Résultats escomptés
Les détenues vivent dans un environnement décent, propre et sûr dans lequel on les encourage à se prendre en charge et à assumer la responsabilité personnelle de leurs biens.
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| 2.1 |
Les femmes vivaient ensemble dans des installations de bonne qualité offrant un accès adéquat à l'air frais et elles assumaient la responsabilité de leur vie quotidienne. Elles avaient libre accès aux baignoires, douches et toilettes privées. Les installations de buanderie et de nettoyage étaient rapidement et facilement utilisables. On leur remettait un ensemble de vêtements à la réception, mais le choix des tailles était limité. On remettait aux femmes sur le point d'être mises en liberté un ensemble de vêtements.
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Logement et installations |
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| 2.2 |
La plupart des femmes vivaient dans un logement de style cottage en milieu ouvert. Quatre unités résidentielles désignées pour les femmes dites « à sécurité moyenne » étaient disposées autour d'un jardin central et étaient situées le plus près du bâtiment d'administration principal. Une rangée de quatre autres unités résidentielles au-delà de ces unités désignées était, au départ, allouée aux femmes ayant reçu la cote de sécurité minimale, mais au moment de notre inspection, une de ces unités était désignée comme l'unité de soutien intensif, et une autre était réservée aux femmes classées à sécurité moyenne. Le MVS se trouvait à côté des unités résidentielles à sécurité minimale.
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| 2.3 |
Chaque unité résidentielle accueillait un maximum de sept femmes, et le MVS pouvait en loger jusqu'à huit. Toutes les unités résidentielles à sécurité moyenne étaient de conception similaire : une aire commune, une salle à manger, une cuisine, une salle pour la lessive et le rangement, deux chambres simples ainsi qu'une toilette et une salle de bains distincte à l'étage inférieur et cinq chambres simples et une toilette et salle de bains séparée en plus à l'étage supérieur. La conception des unités résidentielles à sécurité minimale était également similaire : une aire commune, une salle à manger, une cuisine, une salle de lessive, une chambre simple ainsi qu'une toilette et une salle de bains séparée à l'étage inférieur et six chambres simples et une salle de bains à l'étage supérieur. Devant chaque unité résidentielle, il y avait également un endroit surélevé où on pouvait s'asseoir. Le MVS était doté d'installations complètes pouvant accueillir quatre femmes de chaque côté de l'unité.
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| 2.4 |
Le local d'habitation était bien conçu, bien meublé, éclairé et ventilé. Toutes les unités étaient bien entretenues et propres, grâce aux résidentes. Chaque unité résidentielle était généralement en bon état, particulièrement les unités résidentielles à sécurité minimale et le MVS construit plus récemment.
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| 2.5 |
Toutes les femmes possédaient la clé de leur unité résidentielle et de leur chambre. Elles avaient libre accès à la cuisine et à la buanderie ainsi qu'aux salles de bains et toilettes privées. Les panneaux d'observation étaient recouverts d'un rideau lorsque les femmes avaient besoin d'une certaine intimité pour se changer. Il y avait des télévisions dans les aires communes de chaque unité résidentielle, et les femmes pouvaient également avoir leur propre télévision dans leur chambre.
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| 2.6 |
Il y avait un téléphone destiné aux appels externes à chaque unité résidentielle et un de chaque côté du MVS. Les aires communes étaient dotées de téléphones pouvant être utilisés à toute heure de la journée, mais il était difficile d'effectuer des appels en privé, particulièrement dans les unités résidentielles à sécurité minimale. Il était possible de recevoir les appels téléphoniques privés dans une pièce distincte, de chaque côté du MVS. Chaque unité résidentielle était également dotée d'un téléphone interne en cas d'urgence, avec un bouton d'appel d'urgence dans chaque chambre de l'unité en MVS. Seulement 51 % des répondantes à l'enquête ont mentionné qu'on répondait aux appels d'urgence dans les cinq minutes; par ailleurs, au cours de notre visite, on nous a donné des exemples de cas où on avait tardé à répondre à une urgence.
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| 2.7 |
Dans notre enquête, 73 % des répondantes ont déclaré que, habituellement, c'était suffisamment calme pour se détendre et dormir la nuit. Toutefois, comme les unités résidentielles à sécurité minimale étaient construites en terrasse, et qu'elles étaient dotées de portes communicantes, le bruit se propageait de l'une à l'autre.
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| 2.8 |
Les réunions du comité de détenues avaient lieu tous les deux mois. Même si les points de décision étaient assignés aux participantes individuelles, on ne faisait pas toujours le suivi des points de décision antérieurs à la réunion suivante.
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Hygiène, vêtements et biens |
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| 2.9 |
Les femmes avaient librement accès aux douches et baignoires privées ainsi qu'aux produits de nettoyage.
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| 2.10 |
On remettait à chacune une trousse d'articles de toilette à l'admission. Il était possible de se réapprovisionner gratuitement en articles d'hygiène auprès des magasins, généralement une fois par mois, tandis que les produits sanitaires étaient fournis au besoin; les magasins étaient ouverts quatre fois par semaine à cette fin. En outre, les femmes recevaient quatre dollars toutes les deux semaines, qu'elles pouvaient compléter avec des fonds personnels, pour acheter des articles de toilette à la cantine; il était également possible d'acheter un nombre limité d'articles grâce au magasinage à l'extérieur.
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| 2.11 |
Les résidentes du MVS et celles purgeant une peine d'emprisonnement à perpétuité avaient des matelas de bonne qualité. Pour ce qui est des autres femmes, les matelas avaient des taches. On remettait à toutes les femmes les articles de literie de l'établissement, qu'elles étaient responsables de laver. Des stores étaient installés dans toutes les unités résidentielles.
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| 2.12 |
Les femmes portaient leurs propres vêtements, même si l'établissement distribuait également des vêtements au besoin. Il était possible de commander des vêtements neufs auprès des magasins extérieurs. On remettait à toutes les femmes un ensemble initial de vêtements jusqu'à ce que leurs propres vêtements aient été consignés. Toutefois, tous les vêtements fournis à l'admission, hauts et bas, étaient offerts dans la même taille. Il était possible de les remplacer aux magasins dans les jours suivant l'arrivée, mais certaines femmes devaient porter des vêtements mal ajustés jusqu'à ce moment-là.
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| 2.13 |
La famille ou les amis pouvaient envoyer des vêtements et des biens supplémentaires à l'établissement dans les 30 jours de l'arrivée. L'agente d'admission et de libération était chargée du traitement des biens dans les dix jours de la réception, en présence de la femme. La femme choisissait les articles qu'elle souhaitait garder en sa possession, et tous les autres articles devaient être entreposés ou envoyés à l'extérieur de l'établissement. Toutes les femmes, y compris les condamnées à perpétuité, disposaient d'une boîte d'entreposage conservée en leur nom à l'aire d'admission et de libération. La taille de la population avait dépassé la capacité des installations de l'aire d'admission et de libération.
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| 2.14 |
Les femmes pouvaient échanger les vêtements seulement deux fois par année, en mai et en octobre, d'où la possibilité limitée d'échanger des vêtements durant l'année; par ailleurs, la pratique ne respectait pas l'ordre permanent 090, selon lequel les vêtements saisonniers devaient être échangés trois fois par année. Seulement 32 % des répondantes à l'enquête ont déclaré qu'elles pouvaient avoir accès à leurs biens entreposés si elles le voulaient.
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| 2.15 |
Les femmes pouvaient utiliser les installations de buanderie et de repassage à leur unité résidentielle, et on fournissait la lessive en poudre. Il était possible d'acheter d'autres produits à la cantine. À la suite d'une demande du comité de détenues, la distribution du détergent à lessive avait augmenté, passant d'une fois toutes les trois semaines à une fois toutes les deux semaines.
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| 2.16 |
Toutes les femmes pouvaient commander un ensemble de vêtements en vue de la libération grâce au magasinage à l'extérieur, financé par l'établissement (voir les paragraphes 8.8 et 8.16).
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Points de décision |
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| 2.17 |
Les téléphones des unités résidentielles à sécurité minimale devraient être installés dans des cabines ou être pourvus d'un dôme.
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| 2.18 |
Les gestionnaires doivent veiller à ce qu'on réponde rapidement aux appels d'urgence.
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| 2.19 |
Les vêtements fournis à l'admission doivent être offerts dans les tailles appropriées.
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| 2.20 |
Les femmes doivent pouvoir échanger leurs vêtements au moins quatre fois par année.
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| 2.21 |
Il convient de vérifier et de nettoyer régulièrement les matelas et de s'en départir le cas échéant.
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Bonne pratique |
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| 2.22 |
L'hébergement des femmes ayant reçu la cote de sécurité minimale et moyenne, ainsi que la circulation relativement libre dans les limites de l'établissement, offrait un cadre de vie relativement normal et permettait aux femmes d'exercer un certain contrôle sur leur vie quotidienne.
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| 2.23 |
On remettait des vêtements gratuits aux femmes sur le point d'être libérées, ce qui s'est révélé particulièrement avantageux pour celles n'ayant amassé aucune économie ou qui étaient à l'établissement depuis un certain temps. Ainsi, les femmes conservaient une certaine dignité, et leur fardeau financier immédiatement après leur mise en liberté s'en trouvait allégé. |
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