
Message du ministre L’équipe de production d’Entre Nous a eu récemment l’occasion d’interviewer le nouveau ministre de la Sécurité publique responsable du Service correctionnel du Canada, l’honorable Stockwell Day. Très occupé depuis son assermentation qui a eu lieu le 6 février dernier, M. Day a tout de même pris le temps de répondre à nos questions. Nous l’en remercions, au nom de tous les lecteurs d’Entre Nous.
Q : Monsieur Day, depuis que vous êtes ministre fédéral de la Sécurité publique, y a-t-il des choses qui vous ont frappé ?
Oui, deux choses. D’abord, l’ampleur des différentes organisations qui relèvent de la Sécurité publique et qui me rendent compte, y compris le SCC, est stupéfiante. Ensuite, j’ai été profondément impressionné par le dévouement de toutes ces personnes qui travaillent à assurer la sécurité des Canadiennes et des Canadiens. Je veux profiter de cette occasion pour dire aux employés du SCC partout au pays, aux 16 000 d’entre vous, que j’apprécie véritablement ce que vous faites pour la protection des Canadiennes et des Canadiens, et que je sais que votre travail est très exigeant. La plupart des Canadiennes et des Canadiens ne sont pas conscients de la nature sérieuse des tâches accomplies chaque jour et chaque nuit par les employés du SCC qui travaillent à assurer notre sécurité.
J’ai visité l’Établissement Bowden lorsque j’étais membre de l’Assemblée législative de l’Alberta, mais je n’ai pas eu l’occasion d’en visiter d’autres. Depuis mon assermentation comme ministre de la Sécurité publique le mois dernier, j’ai pu visiter plusieurs établissements, notamment le Pénitencier de Kingston, plusieurs établissements situés à Abbotsford, l’Établissement William Head à Victoria et, récemment, l’Établissement Nova. Chacun d’eux est bien différent ! Je suis en période d’apprentissage, mais je commence à avoir une bonne idée des différences qui caractérisent ces derniers ainsi que leurs programmes, les services offerts et les résultats auxquels on s’attend.
Je veux également voir, et en apprendre davantage sur, les activités du SCC qui se déroulent dans la collectivité, en particulier dans les bureaux de libération conditionnelle et les centres correctionnels communautaires.
Je suis très impressionné par le fait que plus de 7 000 bénévoles canadiens soutiennent le SCC dans les collectivités et les établissements et participent aussi au sein des nombreux comités consultatifs de citoyens et à d’autres organisations. Cet appui nous permet de modeler une approche correctionnelle judicieuse.
Q : Après avoir visité des établissements du SCC, vous avez mentionné qu’il était important de réduire le taux de récidive, plus particulièrement le taux de récidive avec violence. Pourriez-vous élaborer sur le sujet ?
Comme vous le savez, le premier ministre Harper a établi cinq priorités pour le nouveau gouvernement fédéral. Le discours du Trône qui sera prononcé au début du mois d’avril fournira plus de détails quant à l’orientation que prendra le gouvernement, mais nous savons déjà que le SCC aura un rôle très important à jouer pour donner suite à une priorité, celle de « protéger les familles et les collectivités canadiennes en renforçant le système de justice ».
Les Canadiennes et les Canadiens ont été clairs à ce sujet. Ils se disent très préoccupés par la question de la récidive, tout particulièrement la récidive avec violence, parce qu’ils veulent se sentir en sécurité chez eux et dans leurs collectivités. Ils veulent avoir la certitude que les délinquants qui sortent des établissements ne vont pas causer de tort. Je tiens particulièrement à travailler avec le SCC pour que l’on réduise le taux de récidive avec violence.
Q : Prévoyez-vous des changements fondamentaux à la Mission du SCC ?
Je ne prévois pas de changements fondamentaux. Je sais que les employés du SCC sont guidés par cette Mission, qui demeure fondamentalement très valable depuis sa signature en 1989.
Les Canadiennes et les Canadiens sont maintenant plus exigeants : ils veulent se sentir en sécurité dans leur collectivité. C’est pour cette raison que j’ai demandé que l’on ajoute dans la Mission certains termes qui illustrent avec précision la contribution du SCC à la sécurité publique. Je veux quand même que vous sachiez que les éléments fondamentaux de la Mission me conviennent, notamment lorsqu’on met l’accent sur la protection « en incitant activement et en aidant les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois, tout en exerçant sur eux un contrôle raisonnable, sûr, sécuritaire et humain ».
Q : Le SCC est en train d’élaborer des priorités stratégiques pour aider le gouvernement à atteindre des résultats concrets en matière de sécurité publique. Pourriez-vous nous parler de l’orientation que vous souhaitez donner au SCC ?
Comme je l’ai mentionné précédemment, une des grandes priorités de notre gouvernement est de renforcer le système de justice, et le SCC aura un rôle déterminant à jouer pour que l’on puisse atteindre des résultats. Les quatre domaines prioritaires dont nous avons discuté, le commissaire Keith Coulter et moi-même, et que nous continuons d’examiner, semblent bien s’adapter à cet objectif.
La transition en toute sécurité des délinquants dans la collectivité est certainement un domaine que nous pouvons et devons améliorer de façon continue. En nous concentrant sur la sécurité du personnel et des délinquants, nous poursuivons l’objectif de réduire les comportements violents dans les établissements fédéraux et de diminuer la présence de drogues illicites aussi. Je crois que nous devons également atteindre de meilleurs résultats concernant les Autochtones et les délinquants ayant des besoins en matière de santé mentale.
C’est pour cela que j’ai demandé au commissaire que le plan d’activités du SCC pour le prochain exercice mette l’accent sur l’obtention de résultats concrets en matière de sécurité publique dans les domaines clés. Je vais travailler avec lui à déterminer où se trouvent les lacunes, y compris celles qui sont attribuables à un manque de ressources, pour que nous puissions continuer de renforcer notre approche des services correctionnels au fil du temps.
J’apprécie le contact personnel que j’ai avec les employés de première ligne. Je veux qu’on trouve des solutions à leurs préoccupations professionnelle et sécuritaire. Tout comme tous les employés dévoués du SCC, ils sont là pour nous. Je veux être là pour eux. ♦