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On a demandé aux surveillants dindiquer combien de FPPF étaient directement sous leur surveillance au moment du sondage. Après compilation des réponses, nous avons constaté quil y en avait 118, soit 8 de moins que ce qui est mentionné ailleurs dans le présent document. Un tel écart tient probablement au fait que trois surveillants nont pas répondu à cette question.
SURVEILLANCE DIRECTE
Le nombre de FPPF surveillées par un même responsable pouvait aller de 1 à 19. La plupart des surveillants devaient soccuper directement dune FPPF (n=36) ou de deux FPPF (n=10). En moyenne, chaque surveillant était directement responsable de deux FPPF. Comme on le verra à lAnnexe C, il ny a pas à cet égard de différence significative entre les régions.
| N. de cas attribués (surveillance directe) | N. de surveillants | Sous-total de FPPF | |
| 1 FPPF | 36 | 36 | |
| 2 FPPF | 10 | 20 | |
| 3 FPPF | 7 | 21 | |
| 4 FPPF | 1 | 4 | |
| 5 FPPF | 2 | 10 | |
| 6 FPPF | 1 | 6 | |
| 8 FPPF | 1 | 8 | |
| 19 FPPF | 1 | 19 | |
| Pas de réponse | 3 | . | |
| N.
total de FPPF actuellement sous surveillance directe |
118 | ||
SURVEILLANCE INDIRECTE
On a également demandé aux surveillants dindiquer le nombre de FPPF dont ils étaient indirectement responsables. On parle de surveillance indirecte, quand la FPPF ne relève pas directement du surveillant en question, mais dun agent travaillant pour le compte dun organisme, comme la Société Elizabeth Fry, par exemple. Au moment du sondage, seulement six FPPF dans la collectivité étaient sous surveillance indirecte. On trouvera à lAnnexe C la répartition des cas attribués par région.
| N. de cas attribués (surveillance indirecte) | N. de surveillants | Sous-total de FPPF | |
| Aucune | 60 | 0 | |
| 1 FPPF | 1 | 1 | |
| 5 FPPF | 1 | 5 | |
| N. total de FPPF sous surveillance indirecte | 6 | ||
Cas attribués (trois dernières années)
SURVEILLANCE DIRECTE
Au cours des trois dernières années, chaque surveillant sest vu attribuer un nombre de cas pouvant aller de 1 à 24. Chaque surveillant a été responsable en moyenne de 5 cas. La plupart des surveillants soccupaient de 1 (n=21) ou de 2 (n=11) femmes. Au total, les personnes qui ont répondu au questionnaire avaient surveillé 194 FPPF depuis trois ans. Voir lAnnexe D pour les données par région.
| N. de cas attribués (surveillance directe) | N. de surveillants | Sous-total de FPPF |
| 1 FPPF | 21 | 21 |
| 2 FPPF | 11 | 22 |
| 3 FPPF | 9 | 27 |
| 4 FPPF | 4 | 16 |
| 5 FPPF | 4 | 20 |
| 6 FPPF | 3 | 18 |
| 7 FPPF | 1 | 7 |
| 8 FPPF | 2 | 16 |
| 10 FPPF | 2 | 20 |
| 24 FPPF | 1 | 24 |
| Pas de réponse | 3 | 3 |
| N. TOTAL DE FPPF | 194 |
SURVEILLANCE INDIRECTE
Sept FPPF ont été indirectement surveillées dans la collectivité au cours des trois dernières années. La plupart des surveillants nont été indirectement responsables daucune FPPF.
| N. de cas attribués (surveillance indirecte) | N. de surveillants | Sous-total de FPPF | |
| Aucune | 54 | 0 | |
| 1 FPPF | 3 | 3 | |
| 3 FPPF | 1 | 1 | |
| 4 FPPF | 1 | 1 | |
| 5 FPPF | 1 | 1 | |
| 35 FPPF | 1 | 1 | |
| NOMBRE TOTAL DE FPPF | 7 | ||
Proportion de FPPF par rapport au nombre total de cas attribués
On a demandé aux surveillants de nous dire quelle proportion de lensemble des cas (hommes et femmes) dont ils étaient actuellement responsables étaient des femmes. Cest dans la région des Prairies que cette proportion était la plus élevée (23 %). Le Québec et lOntario comptaient sensiblement la même proportion de femmes (respectivement 19 % et 18 %). La région du Pacifique avait une proportion de FPPF de 12 %, tandis que dans lAtlantique cette proportion était de 8 %. Pour lensemble du Canada, les femmes comptaient pour 16 % du nombre total de cas attribués.
| RÉGION | POURCENTAGE DE FPPF SUR LENSEMBLE DES CAS ATTRIBUÉS |
| Prairies | 23 |
| Québec | 19 |
| Ontario | 18 |
| Pacifique | 12 |
| Atlantique | 8 |
Certaines délinquantes risquent plus que dautres de récidiver une fois en liberté conditionnelle. Celles qui sont ainsi davantage exposées à commettre un autre crime sont considérées comme des personnes à risque élevé de récidive. Cela ne veut pas dire que toutes celles qui ont commis un crime avec violence par le passé présentent automatiquement un risque élevé de récidive. Dautres caractéristiques et dautres facteurs situationnels devraient être pris en compte lorsquon évalue le risque de récidive dune personne.
On a demandé aux surveillants quel était, à leur avis, le degré de risque que présentait leur cliente. La majorité (92 %) des FPPF dans la collectivité présentaient à leur avis un risque moyen ou faible de récidive. Seulement 8 % des FPPF étaient considérées à risque « élevé ».
Les cas à risque élevé exigeaient plus de temps de surveillance (p=.000) et, partant, un plus grand nombre de rencontres. Une cliente qui demandait plus de temps de surveillance était effectivement rencontrée plus souvent, mais pas nécessairement plus longtemps à chaque rencontre. On sattendrait demblée que les clientes qui requièrent plus de temps de surveillance obtiennent plus de soutien, mais ce nest pas toujours le cas.
Le degré de risque que présentait une FPPF navait pas de lien avec lendroit où se tenaient les rencontres avec son surveillant, ni avec la nature du crime répertorié (avec ou sans violence), ni avec le fait quelle était ou non première responsable de la garde denfants, ou quelle avait ou non un conjoint ou un emploi, ni avec le type de mise en liberté quelle avait obtenue, ni avec son lieu ou sa région de résidence.
Les surveillants pouvaient se référer à plusieurs critères pour évaluer le risque que présentaient leurs clientes. Ainsi, on leur avait demandé de classer par ordre dimportance les trois principales « méthodes » auxquelles ils recouraient pour cette « classification ». La très grande majorité des surveillants fondaient leurs décisions sur des critères subjectifs, comme lattitude de leur cliente, son potentiel de réintégration dans la société et son degré de détermination. Fait à signaler, seulement 7 % des surveillants se servaient de critères objectifs pour évaluer le niveau de risque que présentait leurs cliente une fois dans la collectivité.
| Critère dévaluation du risque | Pourcentage de surveillants utilisant cette « méthode » |
| Attitude générale | 26 |
| Aptitude à se réintégrer | 24 |
| Degré de détermination | 21 |
| Comportement dans le programme | 10 |
| Comportement à son lieu de résidence | 8 |
| Critères dévaluation objectifs | 7 |
| Antécédents criminels | 2 |
| Temps passé dans la collectivité | 1 |
| État de santé physique/psychologique | <1 |
| Accès à des services de soutien dans la collectivité | <1 |
Une FPPF libérée sous condition doit avoir directement accès, au besoin, à des services propres à laider à surmonter ses difficultés. Dans les réponses au sondage, 33 % des femmes ont été classées comme ayant un niveau élevé de besoin et 68 % comme ayant un niveau moyen ou faible.
On a constaté un parallèle étroit entre le besoin daide financière (p<.01), le niveau dinstruction (p<.05), la situation demploi (p<.05), le degré de risque (p=.000) et le temps de surveillance requis (p=.000). Ainsi, les femmes dont le niveau de besoin était élevé étaient moins instruites, risquaient davantage dêtre en chômage, bénéficiaient dune aide financière, avaient été jugées à risque élevé et exigeaient plus de temps de surveillance. Leur niveau de besoin navait par contre aucun lien avec leur état matrimonial ou avec le fait quelles avaient ou non la garde denfants.
On a demandé aux surveillants dans quelle mesure ils estimaient que les renseignements obtenus au sujet de leurs clientes avant leur mise en liberté (par ex. : rapports de suivi, évaluations) étaient exacts. Daprès les réponses au sondage, ces renseignements étaient exacts dans 80 % des cas. On ne pensait le contraire que dans 5 % des cas.
Au moment du sondage, le temps écoulé depuis la mise en liberté des FPPF variait de moins dun mois à plus de trois ans. Un peu plus de la moitié des femmes étaient en liberté sous condition depuis moins de six mois (52 %). Pour le reste, la période de liberté conditionnelle des femmes sétendait selon des proportions assez égales depuis au moins six mois jusquà plus de trois ans.
| NOMBRE DE MOIS DE LIBERTÉ SOUS SURVEILLANCE | POURCENTAGE DE FPPF |
| < 1 mois | 3 |
| 1 - 2 mois | 25 |
| 3 - 4 mois | 14 |
| 5 - 6 mois | 10 |
| 7 - 10 mois | 12 |
| 11 - 12 mois | 5 |
| 13 - 18 mois | 9 |
| 19 - 24 mois | 10 |
| 25 - 36 mois | 7 |
| + 36 mois | 5 |
Daprès les réponses au sondage, moins une femme était en liberté conditionnelle depuis longtemps, plus ses rencontres avec son surveillant devaient être fréquentes, mais pas plus longues, de sorte que, par exemple, une FPPF dans la collectivité depuis moins de six mois exigeait dans lensemble plus de temps de surveillance que nen exigeaient en moyenne les clientes confiées aux surveillants. Il ny avait pas de rapport entre le temps écoulé depuis la libération et les niveaux de risque et de besoin que présentaient les FPPF.
Dans la majorité des cas (65 %), les rencontres entre les surveillants et les FPPF duraient de 15 à 45 minutes. Les plus courtes pouvaient durer aussi peu que 15 minutes et les plus longues, jusquà 2 heures.
On a noté des différences marquées entre les régions quant à la durée des rencontres. En Ontario et dans les Prairies, on avait tendance à sen tenir à des rencontres dune durée de 15 à 45 minutes, tandis que dans les autres régions la durée des rencontres pouvait varier davantage.
La durée des rencontres navait aucun lien avec les niveaux de besoin et de risque de la cliente. Voilà qui peut sembler déconcertant, si lon songe au principe voulant quon fasse concorder les services fournis avec les niveaux de risque et de besoin. Il demeure toutefois, comme nous lavons déjà noté, quon peut très bien intensifier la surveillance dune cliente en augmentant la fréquence des rencontres (p=.000) plutôt que leur durée.
Fait à signaler, la durée des rencontres a beaucoup à voir avec lendroit où elles se tiennent (p=.000). Quand elles ont lieu dans un endroit public ou chez la cliente, elles durent facilement 45 minutes et plus, alors que sur les lieux du travail elles sont plus courtes (de 15 à 45 minutes); les « rencontres » au téléphone durent invariablement moins de 15 minutes.
La majorité (59 %) des FPPF avaient deux rencontres ou moins par mois avec leur surveillant. Dans les cas de clientes dont les niveaux de risque (p<.01) et de besoin (p<.001) étaient jugés élevés, les rencontres étaient plus fréquentes.
La majorité des rencontres se font soit au bureau du surveillant (34 %) soit au domicile de la cliente (38 %). Très peu (5 %) de ces entretiens entre le surveillant et sa cliente se tiennent au lieu de travail de la cliente, dans un endroit public ou au téléphone, mais pour beaucoup (23 %) ils ont lieu à divers autres endroits. Aucune différence notable ne semble exister entre les régions en ce qui concerne le lieu des rencontres.
Les sujets abordés à loccasion des rencontres mensuelles varient énormément. Le sujet prédominant semble toutefois être ladaptation sociale (26 %). Dans ladaptation sociale, on inclut les problèmes de relations humaines, la maîtrise des émotions, la gestion du stress, les plans et les objectifs futurs et les moyens daller chercher de laide dans la collectivité. On notera que la catégorie « peu loquace », dans le prochain graphique, renvoie au fait que la cliente na pas tendance à sexprimer durant les rencontres et quelle namorce la discussion sur aucun sujet.
Il semble y avoir un lien entre les sujets abordés et le niveau de besoin de la FPPF (p<.05). Les clientes jugées à niveau élevé de besoin avaient tendance à discuter de problèmes liés à lalcoolisme, à la toxicomanie et à ladaptation sociale, tandis que celles jugées à niveau « moyen » de besoin sen tenaient davantage aux questions liées à ladaptation sociale, et celles jugées à faible niveau de besoin parlaient surtout de problèmes liés à lemploi. De telles observations devraient nous amener, au moment de concevoir ou doffrir des programmes, à tenir compte du niveau de besoin des clientes. On na par contre constaté aucun lien entre le niveau de risque et les sujets abordés lors des rencontres.
Soutien apporté par les surveillants
On a demandé aux surveillants quel genre daide ils avaient été appelés à apporter aux FPPF dans la collectivité. Il y a lieu de se demander si cette question a été bien comprise; par conséquent, les réponses devraient être interprétées avec circonspection. On notera quune même cliente peut très bien avoir reçu de laide dans plus dun domaine (voir le tableau ci-après).
Soixante pour cent de ces FPPF avaient besoin de soutien pour faire face au stress et aux exigences de la vie quotidienne. On na noté chez les clientes aucun lien entre leur besoin de ce genre daide et le fait quelles étaient ou non premières responsables de la garde denfants, quelles avaient ou non un conjoint, quelles recevaient ou non une aide financière, ou quelles avaient ou non un emploi. Il y avait, par contre, un rapport étroit entre les niveaux présumés de besoin (p<.01) et de risque (p<.05).
| Genre daide | Pourcentage de FPPF ayant reçu cette aide |
| Exigences de la vie quotidienne | 60 |
| Emploi | 48 |
| Orientation vers un programme non prévu dans les conditions de la mise en liberté | 44 |
| Conseils dordre financier | 43 |
| Logement | 28 |
| Renvoi à un travailleur social | 27 |
| Santé/Condition physique | 23 |
| Aide en matière juridique | 21 |
| Aide concernant la garde denfants | 21 |
Quarante-huit pour cent des femmes au sujet desquelles on a obtenu des réponses au sondage avaient eu besoin dune aide en matière demploi. On na relevé aucun rapport entre le besoin daide à cet égard et les niveaux présumés de besoin ou de risque, lendroit de résidence, le degré dinstruction, létat matrimonial de la cliente et le fait quelle était ou non première responsable de la garde denfants. Il va sans dire que le besoin dune aide de ce genre avait un lien avec la situation demploi de la cliente (p<.05).
Vingt et un pour cent (21 %) de léchantillon recevaient une aide concernant les exigences liées à la garde denfants. Le besoin daide était en étroit rapport avec le fait pour la cliente dêtre ou non première responsable de la garde denfants (p<.001), avec ses niveaux de besoin (p<.001) et de risque (p<.001), avec sa région de résidence (p<.05), avec son besoin de conseils financiers (p<.05) et avec sa situation demploi (p<.05).
Quarante-trois pour cent des femmes avaient besoin de conseils dordre financier, et ce, indépendamment de leur région de résidence, de leur état matrimonial, du fait quelles étaient ou non premières responsables de la garde denfants, et de leurs niveaux présumés de besoin et de risque.
Vingt-huit pour cent avaient reçu de laide de leur surveillant pour trouver un logement, et ce, indépendamment de la région où elles résidaient, de leur état matrimonial, du fait quelles étaient ou non premières responsables de la garde denfants, et du genre de logement quelles habitaient auparavant.