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Des exemples vivifiantes

Une réflexion dans un contexte africain

M. Kobus Bezuidenhout, ancien aumônier de prison en Afrique du Sud et membre du Comité directeur de l'Association internationale des aumôniers de prison, qui participe aux initiatives en matière de justice réparatrice.

La valeur accordée à la collectivité et Ubuntu

La justice réparatrice n'est pas un nouveau concept ni une nouvelle pratique en Afrique. En faisant ce qui est contraire aux règles de la société, la personne s'expose à de nombreux risques dans la vie ainsi qu'à un rejet total par l'ensemble de la collectivité, car la vision générale des africains traditionnels considère qu'une personne ne peut découvrir son identité réelle que dans le cadre de structures sociales. Toute personne qui enfreint la loi est un transgresseur et un pécheur. Lorsqu'une transgression ou un péché perturbe les interactions harmonieuses des gens, un important rassemblement réunissant un groupe de personnes apparentées ou une collectivité en entier est organisé afin de trouver des façons et des moyens d'accepter la situation ou d'y remédier. Ces moyens comprennent la réconciliation, l'organisation d'activités visant à marquer un événement heureux ou triste, la purification, la guérison de maladies sociales dans le but de recréer ou de rétablir un nouvel ordre ainsi que la sécurité et la protection de la collectivité. Ce rassemblement se nomme une palabre (et se compare à une réunion de famille ou de groupe).

Une palabre est organisée dans le cadre de la vision traditionnelle du monde et du style de vie appelé Ubuntu (humanité). L'Ubuntu est en fait une ancienne vision africaine et exhaustive du monde fondée sur des valeurs extrêmement humaines, comme la bienveillance, le partage, le respect, la compassion ainsi que sur des valeurs connexes, comme le fait de mener une vie communautaire heureuse et de qualité, dans un esprit familial. L'Ubuntu détermine et influence tout ce qu'une personne pense, dit et fait. La vie en collectivité est à la base de la société. La forte solidarité communautaire et le sens de la collectivité empêchent les membres d'une société de fonctionner à l'extérieur des limites, règles, responsabilités et engagements sociaux.

« Les personnes (Ubuntu) existent grâce aux autres personnes ». Cette devise reflète l'essence des collectivités africaines traditionnelles. à cela s'ajoute le principe Tsêma, qui est appliqué au Mozambique. Lorsque les soldats reviennent de la guerre, ils sont purifiés de leurs impuretés par leurs collectivités, car ils ont tué d'autres êtres humains. Ailleurs en Afrique, la purification des délinquants s'effectue après la sortie de prison. Il se peut également que le clan ou la tribu ait à se purifier pour se laver de la honte du crime qui a rejailli sur eux et pour prévenir les désastres ou la punition divine.

D'une époque à l'autre, de nombreuses routes ont croisé ou se sont jointes à la grande route Ubuntu qui traverse le continent. Cette grande route a été parcourue par plus de 2 000 clans, tribus ou groupes ethniques dont chacun avait sa propre langue, histoire et culture. Au sud du désert du Sahara, les peuples qui empruntent la grande route Ubuntu se définissent comme un éventail de peuples très occidentalisés, de traditionalistes, de chrétiens, d'athées, de musulmans, d'hindous, etc. Dans toute l'Afrique, les peuples ont été amenés à mépriser leurs propres traditions et cultures d'origine et à considérer les idées et cultures étrangères comme la seule voie vers la dignité humaine. De nos jours, on souhaite que la culture traditionnelle Ubuntu réémerge en Afrique et on croit qu'elle pourrait même s'avérer très bénéfique à l'Occident dans sa lutte contre la déchéance sociale, la criminalité et ses conséquences. En outre, Plinius n'avait-il pas dit : « Ex Africa semper aliquid novi » (Il y a toujours quelque chose de nouveau en Afrique).

L'étude des buts et des objectifs de la culture traditionnelle Ubuntu ainsi que des palabres, avec tout ce qu'elles contiennent (transgression, jugement-dialogue, confession-pardon, amende punitive et célébration), fait ressortir les vrais défis que doivent relever tous les intervenants du domaine de la justice réparatrice dans un contexte africain. Non pas que l'ensemble de la société devrait s'ubuntuiser.

Pour les chrétiens qui ont amené l'évangile en Afrique, la communauté chrétienne ou l'église, est en Afrique du Sud l'institution la plus susceptible de renforcer la collectivité en général. Cela est attribuable à sa vocation, à son commandement et à sa mission, ainsi qu'au fait que cette église est la mieux dotée pour prendre soin de ceux qui sont dans le besoin. C'est en Afrique que la chrétienté croît le plus rapidement. En Afrique du Sud, plus de 70 % de la population se dit chrétienne.

La valeur de la communauté chrétienne dans la société se remarque entre autres par les éléments suivants :

  • l'église a reçu le salut et la consolation de Dieu et constitue un refuge pour tous ceux qui se trouvent dans quelques tribulations (2 Corinthiens 1,2-3-4);
  • son accessibilité est attribuable à son emplacement (site) dans la collectivité;
  • sa grande disponibilité dans la collectivité à une époque où l'accessibilité à des services psychologiques est accrue;
  • sa capacité de répondre aux besoins à différents rythmes;
  • sa souplesse et son adaptabilité à toutes les circonstances en tout temps;
  • le fait qu'elle constitue une communauté où chaque membre a de l'importance, connaît les autres, s'en soucie et répond à leurs besoins;
  • le fait que le Christ y resplendisse, son empathie bienveillante et sa fonction;
  • le fait qu'elle représente une communauté où les mauvaises actions du passé ne peuvent être retenues pour toujours et où le pardon est exercé;
  • le fait qu'elle représente une communauté où l'acte d'amour vit et se réalise par l'intérêt accordé à la victime, à la famille du délinquant, au délinquant et à l'ex-délinquant;
  • le fait que certaines églises et organismes religieux ont des centres pour libérés conditionnels, probationnaires, alcooliques et toxicomanes;
  • son clergé, ses guides, ses aînés, ses diacres, ses membres spécialisés, bref tous ceux qui peuvent s'occuper de délinquants et de personnes touchées par la criminalité;
  • les autres professionnels au service de certaines églises comme les travailleurs sociaux, les psychologues, les conseillers et le personnel médical;
  • les groupes de soutien dans les églises, qui peuvent être porteurs de grâce auprès des délinquants et de tous ceux qui sont touchés par la criminalité et qui ont besoin de réconciliation.

La famille élargie joue un rôle important en Afrique, surtout pour la parenté de ceux qui meurent du VIH/sida ou qui sont victimes de la guerre. Le nombre de personnes qui sont mortes du VIH/sida a atteint des proportions pandémiques.

En Afrique du Sud, les chefs politiques, financiers et religieux ont combiné leurs efforts pour l'élévation morale de la nation et pour la lutte contre la criminalité, car l'Afrique du Sud subit une crise des valeurs. Cette vision a été également transmise à la grandeur du continent grâce à la renaissance de l'Afrique et au Nouveau Partenariat pour le développement de l'Afrique (NEPAD).

écrits tirés des écritures saintes ou des croyances

à plus de 58 reprises, les auteurs du Nouveau Testament ont utilisé le mot grec « alléllón » pour exhorter les croyants à s'engager dans un processus mutuel et réciproque qui consiste à s'occuper les uns des autres. Les 12 versets suivants, qui sont tirés de la bible africaine, de la nouvelle bible américaine et de la nouvelle version internationale, en témoignent :

  • Romains 12,5 : « .unis les uns aux autres comme les parties d'un même corps. »
  • Romains 12,10 : « .par amour fraternel, soyez pleins d'affection les uns pour les autres. »
  • Romains 12,10 : « .usez de prévenances réciproques. »
  • Romains 15,5 : « .d'avoir les mêmes sentiments les uns envers les autres selon Jésus-Christ. »
  • Romains 15,7 : « .accueillez-vous donc les uns les autres comme le Christ vous a accueillis. »
  • Romains 15,14 : « .vous avertir mutuellement. »
  • Romains 16,3-6, 16 : « .saluez-vous les uns les autres. »
  • Galates 5,13 : « .par la charité mettez-vous au service les uns des autres. »
  • Galates 6,2 : « .portez les fardeaux des uns des autres. »
  • éphésiens 4,2 : « .supportez-vous les uns les autres avec charité. »
  • éphésiens 5,21 : « .soyez soumis les uns aux autres. »
  • 1 Thessaloniciens 5,11 : « .vous édifier l'un l'autre. »

Les aînés des tribus ou des familles ont transmis verbalement, d'une génération à l'autre, la philosophie ubuntu qui prône une collectivité bienveillante en Afrique. « L'aîné assume une lourde responsabilité envers les jeunes qui s'assoient autour de lui. il commence à raconter l'histoire, c'est-à-dire une très vieille histoire qu'il sait qu'il doit répéter de la même façon qu'il l'a entendue il y a très longtemps, sans en changer, ajouter ou omettre un seul mot. »

Les quelques idées et dictons suivants sont liés au concept de la communauté :

  • Ubuntu : « personnes qui existent grâce aux autres personnes ».
  • « Si tu as deux vaches, et que le lait d'une seule vache suffit pour ta propre consommation, la culture ubuntu veut que tu fasses don du lait de la deuxième vache à ta sour ou à ton frère défavorisé. »
  • « Un plat sort et un plat revient. »
  • « Parler c'est aimer, et aimer c'est parler. »

Il existe quelques larges sentiers qui sont implicites en matière de justice réparatrice, et il est urgent qu'on les emprunte en Afrique :

  • D'abord, il y a la réforme du système de justice pénale et les initiatives qui seront entreprises par les gouvernements.
  • Il faut prendre des dispositions en ce qui concerne les solutions de rechange aux peines traditionnelles, comme la surveillance correctionnelle (probation) et les services correctionnels communautaires.
  • Il faut faire participer la victime ainsi que sa famille, de façon plus constructive, à la détermination de la peine, à la réadaptation et à la réconciliation.
  • Il faut laisser une place adéquate aux coutumes traditionnelles, comme la culture ubuntu et les palabres, lorsque cela est possible.
  • Il faut laisser la place au rétablissement et au dédommagement de la victime (réparation).
  • Il faut rendre nécessaire la création de maisons de transition et d'établissements accrédités et subventionnés par l'état pour favoriser la réinsertion sociale des détenus, en particulier ceux qui purgent de longues peines.
  • Il faut utiliser les principes de la Commission de Vérité et de Réconciliation, comme c'est le cas en Afrique du Sud (1996-1998), au Chili et en Nouvelle-Zélande, où de graves conflits ont fait obstacle au processus qui consiste à corriger les torts que les anciens régimes ont fait subir à des collectivités entières, et il faut préparer le terrain pour le rétablissement, la réconciliation et la réparation. En Afrique, plus de 50 % des pays sont marqués par des troubles, des luttes, des guerres et des violations grossières des droits de la personne.
  • Il faut permettre la coordination des efforts de tous les intervenants du système de justice pénale, des ministères concernés, des organismes non gouvernementaux ainsi que des différentes confessions et religions.

Dans la collectivité, certains sentiers nécessitent davantage d'attention.

  • Il faut accroître les initiatives visant à transformer l'Afrique et qui font en sorte que le gouvernement, les chefs spirituels et les dirigeants communautaires se donnent la main pour établir une nouvelle moralité.
  • Il faut poursuivre la coopération entre un nombre considérable d'églises et de confessions qui ont combiné leurs efforts dans le but de transformer l'Afrique, car ce continent est marqué par une crise des valeurs.
  • Il faut poursuivre la campagne évangéliste, Operation Sunrise Africa, qui vise à apporter de l'espoir en Afrique et à renverser la situation. En 2002-2003, des millions de croyants en Afrique ont prié pour la transformation du continent et ont axé leurs prières sur les cinq péchés de l'Afrique : l'immoralité, la sorcellerie, l'idolâtrie, les injustices - actes ou gestes offensants, racisme - ainsi que la haine raciale, la fierté ethnique et les alliances impies. Durant la Semaine de l'abondance, qui a eu lieu en 2002, et la Semaine de la générosité, qui a été célébrée en 2003, les chrétiens ont partagé leurs richesses avec les démunis.
  • Il faut que la guérison de ceux qui sont touchés par la criminalité et les conflits dans nos collectivités s'effectue grâce aux cercles de soutien. Toutes les parties concernées par un crime devraient trouver ensemble des façons de faire face à la criminalité, à ses conséquences et à ses répercussions futures.
  • Il faut normaliser la pratique qui consiste à dispenser de l'aide professionnelle aux victimes de crimes. Il ne suffit pas d'offrir toutes sortes d'appuis professionnels aux délinquants seulement. à cet égard, les régimes médicaux devraient changer leur politique pour que celle-ci comprenne de l'aide professionnelle pour les victimes de crimes.
  • Chacun devrait assumer la responsabilité de ses actions et ne devrait pas imputer le blâme sur quelqu'un d'autre ou quelque chose d'autre.

Ces chemins vers la justice réparatrice peuvent présenter les éléments suivants pour renforcer la vie en collectivité

  1. Rassembler toutes les forces possible pour combattre le crime d'un seul front et faire face à l'agression que constituent la criminalité et les actes criminels. Faire en sorte que l'état et la population combinent leurs efforts en une force unie. Les églises, les groupes religieux et les gouvernements ont compris qu'ils n'arriveraient pas à instaurer la justice réparatrice s'ils ne combinaient pas leurs efforts. Ils ont besoin l'un de l'autre pour jouer leur rôle respectif dans leur propre champ de responsabilités/d'intérêts.
  2. Utiliser de façon plus efficace les finances et les ressources, en particulier les ressources humaines.
  3. Concentrer les efforts déployés sur l'espoir, en luttant contre le désespoir et en apportant de l'espoir dans un monde frappé par la criminalité.
  4. Atténuer la peur de devenir une victime et détourner l'attention du fait de vivre dans la peur.
  5. Redonner aux victimes de crimes leur dignité.
  6. Faire passer le message selon lequel le crime sera pris au sérieux.
  7. Combattre le mal avec le bien pour ainsi briser le cercle vicieux de la récidive.
  8. Faire en sorte que la responsabilité des mauvaises actions soit assumée de nouveau par les vrais responsables.
  9. Faire respecter le premier commandement et le grand commandement.
  10. Faire en sorte que la justice réparatrice puisse offrir une approche holistique introduite à la racine.

Les efforts en vue de lutter contre les conflits et la criminalité se sont avérés efficaces en rassemblant les gens, en rétablissant l'harmonie, en favorisant une impression de sécurité et en donnant le sentiment que la justice est exercée.

  • Les travaux de la Commission de Vérité et de Réconciliation ont marqué à jamais la collectivité sud-africaine, non seulement en enregistrant le mieux possible la « vérité » au sujet du passé, mais également en formulant des recommandations et en établissant des lignes directrices pour bâtir une nation et favoriser une réconciliation future. Cette Commission est à la base d'un long processus de rétablissement, de réparation, de réconciliation et de réforme.
  • Les églises, les différentes dénominations religieuses et les organisations fondées sur des groupes confessionnels qui avaient auparavant une attitude antagoniste, voire même hostile les unes envers les autres, combinent maintenant leurs efforts pour lutter contre la criminalité, les causes de la criminalité ainsi que ses conséquences. Certaines églises parlent d'une « église unie » alors que d'autres parlent d'une « unité entre les églises », ce qui implique une unité du dialogue au sein des divers groupes ainsi que des efforts combinés en vue de permettre l'éclosion de collectivités croyantes dans la société. Il est nécessaire de trouver des moyens plus efficaces d'exprimer cette mission d'une seule voix, c'est-à-dire grâce à une église indivisée. Il est nécessaire également de passer d'une attitude qui consiste à conserver ses acquis à une attitude favorable à cette mission.

Les églises de l'Afrique du sud ont répondu à l'appel à l'aide du gouvernement.

L'église réformiste hollandaise a déclaré que l'année 2001 serait l'Année de l'espoir, et par la suite, elle a déclaré que ce siècle serait l'Ère de l'espoir. Cette église a mis l'accent sur l'espoir que vienne le règne de Dieu, sur le rétablissement de l'ordre moral, sur la lutte contre la pauvreté et sur la réconciliation. Un projet de secours d'urgence appelé les Ailes de l'espoir a été mis sur pied en tant que réseau intégré qui couvre tout le pays et qui a recours à la participation de tous ceux qui souhaitent intervenir immédiatement en cas d'urgence.

Le taux de crimes graves a chuté de 60 % au Cap après la campagne évangéliste Operation Sunrise Africa de 2002.

Durant la Semaine de la générosité et la Semaine de l'abondance, les chrétiens ont donné généreusement dans le but de réduire la pauvreté, car la pauvreté constitue l'une des principales causes de la criminalité.

Walk Thru the Bible a conçu et distribué dans les prisons un vidéo intitulé Hope for Africa - God's answer to AIDS. Ce vidéo sera bientôt distribué partout en Afrique. C'est sur ce continent que l'on trouve le plus haut taux de personnes atteintes du VIH/sida au monde. Le pardon, qui fait partie des principaux fondements de la justice réparatrice, constitue l'un des aspects traités dans le vidéo et dans les présentations.

Message destiné à notre communauté au sujet de l'importance de la justice réparatrice en tant que modèle visant à exercer une justice qui peut effectivement contribuer au bien-être collectif

L'église a pour fonction fondamentale, spécifique et valable de contribuer à l'introduction de la justice réparatrice. La structure et l'organisation d'une église engagée font de cette église une arme redoutable, car cette institution a encore un message à faire passer et occupe encore une place dans la collectivité.

Si l'église n'était pas un foyer pour les victimes de crimes, les délinquants, les familles des délinquants, les ex-délinquants et pour les intervenants du système de justice pénale, aucune autre institution ne pourrait prendre sa place et jouer ce rôle.

La justice réparatrice constitue un moyen de respecter le premier commandement et d'observer le grand commandement qui nous enjoint à nous aimer les uns les autres.

La notion de justice qui rétablit et qui répare remonte en fait aux principes et pratiques bibliques utilisés pour répandre la Bonne Nouvelle, comme il est écrit dans les Actes des Apôtres.

La justice réparatrice consiste à prendre soin du corps du Christ (Matthieu 25,35-45).

UNE PRIÈRE- QUE DIEU BéNISSE L'AFRIQUE

Seigneur, bénis l'Afrique. Fasse que sa corne s'élève bien haut. Entends nos prières et bénis-nous. Descends, ô Esprit, descends sur nous Esprit-Saint.
Bénis nos chefs. Fasse qu'ils se rappellent leur Créateur, qu'ils Te craignent, pour que Tu puisses les bénir.
Bénis les hommes, bénis également les jeunes pour qu'ils puissent prendre soin de cette terre avec patience et pour que Tu puisses les bénir.
Bénis les femmes et aussi les jeunes femmes; élève l'âme de toutes les jeunes filles et bénis-les.
Bénis l'agriculture et l'élevage. Bannis la famine et les maladies; répands la bonne santé sur ce continent et bénis-le.
Bénis les efforts que nous déployons pour nous unir et élever nos âmes, pour nous instruire et nous comprendre mutuellement, oui, bénis ces efforts.
Seigneur, bénis l'Afrique, enrayes-y toutes les méchancetés, les transgressions et les péchés.
Oui, bénis l'Afrique.
Que l'âme de l'Afrique s'élève très haut. Entends nos prières et bénis-nous. Au nom du Christ,
Amen.

RESSOURCES BIBLIOGRAPHIQUES

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