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3.1 Compréhension de la raison d'être de leur cote
3.2 Acceptation de leur cote de sécurité
3.3 Sentiments au sujet de la cote de sécurité élevée
3.4 Effets de la cote de sécurité élevée
Vous savez, lorsque vous êtes «à sécurité maximale», j'ai l'impression qu'ils disent que ces détenues, dans les prisons fédérales... sont vues comme les plus violentes au Canada. Et moi, je ne suis pas d'accord. Parce que les détenues «à sécurité maximale» ne le sont pas toutes... Et, je sais que pour moi, ce n'est pas dans ma nature. Je ne me vois pas comme très violente - malgré le fait que je l'ai déjà été. (Kerry)
Un certain nombre de questions ayant trait à la perception que les femmes ont de leur cote de sécurité élevée ont été examinées dans le cadre des entrevues. En règle générale, les questions posées portaient sur la compréhension que les femmes avaient de la raison d'être de leur cote de sécurité élevée, leur acceptation de leur cote et les sentiments qu'elle engendrait, ainsi que leur opinion sur l'incidence d'avoir une cote de sécurité élevée.
| 3.1 Compréhension de la raison d'être de leur cote |
Plusieurs questions posées pendant les entrevues concernaient la compréhension qu'avaient les femmes de la raison d'être de leur cote de sécurité élevée. En règle générale, les femmes connaissaient leur cote de sécurité (n=12 ou 86 p. 100), ont fourni des explications au sujet de leur cote (n=11 ou 79 p. 100) et étaient au courant des dates et des explications concernant tout changement à leur cote de sécurité au cours de leur période d'incarcération (n=10 ou 71 p. 100). Les femmes ont signalé que les facteurs liés à l'adaptation au milieu carcéral étaient principalement à l'origine de leur cote de sécurité élevée (n=11 ou 79 p. 100). Six femmes (43 p. 100 ou trois femmes du segment PG et trois du segment PBS) avaient, à un (ou à des) moment(s) donné(s) au cours de leur période d'incarcération, été classées à sécurité moyenne. Il y avait des différences marquées entre les femmes du segment PG et celles du segment PBS en ce qui concerne la connaissance et la compréhension des raisons d'être de leur cote de sécurité élevée.
Segment de la population généraleTrois des femmes du segment PG (50 p. 100) avaient été classées à sécurité moyenne pendant une grande partie de leur incarcération. Ces femmes ont avoué avoir délibérément saboté leur cote de sécurité inférieure (p. ex. pour éviter un transfèrement à un établissement régional ou la libération conditionnelle). L'une de ces femmes a intentionnellement agressé un membre du personnel pour que sa cote de sécurité soit changée à élevée. Ces types de comportement seraient probablement reflétés par une augmentation de la cote relative à l'adaptation au milieu carcéral ou à la sécurité du public.
Parmi les facteurs liés à l'adaptation au milieu carcéral mentionnés, on compte les voies de fait, les stupéfiants et l'attitude (généralement un comportement négatif dans l'établissement).
J'ai agressé des membres du personnel... Je voulais rester ici avec mon amie parce qu'elle est à sécurité maximale... et je leur ai demandé [au personnel] à ce moment-là si je pouvais rester ici jusqu'à ce que je sache ce qui arriverait à mon amie - et ils m'ont dit que non, je ne pouvais pas faire cela - que je devrais en quelque sorte faire quelque chose pour devenir à sécurité maximale - et c'est ce que j'ai fait. (Chris)
À la Prison des femmes, j'étais une terreur... des voies de fait, participation à la sous-culture de la drogue en prison. J'imagine surtout les voies de fait. Quand des voies de fait sont inscrites au dossier, elles ont tendance à faire augmenter la cote de sécurité. (Kerry)
...c'était en fait intentionnel... Je savais que j'avais de bonnes chances d'obtenir ma libération conditionnelle et je ne la voulais pas - je ne pensais pas la mériter - et alors je me suis autodétruite afin d'être classée maximale. Ma cote de sécurité maximale, c'est surtout moi qui l'ai causée - j'en suis responsable... Cet incident [voies de fait contre le personnel] et mon attitude - refus de me soumettre à la prise d'échantillon d'urine... en plus de manquer de respect, délibérément, d'avoir une attitude... mon attitude m'a surtout gardée «à sécurité maximale». (Alison)
Trois des femmes du segment PG (50 p. 100) croyaient que le fait de se blesser volontairement comptait pour beaucoup dans la détermination de leur adaptation au milieu carcéral.
Ils ont pensé que d'un point de vue émotionnel je serais instable - et je l'étais à ce moment-là... lorsque je me blessais volontairement en plus de présenter des troubles de l'alimentation et autres. (Pam)
Disons que j'étais à sécurité moyenne, et que j'étais encore ici. Disons que je me brûle avec une cigarette par exemple - et qu'ils se rendent compte que je suis instable - ils pourraient accroître de nouveau ma cote de sécurité juste pour cela. Mais c'est seulement si on se fait mal. (Tanya)
En raison de mon infraction - de l'enquête sur mon expulsion... Je pense que c'était un risque d'évasion - je comprends cette raison, un peu. Mais - je n'ai jamais présenté de risque d'évasion auparavant - je faisais de l'exercice dans la cour - deux fois - et j'aurais pu m'évader à ce moment-là, mais je ne l'ai pas fait - alors je ne vois pas pourquoi ils ont pensé que je présentais un risque d'évasion. (Pam)
[Malgré le fait d'avoir été illégalement en liberté pendant la libération conditionnelle.] Eh bien, je n'ai jamais eu une évasion à mon dossier. Déjà, je pense qu'ils auraient pu dire que je présentais un risque d'évasion. Mais, j'ai eu un PS[AS] [une permission de sortir avec surveillance]... sans menottes et fers - je ne me suis pas évadée, alors... (Kerry)
[Malgré l'aveu : Je me suis échappée neuf fois dans le passé - mais pas de cet établissement]. Vous savez, chaque fois que je regarde mes fiches - comme mes mises à jour - elles signalent un besoin élevé pour ceci, pour cela - et on y mentionne un risque d'évasion moyen - qu'est-ce qui pourrait leur faire penser cela? Je n'ai jamais tenté de m'évader d'ici - il devrait être faible. (Tanya)
Je ne pense pas que je vais sortir et blesser qui que ce soit. (Kerry)
La sécurité du public - non, c'était moyen... Je crois qu'ils pensent cela seulement à cause de mes crimes - qu'il y avait des menaces de violence et que je pourrais être violente à l'avenir... je ne pense pas que je le serais. C'est la drogue qui m'incite à me comporter de certaines façons... Je n'ai pas pris de drogue depuis plus d'un an. [Cette femme a agressé des membres du personnel deux fois au cours de la dernière année.] (Melissa)
Je l'ignorais jusqu'à la semaine dernière... et je ne sais pas pourquoi elle [agente de gestion des cas (établissements) (AGCE)] a dit que j'étais à sécurité maximale. (Susan)
Parce que je pourrais me blesser? C'est ce que je pensais, en tout cas. (Ellen)
Je ne sais pas. Je suis d'accord - je suis d'accord... j'ignorais être à sécurité maximale - je pensais être à sécurité moyenne. (Nicki)
Parce que je suis mauvaise... voies de fait. (Denise)
En raison de mon accusation de crime d'incendie. Et parce que je me blesse depuis que je suis ici. Et, aussi, je bouche les toilettes... (Clara)
Risque élevé - ils m'ont dit que je présentais un risque élevé parce que j'ai très mauvais caractère et que je blesse les gens... (Rita)
| 3.2 Acceptation de leur cote de sécurité |
On a posé aux femmes plusieurs questions concernant leur acceptation de leur cote de sécurité élevée. En dépit de leur critique des méthodes d'évaluation du niveau de sécurité et de leur opinion selon laquelle le maintien de leur cote de sécurité élevée soit opportun ou non, onze des femmes (79 p. 100 ou 5 du segment PG et 6 du segment PBS) ont signalé accepter les raisons de réévaluation. Il est intéressant de noter que, malgré leur acceptation de leur cote de sécurité, cinq femmes (36 p. 100 ou 4 du segment PG et 1 du segment PBS) ont signalé qu'elles n'étaient pas ce qu'elles considèrent être une détenue dite «à sécurité maximale». Six femmes (43 p. 100, ou 3 du segment PG et 3 du segment PBS) estiment être actuellement prêtes à une réévaluation.
Segment de la population généralePeu importe qu'elles soient d'accord ou non avec la raison d'être de leur niveau de sécurité, quatre des six femmes du segment PG (67 p. 100) ont soutenu qu'elles n'étaient pas des «détenues typiquement à sécurité élevée».
Eh bien, je ne suis pas comme les détenues typiquement à sécurité maximale. J'agis peut-être comme elles parfois, mais je n'en suis pas une. (Melissa)
Je ne me vois pas comme «détenue à sécurité maximale». Je sais pourquoi j'ai cette cote et elle est justifiée, je crois. J'étais impliquée dans l'incident dans la cour. Deux gardiens ont été blessés - je les ai agressés. (Kerry)
Eh bien, je pense que les personnes qui commettent des crimes violents - par exemple, celles qui blessent des enfants et des personnes âgées, des gens comme cela - ce genre de crime mérite manifestement un classement à sécurité maximale. (Chris)
Je pense qu'ils ne devraient considérer que la violence et le risque d'évasion. Si on présente un risque d'évasion ou si on menace la sécurité. (Kerry)
Bien que la considération des infractions violentes à l'extérieur de l'établissement soit un facteur important de la détermination de la cote de sécurité, lorsqu'on a tout particulièrement insisté sur la question de leur violence en milieu carcéral, quatre des femmes ont minimisé cette violence et sa pertinence comme critère d'évaluation.
Ce n'était pas un incident comme - je n'ai pas frappé la femme [membre du personnel] avec le manche en bois du balai, je ne l'ai pas menacée avec un verre ou quelque chose du genre - ou aucune autre arme - je me suis simplement approchée d'elle avec la partie en paille du balai et c'est tout. J'ai plaidé coupable, écopé de [nombre de mois] et j'ai dû payer l'aide juridique. Donc je pense que c'est assez - et aussi, j'ai passé deux semaines en isolement. Et je suis toujours à sécurité maximale. (Chris)
Je ne pense pas qu'ils devraient tenir compte de notre comportement à l'intérieur de [l'établissement]. Je pense qu'à l'intérieur de l'établissement, la violence signifie que je deviens un produit de mon milieu... Je veux dire, je me rappelle, je veux dire que j'ai, j'ai donné un coup de couteau à une femme, vous savez - j'ai sérieusement blessé non pas des gardiens mais je n'ai jamais réellement agressé sérieusement les gardiens - une fois j'ai cassé le nez et la bouche d'un gardien mais pas comme on dirait une très grande violence, de sérieuses blessures. Mais la raison que je dis que je suis un produit de mon milieu, c'est parce que je l'ai fait sous l'effet de la peur. Lorsqu'on en arrive à se demander si on donnera un coup de couteau à cette personne ou si c'est elle qui le fera? Ou bien, allez-vous gravement blesser cette personne ou est-ce elle qui va gravement vous blesser... on se protège et on le fait à cause de la peur. (Kerry)
Mais, vous savez, je ne me considère pas comme étant violente - pas du tout... j'ai blessé cette femme - pas gravement mais je l'ai étranglée et j'ai écopé de [nombre] mois pour cela et autre chose. (Tanya)
Je suis une délinquante violente, je l'admets, j'étais violente, j'étais très violente - mais ils n'ont rien au dossier concernant mon comportement violent [dans l'établissement] autre qu'une altercation dans la cour qui était une chose banale - ce n'est pas comme si j'avais pris et frappé quelqu'un - vous savez, c'était simplement de tirer quelqu'un [un agent de correction] par le bras, c'était tout - je n'ai vraiment battu personne ou quoi que ce soit. (Alison)
Segment de la population ayant des besoins spéciaux
Oui, je pense, qu'ils ont très bien fait dans mon cas - je pense que je devrais être à sécurité maximale. Je le crois vraiment. À cause de mes médicaments...parfois, je m'emporte et je me mets en colère. Et ainsi je suis d'accord avec leur classement. (Kim)
Eh bien, ce sont de bonnes raisons, mais s'ils vont me classer à sécurité moyenne, j'essayerai de mon mieux à cette cote. Mais s'ils veulent me garder à sécurité maximale, ça n'a aucune importance. Ils peuvent faire ce qu'ils pensent être le mieux pour moi. (Clara)
| 3.3 Sentiments au sujet de la cote de sécurité élevée |
Les entrevues ont examiné ce que les femmes considéraient être les conséquences de leur cote de sécurité élevée. Dans le cadre de cet aspect de l'examen, les femmes ont décrit leurs sentiments au sujet de leur cote de sécurité élevée. Ceci est différent mais complète les descriptions des effets de cet évaluation (section 3.4), ainsi que des avantages estimés d'une réduction de la cpte de sécurité (section 5.2).
Plus de la moitié des femmes (n=8 ou 57 p. 100) ont estimé qu'il y avait un stigmate rattaché à leur cote de sécurité élevée. De même, cinq femmes (39 p. 100) ont signalé être bouleversées par leur cote de sécurité élevée (deux de ces femmes ont fait part de beaucoup de frustration du fait que le niveau de leur cote de sécurité n'avait pas été réduit). Toutefois, six femmes (43 p. 100) ont exprimé de l'apathie ou une ambivalence relative à leur cote de sécurité élevée. Encore une fois, on a constaté des différences entre les deux segments de population en ce qui concerne leurs sentiments au sujet de leur cote de sécurité élevée, avec une plus grande proportion des femmes du segment PG qui reconnaissaient le stigmate et les sentiments de bouleversement concernant leur évaluation tandis qu'une plus grande proportion des femmes du segment PBS ont exprimé de l'apathie au sujet de cette question.
Segment de la population généraleJe me sens dégueulasse - et je sens, vous savez, que je suis une personne vraiment détestable, que je suis méchante et des choses comme ça... ce que je ne suis pas... J'ai l'impression d'être une voleuse de banque ou une criminelle vraiment endurcie, quelque chose comme ça. (Chris)
Ils nous donnent l'impression que nous sommes les pires prisonnières qu'ils ont jamais vues - dans le monde entier - je ne peux pas le croire... Si les gens avaient la chance de nous connaître, ils ne penseraient pas cela. (Pam)
J'étais réellement contrariée... cela me dérangeait aussi au point de vue émotionnel -- parce que j'étais déprimée. (Pam)
Cela ne veut rien dire... parce que ça m'est égal d'être à sécurité maximale, moyenne ou minimale, ça n'a pas d'importance. Vrai?. Parce que j'ai l'impression que je serai ici - en prison - pendant le reste de ma vie - alors je m'en fiche vraiment parfois. Je veux dire seulement parfois. (Tanya)
Ça fait que les gens n'ont pas confiance en moi... Et vous savez, la cote de sécurité maximale - ça s'accompagne aussi d'un manque d'estime de soi. (Tina)
Je n'avais pas une bonne impression à ce sujet. Parce que je ne présente plus de risque élevé - je ne suis pas dangereuse. (Susan)
Deux femmes (29 p. 100) se préoccupaient du niveau de leur cote de sécurité ou en étaient bouleversées.
C'était difficile... c'était un peu angoissant le sentiment d'être classée à sécurité maximale. (Rita)
Quatre des femmes du segment PBS (50 p. 100) ont exprimé leur apathie à ce sujet.
Ça m'est égal. Ça n'a aucune importance pour moi. (Denise)
Je me fiche de ce qu'ils pensent de moi - ça m'est vraiment égal. (Kim)
| 3.4 Effets de la cote de sécurité élevée |
Treize femmes ont fourni des réponses en ce qui concerne l'incidence du niveau de sécurité élevée sur la manière dont elles ont purgé leur peine (6 du segment PG et 7 du segment PBS). Dix femmes ont signalé que leur cote de sécurité élevée avait eu un effet sur la manière dont elles purgeaient leur peine; toutefois deux d'entre elles ont considéré ces effets comme étant positifs. Trois femmes (23 p. 100) ont indiqué que leur cote de sécurité élevée n'avait eu aucun effet sur la manière dont elles purgeaient leur peine.
L'effet le plus souvent mentionné par les femmes (n=9 ou 69 p. 100) concernait le placement en établissement et la restriction de mouvement; ceci englobait les questions de restriction de mouvement et des activités soulevées par les femmes incarcérées à l'établissement de Springhill7, qui ont fourni des réponses. Quatre femmes (31 p. 100) ont clarifié leur position en soulignant que bien que leur placement en établissement ait eu une incidence sur la manière dont elles avaient purgé leur peine, elles étaient, au mieux, ambivalentes au sujet de leur désir d'être transférées. Environ un tiers des femmes ont exprimé l'opinion que leur cote de sécurité élevée réduisait leurs occasions de participation aux programmes (n=5 ou 39 p. 100) et croyaient que leur niveau d'évaluation signifiait qu'elles étaient privées d'occasions offertes aux autres détenues (n=4 ou 31 p. 100). Aussi, quatre femmes (31 p. 100) ont évoqué leur manque d'admissibilité à des absences temporaires et la possibilité de considération défavorable pour la libération conditionnelle comme effets d'une cote de sécurité élevée.
Segment de la population généraleEh bien, il fallait bien que je vienne à un établissement pour hommes... nos mouvements sont restreints ici parce que nous sommes dans un établissement pour hommes et nous n'en occupons qu'une tellement petite partie... Il n'y aucun programme ici... (Kerry)
...c'est là où ils vous mettent et vous oublient... l'accent est toujours mis sur les cotes de sécurité minimale et moyenne - comme si elles avaient la priorité... parce qu'on considère que ces détenues ont de l'avenir. (Kerry)
Tout probablement que je ne serai pas considérée de façon très positive pour les PSAS, les PSSS et la libération conditionnelle. Eh bien, ma cote a une incidence sur mon placement, c'est-à-dire à quel établissement je peux aller, mais je ne veux pas aller au nouvel établissement de toute façon... S'il le fallait [je récidiverais de nouveau pour rester]. (Melissa)
Parce que ma cote de sécurité maximale me donne une plus grande sécurité. J'aime être avec des gens qui peuvent m'aider. (Clara)
Ils ont dit qu'ils devaient m'amener ici - je devais y aller à cause de ma cote de sécurité maximale et ils ne gardent plus de détenues à sécurité maximale à [nom de l'établissement régional]. (Rita)
Les détenues à sécurité maximale n'ont pas le droit d'aller aux nouveaux établissements - il faut alors que nous restions toutes ici. (Nicki)
Il vaudrait mieux à mon audience avec la Commission des libérations conditionnelles que je n'ai pas une cote de sécurité maximale. (Susan)
7 La restriction du mouvement et des activités résultant du logement dans un établissement pour hommes est d'une grande importance pour les femmes hébergées à l'établissement de Springhill. Étant donné que le SCC n'appuie pas l'existence d'établissements correctionnels mixtes, on fait de considérables efforts pour assurer la ségrégation de la population de détenus en ce qui concerne le logement, les programmes et les aires de loisirs (p. ex. interdire le mouvement de la population de détenus lorsque les femmes se déplacent de leur unité à une autre installation du même établissement).