Je suis heureux de présenter ce nouveau numéro d’Entre Nous, qui souligne les nombreux accomplissements du Service correctionnel du Canada (SCC) dans le domaine des programmes correctionnels.
Les membres du personnel du SCC peuvent être fiers de leur organisation qui jouit depuis longtemps d’une excellente réputation en ce qui concerne l’élaboration et la prestation de programmes correctionnels. Nos programmes reposent sur des données probantes, et il a été prouvé qu’ils aident les délinquants à modifier les comportements qui contribuent à leurs activités criminelles.
Durant ma carrière au SCC, j’ai moi-même constaté les effets que peuvent avoir des programmes correctionnels efficacla vie des sur ’un délinquant et, du même coup, sur la sécurité publique.
Que ce soit lorsqu’ils aident un délinquant à surmonter sa dépendance, à gérer sa colère de manière non violente ou à s’attaquer aux facteurs de risque qui sous tendent ses comportements sexuels nuisibles, notre personnel qui offre ces programmes s’appuient sur les plus récentes recherches pour aider les délinquants à devenir des citoyens respectueux des lois.
Il s’agit d’un travail ardu qui exige de la patience, de la persévérance ainsi qu’une foi inébranlable dans la capacité de changement des délinquants. Le travail des agents de programmes correctionnels constitue un apport précieux au renforcement de la sécurité publique, et, à titre de commissaire, je suis fier du dévouement et du professionnalisme qu’ils manifestent quotidiennement. C’est grâce à leur excellent travail que des services correctionnels de partout dans le monde font appel au SCC pour obtenir des conseils et de l’orientation concernant la réadaptation et les programmes correctionnels efficaces.
Après avoir été, pendant près de 30 années, un pionnier dans le domaine des programmes correctionnels, le SCC s’apprête maintenant à écrire son plus récent chapitre en matière d’élaboration et de prestation de programmes grâce au lancement du Modèle de programme correctionnel intégré (MPCI).
Comme il en a été question dans des numéros antérieurs d’Entre Nous, le MPCI met à profit les aspects les plus réussis des programmes existants du SCC tout en incorporant les innovations les plus prometteuses des recherches sur les programmes correctionnels. Le projet pilote du MPCI a été mis en œuvre dans la région du Pacifique en janvier 2010.
Le MPCI est conçu de manière à permettre aux délinquants d’accéder aux programmes beaucoup plus tôt pendant leur peine, soit à l’étape de l’admission. En outre, il sera offert selon une approche modulaire, ce qui permettra à un plus grand nombre de délinquants de participer aux programmes de façon continue. Il va sans dire que nous suivons de près l’évolution du projet pilote; nous évaluerons les succès remportés de même que les difficultés éprouvées et apporterons les changements nécessaires.
Il s’agit d’un projet ambitieux, mais je suis enhardi par l’engagement des employés du SCC à améliorer continuellement la façon dont nous offrons des programmes correctionnels. J’estime que cet engagement nous permettra ultimement de mieux répondre aux besoins des délinquants dont nous avons la charge et la garde au cours des années qui viennent.
Dans le cadre de son Programme de transformation, le SCC est en train de simplifier les évaluations initiales et les processus de gestion des cas ainsi que de maximiser la capacité actuelle des programmes afin de les rendre plus accessibles aux délinquants qui en ont besoin pour atteindre les objectifs de leur plan correctionnel. Une grande partie de ces efforts réside dans l’élaboration du MPCI. Néanmoins, ce dernier n’est offert pour le moment que dans la région du Pacifique; il nous faut donc aussi souligner les efforts déployés dans le reste du pays pour mettre le plus à profit les programmes existants et ainsi mieux aider les délinquants à réussir leur réinsertion sociale.
J’espère que ce numéro d’Entre Nous rappellera à tous ceux et celles qui œuvrent dans l’élaboration et la prestation de programmes l’importance de leur contribution à l’organisation et à la sécurité publique.
J’encourage ceux et celles qui n’œuvrent pas dans ce domaine à prendre connaissance du présent numéro et à en apprendre davantage sur les programmes correctionnels, sur leurs réussites ainsi que sur les enjeux auxquels nous faisons maintenant face.