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Comment aider les enfants à comprendre la signification du terme « JUSTICE RéPARATRICE » ?

Traduit de l'anglais du programme Whole People of God, Wood Lake Books. 1-800-663-2775

Préparatifs et documents requis : Lisez l'histoire qui suit et racontez-la ou racontez-en une autre dans vos propres mots. Si vous avez devant vous de très jeunes enfants pour lesquels cette histoire ne conviendrait pas, pensez à une autre histoire dans laquelle un des personnages en blesse un autre et a la chance de se racheter. Peut-être pourrez-vous penser à une histoire vécue dans votre enfance.

C'est aujourd'hui le Dimanche de la justice réparatrice. C'est une expression compliquée pour parler d'une chose simple à comprendre, mais difficile à concrétiser. " Réparer " signifie " remettre les choses comme elles étaient ou les rétablir ". Le Dimanche de la justice réparatrice porte sur notre façon de continuer à vivre une fois que de graves erreurs ont été commises.

Tout le monde fait des erreurs. Nous nous blessons tous les uns les autres. Certains d'entre nous font de graves erreurs et nous avons l'impression que les blessures qui en découlent ne pourront jamais être guéries. La question que nous nous posons en ce Dimanche de la justice réparatrice est : Punissons-nous les gens qui ont fait quelque chose de mal et essayons-nous de leur faire du mal en revanche? Ou les aidons-nous à tirer des leçons de leurs erreurs et leur donnons-nous une chance de se racheter auprès de tous ceux à qui ils ont causé du tort? Aujourd'hui, je vais vous demander de réfléchir à cette question pendant que je vous raconte une histoire.

Il était une fois quatre jeunes amis. Ils avaient beaucoup de plaisir ensemble, mais ils étaient parfois méchants. Il leur arrivait d'embêter de plus jeunes enfants ou de taquiner d'autres enfants, ou même de prendre des choses qui ne leur appartenaient pas.

Un jour, ils se sont lancé le défi d'entrer par effraction dans le dépanneur de M. Gomas. Le soir même, ils se sont cachés dans des buissons pendant que M. Gomas fermait son magasin à clé. Après son départ, ils sont allés à l'arrière du magasin, ont brisé la fenêtre et sont entrés. Ils se sont bourrés de tablettes de chocolat et ont jeté par terre boîtes de conserve et boîtes de carton. Ils ont cassé des choses et ont fait un gros gâchis. Ils ont rempli des sacs de bonbons, de bandes dessinées et de boissons gazeuses et sont partis.

Comme ils sortaient par la fenêtre, ils ont été aveuglés par une lumière éblouissante et ont entendu une voix crier : " Arrêtez! Police! " La police et M. Gomas les avaient pris en flagrant délit.

M. Gomas connaissait chacun des jeunes. Ils venaient souvent à son magasin. Il connaissait aussi leurs familles et savait où ils habitaient. Il a soufflé quelques mots aux deux policiers. Un des policiers a dit alors : " Les enfants, posez vos sacs par terre. Allez à la maison et attendez. Nous vous ferons signe. "

Les jeunes ont été surpris. Ils étaient certains d'être emmenés en prison! Ils ont posé leurs sacs par terre, ont couru à la maison et ont attendu.

Le jour suivant, M. Gomas est allé porter au domicile de chacun des jeunes une lettre où il était écrit : " Chers jeunes amis, vous êtes priés de venir vendredi à 16 h à (le nom de votre église) pour discuter avec moi de ce que vous avez fait. Vous pouvez venir avec des membres de votre famille ou avec des amis. à bientôt, M. Gomas. "

Les quatre amis avaient peur, mais ils n'ont pas osé refuser d'y aller. Ils sont arrivés à l'heure à la réunion avec leurs parents. Les deux policiers qui les avaient pris sur le fait étaient aussi présents. M. Gomas a dit à tout le monde : " Je vous remercie tous d'être venus. Veuillez vous asseoir. " Tous se sont assis autour d'une grande table ronde.

Puis M. Gomas a regardé les jeunes droit dans les yeux et leur a dit : " Je suis très fâché contre vous. Ce que vous avez fait est mal et m'a blessé. J'ai dû passer toute la nuit à nettoyer mon magasin pour pouvoir l'ouvrir le lendemain. Les réparations et les aliments perdus vont coûter très cher. Cependant, je ne veux pas vous punir. Je pense que vous avez tous bon coeur. Je veux vous donner une chance de vous racheter et de regagner ma confiance en vous. Comment pouvez-vous le faire? " M. Gomas s'est alors assis et a attendu en silence.

(Attendez un moment.) J'arrête ici l'histoire et je vous demande de la terminer. Comment pensez-vous que les quatre amis pourraient se racheter? (Recueillez les réponses. Les enfants devraient faire des suggestions comme : ils pourraient s'excuser, donner du temps bénévolement pour aider M. Gomas dans son magasin, payer une partie des coûts avec leur argent de poche, etc.). Comme M. Gomas, Dieu ne souhaite pas nous punir non plus, Dieu veut nous aider à tirer des leçons de nos erreurs et à nous racheter. Voilà ce qu'est la justice réparatrice! C'est une façon de vivre que la plupart d'entre nous ne faisons que commencer à apprendre.