Cette page Web a été archivée dans le Web.
Lâge moyen des FPPF dans la collectivité était de 39 ans au moment où le sondage a été réalisé, et de 33 ans au moment de leur incarcération.
La majorité des FPPF dans la collectivité qui ont fait lobjet du sondage étaient de race blanche (70,4 %). Treize pour cent étaient des Autochtones -- 16 femmes dans le présent échantillon (voir, à la page 64, la section sur les FPPF autochtones). Une autre tranche de 16 % représentait des membres dautres groupes ethniques.
Quatre-vingt-une (64 %) des FPPF dans la collectivité provenaient de la Prison des femmes, dans la région de lOntario. Une telle proportion de femmes provenant de la Prison des femmes nest pas étonnante, car, au moment du sondage, aucun autre établissement carcéral pour femmes nétait en activité. Comme on peut le voir dans le tableau ci-après, les 45 autres femmes avaient obtenu leur élargissement de divers établissements provinciaux au Canada.
| ÉTABLISSEMENT | NOMBRE DE FPPF LIBÉRÉES |
| Prison des femmes | 81 |
| Maison Tanguay | 13 |
| Fort Saskatchewan | 7 |
| Centre correctionnel de Pinegrove | 7 |
| Centre correctionnel de Bow River | 5 |
| Oskana | 2 |
| Centre de détention provisoire de Red Deer | 2 |
| Centre correctionnel de Portage | 1 |
| Orsainville | 1 |
| Centre psychiatrique régional (Prairies) | 1 |
| Établissement correctionnel de Lethbridge | 2 |
| Centre correctionnel de Belmont | 1 |
| Inconnu | 3 |
| Nombre total de FPPF | 126 |
Linfraction répertoriée est celle qui est à lorigine de la peine que la délinquante purge encore. Si elle a été admise dans un établissement correctionnel à la suite dune condamnation pour meurtre, linfraction répertoriée est le meurtre, puisque cest la plus récente que la détenue a commise. Pour les fins du présent sondage, seule linfraction la plus grave a été prise en compte (en fonction de la classification en vigueur au SCC). Ainsi, dans le cas dune femme qui aurait été condamnée pour vol, fraude et meurtre, cest le meurtre qui aurait été retenu comme infraction répertoriée.
La majorité des crimes (58 %) commis par ces femmes étaient de nature violente. Il sagissait de meurtres, dhomicides involontaires, de voies de fait, de tentatives de meurtre et de vols qualifiés. Quarante-deux pour cent des délits répertoriés (infractions liées à la drogue, vols, introductions par effraction, complots et autres crimes) avaient été commis sans violence.
Il importe de signaler quune délinquante dont linfraction répertoriée comporte de la violence nest pas nécessairement à « risque élevé ». Il ne serait pas juste de conclure, en interprétant ces statistiques, que 58 % des FPPF dans la collectivité sont des délinquantes à risque élevé. Pour évaluer le risque en toute objectivité, il faut examiner les antécédents criminels de la personne, tenir compte, par exemple, de la gravité du crime commis, ainsi que des autres traits qui caractérisent la détenue et sa situation. Il faut noter que linfraction la plus fréquemment commise était liée à la drogue (22 %); il sagissait notamment de trafic, dimportation ou dexportation de stupéfiants. Venaient ensuite le meurtre au deuxième degré (16 %) et lhomicide involontaire (16 %).
| INFRACTION RÉPERTORIÉE | % de léchantillon |
| Infraction en matière de drogue | 22 |
| Meurtre au deuxième degré | 16 |
| Homicide involontaire | 16 |
| Vol qualifié | 10 |
| Vol / Introduction par effraction | 10 |
| Voies de fait | 6 |
| Complot | 3 |
| Tentative de meurtre | 3 |
| Meurtre non passible de la peine de mort | 3 |
| Autres | 3 |
| Infraction sexuelle | 2 |
| Meurtre au premier degré | 2 |
| Crime dincendie | 2 |
| Complot en vue de commettre un meurtre | 1 |
À laide des données du système de gestion des détenus (SGD), nous avons comparé les statistiques compilées à partir du sondage avec les renseignements contenus dans les dossiers des FPPF pour lesquelles nous navions pas obtenu de réponse. Nous avons constaté que, chez ce dernier groupe, la proportion dinfractions avec violence (52 %) par rapport aux infractions sans violence (48 %) était sensiblement la même que dans le cas du premier groupe.
Incidents attribuables à des FPPF en milieu communautaire
Daprès les données consignées dans le SGD, il y a relativement peu dincidents attribuables à des FPPF en milieu communautaire. Entre 1991-1992 et 1994-1995, il y a eu 15 incidents graves (rapportés à lAC ou publiés dans les médias) commis par elles. En 1994-1995, trois incidents graves ont ainsi été commis, ce qui ne met en cause quenviron 1 % de la population totale de FPPF sous surveillance communautaire.
Quatre-vingt-six pour cent des FPPF dans la collectivité avaient obtenu soit une libération conditionnelle totale (71 %), soit une autorisation de semi-liberté (17 %). Seulement 13 % des FPPF dans la collectivité avaient été libérées doffice.
Léchantillon comptait 27 FPPF qui avaient été condamnées à des peines demprisonnement à perpétuité. Elles nont pas été incluses dans le calcul de la durée des peines infligées et de la période de détention.
La durée moyenne des peines infligées aux femmes au moment de leur condamnation était de 3,9 ans. En réalité, les détenues ont passé entre six mois et 19 ans dans un établissement correctionnel.
La durée moyenne de détention était de quatre ans. Il convient de noter que le temps moyen passé en détention est en réalité plus long que la durée moyenne des peines imposées. Cela tient peut-être à ce que les femmes qui se sont vu imposer des peines plus longues purgent en fait une plus grande partie de leur peine que celles qui ont été condamnées à des peines plus courtes.
Quarante pour cent des femmes ayant fait lobjet de ce sondage étaient des célibataires sans conjoint. Trente-deux pour cent partageaient leur vie avec quelquun dautre, soit quelles étaient mariées, soit quelles vivaient en union de fait ou avec une partenaire homosexuelle au moment du sondage. Vingt-deux pour cent étaient séparées ou divorcées et 8 % étaient veuves.
| État civil | Pourcentage de femmes |
| Célibataires sans conjoint | 40 |
| Divorcées | 17 |
| Mariées | 17 |
| Vivant en union de fait | 11 |
| Veuves | 8 |
| Séparées | 5 |
| Avec une partenaire homosexuelle | 2 |
En ce qui concerne la garde des enfants, le sondage avait pour but de nous donner un aperçu des responsabilités et des besoins des femmes à cet égard, ainsi que de laide ou du soutien quil faudrait leur apporter. Les données recueillies nous renseignent non donc pas sur le nombre denfants quavaient les FPPF, mais sur le pourcentage de FPPF qui ont la responsabilité première du soin denfants.
La grande majorité (71 %) des FPPF dans la collectivité nétaient pas premières responsables de la garde denfants, ce qui ne veut pas dire que 71 % dentre elles navaient pas denfants, mais simplement quelles navaient pas la garde denfants. Cela na rien détonnant, étant donné quun bon nombre de ces femmes avaient obtenu leur libération récemment (moins de six mois auparavant) et que certains enfants étaient peut-être encore sous la garde de quelquun dautre en attendant que leur mère ait complètement réintégré la société.
Soixante-dix pour cent des femmes qui étaient premières responsables de la garde denfants avaient tous leurs enfants avec elles. Seulement 11 % ne vivaient pas avec leurs enfants. Vingt pour cent vivaient avec certains de leurs enfants. Dans les cas où les enfants nhabitaient pas chez leur mère, le sondage ne nous renseigne pas sur lendroit où ils habitaient. On peut présumer que ces enfants étaient hébergés dans des foyers daccueil ou dans la parenté. Une enquête de suivi indiquerait peut-être que le pourcentage des FPPF qui sont premières responsables de la garde denfants est plus élevé chez celles qui ont réintégré la collectivité depuis plus longtemps.
Il ny a pas de lien direct entre laide financière reçue par la FPPF et le nombre denfants dont elle avait la garde ou qui vivaient avec elle. Par ailleurs, léchantillon ne comprenait pas plus de mères sans conjoint (célibataires, divorcées ou veuves) que de mères avec conjoint (mariées ou vivant en union de fait). Autrement dit, la majorité des FPPF ayant la garde denfants nétaient pas « toutes seules ».
En outre, les FPPF ayant la garde denfants nétaient pas plus nombreuses à opter pour un type de logement plutôt que pour un autre, par exemple pour un logement subventionné. La mère pouvait aussi bien avoir son propre appartement ou sa propre maison quhabiter avec sa famille.
Par ailleurs, les FPPF dans la collectivité qui sont premières responsables de la garde de leurs enfants ne risquent pas plus dêtre sans emploi que celles qui nassument pas de responsabilités parentales.
Lâge des enfants variait de moins dun an à plus de vingt ans. Aucun groupe dâge particulier ne prédominait chez les enfants dont les FPPF avaient la garde. Peu denfants faisaient partie des groupes des tout-petits et des enfants dâge préscolaire.
| Groupe dâge | Nombre denfants |
| l <1 an | 3 |
| 1 - 2 ans | 7 |
| 3 - 6 ans | 15 |
| 7 -10 ans | 14 |
| 11-14 ans | 15 |
| 15-20 ans | 12 |
| Nombre total denfants | 66 |
COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS
® Une fois libérées, nos clientes ont besoin de ressources daide aux parents pour les assister dans la réintégration de leurs enfants au foyer. » (Prairies)
® Nos clientes ont besoin de groupes de soutien pour parents sans conjoint. » (Ontario)
® Nous avons besoin de garderies. » (Ontario)
® Nous avons besoin de garderies subventionnées. » (Québec)
® Il faudrait mettre sur pied des programmes mère-enfant. » (Atlantique)
Répartition des FPPF dans la collectivité - par région
Daprès les réponses au sondage, 48 % des FPPF dans la collectivité vivaient en Ontario. On en comptait également un nombre important dans la région des Prairies (23 %) et dans celle du Québec (14 %). Dix pour cent de léchantillon se trouvaient dans la région Atlantique contre seulement 6 % dans celle du Pacifique. Si le nombre de FPPF rapporté dans les régions du Pacifique et du Québec semble relativement si faible, cest que le gouvernement fédéral y a délégué aux provinces la surveillance des FPPF et que les renseignements y sont par conséquent plus difficiles à obtenir.
Répartition des FPPF dans la collectivité - par municipalité
On a noté que, une fois en liberté, les FPPF avaient généralement tendance à aller habiter relativement proche de létablissement doù elles venaient dêtre libérées, par ex. dans la même province ou dans la même ville. Ainsi, il y a de bonnes chances quune détenue récemment libérée de la Prison des femmes de Kingston, en Ontario, décide daller sétablir à Toronto, à Ottawa ou à Kingston. Les tableaux suivants indiquent précisément dans quelles villes ou localités, daprès le sondage, les FPPF ont choisi daller demeurer après leur libération.
On notera que le nombre de femmes dont il est fait état pour chaque région nest pas représentatif du nombre total de FPPF qui y demeurent. Seules les femmes relevant de surveillants qui ont répondu au sondage ont été comptabilisées ici.
PACIFIQUE
Sept FPPF demeuraient dans la région du Pacifique. Elles étaient réparties dans les six localités suivantes :
| Ville ou petite localité | Nombre de FPPF |
| Victoria | 2 |
| Oweenko Bay | 1 |
| Surrey | 1 |
| Fort St. John | 1 |
| Sardis | 1 |
| Quesnel | 1 |
| Total | 7 |
PRAIRIES
Dans la région des Prairies, la majorité des 29 FPPF dans la collectivité demeuraient à Edmonton (n=8), à Calgary (n=4) ou à Regina (n=4).
| Ville ou petite localité | Nombre de FPPF |
| Edmonton, Alb. | 8 |
| Calgary, Alb. | 4 |
| Regina, Sask. | 4 |
| Prince Albert, Sask. | 3 |
| Winnipeg, Man. | 3 |
| Saskatoon, Sask. | 2 |
| Thunder Bay, Ont. | 1 |
| Milden, Sask. | 1 |
| Morinville, Alb. | 1 |
| En transition | 2 |
| Total | 29 |
NOTE - Nous ignorons où vivaient deux des FPPF dans la région des Prairies.
ATLANTIQUE
En tout, 12 FPPF habitaient dans la région de lAtlantique. Ces femmes étaient réparties dans neuf localités.
| Ville ou petite localité | Nombre de FPPF |
| Truro, N.-É. | 2 |
| Halifax, N.-É. | 2 |
| Dartmouth, N.-É. | 2 |
| Sydney, N.-É. | 1 |
| Yarmouth, N.-É. | 1 |
| St. John, N.-B. | 1 |
| Fairfield, N.-É. | 1 |
| Richibucto, N.-B. | 1 |
| St. Johns, T.-N. | 1 |
| Total | 12 |
ONTARIO
En Ontario, la plupart des FPPF dans la collectivité habitaient à Kingston (n=19). Il y en avait aussi un nombre relativement important à Toronto (n=7), à Brampton (n=7) et à Ottawa (n=7). En tout, 60 FPPF demeuraient dans la région de lOntario.
| Ville ou petite localité | Nombre de FPPF |
| Kingston | 19 |
| Brampton | 7 |
| Ottawa | 7 |
| Toronto | 7 |
| Sudbury | 4 |
| North York | 2 |
| Barrie | 1 |
| Chatham | 1 |
| Elliot Lake | 1 |
| Englehart | 1 |
| Kingsville | 1 |
| Mississauga | 1 |
| Newcastle | 1 |
| Peterborough | 1 |
| Port Hope | 1 |
| Rexdale | 1 |
| Scarborough | 1 |
| Timmins | 1 |
| Windsor | 1 |
| En transition | 1 |
| Total | 60 |
NOTE - Nous ignorons où habitait une des FPPF dans la région de lOntario.
QUÉBEC
Au Québec, la plupart des FPPF habitaient à Montréal (n=10). En tout, 18 FPPF demeuraient dans la région du Québec.
| Ville ou petite localité | Nombre de FPPF |
| Montréal | 10 |
| Laval | 3 |
| Saint-François-du-Lac | 1 |
| Lac Lavering | 1 |
| Limite dOka | 1 |
| Lac Beauport | 1 |
| En transition | 1 |
| Total | 18 |
NOTE - Nous ignorons où habitait une des FPPF dans la région du Québec.
Répartition des FPPF dans la collectivité - par type dhabitat
La grande majorité (83 %) des FPPF habitaient en milieu urbain. Sur les 126 femmes au sujet desquelles des réponses ont été fournies, 8 % habitaient soit dans une petite localité soit dans une région rurale. Seulement 1 % de léchantillon résidaient dans une réserve. La présence dune majorité de FPPF dans les villes plutôt quà la campagne ou dans de petites localités a été observée dans toutes les régions.
Vingt-neuf pour cent (29 %) des FPPF vivaient dans un établissement résidentiel. Les noms des établissements figurent ci-après. Aucune différence statistique entre les régions na été constatée en ce qui concerne lutilisation des établissements pour FPPF dans la collectivité. Par exemple, il ny a proportionnellement pas plus de femmes dans les établissements résidentiels dans la région de lAtlantique que dans les régions de lOntario et du Québec.
QUÉBEC
Huit des 18 femmes de la région du Québec (44 %) vivaient dans des établissements résidentiels au moment où le sondage a été effectué.
| Thérèse-Casgrain | 7 |
| Foyer daccueil Dorval | 1 |
| Total | 8 |
ONTARIO
Dix-huit des 60 femmes (30 %) de la région de lOntario habitaient dans des établissements résidentiels au moment du sondage.
| Joyce Detweiler | 5 |
| Foyer Ellen | 5 |
| Foyer Newberry | 3 |
| Foyer Ferguson (ERC) | 2 |
| Ecuhomes | 1 |
| Brentwood Discovery | 1 |
| Centre thérapeutique Stonehenge | 1 |
| Total | 18 |
PRAIRIES
Huit des 29 femmes de la région des Prairies (28 %) habitaient dans des établissements résidentiels au moment du sondage.
| YWCA | 2 |
| Oskana (CCC) | 2 |
| Eacel Resource Society | 1 |
| Operation Friendship | 1 |
| United Church (HH) | 1 |
| Seven Steps | 1 |
| Total | 8 |
ATLANTIQUE
Deux des 12 FPPF des Maritimes (17 %) habitaient dans des établissements résidentiels.
| Foyer Lavers | 2 |
| Total | 2 |
PACIFIQUE
Une FPPF (14 %) de la région du Pacifique habitait dans un établissement résidentiel au moment du sondage.
| Foyer Manchester | 1 |
| Total | 1 |
COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS
« Nous avons besoin dun foyer de transition pour femmes où lon offrirait des programmes axés sur lestime de soi, lacquisition des compétences parentales, létablissement dun budget, lemploi et ladaptation sociale. » (Prairies)
Financement des programmes offerts dans les établissements résidentiels
Divers programmes sont offerts directement par les établissements résidentiels. Le sondage portait également sur ces programmes et sur leur coût pour le SCC. La majorité des services sont dispensés par le SCC. Le coût annuel des programmes administrés par contrat varie entre 6 000 et 272 000 $. Le coût annuel moyen de ceux quoffre le SCC est de 175 000 $. On trouvera à lannexe E une ventilation détaillée des sommes consacrées au financement des services donnés à contrat et des programmes offerts par le SCC.
Où habitent les FPPF qui ne sont pas dans un établissement résidentiel? Un grand nombre dentre elles (37 %) résident dans des logements non subventionnés, soit dans leur propre maison, soit dans un appartement quelles partagent avec dautres, soit dans un meublé. Dautres demeurent avec des parents ou des amis (21 %). La majorité (58 %) des FPPF dans la collectivité utilisent lun ou lautre de ces deux derniers modes de logement. Seulement 11 % des FPPF habitent dans des centres dhébergement, dans des centres de traitement ou dans des logements subventionnés.
Aucune différence significative entre les régions na été constatée en ce qui concerne les lieux où habitent les FPPF. Par exemple, la proportion de FPPF qui habitent chez un parent est sensiblement la même dans la région du Pacifique quau Québec.
COMMENTAIRES DES SURVEILLANTS
® Compte tenu de laide offerte aux FPPF dans la collectivité et des listes dattente pour lobtention dun logement subventionné de qualité, il est presque impossible pour ces femmes, de trouver un logement convenable dans un milieu favorisant leur réintégration sociale. » (Prairies)
® Une aide supplémentaire est nécessaire pour permettre aux FPPF de se loger convenablement. » (Prairies)
® Les listes dattente pour lobtention dun logement pour autochtones sont très longues. » (Ontario)
® Il serait bon de mettre à la disposition des FPPF dans la collectivité des logements sans but lucratif, dont le loyer serait fixé en fonction du revenu. » (Ontario)
® Nous avons besoin de logements subventionnés. » (Ontario)
® Nous avons besoin de logements subventionnés. » (Québec)
Situation demploi des FPPF dans la collectivité
Les FPPF dans la collectivité nont pas toutes le même statut par rapport à lemploi.. Trente-quatre pour cent (34 %) dentre elles sont sans emploi. Quarante-huit pour cent (48 %) ont une forme quelconque demploi. Six pour cent (6 %) ont un emploi stable à temps partiel et 19 % ont un emploi à plein temps à lextérieur, alors que 18 % sont au foyer. Cinq pour cent (5 %) ont actuellement un emploi qui nest pas stable. Dix-huit pour cent (18 %) des FPPF sont aux études ou suivent des cours. Aucune différence significative concernant la situation demploi na été constatée entre les régions.
® Les FPPF dans la collectivité doivent avoir accès aux programmes dintégration à lemploi, ce qui nest pas le cas actuellement. » (Prairies)
® Il faut aider les femmes à se lancer en affaires. » (Ontario)
® Il faut améliorer les perspectives demploi des FPPF dans la collectivité en leur donnant notamment accès à des services et à des programmes dintégration au travail. » (Atlantique)
Vingt-cinq pour cent (25 %) des femmes qui composaient
léchantillon détenaient un diplôme détudes secondaires, alors que 20 %
avaient même fait des études postsecondaires. La majorité des femmes navaient
toutefois pas terminé leurs études secondaires et navaient acquis quun
minimum dinstruction dans le système scolaire régulier.
Des différences régionales appréciables ont été constatées entre les niveaux dinstruction des FPPF dans la collectivité. Selon les données du sondage, les femmes des régions du Pacifique et de lOntario avaient un niveau dinstruction sensiblement plus élevé (p<.01) que celles des autres régions.
Fait à noter, on na constaté aucun lien observable entre le niveau dinstruction atteint et le besoin daide pour trouver un emploi. Les femmes instruites, aussi bien que celles qui ne létaient pas, avaient besoin de cette aide. En outre, il ne semble exister aucun lien entre le niveau dinstruction dune femme et sa situation demploi dans la collectivité. Les femmes instruites ne travaillaient pas vraiment plus que celles dont la formation était plus limitée.
La majorité des FPPF recevaient une forme quelconque daide financière. Soixante-quatre pour cent dentre elles recevaient de laide du gouvernement, notamment des allocations pour détenues en semi-liberté, des allocations pour personnes handicapées ou des prestations daide sociale. Deux pour cent de ces femmes recevaient une indemnité détudes ou une allocation de formation professionnelle. Trente-quatre pour cent des FPPF ne recevaient aucune aide publique. On a constaté des besoins similaires dans toutes les régions en ce qui concerne laide financière. Par exemple, les femmes de lAtlantique navaient pas plus besoin daide financière que celles de lOntario. Il ny a aucun lien entre le soutien financier effectivement reçu et les demandes daide (p. ex., préparation dun budget) présentées aux surveillants par les FPPF.
« La bande indienne, qui est censée aider financièrement la cliente à subvenir à ses besoins et à payer ses frais de scolarité universitaires, ne sacquitte pas de ses obligations avec constance. Cette situation cause du stress et des problèmes financiers à la cliente. » (Prairies)
« Il faut fournir une aide financière à la FPPF dans la collectivité pour lui permettre de fréquenter luniversité ou de poursuivre sa formation. » (Prairies)
« Il faut améliorer le programme de prêts et bourses pour alléger le fardeau financier des étudiantes et pour leur éviter de dépendre inutilement de leur famille. » (Prairies)
« Il faudrait désigner un organisme responsable pour soccuper des questions financières, en particulier quand la FPPF a un pressant besoin daide pour financer la poursuite de ses études. » (Prairies)
« Les FPPF nont pas le moyen de quitter le CRC, parce que laide sociale ne répond pas à leurs besoins. » (Ontario)
« Les FPPF dans la collectivité auraient besoin de prestations daide sociale pour pouvoir compléter leur formation scolaire ou professionnelle. » (Atlantique)