportion qui a obtenu un résultat positif concernant l’infection tuberculeuse à l’évaluation initiale était de 17,5 % en 2002, de 16,5 % en 2003 et de 11,6 % en 2004. La Figure 5.1 indique une réduction générale de la proportion ayant obtenu un résultat positif pour la tuberculose–infection latente à l’évaluation initiale depuis l’enregistrement d’un taux supérieur de 21,2 % en 1998. La proportion de résultats non valides (voir la section Introduction et méthodes) était de 9,1 % en 1999, de 14,6 % en 2002 et de 11,1 % en 2004. La proportion des évaluations qui constituaient des refus était de 1,8 % en 2001, de 2,2 % en 2002 et de 4,4 % en 2004.

En 2002, la proportion de résultats positifs à l’évaluation initiale était la plus élevée dans la région des Prairies (19,4 %) et la région du Québec (19,3 %); en 2003, elle était la plus élevée au Québec (18,8 %) et en Ontario (18,0 %); et en 2004, elle était la plus élevée au Québec (19,9 %) et dans la région des Prairies (11,3 %). La plus faible proportion affichant des résultats positifs était dans la région de l’Atlantique en 2002 (9,9 %) et en 2003 (8,8 %), et dans les régions du Pacifique et de l’Atlantique en 2004 (6,0 %) (Annexe E, Tableau E.1). La proportion de résultats jugés invalides était la plus élevée dans les Prairies en 2002 (28,9 %) et en 2003 (22,0 %), et dans la région de l’Atlantique en 2004 (18,4 %), et la plus faible dans la région de l’Ontario en 2002 (4,9 %), en 2003 (3,5 %) et en 2004 (4,3 %). La proportion de refus était la plus élevée dans la région du Québec en 2002 (5,2 %), en 2003 (5,5 %) et en 2004 (9,5 %). Le taux de refus le plus bas a été observé en Ontario en 2002 (0,1 %), en 2003 (0,0 %) et en 2004 (0,5 %).

Statut de vaccination BCG – Détenus

Dans le cadre de l’évaluation initiale, les antécédents relatifs à la tuberculose sont notés et comprennent
les antécédents de vaccination par le vaccin Bacille Calmette-Guérin (BCG). La proportion de détenus déclarant des antécédents de vaccination BCG par région et selon l’origine figure à l’Annexe E, Tableau E.2. La proportion globale de détenus ayant des antécédents de BCG était de 9,3 % en 2002, de 11,4 % en 2003 et de 12,9 % en 2004. Outre la catégorie origine inconnue, la plus forte proportion d’antécédents de BCG a été observée chez les détenus nés à l’étranger pour 2002, 2003 et 2004 (13,5 %, 17,3 % et 18,0 % respectivement), suivie des Autochtones en 2002 (10,3 %), en 2003 (11,5 %) et des Canadiens non autochtones en 2004 (12,2 %).

Figure 5.1 : Résultats choisis de l’évaluation initiale des détenus, 1998–2004
figure5-1.eps

À l’échelle régionale, c’est le Québec qui a enregistré la plus forte proportion d’antécédents de BCG pour 2002–2004 (18,2 %, 21,7 % et 29.2 % respectivement). La région affichant la plus faible proportion de détenus déclarant des antécédents de BCG pour 2002–2004 était celle de l’Atlantique (1,6 %, 1,2 % et 0,9 % respectivement).

Les antécédents de BCG et l’âge au moment de la vaccination notés à l’évaluation initiale pour les détenus figurent au Tableau 5.2. L’âge au moment de la vaccination était connu chez 58,8 % des détenus déclarant des antécédents de BCG. La disponibilité des données variait selon l’origine (détenus nés au Canada et non autochtones [68,1 %], Autochtones [46,3 %], nés à l’étranger [51,3 %] et inconnue [58,9 %]). Ces données indiquent que les détenus autochtones déclarent un âge moyen moins élevé au moment de la vaccination, (soit environ la moitié de celui des catégories d’origine autre); en effet, la moitié des détenus autochtones qui ont signalé des antécédents de BCG ont été vaccinés à la naissance. Chez les détenus affichant un résultat positif à l’évaluation initiale, 25,2 % avaient des antécédents de BCG comparativement à 11,7 % chez ceux ayant obtenu un résultat non positif au TCT et à 14,3 % chez ceux ayant obtenu un résultat autre.

Tableau 5.2 : Vaccination au BCG et âge au moment de la vaccination déclarés à l’évaluation initiale, détenus, 1998–2004
  Nombre Nombre (%) d'antécédents de BCG Nombre (%) déclarant l’âge au moment de la vaccination Âge moyen (médian) au moment de la vaccination
Origine Canadien 13 326 1 572 (11,8 %) 1 071 (68,1 %) 9,7 (7)
Autochtone 5 275 875 (16,6 %) 405 (46,3 %) 4,8 (0)
Né à l’étranger 2 761 511 (18,5 %) 262 (51,3 %) 11,2 (8)
Inconnue 8 404 1 253 (14,9 %) 740 (58,9 %) 9,7 (7)
Statut relatif au TCT Positif 4 342 1 094 (25,2 %) 657 (60,1 %) 9,1 (7)
Non positif 19 975 2 340 (11,7 %) 1 383 (59,1 %) 8,8 (7)
Autre 5 449 777 (14,3 %) 438 (56,4 %) 9,7 (7)
TOTAUX 29 766 4 211 (14,1 %) 2 478 (58,8 %) 9,0 (7)

Évaluation non positive continue – Détenus

Les résultats du dépistage continu effectué chez les détenus ayant auparavant obtenu des résultats non positifs au TCT pour 1998–2004 sont présentés dans la Figure 5.2 (voir aussi l’Annexe E, Tableau E3.). La proportion de détenus affichant des résultats positifs était de 1,4 % en 2000, de 2,6 % en 2001 et de 1,5 % en 2004. La proportion de résultats invalides était de 1,8 % en 1998, de 2,8 % en 2002, de 2,7 % en 2003 et de 3,2 % en 2004. La proportion de détenus qui ont refusé le TCT à l’évaluation de suivi était de 10,8 % en 2002, de 9,3 % en 2003 et de 8,8 % en 2004.

Figure 5.2 : Résultats choisis : Évaluation non positive continue chez les détenus, 1998–2004
figure5-2.eps

L’Annexe E, Tableau E.3, indique que la proportion la plus forte de résultats positifs à l’évaluation continue en 2002 a été enregistrée au Québec (3,4 %), dans les Prairies (2,6 %) en 2003 et au Québec (3,0 %) en 2004. La plus faible proportion a été signalée dans l’Atlantique en 2002 (0,9 %), en 2003 (0,8 %) et en 2004 (0,4 %). La plus forte proportion de résultats invalides de 2002 à 2004 était dans la région du Pacifique (6,4 %, 6,7 % et 9,5 % respectivement). C’est la région du Québec qui a enregistré la plus forte proportion de refus entre 2002 et 2004 (20,3 %, 19,9 % et 19,6 %) respectivement.

Sujets pour qui un virage s’est effectué et taux de virage – Détenus

L’analyse des antécédents de TCT chez les détenus ayant obtenu des résultats positifs à l’Évaluation non positive continue permet d’estimer le taux de conversion (voir le Glossaire pour une définition). Le Tableau 5.3 indique le nombre de détenus ayant obtenu de nouveaux résultats positifs au TCT, le nombre de détenus ayant obtenu une évaluation négative antérieure documentée (un sujet pour qui un virage s’est vraiment effectué), le nombre de détenus affichant un résultat antérieur valide (le nombre total de sujets affichant présentement un résultat positif ou non positif qui avait auparavant obtenu un résultat non positif valide) et le taux de conversion estimatif pour 2002–2004. Ces données indiquent que le taux de conversion chez les détenus était de 1,51 % en 2002, de 1,35 % en 2003 et de 0,84 % en 2004. La Figure 5.3 présente le nombre de sujets pour qui un virage s’est vraiment effectué et le taux de conversion chez les détenus entre 1998 et 2004.

Tableau 5.3 : Nouveaux résultats positifs au TCT, sujets pour qui un virage s’est effectué et taux de conversion chez les détenus, 2002–2004
  2002 2003 2004
Nouveaux résultats positifs 119 110 88
Nombre ayant des résultats non positifs antérieurs 72 67 44
Nombre ayant des résultats valides 4 770 4 960 5 256
Taux de conversion 1,51 % 1,35 % 0,84 %
Figure 5.3 : Détenus pour qui un virage s’est vraiment effectué et taux de conversion au TCT, 1998–2004
Figure 5.3

*Puisqu’il n’y avait pas de surveillance systématique de la tuberculose avant 1998, la base de données du SDT renferme des dossiers ponctuels et sporadiques sur les évaluations effectuées avant cette année-là. C’est donc dire que le taux de conversion pour 1998 représente tout simplement la proportion de résultats positifs à l’évaluation non positive continue.

Évaluations positives continues – Détenus

Le nombre d’évaluations chez les détenus reconnus comme ayant obtenu des résultats positifs au TCT (et partant, que l’on suppose être infectés par la tuberculose-infection latente) est indiqué selon l’année et selon la région dans le Tableau 5.4. Le nombre d’évaluations positives continues déclarées à l’AC était de 1 674 en 2002, de 1 734 en 2003 et de 1 654 en 2004.

Tableau 5.4 : Nombre d’évaluations positives au TCT continues chez les détenus1 /selon la région, 1998–2004
Région 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Atlantique 88 126 95 90 83 76 88
Québec 364 601 438 632 567 581 486
Ontario 655 758 584 424 279 276 322
Prairies 458 509 609 535 507 572 553
Pacifique 114 134 154 205 233 204 174
Inconnue 3 0 0 0 5 25 31
Canada 1 682 2 128 1 880 1 886 1 674 1 734 1 654

1Pour les détenus déjà reconnus comme ayant obtenus des résultats positifs au TCT (comprend le dépistage des symptômes et des risques, les radiographies pulmonaires et l’aiguillage, si cela s’impose).

Tuberculose-infection latente – Détenus

La proportion globale de détenus considérés comme étant infectés par le Mycobacterium tuberculosis
se calcule en ajoutant le nombre de détenus ayant obtenu de nouveaux résultats positifs au TCT au cours d’une année au nombre de détenus déjà considérés comme ayant la tuberculose-infection latente (TBIL). La répartition régionale de la TBIL par âge, selon l’origine et selon le sexe pour 2002–2004 figure à l’Annexe E (Tableau E.4, E.5 et E.6 respectivement).

La proportion globale de détenus considérés comme ayant la TBIL était de 19,1 % en 2002, de 19,2 % en 2003 et de 16,7 % en 2004. La Figure 5.4 indique la proportion estimative de détenus que l’on croit atteints de TBIL selon la région pour 1998–2004. La région affichant la plus forte proportion de détenus ayant une TBIL était le Québec en 2002 (23,3 %), en 2003 (23,5 %) et en 2004 (20,9 %). La région enregistrant la plus faible proportion de détenus présentant une TBIL était l’Atlantique en 2002 (10,7 %), en 2003 (9,2 %) et en 2004 (8,5 %).

Tuberculose-infection latente par groupe d’âge

La proportion de détenus que l’on pense être atteints d’une TBIL augmente avec l’âge (Annexe E, Tableau E.4). Par exemple, en 2004, la proportion de TBIL était de 7,5 %, de 8,7 %, de 15,2 %, de 23,4 %, de 27,0 % et de 32,8 % respectivement pour les âges de 17 à 19 ans, de 20 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans, de 50 à 59 ans et de 60 ans et plus.

Tuberculose-infection selon l’origine

La Figure 5.5 illustre la proportion de détenus présentant une TBIL selon l’origine pour 1998–2004. L’ordre de rang de la proportion présentant une TBIL pour l’ensemble des origines ne change pas d’une année à l’autre. Les détenus nés à l’étranger affichent systématiquement la plus forte proportion de TBIL; le taux était de 36,3 % en 2001, 35,0 % en 2002, de 35,0 % en 2003 et de 27,6 % en 2004. Parmi les Autochtones nés au Canada, le taux de TBIL était de 28,1 % en 2001, de 24,7 % en 2002, de 26,2 % en 2003 et de 22,9 % en 2004. Parmi les détenus nés au Canada et non autochtones, le taux de TBIL était de 12,4 % en 2001 et de 9,3 % en 2004.

Figure 5.4 : Tuberculose-infection latente chez les détenus selon la région, 1998–2004
Figure 5.4

L’analyse de l’Annexe E, Tableau E.5, permet de constater des différences régionales dans les proportions, et ce, pour l’ensemble des régions. Parmi les détenus nés à l’étranger, les taux les plus élevés ont été observés dans la région du Québec en 2002 (39,7 %), de l’Ontario en 2003 (40,9 %), et dans la région du Québec en 2004 (34,2 %). Chez les Autochtones, les plus fortes proportions ont été observées dans la région des Prairies en 2002 (26,5 %), en 2003 (28,7 %) et en 2004 (26,6 %). Chez les détenus nés au Canada et non autochtones, les taux les plus élevés ont été enregistrés chez les détenus de la région du Québec en 2002 (16,5 %), en 2003 (15,7 %) et en 2004 (14,6 %.)

Tuberculose-infection selon le sexe

La Figure 5.6 indique la proportion de TBIL selon le sexe pour 1998–2004. Chez les hommes, la proportion de TBIL était de 21,0 % en 2001, de 19,2 % en 2002, de 19,4 % en 2003 et de 17,1 % en 2004. Chez les femmes, la proportion atteinte de TBIL était de 20,1 % en 2001, de 15,7 % en 2002, de 13,3 % en 2003 et de 8,4 % en 2004.

Un examen de l’Annexe E, Tableau E.6, permet de constater des différences régionales entre les taux de TBIL entre les sexes. La plus forte proportion de TBIL chez les hommes a été observée dans la région du Québec en 2002 (23,3 %), en 2003 (23,7 %) et en 2004 (21,4 %). Chez les femmes, la plus forte pro­portion atteinte de TBIL a été constatée dans la région du Québec en 2002 (20,7 %), dans la région de l’Ontario en 2003 (20,0 %) et dans la région du Pacifique en 2004 (16,7 %). Il convient de souligner qu’avant avril 2004, les femmes purgeant une peine de ressort fédéral dans la région du Pacifique étaient incarcérées dans un établissement provincial et que les données accessibles à leur sujet sont limitées.

Figure 5.5 : Tuberculose-infection latente chez les détenus selon l’origine, 1998–2004
Figure 5.5

Dépistage des facteurs de risque et des symptômes – Détenus

Les résultats du dépistage par la liste de contrôle des facteurs de risque et des symptômes pour 2002–2004 figurent dans les Tableaux E7.i, E7.ii et E7.iii respectivement. Les facteurs de risque compris dans le dépistage sont ceux qui constituent des risques d’évolution vers la tuberculose active, et ne sont pas nécessairement des facteurs de risque sur l’acquisition de l’infection tuberculeuse.

Dans l’ensemble, le facteur de risque le plus fréquemment déclaré était des antécédents de consommation de drogues injectables pour 2002–2004 (10,7 %, 11,2 % et 11,6 % respectivement). Ce risque était suivi du VIH/sida en 2002 (1,9 %), un contact avec un cas de TB en 2003 (2,0 %) et du VIH/sida
en 2004 (1,7 %). Parmi les détenus ayant obtenu des résultats positifs au TCT, des antécédents de consommation de drogues injectables constituaient le facteur de risque le plus communément déclaré de 2002 à 2004 (9,5 %, 9,8 % et 9,9 % respectivement).

Ce facteur était suivi du contact avec un sujet présentant un cas de TB active en 2002 (2,4 %) et en 2003 (2,6 %), et par le diabète en 2004 (1,9 %).

Dans l’ensemble, en 2002, les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue (8,1 %), les douleurs à
la poitrine (6,2 %), l’expectoration (4,7 %), les sueurs nocturnes (4,7 %) et la perte d’appétit (4,7 %). Le même ordre de rang des symptômes a été observé parmi les détenus ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2002 (fatigue : 10,8 %; douleur thoracique : 8,4 %; expectoration : 6,5 % et perte d’appétit : 6,0 %). Les symptômes les plus fréquemment signalés en 2003 étaient la fatigue (8,2 %), les douleurs à la poitrine (7,2 %), les sueurs nocturnes (5,1 %) et la perte d’appétit (5,0 %). Chez ceux ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2003, les symptômes les plus communs étaient la fatigue (11,2 %), les douleurs à la poitrine (9,6 %), l’expectoration (7,3 %) et la perte d’appétit (6,7 %). En 2004, les symptômes le plus fréquemment déclarés étaient la fatigue (7,6 %), les douleurs à la poitrine (6,6 %), les sueurs nocturnes (4,9 %) et l’expectoration (4,9 %). Chez ceux ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2004, les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue (12,1 %), les douleurs à la poitrine (9,4 %), l’expectoration (8,5 %) et les sueurs nocturnes (7,2 %). Même si la prévalence globale de chacun des symptômes varie d’une année à l’autre, l’ordre de rang est pour ainsi dire maintenu dans chaque cas, une prévalence supérieure étant observée chez ceux qui ont obtenu des résultats positifs au TCT.

Figure 5.6 : Tuberculose-infection latente chez les détenus selon le sexe, 1998–2004
Figure 5.6

Traitement de la tuberculose-infection latente – Détenus

La proportion de détenus atteints de TBIL qui suivent un traitement est estimée en utilisant les données agrégées soumises par le truchement du SSMI–SCC. Chaque établissement signale le nombre de détenus suivant une thérapie prophylactique pour la TBIL8 au cours d’un mois donné. Il est ainsi possible de calculer le nombre moyen de détenus suivant une thérapie pour la TBIL par mois et selon la région, et ensuite regrouper les données de l’ensemble des régions afin d’obtenir le compte global pour le SCC.

Puisque la thérapie prévue pour la TBIL dure de nombreux mois, il est impossible de tout calculer le nombre de détenus suivant un traitement; il faut plutôt calculer le nombre moyen de détenus suivant le traitement par mois. C’est en divisant le nombre moyen de détenus suivant la thérapie au cours d’un mois donné par le nombre total de détenus que l’on soupçonne être atteins de TBIL que l’on peut obtenir une estimation du taux de personnes traitées.

Tableau 5.5 : Nombre mensuel moyen de détenus suivant une thérapie et taux de personnes traitées contre la TBIL par région 1999–2004
  1999 2000 2001 2002 2003 2004
Atlantique 2 (14,9 %) 4 (32,1 %) 2 (19,0 %) 2 (18,3 %) 2 (23,9 %) 3 (28,4 %)
Québec 5 (7,3 %) 10 (16,9 %) 7 (9,1 %) 11 (17,2 %) 5 (8,3 %) 8 (13,5 %)
Ontario 22 (27,8 %) 17 (25,8 %) 27 (47,9 %) 29 (75,3 %) 23 (53,8 %) 38 (100,0 %)
Prairies 13 (19,9 %) 21 (30,4 %) 27 (44,2 %) 18 (30,3 %) 15 (24,4 %) 23 (40,4 %)
Pacifique 3 (16,1 %) 7 (33,2 %) 10 (38,1 %) 4 (17,7 %) 4 (17,6 %) 12 (70,7 %)
Canada 45 (18,3 %) 57 (25,9 %) 72 (32,0 %) 64 (32,6 %) 49 (24,3 %) 84 (47,0 %)

Note : les chiffres ayant été arrondis, leur somme peut ne pas correspondre aux totaux indiqués.

Le Tableau 5.5 indique le nombre moyen mensuel de détenus suivant une thérapie prophylactique pour la TBIL selon la région pour la période de 1999 à 2004. Entre crochets se trouve le taux estimatif de personnes traitées contre la TBIL. Dans l’ensemble, le nombre moyen de détenus suivant une thérapie pour la TBIL était de 45 en 1999 et de 84,2 en 2004, ce qui correspond à une estimation de 18,3 % et de 47,0 %. Au niveau régional, l’estimation la plus élevée a été observée en Ontario (1999), dans la région du Pacifique (2000) et dans la région de l’Ontario (2001, 2002, 2003 et 2004).

Tuberculose-maladie active chez les détenus

Les cas de tuberculose-maladie active sont déclarés par le truchement du SSMI–SCC (voir la Figure 5.7). Le nombre de cas de tuberculose-maladie active diagnostiqués et déclarés au SCC est passé de 1 en 2002 à 3 en 2003, et à 4 en 2004, ce qui se traduit par des taux de cas annuels pour 100 0000 de 6,1, de 18,3 et de 22,8 respectivement.

Puisque le nombre absolu de cas de tuberculose-maladie active est petit, une moyenne mobile centrée de trois ans a été calculée (voir la Figure 5.7). Cette opération permet de lisser la ligne noire pleine décrivant le taux de cas annuel de tuberculose-maladie active; cependant, elle n’élimine pas la
tendance globale d’une chute du taux de cas, qui a atteint le plus bas niveau en 2001 (6,0 pour 100 000), et qui a augmenté en 2003 (15,7 pour 100 000).

Comparativement au taux de cas de tuberculose-maladie active du Canada, le taux du SCC est généralement plus élevé que dans la population canadienne. En 2003 et en 2004, le taux de cas de tuberculose au Canada était de 5,1 et 4,9 pour 100 000 respectivement (ASPC, 2006b). Mis à part 2001, où il n’y a pas eu de cas au SCC, le taux de cas de tuberculose-maladie active a été plus élevé chez les détenus.

La Figure 5.8 indique le taux de tuberculose-maladie active au SCC et le taux dans la population active selon l’origine. Au Canada, les taux les plus élevés sont observés chez les Autochtones et les Canadiens nés à l’étranger, c’est-à-dire 23,7 et 16,0 pour 100 000 en 2004 (ASPC, 2006b). Chez les individus nés au Canada et non autochtones, le taux était de 0,8 pour 100 000. La variabilité du taux du SCC est mis en relief lorsqu’il est confronté à ces autres données.

Figure 5.7 : Fréquence et taux des cas de tuberculose active chez les détenus du SCC, 1998–2004
Figure 5.7

* Taux de cas : taux pour 100 000

** Taux de TBIL : proportion ayant la TBIL (pourcentage)

Figure 5.8 : La TB active au SCC par opposition à la TB active au Canada selon l’origine, 1998–2004
Figure 5.8

6. Dépistage de la tuberculose chez les employés

Participation au dépistage de la tuberculose

La participation au dépistage de la tuberculose chez les employés de 1998 à 2004 figure au Tableau 6.1. Chez les employés, le taux de participation au dépistage de la tuberculose était de 17,4 % en 2002, de 19,6 % en 2003 et de 14,2 % en 2004. Un taux élevé de participation au dépistage de la tuberculose, particulièrement à l’embauche, est important si l’on veut établir un statut de référence valide précis concernant la tuberculose pour chaque membre du personnel. Étant donné que les employés constituent la population la plus stable d’un établissement, ils représentent une population repère pour l’examen de la transmission de la tuberculose au sein de l’établissement dans son ensemble – tant chez les détenus que chez les employés. Il convient de souligner que si un membre du personnel demande à son propre médecin d’effectuer le test de dépistage de la tuberculose, ce fait ne serait pas nécessairement reflété dans les données; c’est donc dire que le dépistage global de la tuberculose pourrait être sous-estimé.

Tableau 6.1 : Participation des employés au dépistage de la tuberculose, 1998–2004
  19981 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Staff 4 341 (38,8 %) 4 021 (28,5 %) 3 351 (20,7 %) 3 324 (20,0 %) 2 993 (17,4 %) 3 282 (19,6 %) 2 398 (14,2 %)

1Le taux de participation a été calculé en utilisant la population médiane de 1998 comme dénominateur; pour 1999–2004, le calcul a été effectué en ajoutant les nouvelles recrues de l’année à la population au 1er janvier de l’année visée.

Évaluation initiale – Employés

Les résultats de l’évaluation initiale des employés pour 2002–2004 par région figurent à la figure 6.1 et à l’Annexe F, Tableau F.1. Dans l’ensemble, la proportion qui a obtenu un résultat positif concernant l’infection tuberculeuse à l’évaluation initiale était de 8,9 % en 2002, de 13,3 % en 2003 et de 4,3 % en 2004. La proportion de résultats non valides (voir la section sur les méthodes) était de 36,2 % en 1998 et de 22,4 % en 2002. En 2003, les résultats invalides étaient de 35,2 % et, en 2004, de 33,3 %. La proportion des évaluations où le test de dépistage de la tuberculose a été refusé était de 0,2 % en 2002, de 0,3 % en 2003 et de 0,5 % en 2004, et il a été inférieur à 1,0 % depuis 1999.

Le tableau F.1 de l’annexe F montre que, en 2002 la proportion de résultats positifs à l’évaluation initiale était la plus élevée dans la région des Prairies (14,7 %) et la région du Québec (14,4 %). En 2003, les régions avec la proportion de résultats positifs à l’évaluation la plus élevée étaient la région des Prairies (37,5 %) et la région du Pacifique (20,0 %) et en 2004, la région des Prairies (8,9 %) et la région du Pacifique (3,8 %). La région de l’Atlantique a affiché systématiquement une faible proportion de résultats positifs, déclarant 0,0 % en 2003 et en 2004. À l’échelle régionale, la proportion de résultats jugés invalides était la plus élevée dans les Prairies en 2002 et en 2003 (30,3 % et 71,1 %) et dans la région de l’Atlantique en 2004 (61,5 %). La proportion globale d’évaluations qui représentaient des refus était de 0,0 % pour 2002–2004 pour l’Atlantique, le Québec et le Pacifique. L’Ontario a déclaré 0,0 % de refus en 2002 et 2003 et un refus pour 2004 (1,2 %). Les Prairies ont déclaré des refus pour 2002, 2003 et 2004 (1,3 %, 1,2 % et 1,7 % respectivement).

Figure 6.1 : Résultats choisis de l’évaluation initiale des employés, 1998–2004
Figure 6.1

Statut de vaccination BCG – Employés

La proportion d’employés déclarant des antécédents de vaccination BCG à l’évaluation initiale, par région et selon l’origine, figure à l’Annexe F, Tableau F.2. La proportion globale d’employés déclarant des antécédents de BCG était de 20,0 % en 2002, de 29,3 % en 2003 et de 16,2 % en 2004. Outre la catégorie origine inconnue, la plus forte proportion d’antécédents de BCG a été observée chez les employés nés au Canada pour 2002 (20,2 %), 2003 (30,1 %) et 2004 (16,4 %), suivie des employés nés à l’étranger en 2002 (15,7 %), des Autochtones en 2003 (24,3 %) et des employés nés à l’étranger en 2004 (12,5 %).

À l’échelle régionale, c’est le Québec qui a enregistré la plus forte proportion d’employés ayant des antécédents de BCG pour 2002–2004 (54,1 %, 47,5 % et 49,3 % respectivement). La région affichant la plus faible proportion d’employés déclarant des antécédents de BCG pour 2002–2004 était celle de l’Atlantique (3,2 %, 0,0 % et 0,0 % respectivement).

Les antécédents de BCG et l’âge au moment de la vaccination notés à l’évaluation initiale figurent au Tableau 6.2. L’âge au moment de la vaccination était connu pour 79,9 % des employés déclarant des antécédents de vaccination au BCG. La disponibilité des données variait selon l’origine (nés au Canada et non autochtones [85,0 %], Autochtones [55,8 %], nés à l’étranger [67,7 %] et inconnue [69,0 %]. Ces données indiquent que chez les employés, l’âge moyen au moment de la vaccination était de 14,0 ans chez ceux nés à l’étranger, de 12,6 ans chez ceux d’origine inconnue, et de 10,0 et 10,4 ans chez les Autochtones et chez ceux nés au Canada et non autochtones respectivement. L’âge moyen au moment de la vaccination était inférieur chez ceux ayant obtenu des résultats positifs (10,3 ans) ou des résultats non positifs (10,6) au TCT, comparativement à ceux ayant obtenu des résultats autres au TCT (11,9 ans). Chez les employés ayant obtenu un résultat positif au TCT à l’évaluation initiale, 46,0 % ont déclaré des antécédents de vaccination au BCG, comparativement à 17,5 % chez ceux ayant obtenu des résultats non positifs au TCT et à 13,9 % de ceux ayant obtenu des résultats autres.

Tableau 6.2 : Vaccination au BCG et âge au moment de la vaccination déclarés par les employés à l’évaluation initiale, 1998–2004
  Nombre Nombre (%) d’antécédents de BCG Nombre (%) déclarant l’âge au moment de la vaccination Âge moyen (médian) au moment de la vaccination
Origine Canadian 3 940 787 (20,0 %) 669 (85,0 %) 10,4 (8)
Autochtone 401 52 (13,0 %) 29 (55,8 %) 10,0 (9)
Né à l’étranger 402 62 (15,4 %) 42 (67,7 %) 14,0 (9)
Inconnue 1 299 187 (14,4 %) 129 (69,0 %) 12,6 (9)
Statut concernant le TCT Positif 378 174 (46,0 %) 142 (81,6 %) 10,3 (9)
Non positif 3 500 613 (17,5 %) 515 (84,0 %) 10,6 (8)
Autre 2 164 301 (13,9 %) 212 (70,4 %) 11,9 (9)
TOTAUXS 6 042 1 088 (18,0 %) 869 (79,9 %) 10,9 (9)

Évaluation non positive continue – Employés

Les résultats du dépistage continu effectué chez les employés ayant auparavant obtenu des résultats non positifs au TCT pour 2002–2004 par région figurent à l’Annexe F, Tableau F.3. Les résultats choisis pour 1998–2004 sont présentés dans la Figure 6.2. Dans l’ensemble, la proportion d’employés ayant obtenu des résultats positifs était de 1,2 % en 1998, de 0,4 % en 2001, de 1,5 % en 2002, de 0,8 % en 2003 et de 1,0 % en 2004. La proportion d’employés ayant refusé le TCT à l’évaluation était de 7,1 % en 1999, de 0,1 % en 2002, de 0,0 % en 2003 et de 0,4 % en 2004. La proportion de résultats invalides était de 6,2 % en 2001, de 4,5 % en 2002, de 19,2 % en 2003 et de 17,7 % en 2004.

À l’échelle régionale, la proportion la plus forte de résultats positifs (Annexe F, Tableau F.3) a été enregistrée au Québec pour la période de 2002 à 2004 (3,8 %, 3,4 % et 3,2 % respectivement). La plus forte proportion de résultats invalides en 2002 était dans l’Atlantique (11,6 %) ainsi que dans le Pacifique en 2003 (48,2 %) et en 2004 (54,2 %). Pour la période de 2002 à 2004, le nombre de refus était de zéro dans la région du Québec, dans la région de l’Ontario et dans la région du Pacifique; ailleurs, tant dans la région de l’Atlantique que dans celle des Prairies, un refus a été signalé en 2002 (0,2 % dans les deux cas) dans chaque région. Aucune région n’a eu de refus en 2003. La région de l’Atlantique a déclaré 4 refus (0,7 %) et la région des Prairies un refus (0,2 %) en 2004.

Figure 6.2 : Résultats choisis : Évaluation non positive continue des employés, 1998–2004
Figure 6.2

Sujets chez qui un virage s’est effectué et taux de conversion – Employés

L’analyse des antécédents de TCT chez les employés ayant obtenu des résultats positifs à l’Évaluation non positive continue permet d’estimer le taux de conversion (voir le Glossaire pour une définition). Le Tableau 6.3 indique, pour 2002–2004, le nombre d’employés ayant obtenu de nouveaux résultats positifs au TCT, le nombre d’employés ayant obtenu une évaluation négative antérieure documentée (un sujet pour qui un virage s’est vraiment effectué), le nombre d’employés affichant un résultat antérieur valide (le nombre total de sujets affichant présentement un résultat positif ou non positif qui avait auparavant obtenu un résultat non positif valide), et le taux de conversion estimatif pour 2002–2004. Le nombre d’employés pour qui un virage s’est vraiment effectué était de 3 en 2002, et de 7 en 2003 et en 2004.

La Figure 6.3 indique le nombre de sujets pour qui un virage s’est vraiment effectué et le taux de conversion estimatif chez les employés pour 1998–2004. Ces données montrent que le taux de conversion chez les employés était de 0,28 % en 2002, de 0,45 % en 2003 et de 0,68 % en 2004.

Tableau 6.3 : Nouveaux résultats positifs au TCT chez les employés, sujets pour qui un virage s’est effectué et taux de conversion, 2002–2004
  2002 2003 2004
Nouveaux résultats positifs 22 16 13
Nombre ayant des résultats non positifs antérieurs 3 7 7
Nombre ayant des résultats valides 1 072 1 544 1 033
Taux de conversion 0,28 % 0,45 % 0,68 %
Figure 6.3 : Employés pour qui un virage s’est vraiment effectué et taux de conversion au TCT, 1998–2004
Figure 6.3

*Puisqu’il n’y avait pas de surveillance systématique de la tuberculose avant 1998, la base de données du SDT renferme des dossiers ponctuels et sporadiques sur les évaluations effectuées avant cette année-là. C’est donc dire que le taux de conversion pour 1998 représente tout simplement la proportion de résultats positifs à l’évaluation non positive continue.

Évaluations positives continues – Employés

Le Tableau 6.4 indique le nombre total d’évaluations positives continues enregistrées chez les employés selon la région et selon l’année. En 1998, 419 évaluations ont été signalées; 193 en 2002, 169 en 2003 et 157 en 2004. Le nombre de rapports provenant du Québec était de 107 en 1998, mais seulement 2 évaluations ont été déclarées entre 1999 et 2004. En Ontario, il y en a eu 203 en 1998, mais seulement 6 en 2002, 1 en 2003 et 6 en 2004. Le nombre le plus élevé de rapports pour 2002–2004 a été enregistré dans la région des Prairies (118, 82 et 95 respectivement) et dans la région du Pacifique (40, 54 et 22 respectivement).

Tableau 6.4 : Nombre d’évaluations non positives au TCT continues1 chez les employés selon la région, 1998–2004
Région 1998 1999 2000 2001 2002 2003 2004
Atlantique 25 21 18 17 17 16 17
Québec 107 1 0 0 0 0 1
Ontario 203 89 37 24 6 1 6
Prairies 81 172 173 83 118 82 96
Pacifique 3 97 78 69 40 54 22
Inconnue 0 1 2 3 12 16 15
Canada 419 381 308 196 193 169 157

1Pour les sujets dont le résultat positif au TCT est déjà connu (ce qui comprend le dépistage des symptômes et des risques, les radiographies pulmonaires et les renvois à des spécialistes au besoin).

Tuberculose-infection latente – Employés

La proportion globale d’employés considérés comme étant infectés par le Mycobacterium tuberculosis se calcule en ajoutant le nombre d’employés ayant obtenu de nouveaux résultats positifs au TCT au cours d’une année au nombre de ceux déjà considérés comme ayant la TBIL selon l’évaluation positive continue. La répartition régionale de la TBIL par âge, selon l’origine et selon le sexe pour 2002–2004 figure à l’Annexe F (Tableau F.4, F.5 et F.6 respectivement).

La Figure 6.4 démontre la proportion d’employés considérés infectés par la TBIL par région en 1998–2004. La proportion globale d’employés considérés comme ayant une TBIL était de 9,3 % en 2002, de 7,1 % en 2003 et de 8,2 % en 2004. La région affichant la plus forte proportion d’employés ayant une TBIL était celle des Prairies au cours de 2002–2004 (19,5 %, 14,4 % et 16,0 % respectivement), suivie du Québec en 2002 (9,5 %) et en 2003 (9,6 %) et du Pacifique en 2004 (6,8 %). La région ayant la plus faible proportion de cas de TBIL était celle de l’Atlantique en 2002 (3,4 %), de l’Ontario en 2003 (0,4 %) et du Québec en 2004 (3,2 %).

Tuberculose-infection latente par groupe d’âge

La proportion d’employés que l’on pense être atteints d’une TBIL augmente avec l’âge (Annexe F, Tableau F.4). En 2004, la proportion de TBIL était de 0,0 %, de 2,4 %, de 4,2 %, de 10,8 %, de 13,8 % et de 22,2 % respectivement pour les groupes de 17 à19 ans, de 20 à 29 ans, de 30 à 39 ans, de 40 à 49 ans, de 50 à 59 ans et de 60 ans et plus.

Tuberculose-infection latente selon l’origine

La Figure 6.5 illustre la proportion d’employés ayant la TBIL selon l’origine pour 1998–2004. Parmi les employés nés au Canada et non autochtones, le taux de TBIL était de 4,6 % en 2002, de 5,2 % en 2003 et de 3,8 % en 2004. Chez les Autochtones, la proportion ayant la TBIL était de 4,8 % en 2002, de 11,2 % en 2003 et de 8,9 % en 2004; enfin, chez les employés nés à l’étranger la proportion que l’on soupçonnait atteintes de TBIL était de 10,6 % en 2002, de 8,1 % en 2003 et de 11,4 % en 2004.

Figure 6.4 : Tuberculose-infection (TBIL) chez les employés selon la région, 1998–2004
Figure 6.4

L’analyse de l’Annexe F, Tableau F.5 permet de constater des différences régionales dans les proportions, et ce, pour l’ensemble des régions. Parmi les employés nés à l’étranger, les taux les plus élevés ont été observés dans la région du Québec en 2002 (29,4 % et en 2003 (14,8 %), et dans la région des Prairies en 2004 (14,9 %). Chez les employés autochtones, les plus fortes proportions ont aussi été observées dans la région du Québec en 2002 (33,3 %) et en 2003 (22,2 %), ainsi que dans la région de l’Atlantique en 2004 (16,7 %). Enfin, chez les employés nés au Canada et non autochtones, la proportion la plus élevée de personnes que l’on pensait atteintes de TBIL a été enregistrée dans la région du Québec en 2002 (9,3 %) et en 2003 (11,1 %), et dans la région des Prairies en 2004 (7,2 %).

Tuberculose-infection latente selon le sexe

La Figure 6.6 indique la proportion de TBIL selon le sexe chez les employés entre 1998 et 2004. Chez les hommes, la proportion de TBIL était de 6,4 % en 2001, de 8,4 % en 2002, de 7,2 % en 2003 et de 7,3 % en 2004. Chez les femmes, la proportion d’employés atteints de la TBIL était de 6,5 % en 2001, de 8,1 % en 2002, de 5,9 % en 2003 et de 7,9 % en 2004.

Un examen de l’Annexe F, Tableau F.6 permet de constater des différences régionales entre les taux de TBIL entre les sexes chez les employés. La plus forte proportion de TBIL chez les hommes a été observée dans la région des Prairies en 2002 (16,6 %) en 2003 (12,5 %) et en 2004 (13,6 %). Dans le même ordre chez les femmes, la plus forte proportion atteinte de TBIL a été constatée dans la région des Prairies durant la période allant de 2002 à 2004 (18,9 %, 15,0 % et 15,7 % respectivement).

Dépistage des facteurs de risque et des symptômes – Employés

Les résultats du dépistage par la liste de contrôle des facteurs de risque et des symptômes pour 2002–2004 figurent à Annexe F, dans les Tableaux F7.i, F7.ii et F7.iii respectivement. Les facteurs de risque compris dans le dépistage correspondent aux risques liés à l’évolution vers la tuberculose active, et ne sont pas nécessairement des facteurs de risque liés à l’acquisition de l’infection tuberculeuse.

Dans l’ensemble, le facteur de risque le plus fréquemment déclaré était le contact avec un cas de TB en 2002 (2,0 %) en 2003 (7,3 %) et en 2004 (2,9 %). Ce facteur était suivi par le VIH/sida en 2002 (1,9 %), de la consommation de stéroïdes et du VIH/sida en 2003 (1,2 %), et encore de la consommation de stéroïdes en 2004 (1,4 %). Parmi les employés ayant obtenu des résultats positifs au TCT, le facteur de risque le plus communément déclaré en 2002 était des antécédents de consommation de drogues injectables (4,0 %) et le contact avec un cas de TB (3,6 %), en 2003, il s’agissait du contact avec un cas de TB (12,8 %) et le VIH/sida (3,0 %) et en 2004, le contact avec un cas de TB et la consommation de drogues injectables (3,0 %).

Figure 6.5 : Tuberculose-infection latente chez les employés selon l’origine 1998–2004
figure6-5.eps

Dans l’ensemble, en 2002, les symptômes les plus fréquents étaient la fatigue (3,3 %), l’expectoration (2,2 %) et l’enrouement (2,1 %). Parmi les employés ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2002, les symptômes le plus fréquemment déclarés étaient la fatigue (6,8 %), l’expectoration (5,4 %) et les sueurs nocturnes (3,2 %). En 2003, les symptômes les plus communément déclarés étaient la fatigue (3,4 %), l’expectoration (2,5 %) et l’enrouement (2,4 %). Chez ceux ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2003, les symptômes les plus communs étaient la fatigue (4,7 %), les sueurs nocturnes (4,3 %) et l’expectoration (3,8 %). En 2004, les symptômesles plus fréquemment signalés étaient la fatigue (2,9 %), l’expectoration (2,6 %) et l’enrouement (2,1 %). Chez ceux ayant obtenu des résultats positifs au TCT en 2004, les symptômes le plus souvent déclarés étaient la fatigue (8,1 %), l’expectoration (6,1 %) ainsi que l’enrouement (5,6 %) et les douleurs à la poitrine (5,1 %).

Figure 6.6 : Tuberculose-infection latente chez les employés selon le sexe, 1998–2004
figure6-6.eps

7. Traitement d’entretien à la méthadone

L’entretien à la méthadone a été reconnu comme une option de rechange efficace pour le traitement et la prise en charge des toxicomanies opiacées, y compris l’opium, l’héroïne et la morphine (Martin 2003). Il a été montré que les programmes d’entretien à la méthadone offerts dans les prisons, de concert avec les programmes communautaires, sont associés à un risque réduit d’infection au VHC (Dolan 2005). Depuis 2000, les détenus admis au SCC et suivant un traitement d’entretien à la méthadone dans le cadre d’un programme communautaire poursuivent leur traitement une fois incarcérés. Depuis 2002, le SCC a mis en place un programme qui permet aux délinquants admissibles en sevrage de commencer un traitement à la méthadone dans les pénitenciers fédéraux (SCC, 2003).

Durant les années 2000 et 2001, la déclaration mensuelle des données sur le programme de traitement d’entretien à la méthadone se faisait par le truchement des cahiers de travail du SSMI et comprenait le nombre de détenus suivant le traitement d’entretien à la méthadone9 ainsi que le nombre de détenus se trouvant dans des circonstances exceptionnelles. Ces données étaient combinées pour un mois donné, et un nombre mensuel moyen de détenus suivant le traitement d’entretien à la méthadone était calculé. En 2002, la méthode a été modifiée et un nombre mensuel total de détenus suivant un traitement d’entretien à la méthadone a été déclaré; de ces données, un nombre mensuel moyen a été établi. En 2004, la déclaration des données sur le traitement d’entretien à la méthadone a été retirée des cahiers de travail du SSMI, et ces données sont maintenant compilées de façon distincte.

La Figure 7.1 indique le nombre mensuel moyen de détenus suivant le traitement d’entretien à la méthadone pour la période de 2000 à 2003. La région du Pacifique a systématiquement enregistré le nombre le plus élevé de détenus suivant le traitement d’entretien à la méthadone (195 en 2003). Dans l’ensemble, le nombre mensuel moyen de détenus suivant ce traitement au SCC a augmenté de façon soutenue de 2000 (238) à 2003 (467).

Figure 7.1 : Nombre mensuel moyen de détenus du SCC suivant le traitement d’entretien à la méthadone, selon la région, 2000–2003
Figure 7.1

4 Un nouveau diagnostic n’est pas synonyme d’une nouvelle infection – il se peut qu’une personne ait été infectée il y a un certain temps, et qu’elle ne soit pas au courant de son statut. Afin d’établir un délai pour la séroconversion, il faut disposer de données sur des test négatifs antérieurs.

5 Veuillez prendre note qu’en raison des écarts de données attribuables à l’accumulation de transfèrements et des mises en liberté, les données de la fin d’une année ne correspondent pas exactement aux données du début de l’année suivante. Le SSMI n’est pas informatisé parce que la plupart des données proviennent de listes des établissements et sont vérifiées par l’infirmière spécialisée en maladies infectieuses, ce qui s’ajoute aux ressources et à l’intensité du système de surveillance.

6 Veuillez prendre note qu’en raison des écarts de données attribuables à l’accumulation de transfèrements et des mises en liberté, les données de la fin d’une année ne correspondent pas exactement aux données du début de l’année suivante. Le SSMI n’est pas informatisé parce que la plupart des données proviennent de listes des établissements et sont vérifiées par l’infirmière spécialisée en maladies infectieuses, ce qui s’ajoute aux ressources et à l’intensité du système de surveillance.

7 Il faut administrer de deux (Vaqta) à trois doses de chaque vaccin pour conférer l’immunité; les données présentées dans la Figure 3.1 représentent le nombre de détenus couverts en fonction du nombre de doses commandées.

8 La TBIL se traite habituellement en prenant de l’isoniazide pendant neuf mois. Toutefois, le regime thérapeutique de chaque patient est determiné au cas par cas par le médecin de l’établissement (SCC, 2004a).

9 Comprend les détenus nouvellement admis qui suivent déjà un traitement d’entretien à la méthadone dans la collectivité ainsi que les détenus qui ont amorcé la thérapie.