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En guise de conclusion à la première étude exhaustive traitant de la colère chez les femmes dans leur milieu naturel (Thomas, 1993d), lauteure souligne que de toutes les questions restées sans réponse, lune dentre elles doit être considérée en particulier, et consiste à savoir : "quelles sont les interventions thérapeutiques les plus efficaces lorsquil sagit de traiter les femmes chez qui la propension à une forte colère ou chez qui la maîtrise de la colère est mésadaptée, se sont déjà transformées en pathologie" (p.260). Chez les femmes incarcérées, cette question revêt une plus grande importance. Rucker, estime cependant que "si les détenues pouvaient bénéficier dun environnement carcéral accommodant, la majorité dentre elles engagerait de véritables efforts en utilisant leur expérience de la prison pour saméliorer, et par conséquent améliorer leurs chances de mener une vie convenable à leur sortie de prison" (Johnson, cité dans Rucker, 1991). Pour toutes les femmes dont la profonde colère attend dêtre reconnue et visible, voici en conclusion quelques mots porteurs despoir écrits par Clarissa Pinkola Estés:
Notre rage peut, pendant un certain temps, devenir notre éducatrice...quelque chose dont il ne faut surtout pas se débarrasser si vite, mais plutôt quelque chose qui sera pour nous un sommet à atteindre, quelque chose à personnifier, à partir de quoi nous apprendrons, quelque chose que nous devons confronter à lintérieur de nous-mêmes, par la suite, nous la transformerons et la façonnerons en une chose utile dans notre monde, ou quelque chose que nous redonnons à la terre pour quelle redevienne poussière...la rage nexiste jamais toute seule. Cest une substance qui attend nos efforts pour la transformer. Le cycle de la rage est comme nimporte quel autre cycle; elle augmente, baisse, meurt, puis elle est libérée sous forme de nouvelle énergie. (p.352)