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À partir des données recueillies, nous avons dégagé certains thèmes communs :
Les délinquantes autochtones ont dit quelles nétaient pas traitées avec respect et dignité, et quon entretenait des préjugés contre elles parce quelles étaient des détenues. Certaines employées du SCC avaient des idées préconçues au sujet des détenues autochtones. Une psychologue travaillant dans lun des établissements a déclaré que les femmes autochtones étaient des « bêtes ». Quelques détenues ont fait remarquer que le fait de se présenter comme autochtones leur faisait plus de mal que de bien.
Les délinquantes autochtones estimaient quil y avait atteinte à la confidentialité parce que les employées parlent aux détenues des autres détenues. Par conséquent, il ny a aucune confidentialité dans les pénitenciers parce que tout le monde (employées et détenues) connaît les histoires des délinquantes. Le SCC doit être plus rigoureux pour assurer le maintien de la confidentialité.
Obstacles à la participation aux programmes
Pour inciter les femmes autochtones à obéir au personnel, il arrive quon les empêche de participer à des programmes. Ce genre de contrôle engendre la non-coopération des détenues, qui estiment que toutes les délinquantes devraient avoir lautorisation de participer à des programmes et que cette autorisation ne devrait pas dépendre des opinions du personnel. Les détenues sont frustrées parce que le personnel de correction ne remarque que leurs comportements négatifs et ne tient pas compte de leurs comportements positifs. En empêchant les détenues de suivre les programmes ou en retardant leur participation aux programmes, on les empêche de réaliser des progrès vers latteinte des objectifs de leur plan correctionnel, et elles restent incarcérées plus longtemps; beaucoup dentre elles sont incarcérées jusquà la date de la libération doffice. Le SCC doit veiller à ce que les détenues suivent les programmes nécessaires. Il est absolument essentiel que les établissements ne mettent aucun obstacle à la participation des détenues aux programmes.
Dossier des antécédents en tant que jeune contrevenante
Conformément à la Directive du Commissaire no 505, lorsquon assigne une cote de sécurité à une détenue, on tient compte de ses antécédents en tant que jeune contrevenante. On ne tient pas compte de sa croissance personnelle, de son changement de comportement et de sa maturité affective. Certaines détenues autochtones ont entre 30 et 40 ans, et on utilise encore contre elles les infractions quelles ont commises en tant que jeunes contrevenantes. Le SCC doit fixer un âge en-deçà duquel on ne recueillerait plus de données contre les détenues, ce qui permettrait dexclure les antécédents en tant que jeunes contrevenantes.