Cette page Web a été archivée dans le Web.
Utilisation des programmes à lechelle nationale
Sept types de programmes sont offerts aux FPPF dans la collectivité. Les FPPF sont en effet invitées à participer à des programmes dispensés par des organismes communautaires ou en résidence, à des programmes de counseling, à des programmes daide à lintégration communautaire, à des programmes détudes ou de formation professionnelle, à des programmes daide en matière de gestion financière, à des programmes pour toxicomanes ainsi quà des groupes de soutien pour les victimes dactes de violence ou dabus sexuels.
On a demandé aux surveillants « dénumérer les programmes et les services communautaires dont bénéficiaient le plus souvent leurs clientes ». Ils ont répondu que les programmes pour toxicomanes étaient les plus utilisés (n=57), suivis de près par les services de counseling (n=53). Les programmes daide à lintégration communautaire (n=25) et les programmes offerts par un organisme communautaire ou donnés en résidence (n=22) étaient aussi utilisés par un grand nombre. Les programmes détudes, dintégration à lemploi, daide en matière de gestion financière et de soutien aux victimes dactes de violence ou dabus sexuels attiraient relativement peu de femmes. On trouvera à lAnnexe A la liste des services offerts dans le cadre de chacun des programmes.
.
Utilisation des programmes par région
Le niveau dutilisation des programmes dans les régions était comparable à ce quil était à léchelle nationale. Étant donné que la majorité des réponses au sondage concernaient des FPPF qui habitaient lOntario (48 %), les Prairies (23 %) ou le Québec (14 %), on notera forcément une distorsion en faveur de ces régions par rapport aux autres quant aux données recueillies concernant lutilisation des programmes. En Ontario, les divers programmes avaient au total été utilisés 74 fois par les clientes, qui sétaient prévalues le plus souvent des services de counseling (n=24) et daide aux toxicomanes (n=19). Dans les Prairies, les programmes avaient été utilisés 48 fois, et là encore, cétaient les services daide aux toxicomanes (n=13), de counseling (n=10) et daide à lintégration communautaire (n=12) qui avaient la faveur du plus grand nombre. Cet attrait pour les services daide aux toxicomanes et de counseling a été constaté dans toutes les régions.
| Programme | Pacifique | Prairies | Ontario | Québec | Atlantique |
| Organisme | 0 | 4 | 9 | 4 | 5 |
| Counseling | 6 | 10 | 24 | 9 | 4 |
| Intégration comm. | 0 | 12 | 9 | 2 | 2 |
| Études/formation professionnelle | 0 | 3 | 6 | 5 | 2 |
| Gestion financière | 2 | 4 | 4 | 2 | 1 |
| Toxicomanie | 3 | 13 | 19 | 15 | 7 |
| Violence /abus sexuels | 2 | 2 | 3 | 0 | 2 |
| N. total de programmes par région | 13 | 48 | 74 | 37 | 23 |
Les fonds requis pour le financement des programmes dans lensemble du pays viennent de deux sources : des contrats (29 %) et des services communautaires (28 %). On notera que, dans le cas de 27 % des programmes désignés comme étant « les plus utilisés », on na pas pu déterminer doù provenaient les fonds. Le SCC a financé 8 % des programmes, comparativement à 5 % pour les gouvernements provinciaux. Les sociétés Elizabeth Fry et John Howard ont contribué pour approximativement 4 % au financement global des programmes. On trouvera à lAnnexe A une description du mode de financement des divers types de programmes et, à lAnnexe B, une répartition par région des sources de financement. Les services fournis à contrat ont coûté entre 1 000 $ et 76 000 $. On trouvera à lAnnexe F la ventilation détaillée par région des fonds ayant servi au financement des programmes.
Comparaison entre les programmes fédéraux et les programmes provinciaux
On a demandé aux surveillants de comparer les types de programmes ou de services communautaires offerts aux femmes purgeant une peine provinciale (FPPP) par rapport aux types de programmes offerts aux FPPF.
| Réponse | Nombre de réponses |
| Plus de variété pour les FPPP | 0 |
| Plus de variété pour les FPPF | 2 |
| Pas de différence | 19 |
| Pas de réponse/case non cochée | 41 |
| Total | 62 |
Selon deux des répondants, un de lOntario (n=1) et un du Québec (n=1), les programmes ou services offerts aux FPPP étaient plus variés que ceux offerts aux FPPF. La plupart des répondants (n=19) ne voyaient pas de différence entre les deux. Labsence de réponses dans un aussi grand nombre de cas (n=41) tient peut-être au fait que, nétant responsables daucune FPPP, de nombreux surveillants ne pouvaient pas faire de comparaison.
Programmes suggérés pour une stratégie communautaire
On a demandé aux surveillants de dire « quel genre daide, de services ou de surveillance devraient être englobés ou soulignés dans la stratégie communautaire afin de mieux réussir à réintégrer les FPPF dans la collectivité. » Ils ont fortement recommandé les programmes dintégration à lemploi (n=51), de counseling (n=51) et daide au toxicomanes (n=49). Nombre de répondants ont également insisté pour quil y ait des groupes de soutien pour victimes dactes de violence ou dabus sexuels (n=46), des cours dacquisition de compétences parentales (n-41) et des foyers de transition (n=42). On trouvera dans le tableau ci-après la liste de tous les programmes suggérés et le nombre de « votes » donnés en leur faveur.
| PROGRAMMES SUGGÉRÉS | Nombre de réponses |
| Programmes de formation (emploi) | 51 |
| Programmes de counseling | 51 |
| Programmes daide aux toxicomanes | 49 |
| Groupes de soutien aux survivantes dactes de violence ou dabus sexuels | 46 |
| Foyers de transition | 42 |
| Cours ou groupes de soutien - compétences parentales | 41 |
| Gestion financière | 38 |
| Logements subventionnés | 34 |
| Services de garderie | 32 |
| Communication avec les organismes | 32 |
| Garderies subventionnées | 27 |
| Conditionnement physique/exercice | 26 |
| Autres | 6 |
Dans la catégorie « autres », on avait suggéré la création de groupes de soutien pour les détenues ou les ex-détenues, de mécanismes facilitant létablissement de liens familiaux, de cours de formation culturelle pour Autochtones, de services aux femmes responsables de délits sexuels, de groupes de solidarité entre femmes/entre membres dune même culture, de services de consultation en matière de sexologie.
Besoin de programmes - par région
On a noté de grandes différentes entre les régions en ce qui concerne les opinions exprimées à propos des programmes et des services qui devraient être organisés ou proposés en priorité aux FPPF dans la collectivité. Dans le tableau ci-après, on verra, pour chacune des régions, quels programmes les répondants ont le plus souvent placés en tête des priorités en vue de lélaboration de la stratégie communautaire. Dans la région du Pacifique, on considérait quil fallait avant tout offrir des programmes de formation. Dans les Prairies, cétait les foyers de transition qui lemportaient. Les programmes de counseling venaient en première place chez les répondants de lOntario et de lAtlantique. Enfin, au Québec, on désignait à la fois les cours dacquisition de compétences parentales et les programmes de formation professionnelle comme étant les plus importants. On trouvera à lAnnexe B des données détaillées sur les services déjà offerts ou utilisés dans chaque région.
| RÉGION | PROGRAMME |
| Pacifique | Formation professionnelle (emploi) |
| Prairies | Foyers de transition |
| Ontario | Programme de counseling |
| Québec | Formation professionnelle et compétences parentales |
| Atlantique | Programmes de counseling |
Voici un résumé des commentaires exprimés par les répondants des diverses régions concernant les programmes quil serait souhaitable de mettre en place.
PACIFIQUE
Il serait souhaitable détablir un programme daide à la réintégration communautaire ainsi quun programme de loisirs pour les FPPF. Les femmes ont besoin dêtre davantage soutenues et orientées, pour atteindre leurs objectifs, faire des plans davenir et régler leurs problèmes. Les fonds sont toujours insuffisants pour financer les programmes favorisant la réintégration du monde du travail ou le retour aux études. Les services de garderie sont importants.
- (C.-B.)
PRAIRIES
À vrai dire, les FPPF sont largement « dans le besoin » à tous égards.
- Manitoba
Parce que les délinquantes sont trop souvent décrites comme des victimes, elles sont souvent réticentes à se soumettre à un traitement approprié.
- Saskatchewan
Tous les programmes sont importants, mais ils doivent être adaptés aux besoins de chacune. Un cours de préparation au mariage serait utile.
- Saskatchewan
La dépendance extrême à légard des drogues est un sérieux problème. Le problème des relations interpersonnelles de la cliente, dans le passé comme dans le présent, nous préoccupe également. Il faudrait organiser un programme sur la violence familiale. Les femmes qui ont la garde denfants se trouvent vite dépassées par leurs obligations et incapables dassumer leur rôle à plein temps.
- Alberta
Trop de programmes ne sont conçus que pour les délinquants mâles. Les femmes se sentent souvent intimidées quand elles participent à des programmes en présence de détenus masculins. Les femmes autochtones préfèrent avoir affaire à des conseillers autochtones, mais ils sont difficiles à trouver - surtout les conseillères.
- Saskatchewan
Chaque programme est important, mais il doit être adapté aux besoins de la délinquante. Les services visant à aider la détenue à retrouver et à conserver sa stabilité émotive devraient être prioritaires.
- Alberta
ONTARIO
À Toronto, on ne semble pas manquer de ressources.
Les femmes ont besoin de plus de services daide à lintégration communautaire, y compris pour trouver un logement, pour trouver un emploi (rédiger un curriculum vitae, remplir des formulaires de demande demploi, etc.), pour évaluer leurs éventuels besoins financiers (nourriture, loyer, etc.) et pour savoir comment affronter leur famille et leurs amis une fois en liberté.
On devrait envisager doffrir aux FPPF des programmes, comme « Vivre sans violence » et « Perspectives demploi », ainsi que des programmes pour améliorer leurs compétences cognitives. Il faudrait en outre prévoir des programmes dintégration communautaire spécialement conçus pour les délinquantes autochtones.
Il faut offrir aux femmes des programmes pour les aider à maîtriser leurs pulsions colériques, des services de garderie et des logements subventionnés.
Beaucoup de femmes ont des besoins multiples qui se manifestent tous en même temps.
On a tendance à offrir des services de soutien à lextérieur des grands centres comme Toronto. Il serait peut-être bon de travailler en partenariat avec les organismes existants, avec le gouvernement provincial, par exemple, pour créer de nouveaux services. Un foyer de transition vient dêtre acheté pour les FPPP. Ne devrions-nous pas mettre davantage de logements à la disposition des FPPF?
Le centre de lOntario a déjà suffisamment de services de consultation psychologique et de prévention des rechutes chez les toxicomanes.
QUÉBEC
Il ny a actuellement pas assez de femmes pour les programmes. La région ne manque de rien pour offrir des services adéquats dintégration au marché du travail, de santé, daide aux victimes dactes de violence, etc.
Il faudrait créer un programme de relations humaines.
Les besoins des détenues sont divers et varient selon les personnes. Le SCC aurait avantage à conclure des contrats avec des professionnels dont lexpérience pourrait être mise à contribution pour répondre aux besoins psychologiques, psychiatriques et sociologiques des FPPF.
ATLANTIQUE
Les FPPF ont besoin de beaucoup de soutien et dencouragement. Les problèmes dordre affectif (dévalorisation de soi-même, sentiment de victimisation, problèmes relationnels) ont un important rôle à jouer dans la réadaptation.
- Nouveau-Brunswick
Il y a carence de services pour les FPPF comme pour les FPPP.
- Nouvelle-Écosse
Les priorités en matière de programmes doivent être établies en fonction des besoins de chacune. On doit satisfaire les besoins de base (logement et finances) avant doffrir dautres programmes.
- Nouvelle-Écosse
Les priorités concernant les programmes individuels doivent être établies en fonction des besoins de chacune. Les programmes dispensés en résidence par le SCC ou le CRC sont très importants pour le succès de la réintégration graduelle de la FPPF dans la collectivité.
- Nouvelle-Écosse