Résultats escomptés
Toutes les détenues ont un plan correctionnel fondé sur une évaluation individuelle des risques et des besoins, qui fait l'objet d'un examen régulier et qui est mis en oeuvre durant leur incarcération et après. Les détenues, avec tous les membres du personnel compétent, participent à l'élaboration et à l'examen des plans.
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| 8.17 |
Les plans correctionnels et les rapports subséquents étaient détaillés et précis. Les besoins classés par ordre de priorité étaient pertinents et réalisables; ils reposaient sur une évaluation initiale approfondie. L'évaluation initiale faisait l'objet d'une révision sous prétexte qu'elle n'était pas suffisamment adaptée à la culture ou au sexe. Les plans correctionnels reprenaient lorsqu'il y avait révocation de la liberté. Les femmes ont déclaré qu'elles avaient l'impression de faire partie du processus du plan correctionnel, mais que leur contribution à la formulation du Suivi du plan correctionnel n'était pas claire.
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| 8.18 |
Toutes les nouvelles détenues faisaient l'objet d'une évaluation initiale approfondie visant à déterminer les besoins classés par ordre de priorité en matière de planification correctionnelle. Depuis avril 2005, toutes les évaluations initiales et tous les plans correctionnels avaient été achevés dans les 70 jours stipulés pour les femmes purgeant une peine de moins de quatre ans et 90 jours pour celles purgeant une peine de quatre ans ou plus. L'évaluation initiale comprenait des commentaires détaillés de la part de la femme, de l'agent de libération conditionnelle dans la collectivité ainsi que des amis et de la famille de la femme. À la suite des préoccupations soulevées à l'égard de l'Instrument de définition et d'analyse des facteurs dynamiques (IDAFD) — du fait qu'il n'était pas suffisamment approprié à la culture ou au sexe —, on a mis à jour l'Instrument afin d'inclure des questions incitatives d'entrevue adaptées au sexe et à la culture. On a mis à l'essai la version révisée de l'IDAFD afin de garantir sa validité auprès des femmes autochtones, de différentes races et handicapées.
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| 8.19 |
Un(e) intervenant(e) de première ligne et un agent de libération conditionnelle désignés étaient assignés à une femme avant son arrivée. Toutes les nouvelles détenues étaient affectées à la phase un du Programme d'intervention pour délinquantes toxicomanes (PIDT) et à un programme de travail peu après l'arrivée, malgré le fait que l'augmentation de la population avait influé sur la disponibilité des postes de travail. Les évaluations relatives aux études et aux autres programmes débutaient dans les premières semaines, et les femmes étaient affectées à des programmes correctionnels classés par ordre de priorité avant que leur plan correctionnel soit parachevé. L'approche permettait d'offrir des activités en plus de favoriser l'achèvement des programmes indiqués durant l'incarcération.
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| 8.20 |
D'après un échantillon aléatoire de dix plans correctionnels, il était évident que les besoins avaient été classés par ordre de priorité à partir des renseignements généraux complets fournis à l'évaluation initiale. On pouvait distinguer les objectifs de l'établissement de ceux dans la collectivité, et ils étaient tous réalistes et mesurables. Dans les plans, on a cependant relevé des exemples où les femmes étaient désignées uniquement par le nom de famille.
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| 8.21 |
Les plans indiquaient clairement que les femmes avaient été interviewées dans le cadre du processus d'évaluation initiale. En réalité, 53 % des répondantes à notre enquête ont déclaré avoir participé un peu ou beaucoup à l'élaboration de leur plan correctionnel, une proportion favorable par rapport au comparateur anglais de 26 %. Toutefois, il était plus difficile de préciser leur participation à la compilation du Suivi du plan correctionnel, même si son contenu était communiqué à la femme après achèvement. Le Suivi du plan correctionnel était également approfondi et précis, s'inspirant de toutes les sources pour exposer les progrès réalisés par la détenue à l'établissement.
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| 8.22 |
Les plans correctionnels antérieurs reprenaient lorsqu'il y avait révocation de la liberté.
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| 8.23 |
Tous les plans correctionnels et les rapports étaient soumis à une assurance de la qualité avant d'être parachevés. |
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Point de décision |
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| 8.24 |
Toutes les femmes doivent participer pleinement à la préparation des rapports ayant trait à leur plan correctionnel. |
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Programmes correctionnels et programmes de santé mentale
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Résultats escomptés
Des programmes efficaces sont offerts pour donner suite au risque et au besoin cernés chez la détenue afin de permettre la progression rapide durant la peine.
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| 8.25 |
Les programmes correctionnels offerts semblaient répondre aux besoins de la plupart des femmes. Les femmes étaient affectées aux programmes en fonction du besoin prioritaire. Les programmes avaient été conçus ou adaptés expressément pour les femmes, mais aucun n'était particulièrement destiné aux femmes autochtones à Nova. Il y avait une demande pour le programme Survivantes de traumatismes et d'actes de violence qui visait à répondre à un besoin élevé chez la population. Le MVS était un exemple imposant de contexte thérapeutique dans le cadre duquel les femmes aux prises avec un problème spécifique de santé mentale bénéficiaient d'un traitement, d'interventions et d'un soutien.
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| 8.26 |
La Stratégie des programmes pour délinquantes décrivait les programmes sexospécifiques offerts en fonction d'une analyse des besoins de la population de délinquantes. Outre les trois modules du Programme d'intervention pour délinquantes toxicomanes (PIDT), Nova proposait le Programme de maîtrise de la colère et des émotions, le programme Raisonnement et réadaptation ainsi que trois phases du programme Survivantes de traumatismes et d'actes de violence à la population carcérale générale. La thérapie pour les délinquantes sexuelles était accessible à celles qui le requéraient. Les programmes avaient été conçus expressément pour les délinquantes ou adaptés afin de répondre à leurs besoins. Les femmes n'ayant pas de problème lié à la toxicomanie pouvaient également assister au module du PIDT sur la prévention des rechutes. Aucun programme correctionnel n'était destiné aux besoins particuliers des femmes autochtones à Nova. Notre analyse aléatoire de dix plans correctionnels révélait que les programmes correctionnels offerts répondaient aux besoins prioritaires des femmes.
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| 8.27 |
Les programmes nationaux comme la thérapie comportementale dialectique (TCD) et le PIDT avaient été validés et étaient soumis à la surveillance continue de l'administration centrale. Tou(te)s les intervenant(e)s de ces programmes et tous les membres du personnel à l'unité en MVS, y compris les intervenant(e)s de première ligne et les conseillères en comportement, avaient suivi une formation, conformément aux normes nationales.
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| 8.28 |
À la suite de l'évaluation initiale en profondeur, les femmes étaient affectées au prochain programme offert durant les réunions hebdomadaires du Comité des programmes. Le programme Raisonnement et réadaptation (R et R) n'était offert qu'aux femmes qui, selon l'évaluation, n'avaient pas besoin de participer au PIDT ou à la TCD (offerts uniquement aux résidentes de l'unité en MVS et de l'unité de garde en milieu fermé) en raison du recoupement dans les habiletés abordées. Depuis avril 2005, quatre femmes avaient achevé le programme R et R, mais aucune n'avait mené à terme le Programme de maîtrise de la colère et des émotions au cours du présent exercice.
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| 8.29 |
Au moment de notre inspection, le programme R et R et le Programme de maîtrise de la colère et des émotions n'avaient pas cours. Une femme attendait de participer au programme R et R, qui devait débuter en octobre 2005. Toutefois, le cours de six mois allait vraisemblablement empiéter sur sa date d'admissibilité la plus rapprochée à la semi-liberté en janvier 2006 et à sa libération conditionnelle totale en mars 2006. Cinq femmes étaient inscrites sur la liste d'attente pour le Programme de maîtrise de la colère et des émotions, lequel était prévu débuter en janvier 2006. La date de début du Programme dépassait déjà la date d'admissibilité la plus rapprochée à la semi-liberté pour trois d'entre elles et coïnciderait avec la date d'admissibilité à la libération conditionnelle totale d'une femme. On jugeait de la pertinence de ces listes d'attente, qui étaient vérifiées au moyen de « rappels » et de la surveillance trimestrielle par le SCC, en fonction de la date prévue de début du programme plutôt que de la proximité de la date d'admissibilité la plus rapprochée à la libération conditionnelle. Cela pouvait donc influer sur la capacité d'une femme de demander la libération conditionnelle et de l'obtenir, particulièrement si elle devait achever le programme prévu en détention dans le cadre de son plan correctionnel.
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| 8.30 |
Nous appuyions la pratique consistant à identifier les femmes pour les programmes correctionnels classés par ordre de priorité avant que le plan correctionnel soit mis au propre afin de favoriser l'achèvement des programmes avant les dates d'admissibilité les plus rapprochées.
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| 8.31 |
Dans notre enquête, 67 % des répondantes estimaient que leurs programmes correctionnels les aideraient à la mise en liberté, proportion très avantageuse par rapport au comparateur anglais de 26 %.
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| 8.32 |
Le programme Survivantes de traumatismes et d'actes de violence proposait la thérapie individuelle, le traitement en groupe et un groupe de soutien en soirée pour les participantes. Au moment de notre inspection, 22 femmes bénéficiaient d'une thérapie individuelle continue, six participaient au traitement en groupe, et cinq, au groupe de soutien en soirée. Toutes les demandes de participation au programme étaient désormais acheminées directement à l'intervenant(e), et le nombre de demandes allait croissant. Deux femmes étaient inscrites sur la liste d'attente pour les séances individuelles de thérapie et une, pour le groupe de soutien en soirée.
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| 8.33 |
À l'évidence, le programme offrait aux femmes un soutien fort recherché, et les femmes l'appréciaient. Toutefois, même si les plans correctionnels indiquaient que l'intervention était souhaitable, on ne sollicitait plus l'apport de l'intervenant(e) au Suivi du plan correctionnel.
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| 8.34 |
Le MVS était un exemple imposant de contexte thérapeutique dans le cadre duquel les femmes aux prises avec un problème de santé mentale bénéficiaient d'interventions thérapeutiques spécifiques. Au moment de notre visite, le MVS, qui pouvait accueillir huit résidentes, en comptait cinq : une participait à la TCD, et les quatre autres, à la réadaptation psychosociale. Deux autres femmes de l'unité de garde en milieu fermé participaient à la TCD.
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| 8.35 |
Les femmes pouvaient accéder au MVS par diverses avenues, principalement sur recommandation de leur équipe de gestion des cas, mais également sans recommandation et sur recommandation de l'agent de libération conditionnelle dans la collectivité. Toutes les femmes devaient vouloir participer au MVS pour être acceptées. Le Comité de coordination des soins, auquel tous les membres du personnel de service du MVS assistaient, examinait les demandes. Ces réunions avaient lieu toutes les deux semaines pour favoriser la présence de l'intervenant(e) de première ligne chargé(e) du cas de la femme; on dressait le procès-verbal des réunions avec des points de décision. Une fois que leur candidature était acceptée, les femmes étaient admises à l'unité en MVS dans un court intervalle et amorçaient une période d'évaluation de 30 jours afin de se familiariser avec les activités courantes de l'unité. Venaient ensuite les programmes, et une intervenant(e) de première ligne du MVS était affecté(e) à la femme pendant la durée de son séjour.
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| 8.36 |
Le MVS constituait un excellent exemple de travail interdisciplinaire, et les interactions positives entre les membres du personnel et les détenues sont amplement manifestes. Au cours des réunions hebdomadaires de l'équipe interdisciplinaire, on discutait des progrès de chaque résidente. On abordait avec les femmes les résultats de ces réunions et on établissait des buts de traitement. Les femmes disaient beaucoup de bien de leur traitement à l'unité en MVS, tant en ce qui a trait aux interventions des programmes qu'aux relations avec le personnel.
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| 8.37 |
Toutes les résidentes participaient aux activités au sein de la population carcérale générale outre leurs engagements à l'unité en MVS. De même, le soutien de liaison régulier et prévu qui était offert aux ex-résidentes était digne de mention. |
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Points de décision |
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| 8.38 |
Il convient d'effectuer une évaluation annuelle des besoins visant à garantir que les programmes offerts répondent toujours aux besoins cernés des femmes à Nova.
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| 8.39 |
La liste d'attente pour les programmes doit accorder la priorité aux intéressées en fonction de leur date d'admissibilité à la libération conditionnelle la plus rapprochée.
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| 8.40 |
On doit inclure dans le Suivi du plan correctionnel la rétroaction de l'intervenant(e) du programme Survivantes de traumatismes et d'actes de violence. |
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Bonne pratique |
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| 8.41 |
Le MVS procurait un cadre thérapeutique holistique qui appuyait les femmes aux prises avec des problèmes de santé mentale particuliers en plus d'offrir un soutien supplémentaire pour encourager la réussite de leur retour au sein de la population carcérale générale et faire en sorte qu'elles y restent.
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| Condamnées à perpétuité |
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Résultats escomptés
Les condamnées à perpétuité doivent bénéficier du même traitement et des mêmes conditions de détention que les autres. Ces attentes renvoient à des questions spécifiques, lesquelles ont trait à la gestion des condamnées à perpétuité.
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| 8.42 |
Peu de femmes purgeaient une peine d'emprisonnement à perpétuité. Tandis que leurs besoins particuliers en tant que groupe n'étaient guère reconnus, la prise en charge de leur cas individuel était adéquate. La planification correctionnelle était de haute qualité. Les condamnées à perpétuité bénéficiaient du soutien de l'intervenant(e) du programme Option-Vie. Les possibilités que les femmes obtiennent un emploi valable étaient rares en raison des nombreuses années qu'elles passaient dans le même établissement. Il y avait trop peu de réévaluations de la cote de sécurité des femmes classées à sécurité maximale.
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| 8.43 |
À Nova, six femmes purgeaient une peine d'emprisonnement à perpétuité; elles avaient toutes été condamnées pour meurtre au deuxième degré, avec une peine minimale variant entre 10 et 15 ans. Toutes les condamnées à perpétuité arrivaient dans les jours suivant la détermination de la peine, sans jamais dépasser 15 jours. Un agent de libération conditionnelle du SCC rencontrait les condamnées à perpétuité nouvellement admises à la prison provinciale pour une évaluation initiale, et l'agent de libération conditionnelle donnait suite aux questions immédiates et cernait les besoins urgents.
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| 8.44 |
À l'arrivée à Nova, toutes les condamnées à perpétuité nouvellement admises étaient détenues initialement à l'unité de garde en milieu fermé. Au moment de l'inspection, une condamnée à perpétuité était hébergée à l'unité de garde en milieu fermé. Jusqu'à tout récemment avant l'inspection, la politique du SCC prévoyait que toutes les condamnées à perpétuité devaient passer deux ans au niveau de sécurité maximale, sauf dans les cas exceptionnels. D'après les chiffres fournis par le SCC, il semblerait que cela s'était produit dans la période de deux ans. Le 1 er septembre 2005, on a modifié la politique afin de permettre aux directeurs d'établissement de prendre les décisions relatives au placement initial des condamnées à perpétuité. En principe, la version révisée de la politique exigeait toujours que la cote de sécurité pour les condamnées à perpétuité au niveau de sécurité maximale ne soit révisée qu'à tous les deux ans. Compte tenu du contraste dans les conditions de vie des femmes à Nova et des possibilités très restreintes à l'unité de garde en milieu fermé, cette période était trop longue.
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| 8.45 |
Les condamnées à perpétuité achevaient le programme d'orientation type dirigé par l'intervenant(e) de première ligne. Il n'y avait pas d'orientation particulière pour cette catégorie. Comme leur nombre était très faible, nous reconnaissions que l'orientation devait être adaptée à la personne. Le programme Option-Vie prévoyait une intervenant(e) qui effectuait régulièrement des visites à la prison et qui offrait une orientation aux nouvelles condamnées à perpétuité ainsi qu'au cours de la réception et du placement initial. Malheureusement, cet(te) intervenant(e) n'était pas accessible durant l'inspection, et personne à l'établissement ne pouvait nous parler de cette orientation.
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| 8.46 |
Le traitement réservé aux condamnées à perpétuité en tant que groupe (même si elles obtenaient un matelas de meilleure qualité du fait qu'elles passeraient une longue période en incarcération) n'était guère différent. On cernait les besoins spéciaux pour chacune, ce qui semblait approprié à cause du petit nombre. Les six condamnées à perpétuité formaient un groupe disparate quant à leur âge et à l'étape de leur peine à laquelle elles se trouvaient. Il n'y avait pas de raison particulière d'organiser des journées spéciales pour les condamnées à perpétuité.
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| 8.47 |
La planification correctionnelle était la même pour les condamnées à perpétuité que pour les autres détenues. Le plan ne faisait pas l'objet d'un examen annuel officiel, mais l'équipe de gestion des cas l'examinait après chaque événement important. La norme des plans que nous avons échantillonnée concernant les condamnées à perpétuité était élevée, avec une évaluation approfondie de l'infraction et la détermination des facteurs de risque. Il n'y avait pas d'évaluation annuelle des progrès par rapport au plan correctionnel, mais les condamnées à perpétuité individuelles ne semblaient pas se présenter à ces examens.
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| 8.48 |
Une condamnée à perpétuité pouvait purger la totalité de sa peine de nombreuses années à Nova avec une mince possibilité d'acquérir des compétences professionnelles ou de s'occuper à des activités bénéfiques. La plupart des activités proposées étaient axées sur les programmes, la formation de base et le travail ménager. Les condamnées à perpétuité avaient la possibilité de passer du temps aux autres établissements, mais cela n'était pas approprié pour certaines et ne compensait pas la possibilité de mener une « carrière » valable à Nova (voir les paragraphes 5.28 à 5.34).
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| 8.49 |
La planification correctionnelle visait à faire en sorte que les condamnées à perpétuité soient préparées à la mise en liberté graduelle. À l'étape appropriée de la peine, on considérait les permissions de sortir avec et sans escorte, et l'on convenait des plans de libération conditionnelle avec les agents de libération conditionnelle dans les collectivités avant que les cas soient acheminés à la Commission nationale des libérations conditionnelles. |
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Points de décision |
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| 8.50 |
Il convient de réévaluer au moins tous les 90 jours la cote de sécurité des condamnées à perpétuité placées à l'unité de garde en milieu fermé.
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| 8.51 |
Il convient d'organiser un examen annuel des progrès par rapport au plan correctionnel avec l'ensemble de l'équipe de gestion des cas, y compris la condamnée à perpétuité.
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| 8.52 |
On doit offrir de meilleures possibilités d'emploi destinées à permettre aux condamnées à perpétuité d'acquérir les compétences professionnelles appropriées. |
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