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Option vie (Life Line) : Rapport du groupe de travail sur les délinquants purgeant une peine de longue durée, Mise en oeuvre du concept

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Faire progresser le concept Life Line

La principale caractéristique qui définit le concept Life Line, c'est qu'il est fondé sur un partenariat égal entre le Service correctionnel du Canada, la Commission nationale des libérations conditionnelles et les défenseurs du concept Life Line non-gouvernementaux. D'ailleurs, ce partenariat se traduit dans le rôle et la composition du Groupe national de ressources Life Line. Par conséquent, toute expansion de l'une des trois composantes du concept Life Line nécessitera la création d'un important réseau d'organisations non gouvernementales, aux échelons national, régional et local. Voici les raisons qui expliquent la création d'un pareil réseau :

1. On doit retenir les services des intervenants accompagnateurs en vertu de contrats par l'entremise d'organisations communautaires non gouvernementales. Par conséquent, il est nécessaire de faire appel à des organisations dans un large éventail de collectivités au Canada.

2. La mise en place des ressources communautaires requises pour répondre aux besoins des délinquants, peu importe où ils se trouvent dans le cadre d'une mise en liberté sous condition, exige la participation de presque tous les organismes qui sont impliqués habituellement dans ce genre de travail. Pour ce faire, il faut aussi trouver des partenaires non traditionnels à l'échelle communautaire.

3. Le système correctionnel doit répondre aux besoins des divers groupes de délinquants. Pour ce faire, il est essentiel d'obtenir les conseils et l'aide d'organisations non gouvernementales qui représentent leurs intérêts. Il s'agit notamment d'organisations représentant les femmes, les Autochtones, les nouveaux arrivants et les Canadiens de diverses origines ethniques ou culturelles, ainsi que les organisations qui défendent les intérêts des victimes du SIDA/VIH et autres.

4. Le fait de connaître toujours mieux les types d'organisations non gouvernementales décrites ci-dessus et les opinions de celles-ci seront aussi très importants lors de l'élaboration de la troisième composante du concept Life Line, soit la sensibilisation du public.

Avec l'adoption par le Service correctionnel du Canada du concept Life Line comme un service officiel et de l'élaboration d'un plan subséquent permettant l'application ce concept, il est temps d'examiner et de mettre à jour le rôle et le mandat du Groupe national de ressources Life Line. Voici la liste des objectifs à long terme :

I. Chaque condamné à perpétuité incarcéré dans une prison canadienne doit pouvoir avoir recours aux services d'un intervenant accompagnateur.

II. Élaborer une série de normes et de lignes de conduite sur lesquelles reposeront l'examen et l'évaluation des programmes Life Line exécutés dans l'ensemble du pays.

III. Effectuer une étude officielle sur le rôle potentiel du condamné à perpétuité en établissement, y compris l'accès aux programmes, à la formation, à l'emploi et au travail communautaire.

IV. Déterminer les éléments clés qui contribuent à l'évaluation efficace du risque que présente le délinquant.

V. Élaborer des trousses normalisées de formation et d'orientation pour tous les intervenants accompagnateurs.

VI. Élaborer et mettre en oeuvre une stratégie de communication visant à relever l'appréciation des programmes correctionnels efficaces pour les délinquants purgeant une peine de longue durée.

VII. Élaborer des ressources résidentielles et communautaires pour favoriser la réinsertion en collectivité des délinquants purgeant une peine de longue durée.

Tous ces objectifs n'ont pas été pleinement atteints; toutefois, il est vrai que les services Life Line sont en pleine expansion. Il devrait en découler un examen du rôle et du mandat généraux du Groupe.

Il est recommandé que le rôle et le mandat du Groupe national de ressources Life Line soient examinés dès maintenant.

Le Groupe national de ressources Life Line a été établi pour témoigner du partenariat qui est à la base même du concept. Par conséquent, lors de l'examen, il faudra tenir compte de l'opinion du Groupe de travail qui estime que la composition du Groupe nationale de ressources Life Line devrait refléter la nécessité d'étendre la partenariat à un éventail plus large d'organisations non gouvernementales. Dans une section précédente du présent rapport, on a traité de la nécessité de pouvoir compter sur des compétences reliées aux délinquants autochtones et aux délinquantes. De même, pour que le concept Life Line soit pleinement mis en oeuvre, il faudra pouvoir compter sur l'aide de toutes les régions du Canada.

Il est recommandé que le Groupe national de ressources :

  • possède des connaissances sur des condamnés à perpétuité, des délinquants purgeant des peines de longue durée et des groupes de délinquants précis, à tout le moins ceux des délinquants autochtones et des délinquantes;
  • reflète la diversité géographique, sociale, linguistique et culturelle du Canada; et
  • engage les organisations non gouvernementales nationales oeuvrant dans le milieu correctionnel.

Même si la portée de son mandat était limitée et que les délais étaient serrés, le Groupe de travail était conscient qu'il n'opérait pas en vase clos. Les membres du personnel, les délinquants et les gestionnaires dans l'ensemble du Service correctionnel du Canada, les membres du personnel et les commissaires de la Commission nationale des libérations conditionnelles, ainsi que les membres du personnel et les gestionnaires d'organisations non gouvernementales qui s'intéressent au système de justice travaillent tous les jours auprès des condamnés à perpétuité et des délinquants purgeant une peine de longue durée. Leurs connaissances, compétences, opinions et réponses détermineront l'orientation du concept Life Line. Ensemble, leur contribution déterminera également dans quelle mesure les trois composantes du concept seront mises en application de façon efficace et exhaustive. Par conséquent, les membres du Groupe de travail sont aussi d'avis qu'ils devraient avoir la possibilité de prendre connaissance le plus tôt possible du contenu du rapport et de formuler leurs commentaires à ce sujet.

Il est recommandé que le rapport final du Groupe de travail fasse l'objet d'une vaste diffusion au sein du Service correctionnel du Canada, de la Commission nationale des libérations conditionnelles et d'organisations non gouvernementales oeuvrant dans le système de justice pénale. Cette diffusion sera la première étape d'une vaste consultation visant à concevoir des interventions correctionnelles efficaces qui répondront aux besoins des condamnés à perpétuité et des délinquants purgeant une peine de longue durée dans les établissements et la collectivité.