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Accueil > Programmes > Programmes pour les délinquantes > Que sont devenues les promesses de « La création de choix »?
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Divulgation proactive
LES DÉTENUES AUTOCHTONES À SÉCURITÉ MAXIMALE PURGEANT UNE PEINE FÉDÉRALE - QUE SONT DEVENUES LES PROMESSES DE « LA CRÉATION DE CHOIX »?
7. CONCLUSIONS DE LA RECHERCHE ET BESOINS DÉFINIS
Facteurs favorisant labaissement de la cote de sécurité
Voici des pratiques qui aident (ou aideraient) les détenues
autochtones à abaisser leur cote de sécurité :
- Expliquer aux détenues la relation entre le plan correctionnel et la modification de la
cote de sécurité et les raisons pour lesquelles certains programmes sont nécessaires.
Rencontrer régulièrement les détenues pour leur parler de leur progrès et discuter de
leur plan correctionnel.
- Offrir des programmes nouveaux et intéressants, fondés sur la guérison et
lapprentissage par lexpérience, qui sont adaptés à la culture autochtone et
animés par des Autochtones et des aînés. Actuellement, ce nest pas le cas la
plupart du temps.
- Embaucher des animateurs qui sont capables de rendre les programmes intéressants, qui
font preuve de souplesse, qui ne jugent pas les détenues et ne sont pas autoritaires.
Actuellement, les animateurs sont autoritaires et certains portent des jugements sur les
détenues.
- Offrir en tout temps des services de counseling par des aînés et autoriser la tenue de
cérémonies autochtones; ces services ne sont pas offerts à temps plein actuellement.
- Offrir des programmes intensifs de traitement de la toxicomanie; ce genre de traitement
nest pas offert actuellement. Empêcher lintroduction de drogues dans les
établissements, ce qui aiderait les femmes à ne plus consommer et permettrait de
réduire le nombre daccusations portées contre elles à la suite danalyses
déchantillons durine.
- Inciter les membres du personnel et les animateurs à apporter un soutien et de
lencouragement aux détenues; actuellement, ce nest pas toujours le cas.
- Offrir des programmes de réinsertion sociale aux détenues avant leur mise en liberté
et pendant une longue période. Élaborer des plans prélibératoires contenant une liste
dorganismes et de réseaux de soutien dans la collectivité. Ces programmes et plans
nexistent pas actuellement.
- Accorder aux détenues des permissions de sortir avec ou sans escorte afin quelles
puissent augmenter leur crédibilité; actuellement, ces permissions sont très espacées.
- Permettre aux détenues davoir des contacts avec leur famille et des membres de la
collectivité dans le cadre dactivités sociales organisées par des particuliers et
des organismes. Actuellement, il y a peu dactivités de ce genre et elles sont
espacées.
- Inciter les détenues à se comporter de façon à ne pas être accusées
dinfractions.
- Instaurer un programme de soutien par les pairs pour que les détenues autochtones
sencouragent mutuellement à changer de comportement de façon à ne pas être
réincarcérées.
- Séparer les détenues qui ne sont pas motivées de celles qui le sont. Cette mesure
permettrait aussi déliminer les actes dintimidation et de violence.
Facteurs entravant labaissement de la cote de sécurité
Les pratiques qui suivent naident pas les détenues autochtones
à abaisser leur cote de sécurité :
- Ne pas bien expliquer aux détenues les plans correctionnels. Lénumération des
nombreux programmes que les femmes doivent suivre les accable. Le plan correctionnel est
intimidant et les femmes sont insatisfaites.
- Ne pas préparer le plan correctionnel en fonction de la détenue. Certaines femmes ont
des besoins spéciaux dont il faut tenir compte lorsquon établit leur plan
correctionnel.
- Ne pas tenir les plans correctionnels à jour.
- Ne pas expliquer aux détenues leur cote de sécurité et les motifs des changements de
cote.
- Offrir des programmes animés par des AC-2 ou danciens AC-2. Cette situation
engendre de lanimosité chez les détenues autochtones, qui considèrent alors que
les programmes sont axés sur la sécurité plutôt que sur le traitement.
- Obliger les détenues à suivre plusieurs fois un programme axé sur laspect
intellectuel (comme le programme sur les aptitudes cognitives).
- Offrir des programmes qui ne sont pas adaptés à la réalité culturelle des détenues.
- Retarder la participation des détenues aux programmes ou les empêcher de suivre des
programmes pour les punir afin de les inciter à obéir au personnel du SCC.
- Permettre que les détenues soient victimes de discrimination et de racisme dans les
établissements, qui sont censés être des environnements de soutien. Cette situation
naide pas les détenues autochtones à abaisser leur cote de sécurité.
- Appliquer des procédures et des règles quotidiennes incohérentes dans
létablissement, ce qui empêche les femmes autochtones de sadapter au
train-train de la vie quotidienne ou davoir confiance au système.
- Transférer les détenues autochtones dun établissement à lautre,
dune province à lautre (Alberta, Manitoba, Saskatchewan) au détriment du
soutien et des contacts familiaux.
- Ne pas veiller au maintien de la confidentialité. Les employés parlent de détenues à
dautres détenues. Il ny a pas de confidentialité dans les prisons parce que
chacun (les employés et les détenues) connaît les histoires des détenues.
- Loger les détenues dans des établissements pour hommes. Cette situation crée des
problèmes; plusieurs femmes font lobjet de nombreuses accusations pour avoir parlé
à leur petit ami ou à leur conjoint.
- Ne pas remédier au manque de communications entre la direction, les intervenants de
première ligne et les détenues.
- Traiter les détenues avec un manque de respect et de dignité. Faire de la
discrimination à légard des femmes parce quelles sont Autochtones.
- Ne pas mettre un terme à la consommation dalcool et de drogues, qui se produit
encore dans certaines établissements.