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Les données du présent rapport ont été recueillies auprès de 17 des 20 délinquantes autochtones qui étaient désignées « à sécurité maximale » au moment des entrevues et de 8 employées du SCC qui travaillent auprès de ces femmes. Deux des délinquantes purgeaient une peine provinciale, mais étaient incarcérées dans un pénitencier fédéral; elles ont donc été incluses dans la recherche. Les entrevues ont été réalisées entre décembre 1997 et février 1998. Les
délinquantes ont été interrogées une seule fois, mais quelques employées du SCC lont été plus dune fois parce quelles travaillaient auprès de plusieurs délinquantes (chaque entrevue portait sur une seule délinquante). Une seule employée du SCC était autochtone.
On a demandé aux détenues autochtones qui avaient accepté de participer à létude de signer une formule de consentement éclairé pour sassurer quelles comprenaient bien lobjet de lentrevue et pour leur donner la possibilité de décider si elles participeraient ou non à lentrevue. Tous les renseignements recueillis au cours des entrevues sont confidentiels. Aucun nom na été associé aux plaintes ou aux recommandations qui sont formulées dans le présent rapport.
Avant chaque entrevue, on a informé la délinquante autochtone de lobjet de lentrevue : recueillir des renseignements qui permettront au SCC daider les détenues autochtones à sécurité maximale à abaisser leur cote de sécurité. Les répondantes avaient loccasion de faire part de leurs besoins et de dire comment ces besoins étaient ou pourraient être comblés (conformément à larticle 74 de la LSCMLC qui stipule ce qui suit : « Le Service doit permettre aux détenus de participer à ses décisions concernant tout ou partie de la population carcérale, sauf pour les questions de sécurité. »). Chaque entrevue durait environ une heure et demie. On a informé les délinquantes quelles pouvaient mettre fin à lentrevue à tout moment.
Tant pour les délinquantes que pour les employées du SCC, on a utilisé des entrevues semi-dirigées, afin que les répondantes puissent donner leurs opinions, leurs idées et leurs suggestions par rapport aux diverses questions. Cette technique a permis de mener des entrevues en profondeur et de poser des questions sur divers domaines : renseignements personnels, niveau de sécurité, éléments de lÉchelle de classement par niveau de sécurité servant à déterminer la cote de risque criminel, besoins physiques, psychologiques, sociaux et autres, contenu des programmes et utilité des programmes pour labaissement de la cote de sécurité, personnel, logement et autres facteurs pouvant aider à réduire le niveau de sécurité.
Voici la répartition des entrevues réalisées auprès des délinquantes et du personnel :
ENTREVUES RÉALISÉES ENTRE DÉCEMBRE 1997 ET FÉVRIER 1998 |
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Établissement |
Nombre de délinquantes autochtones interrogées |
Nombre dentrevues réalisées auprès demployées du SCC ou dentrepreneurs |
Établissement de Springhill Springhill (Nouvelle-Écosse) |
2 |
3 |
Prison de femmes Kingston (Ontario) |
2 |
3 |
Pénitencier de la Saskatchewan Prince-Albert (Saskatchewan) |
9 |
7 |
Centre psychiatrique régional Saskatoon (Saskatchewan) |
4 |
4 |
Total |
17 |
17 |
Après lévaluation préliminaire et lorientation de la délinquante, on examine systématiquement les renseignements recueillis et on les analyse pour déterminer le risque que présente la délinquante. À cette fin, on applique plusieurs outils dévaluation fondés sur les résultats de recherches et des lignes directrices générales qui portent sur les antécédents ou les facteurs « statiques » qui sont liés au risque de récidive, soit :
On attribue à la délinquante la cote de risque criminel « élevé », « moyen » ou « faible » selon les résultats des outils dévaluation et des instruments mentionnés ci-dessus.
La détermination et lanalyse des besoins de la délinquante sont fondées sur une évaluation systématique des facteurs associés à chacun des sept domaines de besoins suivants :
On évalue les besoins de la délinquante afin de bien comprendre ses points forts et ses problèmes dans chaque domaine de besoins et de déterminer la relation qui existe entre ses problèmes et son comportement criminel. Cette évaluation constitue le fondement du plan correctionnel. On détermine ensuite quels programmes la délinquante devra suivre pour pouvoir abaisser sa cote de sécurité initiale, puis être mise en liberté et rester dans la collectivité sans commettre de nouvelles infractions.