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Entre nous

VOL. 33, No 2

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Comprendre
les tendances
Par Jackie Kennedy, conseillère en communications

Vous êtes-vous déjà demandé combien de personnes travaillent au SCC? Ce nombre est-il croissant ou décroissant? Quelle est la représentativité de l’effectif du SCC par rapport à la population canadienne? Quels groupes professionnels seront les plus touchés par les départs à la retraite au cours des prochaines années?

Grâce au travail novateur du Secteur de la gestion des ressources humaines du SCC, il suffit d’un coup de fil ou d’un seul clic pour obtenir les réponses à ces questions, et à bien d’autres. Selon Martin Devenport, directeur, Gestion de l’information, ce type de renseignements est très utile aux gestionnaires et aux superviseurs pour leur permettre de planifier les besoins en ressources humaines et de prendre de meilleures décisions, et des décisions plus éclairées.

« Nos analyses de l’effectif constituent un outil important que les gestionnaires de l’ensemble de l’organisation peuvent utiliser pour mieux comprendre les besoins de dotation immédiats et à plus long terme », a déclaré M. Devenport. « Grâce à ces renseignements, les gestionnaires sont mieux à même d’établir l’ordre des priorités et d’élaborer de solides plans d’action pour répondre à leurs besoins les plus pressants en ressources humaines. »

Voici quelques tendances et faits plus récents concernant l’effectif du SCC, en date du 31 décembre 2008.

  • Le SCC compte 17 257 employés actifs.
  • Les agents de correction, qui composent le groupe Services correctionnels (CX), constituent le plus grand groupe professionnel et représentent 40,5 % de tous les employés du SCC nommés pour une période indéterminée.
  • Parmi les autres grandes catégories professionnelles, mentionnons :
    • Programmes de bien-être social (WP), à 14,8 %;
    • Commis aux écritures et règlements (CR), à 11,5 %;
    • Services administratifs (AS), à 9,7 %;
    • Services généraux (GS), à 5,0 %;
    • Manœuvres et hommes de métier (GL), à 4,9 %;
    • Sciences infirmières (NU), à 4,9 %;
    • Systèmes d’ordinateurs (CS), à 2,5 %;
    • Psychologie (PS), à 1,8 %;
    • Gestion financière (FI), à 1,3 %.

Répartition des employés par région

(en date du 31 décembre 2008) :

L'article est accompagné d'un diagramme à secteurs, expliquant la répartition des employés par région, qui s'établit comme suit : 22,7 % de l'effectif du SCC travaille dans la région du Québec; 22,2 % dans la région des Prairies; 22 % dans la région de l'Ontario; 14,3 % dans la région du Pacifique; 11,3 % dans la région de l'Atlantique et 7,4 % à l'administration centrale, à Ottawa. Un second graphique montre la répartition des employés du SCC par établissement, qui s'établit comme suit : 143 employés travaillent dans les centres correctionnels communautaires; 883 dans les établissements pour femmes; 2 770 à l'administration centrale et dans les administrations régionales; 1 809 dans les établissements à niveaux de sécurité multiples pour hommes; 3 056 dans les établissements à sécurité maximale pour hommes; 5 604 dans les établissements à sécurité moyenne pour hommes; 1 757 dans les établissements à sécurité minimale pour hommes et 1 235 dans les bureaux de libération conditionnelle. Au total, le SCC compte 17 257 employés. Cette page contient aussi une photo de deux employées du SCC, Mmes Natalie Maltais et Janice Richard, qui témoignent des raisons pour lesquelles elles aiment travailler au SCC.

Répartition par établissement

TYPE D’ÉTABLISSEMENT TOTAL
Centres correctionnels communautaires 143
Établissements pour femmes 883
Administrations centrale et régionales 2 770
Établissements à niveaux de sécurité multiples pour hommes 1 809
Établissements à sécurité maximale pour hommes 3 056
Établissements à sécurité moyenne pour hommes 5 604
Établissements à sécurité minimale pour hommes 1 757
Bureaux de libération conditionnelle 1 235
Total 17 257

Un effectif représentatif

Le SCC est très représentatif de la population canadienne. En fait, l’effectif de trois des quatre groupes visés par l’équité en matière d’emploi, c’est-à-dire les femmes, les peuples autochtones et les membres des minorités visibles, a augmenté et dépasse les estimations de la disponibilité au sein de la population active de 2007, soit la proportion de la population canadienne dans chaque groupe qui est disponible dans la main-d’œuvre au sens plus large. Le groupe des personnes handicapées a connu une diminution (il est passé de 5,2 % à 3,4 %) et il est inférieur à l’estimation de la disponibilité au sein de la population active de 2007, qui se chiffrait à 4,1 %.

Autres tendances clés concernant l’effectif

Une étude réalisée en septembre 2008 a permis d’examiner les tendances concernant la retraite des employés du SCC. Voici quelques-unes des conclusions clés formulées dans cette étude :

  • entre le 1er avril 1998 et le 31 mars 2008, il y a eu une augmentation de 37,6 % de l’effectif;
  • le nombre d’employés du SCC qui devraient prendre leur retraite
    au cours des prochaines années est comparable à celui des autres organismes gouvernementaux;
  • toutefois, un des principaux défis pour le SCC est que 50 % des
    membres de son groupe EX prendront probablement leur retraite
    au cours des six prochaines années. Sur les 164 membres de la
    direction du SCC, 60 % ont un rôle opérationnel clé en tant que
    directeurs d’établissement et directeurs de district. Par conséquent,
    le SCC a concentré ses efforts sur la préparation et le mentorat de
    ses futurs dirigeants.
Témoignages
L'article est accompagné dune image de personnes formant l'effectif du SCC et d'une photo d'un employé du SCC, M.M. Fabrice Choquet, qui témoigne des raisons pour lesquelles il aime travailler au SCC.
Fabrice Choquet
psychologue à l'Établissement de La Macaza, région du Québec

RÉGION DU QUÉBEC

Je viens tout juste d'entrer en fonction au Service correctionnel du Canada (SCC) en novembre 2008 à titre de psychologue en établissement. Ayant été travailleur autonome pendant 12 ans, je recherchais un emploi plus stable au sein d'une équipe stimulante.

Depuis mon arrivée au SCC, j'apprécie notamment le fait de faire partie d'une équipe stimulante, dont les membres viennent d'horizons professionnels très variés, ce qui permet des discussions enrichissantes. Jusqu'à présent, je dirais que mon travail correspond à mes aspirations professionnelles car le suivi thérapeutique que je fais maintenant auprès des détenus m'intéresse particulièrement.

J'ai été étonné de constater à quel point le suivi psychologique des détenus puisse autant s'apparenter à ma pratique en privé, puisque la souffrance et la détresse psychologique demeurent similaires. C'est donc avec fierté que je compte contribuer à l'amélioration de la santé mentale des détenus.



Natalie Maltais, coordonnatrice du Programme des langues officielles et des ressources humaines, administration régionale de l'Atlantique
Natalie Maltais
coordonnatrice du Programme des langues officielles et des ressources humaines, administration régionale de l'Atlantique

RÉGION DE L'ATLANTIQUE

Pendant un certain temps, Natalie Maltais n'était pas certaine de la carrière qu'elle voulait entreprendre. Titulaire de deux maîtrises, la jeune femme originaire du Nouveau-Brunswick avait occupé quelques postes au sein de la fonction publique fédérale. Après avoir été enquêtrice sur les plaintes au Commissariat aux langues officielles, Natalie a trouvé le poste qui lui convenait : coordonnatrice du Programme des langues officielles et des ressources humaines à l'administration régionale de l'Atlantique du SCC.

« Quand j'ai accepté ce poste, je savais qu'il y aurait beaucoup de défis à relever, et c'est ce qui m'a stimulée », dit Natalie en souriant. Tous les jours sont différents et il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre », ajoute-t-elle.

Natalie, qui est bilingue et a fait des études en administration des affaires et en administration publique, connaît bien la législation canadienne sur les langues officielles, ce qui l'a aidée à comprendre la Loi sur les langues officielles, les règlements en constante évolution sur les ressources humaines et la multitude d'autres fonctions liées à son travail.

Natalie est aussi l'une des deux employés de la région de l'Atlantique du SCC à participer au projet Canada@150. Dans le cadre de ce projet, d'une durée d'un an, 150 jeunes fonctionnaires sont invités à déterminer et à examiner divers problèmes d'intérêt public auxquels le pays fait face et à proposer des solutions. Leur but est de définir ensemble la vision de ce que sera le Canada lorsqu'il fêtera son 150e anniversaire, en 2017.



Janice Richard, adjointe administrative, Collège régional du personnel de l'Atlantique
Janice Richard
adjointe administrative, Collège régional du personnel de l'Atlantique

Janice Richard travaille au SCC depuis 27 ans et elle adore son travail. « Les gens avec qui je travaille sont extraordinaires et nous avons un très bel esprit d'équipe », affirme l'adjointe administrative au Collège régional du personnel de la région de l'Atlantique du SCC.

Quand on insiste pour connaître la vraie raison pour laquelle elle est demeurée aussi longtemps au SCC, Janice nous révèle la vérité. « Nulle part ailleurs j'aurais pu avoir les avantages dont j'ai bénéficié et qui ont tellement contribué au bien-être de ma famille », avoue cette mère de trois enfants.

Janice ne fait toutefois pas référence aux soins médicaux et aux soins dentaires dont elle bénéficie. Ce sont les horaires variables et la sécurité d'emploi qui ont fait une différence pour elle et sa famille. Janice dit que ce sont ces facteurs qui font qu'elle a mis tout son cour à l'ouvrage à la maison et au bureau et qui lui ont permis d'atteindre un bel équilibre travail et vie personnelle.

« Ce qui rend ma carrière au SCC si précieuse pour moi, c'est qu'elle me permet de me consacrer totalement à ma famille et à mon travail, précise-t-elle. Je ne me sens jamais partagée entre les deux. »