Service correctionnel du Canada
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Vol. 34, no 1

En tant qu’organisme, nous avons fait beaucoup de chemin en ce qui a trait à notre contribution à la sécurité publique, et il est important de se rappeler de quelle façon nous y sommes arrivés. Les souvenirs s’estompent, certes, mais la collection d’objets intéressants du Musée pénitentiaire du Canada nous empêchera d’oublier.

D’abord appelée Musée du Service canadien des pénitenciers, l’installation a officiellement ouvert ses portes en 1967 dans le cadre de la célébration du centenaire de la Confédération canadienne. Le Musée était initialement situé dans la remise du Collège du personnel du Service canadien des pénitenciers à Kingston.

Dave St. Onge, historien du Musée pénitentiaire du Service correctionnel du Canada (SCC), affirme qu’« au début, le Musée n’abritait qu’une petite collection d’objets interdits ayant été amassés par Bob Cunningham, surintendant du Collège, vers la fin des années 50 et au début des années 60. Ces objets avaient initialement été rassemblés afin de montrer aux nouveaux gardiens à quoi pouvaient ressembler ces objets interdits et à quoi ils pouvaient servir. »

Au cours des années qui ont suivi, d’autres objets sont venus s’ajouter à la collection, et de l’information au sujet du Musée s’est mise à circuler. En 1973, à la suite d’annonces présentées dans diverses publications, y compris dans le Discussion Magazine, le Musée a reçu plus de 100 objets et documents d’archives de la part de Byron Duffy, agent du personnel du Pénitencier de Dorchester au Nouveau-Brunswick, qui avait constitué cette collection entre 1952 et 1972.

« Nous avons reçu des objets historiques très intéressants liés à l’histoire du Pénitencier de Dorchester. M. Duffy avait même réussi à amasser des objets interdits et irréparables qu’on avait jetés, tout près, dans la rivière Memramcook », affirme Murray Millar, fondateur du Musée et ancien directeur du Collège du personnel de Kingston. « Parmi ces objets, on a trouvé un triangle de bois utilisé dans le passé pour le châtiment corporel. »

D’autres objets historiques nous sont parvenus, et au milieu des années 80, la salle d’exposition du Musée était devenue insuffisante. En conséquence, en 1985, le Musée a déménagé à Cedarhedge, l’ancienne résidence du directeur du Pénitencier de Kingston.

Tout comme l’avait fait l’ouverture officielle du Musée, ce déménagement a souligné une étape importante pour le SCC puisqu’il a coïncidé avec le 150e anniversaire du Pénitencier de Kingston. Le 1er juin 1985, dans le cadre des célébrations, le bâtiment a officiellement ouvert en tant que Musée du Service correctionnel du Canada, appellation conservée jusqu’au début des années 2000.

« Depuis 2002, le Musée est communément appelé Musée pénitentiaire du Canada », dit M. St. Onge. « Le changement a aussi été effectué pour faire connaître notre mandat à la population et afin de souligner le fait que le Musée est le seul au Canada consacré à la préservation et à l’interprétation de l’histoire des pénitenciers fédéraux du Canada. »

On trouve aujourd’hui au Musée une fascinante collection d’objets liés à tous les aspects de l’histoire des services correctionnels canadiens. Les armes interdites et les accessoires d’évasion qui y sont exposés représentent l’ingéniosité et la débrouillardise dont faisaient preuve les détenus à l’époque. Le matériel de châtiment et de contrainte d’une autre époque donne un aperçu des méthodes utilisées dans le passé pour maintenir l’ordre et la discipline dans les établissements du SCC. Puis, tous les objets d’artisanat témoignent du côté artistique des détenus.

La prochaine fois que vous visiterez la région de Kingston, ne manquez pas de visiter le Musée et de jeter par vous-même un coup d’œil à l’histoire du SCC.

  1. L’objet le plus vieux – Un exemplaire original du rapport d’inspection des prisons de l’Angleterre et du pays de Gales rédigé par John Howard en 1784.
  2. La plus récente acquisition – Un lit en acajou fabriqué en 1868 à l’atelier d’armoires du Pénitencier de Kingston. Le contrat de vente y était même inclus!
  3. L’objet qui suscite le plus l’intérêt – Probablement les supports ayant servi à l’évasion de J. Caddedu de l’Établissement de Millhaven en 1980.
  4. L’objet préféré de Dave – La toile peinte par le détenu Augustus Krüger intitulée : The Penitentiary Guard (le gardien du pénitencier) [1873].
  5. Nombre de visiteurs l’an passé – 23,000
  6. Des objets intéressants datant de 1979 – Le document original signé par la reine Élisabeth II signifiant son approbation du nouveau dessin de l’insigne du SCC, le premier échantillon de l’insigne du SCC et l’uniforme de cérémonie n° 1 du commissaire Yeomans.
Dave St.Onge, conservateur du Musée du SCC

Dave St.Onge, conservateur du Musée du SCC, dans une salle d’exposition du Musée remplie d’objets de collection. Le Musée a accueilli des milliers de visiteurs qui s’intéressent au milieu pénitentiaire depuis son ouverture en 1967.