Services correctionnels pour femmes
Rétrospective d'un an sur les services correctionnels pour femmes
On dit que beaucoup de choses peuvent se passer au cours d'une année; pour le Secteur des délinquantes (SD) du SCC, l'année 2010 a été remplie de nombreux changements et de nombreuses raisons de célébrer.
Tout a commencé en janvier, avec la nomination d'une nouvelle sous-commissaire pour les femmes, Jennifer Oades. Peu après, le commissaire Don Head, la sous-commissaire Oades et le Secteur des délinquantes ont célébré la présentation officielle de la mission du SD :
Nous nous engageons à établir un milieu correctionnel sécuritaire et favorable et à fournir aux délinquantes des occasions qui les habilitent à vivre dans la dignité et le respect et à rebâtir leur vie en tant que citoyennes respectueuses des lois. Notre travail contribue à établir des collectivités plus sécuritaires.

Première rangée (de gauche à droite) : Jody Brian, Caroline Bergeron, Caroline Rueberer, Chantal Allen, Jaya Patni, Renée Gobeil, Kelley Blanchette
Deuxième rangée (de gauche à droite) : Elise Orlando, Marianne Cossette, Suzanne Cuff, Hélène Long, Laurie Walinga, Penny Angel, Chantal Lanthier, Don Head, Jennifer Oades, Steve Michel
La création de choix
Cette année a marqué le 20e anniversaire du document La Création de choix, le rapport du groupe d'étude sur les femmes purgeant une peine fédérale rédigé en 1990 qui présentait les cinq principes formant une nouvelle philosophie correctionnelle pour les femmes. Ce rapport demeure la force motrice derrière les services correctionnels pour femmes.
En septembre, une tribune a été tenue pour que l'on discute de pratiques exemplaires et de conclusions de recherche récentes, ainsi que des interventions, de la formation du personnel et des diverses méthodes de collaboration dans le cadre des services correctionnels pour femmes. La réunion résultait de solides partenariats qu'entretient le SD avec d'autres secteurs du SCC et divers organismes associés faisant partie du portefeuille de la Sécurité publique ainsi que l'Association canadienne des Sociétés Elizabeth Fry.
Plus de 50 délégués de l'Australie, du Canada, de l'Angleterre, de l'Écosse, de la Thaïlande et des États-Unis d'Amérique ont contribué, grâce à leur expérience et leur passion, aux discussions, lesquelles éclaireront un cadre stratégique pour l'avenir des services correctionnels pour femmes.
Le commissaire Don Head était sur les lieux pour s'adresser à la foule. Il a émis des commentaires sur l'ampleur de l'expérience accumulée des gens qui se trouvent autour de la table, soulignant la présence de l'ex-commissaire du SCC Lucie McClung ainsi que d'anciennes sous-commissaires pour les femmes.
Il a également eu le plaisir de présenter une invitée spéciale, Son Altesse Royale, la princesse Bajrakitiyabha Mahidol de Thaïlande, qui a donné un discours-programme soulignant les travaux importants qu'elle a menés sur les règles minimales types pour les délinquantes. Son Altesse Royale a aussi été la force motrice derrière les Règles des Nations Unies concernant le traitement des femmes détenues et les mesures non privatives de liberté pour les femmes délinquantes, également désignées comme étant les Règles de Bangkok (anglais seulement), qui ont été adoptées par l'Assemblée générale des Nations Unies en décembre.
Au cours de son voyage, Son Altesse Royale a rencontré le ministre Toews et le ministre Nicholson sur la Colline du Parlement et s'est rendue à l'Établissement Joliette, où elle a été accompagnée de la directrice du pénitencier, Loretta Mazzocchi, et de son personnel dans le cadre d'une visite très informative.
De plus, avant la tribune, deux participants du ministère de la Justice et de l'Institut de criminologie de l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni, ont visité le Bureau de libération conditionnelle d'Ottawa pour comparer la façon dont les délinquantes sont surveillées dans la collectivité au Canada à celle au Royaume-Uni. Les membres du personnel du Bureau de libération conditionnelle ont également acquis une compréhension des pratiques et des politiques observées en Angleterre.

Elizabeth Van Allen, Nancy Stableforth, Thérèse LeBlanc, Jennifer Oades, Johanne Vallée
Programmes et formation axés sur les femmes
Au cours de la dernière année, de nombreuses mises à jour et améliorations ont été apportées au module de Formation axée sur les femmes (FAF). La formation a été offerte dans tout le Service, y compris aux membres du personnel travaillant dans la collectivité.
Tout au long de l'année, deux nouveaux volets de programmes correctionnels pour délinquantes ont été élaborés : le continuum de soins pour délinquantes et le cercle de soins pour délinquantes autochtones. Ces programmes aident à composer avec les comportements problématiques liés à la criminalité, y compris la violence, la toxicomanie, le jeu, la fraude et le vol. La mise en œuvre intégrale de ces programmes dans les établissements pour femmes et les collectivités est prévue pour avril 2011.
Cadre de la stratégie communautaire
Le 9 décembre 2010, le SD a organisé une rencontre casse-croûte à l'AC. Sue Coatham, gestionnaire par intérim, Interventions et politiques, affectée au Bureau de libération conditionnelle de Calgary, a offert un aperçu de la Stratégie communautaire nationale révisée pour les délinquantes et a fait le point sur le plan d'action en cours. L'événement a accueilli beaucoup de gens, dont des représentants de bon nombre de secteurs de l'AC ainsi que des collègues des bureaux de libération conditionnelle d'Ottawa et de Calgary.
La nécessité d'amener les gestionnaires intermédiaires à obtenir de meilleurs résultats a fait l'objet d'une discussion. D'autres sujets comprenaient des stratégies prélibératoires menant à la réinsertion sociale réussie des délinquantes, l'élaboration d'une formule de ressources conçue particulièrement pour les délinquantes, les articles 81 et 84, la santé mentale et la formation ou l'éducation des agents de libération conditionnelle en établissement et dans la collectivité visant à les aider à réduire les inquiétudes des délinquantes qui se préparent à leur mise en liberté.
En outre, l'an 2011 a bien commencé avec la réunion, en janvier, de l'équipe chargée de la mise en œuvre de la Stratégie communautaire. C'était une excellente occasion d'accroître et de renforcer de nouveaux partenariats par l'entremise d'une collaboration créative, en vue de la mise en liberté réussie des délinquantes dans la collectivité.
En perspective
Ces faits saillants résultent du travail d'un groupe de professionnels dévoués et passionnés qui contribue fièrement à la mission et au mandat du Service, en plus d'habiliter les délinquantes à réintégrer la collectivité avec succès. Pour en savoir davantage, veuillez visiter le site Web Programmes pour les délinquantes.
Qui plus est, il existe une ressource consacrée aux recherches liées aux services correctionnels pour femmes au sein de la Direction de la recherche du Secteur des politiques. Le plan de recherche de 2011-2012 sera bientôt publié et comprendra d'excellents projets de recherche qui visent à mieux définir les besoins des délinquantes autochtones et non autochtones.
--De Judith Sammon, agente principale de projet, Secteur des délinquantes
