Services correctionnels pour les Autochtones

Travaillons ensemble

Pavillon de ressourcement

Pavillons de ressourcement pour les délinquants autochtones sous responsabilité fédérale

INTRODUCTION

Au cours des cinq dernières années, le Service correctionnel du Canada (SCC) a implanté un nouveau concept pour les délinquants autochtones dans le système correctionnel fédéral. Il s'agit des « pavillons de ressourcement », qui offrent des services et des programmes adaptés à la culture des Autochtones, dans un environnement qui reflète leurs coutumes. Dans les pavillons de ressourcement, on répond aux besoins des délinquants autochtones purgeant une peine de ressort fédéral en leur donnant accès à des enseignements et à des cérémonies autochtones et en leur permettant d'avoir des rapports avec des Aînés et des enfants ainsi qu'une interaction avec la nature. L'approche appliquée repose sur une philosophie holistique; des programmes individualisés sont offerts dans un contexte d'interaction avec la collectivité, le but premier étant de préparer le délinquant à la mise en liberté. L'accent est mis sur le leadership spirituel et sur la valeur de l'expérience de vie des membres du personnel, qui servent de modèles.

Deux importantes considérations ont amené la création de pavillons de ressourcement. D'abord, les membres de la communauté autochtone s'inquiétaient beaucoup du fait que les programmes correctionnels courants ne donnaient pas de bons résultats auprès des délinquants autochtones. En outre, il y a un nombre très disproportionné d'Autochtones dans le système correctionnel du Canada. Alors que les Autochtones forment seulement 2,5 % de la population canadienne, ils représentent 17,8 % des détenus incarcérés dans les pénitenciers fédéraux, soit deux fois plus qu'en 1987. En Saskatchewan, par exemple, le taux d'incarcération est 35 fois plus élevé chez les Autochtones que dans l'ensemble de la population. Selon des estimations, ces chiffres sont en hausse.

Une étude de suivi récemment effectuée par le SCC auprès des délinquants autochtones admis au pavillon de ressourcement Okimaw Ohci, au centre Pê Sâkâstêw et au centre de ressourcement Stan Daniels a révélé un taux de récidive relativement peu élevé chez les délinquants autochtones sous responsabilité fédérale qu'accueillent les pavillons de ressourcement. Cela laisse déjà entrevoir l'incidence positive qu'a cette approche et, par ailleurs, montre que le SCC parvient plutôt bien à s'acquitter de son mandat, lequel consiste à assurer la réinsertion sociale des délinquants en toute sécurité.

LES PAVILLONS DE RESSOURCEMENT

Pavillon de ressourcement Okimaw Ohci pour femmes

En 1990, le Groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale a recommandé qu'un des cinq nouveaux établissements fédéraux régionaux dont la construction était prévue soit conçu expressément pour les femmes autochtones. Pavillon SpirituelLe concept de pavillon de ressourcement a été proposé par l'Association des femmes autochtones du Canada, et par d'anciens délinquants sous responsabilité fédérale, eux-mêmes autochtones, qui ont agi comme conseillers du SCC pour ce projet.

En août 1994 a débuté la construction du pavillon qui allait être géré par le SCC. En 1995, le pavillon de ressourcement Okimaw Ohci (dont le nom cri signifie « collines du tonnerre ») a accueilli ses premières résidantes. Il est situé sur le territoire de la Première nation de Nekaneet, dans le sud de la Saskatchewan. L'organisation du pavillon Okimaw Ohci est circulaire plutôt que hiérarchique, le centre du cercle étant occupé par les Iskewak (femmes en langue cri). La structure du bâtiment est également circulaire, à l'image de l'organisation du pavillon et du milieu environnant. Le principal lieu d'activité est le pavillon spirituel, située au centre, où se déroulent les enseignements, les cérémonies et les ateliers avec les Aînés.

Le pavillon de ressourcement Okimaw Ohci est un établissement de 30 places Le pavillon de ressourcement Okimaw Ohciqui comprend des unités résidentielles individuelles et familiales. Les résidantes peuvent choisir d'avoir leurs enfants auprès d'elles. Chaque unité renferme une chambre à coucher, une salle de bains, une cuisinette avec un coin salle à manger, une salle de séjour, une salle de lavage et, si l'unité a été conçue pour accueillir des enfants, une salle de jeux.

Un plan de vie personnel est établi pour chaque Iskewak gardée à Okimaw Ohci. Ce plan décrit ce dont elle a besoin sur les plans émotif, physique et spirituel pour guérir. Les femmes apprennent également à devenir autonomes dans les activités quotidiennes en faisant la cuisine, le lavage, le ménage et des travaux d'entretien à l'extérieur.

Les programmes offerts par ce pavillon de ressourcement aident les femmes à développer des compétences et à amorcer le processus de guérison. Le but est d'aider les Iskewak à acquérir la force nécessaire pour faire des changements essentiels dans leur vie. Les services offerts comprennent de la formation générale et professionnelle, des programmes familiaux, des programme sur place pour les mères et les enfants, une garderie sur place, des programmes à l'extérieur et des programmes destinés expressément aux Autochtones, comme des cours de langue et des enseignements.

D'après des études de suivi effectuées par le SCC, le taux de récidive est faible chez les délinquantes qui ont été admises au pavillon Okimaw Ohci. Cela montre que le pavillon a un effet positif sur les Iskewak et que l'idée du SCC d'établir des pavillons de ressourcement donne de bons résultats.

Centre Pê Sâkâstêw

Centre Pê SâkâstêAprès que le pavillon de ressourcement Okimaw Ohci eut ouvert ses portes, le SCC a commencé à planifier le premier établissement pour les délinquants autochtones de sexe masculin, de concert avec la Première nation crie de Samson près de Hobbema (Alberta). Cela a donné le centre Pê Sâkâstêw (prononcer bé-sâ-ga-sté-o), dont le nom cri signifie « nouveau départ ».

Le centre Pê Sâkâstêw est un établissement à sécurité minimale de propriété fédérale, qui est situé sur un terrain que la Première nation crie de Samson loue au SCC. Après avoir consulté les Aînés de la collectivité pour connaître les valeurs et les croyances de la nation crie de Samson, les architectes ont conçu un établissement qui est représentatif de la vision du monde des Autochtones. Six bâtiments circulaires sont disposés en un grand cercle sur le terrain de 40 âcres. Des symboles qui ont une signification pour la Première nation crie de Samson, comme le cercle d'influences, les quatre points cardinaux et les couleurs rouge, jaune, blanc et noir, ont été intégrés à l'architecture du centre.

Le centre Pê Sâkâstêw est un établissement de 60 places qui peut accueillir 40 détenus à sécurité minimale et 20 délinquants en semi-liberté. Un grand nombre des employés du centre viennent des quatre collectivités autochtones des alentours.

Les programmes offerts par le centre Pê Sâkâstêw reposent sur l'idée que la spiritualité autochtone est au cœur du processus de guérison des délinquants autochtones. Les Aînés des collectivités autochtones environnantes enseignent aux détenus les valeurs traditionnelles et les pratiques spirituelles, tout en leur offrant du counselling et en leur servant de modèles. Tous les programmes, qu'ils portent ou non sur un sujet intéressant spécifiquement les Autochtones, reflètent les croyances et les valeurs de ces derniers. Le fait d'être en contact avec les traditions autochtones aide les détenus à progresser sur la voie de la guérison; pour ceux d'entre eux qui connaissent mal les pratiques autochtones, c'est une bonne occasion de se familiariser avec elles.

L'étude de suivi statistique effectuée par le SCC montre que le centre Pê Sâkâstêw produit de bons résultats au chapitre de la récidive, de la liberté sous condition et de la révocation. Cela met en relief le succès des programmes offerts par le centre Pê Sâkâstêw.

Pavillon de ressourcement spirituel du Grand conseil de Prince Albert

En 1994, le SCC, le ministère de la Justice de la Saskatchewan et le Grand conseil de Prince Albert ont commencé à discuter de la création d'un pavillon de ressourcement autochtone-fédéral-provincial pour les délinquants de sexe masculin de la Première nation Dakota de Wahpeton. En août 1997 ouvrait le pavillon de ressourcement spirituel du Grand conseil de Prince Albert.

Ce pavillon fonctionne en vertu d'accords conclus par la Prince Albert Grand Council Management Company Ltd., le ministère de la Justice de la Saskatchewan et le SCC, aux termes de l'article 81 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, 1992.

L'énoncé de mission du pavillon de ressourcement spirituel du Grand conseil de Prince Albert (GCPA) se lit comme suit :

Permettre aux peuples des Premières nations de vivre pleinement leur culture, leurs valeurs et leurs coutumes : répondre aux besoins psychiques, physiques, spirituels et affectifs de l'individu et accroître le rôle et la responsabilité des Premières nations dans le traitement de leurs membres qui ont des démêlés avec la loi.

La structure de ce pavillon de ressourcement reflète l'importance accordée à la culture, aux valeurs et aux coutumes autochtones. imageSur les 30 places que contient le pavillon, 5 sont réservées à des délinquants sous responsabilité fédérale, les autres étant destinées à des délinquants provinciaux. Le personnel compte 15 personnes, dont un Aîné. Les bâtiments sont disposés en cercle autour d'une cour intérieure, sur un terrain de cinq âcres. Le pavillon principal comprend une salle pour les activités spirituelles, des salles de réunion, une salle à manger/une aire pour les activités sociales et une salle pour les visiteurs. Cinq bâtiments résidentiels sont utilisés par les détenus (qu'on appelle des « membres de la famille »), et un est réservé à l'Aîné. Les portes et les fenêtres ne sont pas verrouillées, et il n'y a aucune alarme de sécurité sur la propriété.

Le pavillon de ressourcement spirituel du GCPA est axé sur l'autoguérison à l'aide de programmes ainsi que de la spiritualité et de la culture autochtones. En plus d'avoir un plan de guérison individuel, chaque détenu travaille avec l'agent chargé de son cas et un Aîné à l'élaboration d'un « contrat de guérison ». Ce document indique les objectifs du délinquant et les obstacles à leur réalisation.

Les programmes du pavillon traitent des aspects spirituel, mental, physique et émotionnel de la guérison. Grâce aux efforts déployés dans ce pavillon du GCPA, les délinquants de sexe masculin qui veulent emprunter la voie de la spiritualité autochtone traditionnelle pour guérir peuvent le faire dans un milieu sûr où ils reçoivent tout l'appui voulu.

Centre de ressourcement Stan Daniels

Jusqu'en 1999, les Native Counseling Services of Alberta géraient le centre Stan Daniels à Edmonton en vertu d'un contrat signé avec le SCC. En 1999, les opérations correctionnelles ont été transférées aux Native Counseling Services of Alberta aux termes de l'article 81 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition, 1992.

L'établissement s'appelle maintenant le centre de ressourcement Stan Daniels. Sa mission est énoncée comme suit :

Contribuer à l'épanouissement et au bien-être holistiques des Autochtones - individus, familles et collectivités. En respectant les différences, nous allons favoriser le traitement juste et équitable des Autochtones et appuyer le développement futur de notre organisation et de nos partenaires. En établissant et en entretenant de solides partenariats et des relations fondées sur le respect, nous nous montrons résolus à évoluer d'une manière proactive pour être en mesure de nous adapter à notre environnement changeant. Nous continuerons de planifier et de mener d'une manière stratégique des activités de sensibilisation et des programmes tenant compte de la réalité culturelle des collectivités, en assurant une gestion responsable des ressources.

Pour les délinquants autochtones de sexe masculin, le centre de ressourcement Stan Daniels constitue un milieu résidentiel sûr où ils sont surveillés et encadrés comme il se doit. Centre de Ressourcement Stan DanielLa philosophie de guérison du centre met en relief l'importance d'une forte identité culturelle en tant qu'assise de l'estime de soi.

Les Native Counseling Services of Alberta et le centre de ressourcement Stan Daniels ont créé des programmes qui aident à préparer les délinquants à leur mise en liberté. Les Aînés jouent un rôle crucial de par leurs enseignements spirituels et culturels. Guidés par les Aînés, enrichis par les observations de leurs pairs et bénéficiant de l'apport du personnel, les résidants ont la possibilité de guérir, de grandir sur le plan spirituel et de reprendre contact avec la culture autochtone. Les services offerts par le centre de ressourcement Stan Daniels comprennent un programme de relations, un programme sur la perte et le rétablissement, un programme destiné à améliorer la vie familiale, un cercle de guérison avec des Aînés, un programme de prévention de la rechute, un programme pour toxicomanes d'une durée de quatre semaines (28 jours) ainsi que des activités et des cérémonies (dont la cérémonie de la danse du soleil).

Le centre de ressourcement Stan Daniels a la particularité d'être situé dans une zone urbaine. Il met l'accent sur les programmes de base pour Autochtones, et se donne pour mandat de guérir les délinquants autochtones et de les réintégrer sans danger dans la société, offrant ainsi aux délinquants vivant en milieu urbain une solution de rechange à l'approche correctionnelle standard.

Village de guérison Kwìkwèxwelhp
Pavillon de ressourcement Ochichakkosipi

Depuis 1990, la Première nation Ojibway Ochichakkosipi, à Crane River (Manitoba), imagetravaille à mettre sur pied un centre communautaire où des gens des Premières nations peuvent aider d'autres gens des Premières nations à guérir. En 1998, le SCC a commencé à contribuer à la réalisation de cet objectif. Celui-ci a été atteint en février 2000, lorsque le SCC a commencé à transférer des délinquants autochtones au pavillon de ressourcement Ochichakkosipi aux termes d'un accord conclu en vertu de l'article 81, conformément aux dispositions de la LSCMLC.

Le pavillon de ressourcement Ochichakkosipi est un établissement de 24 places situé sur une péninsule pittoresque du lac Manitoba. Un architecte autochtone a conçu le centre spirituel en terre, qui comprend un pavillon central apparenté à un tipi, quatre résidences et, à proximité, une maisonnette pour les visiteurs; tous ces bâtiments ont été conçus de manière à inspirer la guérison et la croissance spirituelles.

La « communauté de guérison » du pavillon comprend 16 employés à temps plein et 24 délinquants qui ont été acceptés dans cette communauté. L'énoncé de mission du pavillon de ressourcement se lit comme suit :

Le pavillon de ressourcement Ochichakkosipi aidera ses membres à guérir, à grandir sur le plan spirituel et à reprendre avec succès la vie en famille et en société. Ce faisant, il contribuera à la réalisation des objectifs du Service correctionnel du Canada.

Le pavillon de ressourcement Ochichakkosipi est plus qu'un programme correctionnel. C'est une communauté qui a à cœur la guérison mentale, physique, spirituelle et émotionnelle de tous ses membres. Elle attache une grande importance aux valeurs, aux croyances et aux pratiques traditionnelles. Un plan de guérison est établi pour répondre aux besoins propres de chaque membre de la communauté de guérison. Les délinquants sont encouragés à atteindre les objectifs de développement personnel indiqués dans leur plan de guérison, avec l'aide du personnel, des Aînés et d'autres membres de la communauté.

Le pavillon de ressourcement Ochichakkosipi donne des programmes de préparation à la vie active, de traitement de l'alcoolisme et autres toxicomanies, de counseling personnel et familial, de résolution de problèmes, de planification de la carrière et de développement du leadership. Les programmes offerts insistent sur l'importance de faire de meilleurs choix en ce qui touche la nutrition, l'exercice physique, la relaxation, la maîtrise de la colère, les compétences parentales ainsi que les questions de sexualité et de santé (p. ex. faire des choix qui réduisent le risque de contracter le VIH/sida).

Le but du pavillon de ressourcement Ochichakkosipi est de créer des initiatives qui aideront d'autres communautés à devenir des communautés de guérison.

Pavillon de ressourcement Willow Cree Natawihokamik

En 1994, la Première nation de Beardy et d'Okemasis, près de Duck Lake (Saskatchewan), a créé un comité du mieux-être, qui s'occupait surtout de questions correctionnelles. Ce comité a énormément contribué à susciter de l'intérêt chez les membres de la collectivité et les Aînés pour la guérison et la réintégration des délinquants, si bien que des cercles de libération ont été efficacement utilisés dans la collectivité, en vertu de l'article 84 de la LSCMLC.

Pavillon de ressourcement Willow Cree Natawihokamik

Des plans ont été élaborés en vue de la construction d'un établissement de 40 places pour les délinquants autochtones de sexe masculin de la Première nation de Beardy et d'Okemasis. La conception du pavillon de ressourcement reflétera la culture des collectivités autochtones avoisinantes. En faisant participer les membres des collectivités, et principalement les Aînés, à tous les aspects des programmes, on favorisera la mise en place d'un programme holistique communautaire, conforme aux principes directeurs du SCC. Au pavillon de ressourcement Willow Cree, un environnement adapté à la réalité culturelle, combiné à un processus de guérison traditionnel, contribuera à l'épanouissement personnel des délinquants autochtones, au renforcement de leur identité culturelle et au développement de leurs compétences psychosociales, dans le contexte d'un style de vie équilibré.

Seuls les délinquants qui ont la cote « sécurité minimale » pourront demander à être transférés au pavillon de ressourcement Willow Cree. Les demandes seront étudiées par un comité d'examen de la gestion des délinquants.

Ce pavillon de ressourcement offrira les programmes suivants : traitement des toxicomanies, « frères par choix » (ce programme comprendra une cérémonie d'initiation et des projets de service communautaire), prévention de la rechute, maîtrise de la colère, maintien des acquis (délinquants sexuels), cérémonies de mise en liberté, programmes de base du SCC et services psychologiques. Tous les programmes de traitement de base auront une composante intellectuelle, physique, émotionnelle et spirituelle. Dans chaque programme, un Aîné et un animateur ou un conseiller travailleront main dans la main.

Le pavillon de ressourcement Willow Cree en est encore au stade préliminaire, mais on pense qu'il offrira aux délinquants autochtones un milieu de guérison sûr, soutenu par la collectivité.

Centre de ressourcement Waseskun

Le concept de pavillon de ressourcement a également été implanté dans des foyers de transition appuyés par le SCC. L'un d'eux est un établissement qu'on appelle officiellement depuis 1999 le centre de ressourcement Waseskun. Centre de ressourcement WaseskunCe centre, qui est situé dans les contreforts des Laurentides, à environ une heure de Montréal, a existé pendant dix ans sous le nom de centre Waseskun.

Le centre offre des services en français et en anglais, et il fournit des thérapies résidentielles aux hommes et aux femmes qui sont adressés par des collectivités autochtones ainsi que par des prisons et des pénitenciers fédéraux. Les programmes sont basés sur une philosophie de guérison holistique à caractère communautaire, qui comprend des méthodes thérapeutiques tant occidentales que traditionnelles. La philosophie du centre de ressourcement Waseskun repose sur la ferme conviction que les collectivités autochtones ont la responsabilité de participer au processus de guérison et à la réinsertion de leurs membres. Au nombre des services fournis par le centre, mentionnons la thérapie résidentielle intensive, des programmes de groupe, la surveillance et le soutien de suivi, des séances intensives de développement personnel et des cours sur la prévention et les interventions pour les membres des collectivités.

Jusqu'à maintenant, le centre de ressourcement Waseskun a aidé quelque 400 hommes à réintégrer leurs collectivités.

Centre de ressourcement Somba Ke'

Centre de ressourcement Somba Ke'Situé tout juste à l'extérieur de Yellowknife (T. N.-O.), le Centre de ressourcement Somba Ke' s'efforce de travailler avec toutes les cultures dans le plus grand nombre possible de collectivités du Nord, en vue d'assurer la réinsertion sociale de ses clients au sein de leur collectivité. Le Centre est actuellement lié par contrat au SCC à titre d'établissement résidentiel communautaire afin de fournir des traitements aux délinquants autochtones sous responsabilité fédérale. Le SCC espère entamer prochainement des discussions avec le Centre de ressourcement Somba Ke' afin de conclure un accord en vertu de l'article 81.

La mission du Centre de ressourcement Somba Ke' est la suivante :

Fournir des programmes de traitement adaptés à la culture aux résidents des Territoires du Nord-Ouest et du Nunavut en mettant l'accent sur les problèmes de santé mentale et de toxicomanie résultant de traumatismes, incluant les abus commis dans les pensionnats, la violence familiale, le deuil et les pertes des résidents autochtones et des détenus du Nord incarcérés dans les établissements fédéraux et territoriaux.

Les programmes sont offerts de concert avec un programme de ressourcement traditionnel et comprennent des sujets tels que la gestion de la colère, les systèmes familiaux/relations saines, la guérison de la toxicomanie et les connaissances et la culture traditionnelles. Ils visent à aider les clients du Centre à regagner l'espoir et la confiance en eux-mêmes, en leur famille et leur collectivité, ainsi qu'à réduire le taux de récidivisme.

Pavillon spirituel à l'établissement de Stony Mountain

Le concept du pavillon de ressourcement a même été adopté dans des établissements fédéraux existants. En 1999, on a ouvert un pavillon spirituel à l'établissement de Stoney Mountain, à Winnipeg (Manitoba). Dans cet établissement, la majorité des détenus sont autochtones. Au fur et à mesure que le nombre d'Autochtones s'accroissait, il devenait évident qu'il fallait des programmes particuliers pour répondre à leurs besoins. Le pavillon ne loge pas de détenus, mais il permet d'avoir un endroit central pour les activités des Autochtones - programmes conçus pour eux, cercles spirituels et cérémonies - et il abrite les bureaux des Aînés qui dirigent les programmes.

Sommaire

Le SCC continuera d'étudier les progrès réalisés par les pavillons de ressourcement pour délinquants autochtones au cours des prochaines années. La Direction des questions autochtones a organisé, depuis les six derniers mois, deux réunions nationales des représentants des pavillons de ressourcement pour délinquants autochtones. Et tant les groupes autochtones que les responsables au SCC sont persuadés que cette initiative à laquelle ils participent constitue un pas dans la bonne voie.