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Les droits de la personne dans le milieu correctionnel
communautaire :
Rapport du Groupe de travail sur les droits de la personne
POINTS SAILLANTS
Le Groupe de travail sur les droits de la personne a constaté que :
- Dans lensemble, le système de libération conditionnelle du Canada respecte les
principes internationaux voulant quun délinquant ne soit incarcéré que dans le
cas où aucune autre solution nest possible et quil soit admissible à une
mise en liberté le plus tôt possible au cours de sa peine.
- Le SCC effectue un travail complexe en tenant compte à la fois des droits des
délinquants qui vivent dans la collectivité et des considérations relatives à la
sécurité du public.
- Le Service doit mettre en valeur le rôle de la collectivité dans les services
correctionnels afin de permettre aux Canadiens de comprendre que la sécurité du public
se trouve renforcée lorsque des organismes sociaux, des citoyens et des bénévoles
participent au processus de réinsertion sociale des délinquants.
- Deux grands critères relatifs aux droits de la personne doivent être respectés par le
SCC lors de la mise en uvre de mesures de surveillance des délinquants dans la
collectivité telles que des visites surprises à leur domicile et des vérifications
portant sur lemploi. Premièrement, la mesure de surveillance doit être raisonnable
et nécessaire, et deuxièmement, sa mise en uvre doit être conforme au principe
des mesures correctionnelles le moins restrictives possible.
- Le petit nombre de délinquantes vivant dans la collectivité crée des problèmes
particuliers en matière de droits de la personne, pour ce qui a trait à leur accès à
différents services de traitement, dhébergement, de counselling et de soins de
santé. Tandis que la solution la plus facile consisterait à les héberger dans des
établissements pour hommes, le rapport recommande que le SCC explore des solutions de
rechange, dont le placement dans une maison privée.
- Les délinquants dorigine autochtone, présents en nombre disproportionné au sein
du système correctionnel fédéral, ont des taux plus élevés de récidive et de
révocation de la libération conditionnelle et ils sont généralement mis en liberté
plus tard au cours de leur peine que les autres délinquants. Afin de mieux faire face aux
problèmes particuliers affrontés par les délinquants dorigine autochtones, le
Service devrait faire une meilleure utilisation des dispositions des articles 81 et 84 de
la LSCMLC, qui lui permettent de conclure des accords avec des collectivités autochtones
pour la prestation de programmes correctionnels en milieu communautaire à
lintention des délinquants dorigine autochtone.
- La mise en liberté de certains délinquants tôt au cours de leur peine, le processus
de consultation lors de linstallation de maisons de transition dans les
collectivités et leur incapacité de prendre la parole lors des audiences de la
Commission nationale des libérations conditionnelles constituent des sujets de
préoccupation pour les groupes de victimes. Le Service devrait informer davantage les
victimes de leurs droits et de la manière dont ces droits peuvent être exercés au
moment le plus opportun du processus dadministration des peines.
- Trois grandes questions liées aux droits de la personne préoccupent les employés du
SCC : les conditions de travail (par exemple, le nombre de cas, la sécurité personnelle
et le règlement juste et rapide des griefs), la clarté et la pertinence de la politique
du SCC en matière de harcèlement et la représentation accrue des minorités visibles au
sein des agents de libération conditionnelle.