
VOL. 33, No 2
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« Tout projet mené à bonne fin a toujours, à mi-parcours, l’allure d’une catastrophe. »
Par cette phrase célèbre, Rosabeth Moss Cantor voulait sans doute nous rappeler que, lorsque nos rêves et nos espoirs pour un nouveau projet commencent à s’effondrer et, bien avant de pouvoir célébrer les réussites, il y a l’entre-deux... où tout a habituellement l’allure d’une catastrophe.
À mi-parcours, dans un projet, les tâches quotidiennes à accomplir sont plus nombreuses que les séances de remue-méninges; il y a plus de nuits blanches que de matins clairs et plus d’erreurs que de moments de bonheur. Il est facile de se décourager, et c’est à ce stade que bon nombre de grands projets échouent.
C’est donc à mi-parcours qu’il est essentiel de demeurer, plus que jamais, concentrés sur l’objectif et de se rappeler pourquoi nous prenons part au projet. Il faut faire preuve de patience et de maîtrise de soi, écouter et agir, et aussi reconnaître que les grandes réalisations nécessitent toujours un énorme travail.
Au moment où le Service correctionnel du Canada est en pleine période de grands changements organisationnels en raison de son programme de transformation et du renouvellement de la fonction publique, comment pouvons-nous rendre le processus plus facile pour nous tous?
Témoignages
RÉGION DE L'ONTARIO Dre Denise Preston , psychologue certifiée, psychologue régionale En tant que psychologue régionale en chef en Ontario, je consacre une grande partie de mon temps aux activités de recrutement, qui consistent notamment à m'adresser au corps professoral et aux étudiants diplômés dans les universités. Voici ce que je leur dis sur les raisons qui m'ont incitée à demeurer au SCC pendant 19 ans. Premièrement, l'un des grands aspects attrayants du SCC est le fait que sa population de délinquants est la population la plus stimulante et la plus diversifiée qui soit sur le plan clinique. Il n'existe aucun autre milieu où les cliniciens ont la possibilité de traiter des pathologies d'une telle profondeur et d'une telle ampleur. Deuxièmement, le SCC offre un environnement de travail dynamique et stimulant. Dans certains établissements, on a l'impression de travailler dans une salle d'urgence, où on est obligé de prendre des décisions rapides, de trier les gens et de faire une brève, mais complète, évaluation de leur santé mentale afin de faire plusieurs recommandations urgentes. Troisièmement, le SCC offre beaucoup de possibilités de variété, de changement et d'avancement. Il existe en effet de nombreuses possibilités de travailler dans différents établissements, de participer à des projets, de faire partie de comités et de bénéficier de détachements ou d'affectations temporaires. Un autre aspect attrayant est le fait que le SCC est une organisation qui s'appuie sur la recherche et qui est dotée d'un cadre de politiques et de normes de pratique qui servent de directives et d'orientation, favorisent la prestation de soins uniformes à la grandeur de l'organisation et définissent clairement les rôles et les responsabilités. Enfin, il y a les gens. Le SCC regorge de personnes compétentes, dévouées, courageuses et gentilles, et je me sens privilégiée d'avoir travaillé avec un grand nombre d'entre elles. |