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Rapport de synthèse

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Les jeunes délinquantes au Canada : Dernières tendances

No B-18

Colleen Anne Dell et Roger Boe

Direction de la recherche
Service correctionnel du Canada

Septembre 1997

 

RÉSUMÉ

Le présent rapport vise à brosser un tableau général des tendances observées à l'égard des jeunes délinquantes au Canada. Il a été produit à la demande et servira de complément à une présentation qui sera faite devant les responsables des services correctionnels.

Les données présentées dans ce rapport proviennent principalement de la Déclaration uniforme de la criminalité, de l'Enquête sur les tribunaux de la jeunesse, et du Rapport des indicateurs clés des services correctionnels, des documents qui ont tous été publiés par le Centre canadien de la statistique juridique. Nous avons analysé, lorsque nous disposions de données suffisantes, les tendances observées à l'égard des jeunes délinquantes au cours des cinq dernières années. Les sept questions suivantes ont servi à orienter notre analyse :

1. Le nombre d'adolescentes contre qui la police a porté des accusations a-t-il augmenté de 1992 à 1996?

  • Dans l'ensemble du pays, non.
  • Si on examine les tendances par région, on constate que les taux sont demeurés constants dans les régions du Québec et des Prairies, qu'ils ont légèrement diminué dans les régions du Pacifique et de l'Ontario et qu'ils ont augmenté dans la région de l'Atlantique.
  • Selon les catégories d'infractions, le nombre d'adolescentes accusées d'un crime contre les biens a diminué.

2. Le nombre d'adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse a-t-il augmenté de 1991-1992 à 1994-1995?

  • Dans l'ensemble du pays, il y a eu une légère baisse.
  • Si on examine les tendances par région, on constate que les taux sont demeurés relativement constants dans la plupart des régions, sauf dans la région de l'Atlantique, où le taux a légèrement augmenté, et dans la région du Pacifique, où le taux a quelque peu diminué.
  • On observe ici encore une diminution générale des taux dans le cas des crimes contre les biens et une légère augmentation pour ce qui est des crimes avec violence.

3. Les adolescentes sont-elles impliquées plus jeunes dans des crimes?

  • Dans l'ensemble du pays, non.
  • L'âge moyen enregistré, soit 15 ans, est demeuré stable de 1991-1992 à 1994-1995.

4. La violence chez les adolescentes a-t-elle augmenté?

Déclaration uniforme de la criminalité

  • Depuis 1993, le taux national des crimes violents commis par les jeunes délinquantes est demeuré constant : 44 pour 10 000.
  • Depuis 1993, les taux de jeunes délinquantes reconnues coupables de crimes violents ont augmenté dans les régions des Prairies et du Pacifique, mais sont demeurés constants dans les régions du Québec, de l'Atlantique, et de l'Ontario.
  • On constate que les taux d'homicide, de tentative de meurtre et d'enlèvement sont demeurés relativement stables et peu élevés. On constate une diminution constante des agressions sexuelles et autres infractions sexuelles de 1993 à 1996, alors que les vols qualifiés et les voies de fait de nature non sexuelle ont augmenté de façon notable, surtout les vols qualifiés en 1995 et 1996.

Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

  • On observe, pour l'ensemble du pays, une augmentation du nombre d'adolescentes traduites devant les tribunaux de la jeunesse de 1991-1992 à 1993-1994 et une légère diminution en 1994-1995.
  • Si on examine les tendances par catégorie d'infraction au cours de la période de quatre ans, on constate une stabilité relative des taux d'homicide, de tentative de meurtre, d'enlèvement et d'agression sexuelle et autres infractions sexuelles, une augmentation des voies de fait de nature non sexuelle et des infractions relatives aux armes et une légère diminution des vols qualifiés.

5. Les adolescentes sont-elles plus souvent mises sous garde lorsqu'il y a des accusations en instance contre elles?

  • Bien que cette question ait été examinée, les conclusions ne sont pas définitives, en raison de l'insuffisance des données recueillies.
  • La Colombie-Britannique a connu une augmentation constante des mises sous garde, passant de 20 en 1992-1993 à 40 en 1995-1996.
  • Le Manitoba a connu une augmentation des mises sous garde, passant de 34 en 1992-1993 à 37 en 1995-1996.

6. Le nombre d'adolescentes condamnées à des peines plus sévères a-t-il augmenté?

  • Dans l'ensemble du pays, le nombre d'adolescentes condamnées à la garde en milieu fermé ou en milieu ouvert a légèrement augmenté. Dans les catégories probation et amende et ordonnance de travaux communautaires, les taux sont demeurés relativement stables, bien qu'on observe une augmentation importante des taux de probation pour 1994-1995 et une diminution des taux d'amende et d'ordonnance de travaux communautaires pour la même période. On observe une tendance à la baisse dans le cas de l'absolution inconditionnelle.
  • Si on examine les données par région, les principales tendances sont les suivantes : diminution importante du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires dans la région de l'Atlantique; légère augmentation des taux de probation dans la région du Québec; augmentation du taux de garde en milieu fermé, augmentation importante du taux de probation et baisse importante du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires en 1994-1995 dans la région de l'Ontario, stabilité relative des taux dans les régions des Prairies et augmentation du taux de garde en milieu ouvert dans la région du Pacifique.

7. Le nombre d'adolescentes renvoyées devant un tribunal pour adultes a-t- il augmenté?

  • Très peu d'adolescentes ont été renvoyées devant un tribunal pour adultes. En fait, seulement onze adolescentes l'ont été de 1991-1992 à 1994-1995. Aucune conclusion ne peut être tirée.

De façon générale, dans l'ensemble du Canada et dans les régions, il n'y a pas eu de baisse ou de hausse très importante des taux examinés au regard des sept questions à l'étude.

REMARQUES

  • Les données ayant servi à la préparation du présent rapport ne correspondent pas nécessairement au nombre réel d'adolescentes accusées d'un crime, traduites devant un tribunal de la jeunesse ou mises sous garde. En fait, les cas (Enquête sur les tribunaux de la jeunesse), les incidents (Déclaration uniforme de la criminalité) ou les dénombrements (Rapport des indicateurs clés des services correctionnels) constituent l'unité d'analyse. Une explication et une description des sources des données sont présentées à l'annexe A et à l'annexe F, respectivement. Pour des explications supplémentaires, se reporter à ces trois documents.
  • Dans l'Enquête sur les tribunaux de la jeunesse et le Rapport des indicateurs clés des services correctionnels, les données sont présentées selon l'année financière, alors qu'elles sont présentées selon l'année civile dans la Déclaration uniforme de la criminalité. Il faut donc être prudent lorsqu'on compare les données de ces trois sources. De même, les estimations de la population des adolescentes correspondent aux données postcensitaires et à ces données mises à jour (Statistique Canada) au 1er juillet de l'année indiquée.
  • Les données et les estimations de la population présentées dans ce rapport ne sont pas nécessairement les plus récentes. Les données sont révisées par le Centre canadien de la statistique juridique durant l'année qui suit leur première publication. Cependant, les écarts étant mineurs, ils n'ont pas d'effet sur les résultats présentés dans le présent rapport. Par exemple, dans le cas des crimes contre les biens, les différences sont les suivantes : 17 051 / 17 038 en 1992, 15 749 / 15 759 en 1993, 14 261 / 14 251 en 1994 et 15 193 / 15 149 en 1995.

 

TABLE DES MATIÈRES

Résumé

Remarques

Questions à l'étude

Question no 1 : Le nombre d'accusations portées par la police contre des adolescentes a-t-il augmenté de 1992 à 1996?

Question no 2 : Le nombre d'adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse a-t-il augmenté de 1991-1992 à 1994-1995?

Question no 3 : Les adolescentes sont-elles impliquées plus jeunes dans des crimes?

Question no 4 : La violence chez les adolescentes a-t-elle augmenté?

Question no 5 : Les adolescentes sont-elles plus souvent mises sous garde lorsqu'il y a des accusations en instance contre elles?

Question no 6 : Le nombre d'adolescentes condamnées à des peines plus sévères a-t-il augmenté?

Question no 7 : Le nombre d'adolescentes renvoyées devant un tribunal pour adultes a-t-il augmenté?

Tableaux

1.1 Adoles centes contre qui la police a porté des accusations au Canada

1.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

1.3 Adolescentes contre qui la police a porté des accusations par région

1.4 Population des adolescentes (12 à 17 ans) par région

2.1 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, Canada

2.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

2.3 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse par région

2.4 Population des adolescentes (12 à 17 ans) par région

3.1 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'accusation principale et l'âge, Canada

3.2 Population des adolescentes au Canada, selon l'âge (12 à 17 ans)

3.3 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale, l'âge et la région

4.1 Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada

4.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

4.3 Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence par région

4.4 Population (12 à 17 ans) des adolescentes au Canada

4.5 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada

4.6 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

5.1 Adolescentes mises sous garde par mois, dans certaines provinces

5.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) dans certaines provinces

6.1 Décisions rendues à l'endroit des adolescentes reconnues coupables, Canada

6.2 Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, Canada

6.3 Décisions rendues à l'endroit des adolescentes reconnues coupables par région

7.1 Adolescentes renvoyées devant un tribunal pour adultes, par région et au Canada

Graphiques

1.1A Nombre total d'adolescentes contre qui la police a porte des accusations, Canada

1.1B Adolescentes contre qui la police a porté des accusations, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

1.1C Adolescentes contre qui la police a porté des accusations par catégorie d'infraction, Canada -taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

1.3A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations par région - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

2.1A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

2.1B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse par catégorie d'infraction, Canada taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

2.3A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse par région - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

3.1A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'âge, Canada

3.1B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'âge, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

3.3A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région de l'Atlantique

3.3B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région du Québec

3.3C Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région de l'Ontario

3.3D Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région des Prairies

3.3E Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région du Pacifique

4.1A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

4.1B Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

4.4A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, par région - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

4.5A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

4.5B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

5.1A Adolescentes mises sous garde par mois, dans certaines provinces - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

6.2A Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, Canada

6.3A Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l'Atlantique

6.3B Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Québec

6.3C Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l'Ontario

6.3D Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région des Prairies

6.3E Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Pacifique

Annexes

A Sources des données

B Présentation des données

C Rapport : Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents.  Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

D Rapport : Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents. Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995 & Rapport : Profil statistique des jeunes en contact avec le système de justice pour adolescents au Canada. Sharon Moyer, novembre 1996

E Rapport : Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents. Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

F Explication des sources de données

 

QUESTIONS À L'ÉTUDE

QUESTION No 1

LE NOMBRE D'ACCUSATIONS PORTÉES PAR LA POLICE CONTRE DES ADOLESCENTES A-T-IL AUGMENTÉ?

QUESTION No 2

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES TRADUITES DEVANT UN TRIBUNAL DE LA JEUNESSE A-T-IL AUGMENTÉ?

QUESTION No 3

LES ADOLESCENTES SONT-ELLES IMPLIQUÉES PLUS JEUNES DANS DES CRIMES?

QUESTION No 4

LA VIOLENCE CHEZ LES ADOLESCENTES A-T-ELLE AUGMENTÉ?

QUESTION No 5

LES ADOLESCENTES SONT-ELLES PLUS SOUVENT MISES SOUS GARDE LORSQU'IL Y A DES ACCUSATIONS EN INSTANCE CONTRE ELLES?

QUESTION No 6

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES CONDAMNÉES À DES PEINES PLUS SÉVÈRES A-T-IL AUGMENTÉ?

QUESTION No 7

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES RENVOYÉES DEVANT UN TRIBUNAL POUR ADULTES A-T-IL AUGMENTÉ?

* Se reporter à l'annexe A pour une description des sources.

** Se reporter à l'annexe B pour des précisions sur la présentation des données.

QUESTION No 1

LE NOMBRE D'ACCUSATIONS PORTÉES PAR LA POLICE CONTRE DES ADOLESCENTES A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992 À 1996?

Canada

  • Dans l'ensemble, il n'y a pas eu d'augmentation notable. Le taux est demeuré assez stable. Cela est vrai tant pour le nombre d'adolescentes contre qui la police a porté des accusations que pour le taux pour 10 000 adolescentes de la population générale.
  • Pour ce qui est des crimes contre les biens, on note une variation : ces crimes ont diminué de 1992 à 1994, ils ont légèrement augmenté en 1995, puis ils ont diminué à nouveau en 1996.

Régions

  • On observe une fluctuation en 1994, année où la criminalité a diminué de façon générale dans toutes les régions, sauf dans celle de l'Atlantique où elle a augmenté.
  • En général, le taux de criminalité est demeuré assez stable dans la région des Prairies.
  • En Ontario, on observe une tendance à la baisse de 1992 à 1996, sauf en 1995, où on note une augmentation suivie d'une légère diminution en 1996.
  • Dans la région de l'Atlantique, on observe une tendance à la hausse de 1992 à 1996.
  • Dans le région du Pacifique, on observe une tendance à la baisse de 1992 à 1996.
  • Au Québec, le taux de criminalité est demeuré relativement stable.
  • C'est dans la région des Prairies qu'on observe le plus haut taux de criminalité pour 10 000 adolescentes de la population générale; vient en second lieu la région du Pacifique, suivie dans l'ordre des régions de l'Ontario, de l'Atlantique et du Québec.

 

Tableau 1.1 Adolescentes contre qui la police* a porté des accusations au Canada

  1992 1993 1994 1995 1996
INFRACTION Nombre réel Taux pour** 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000
Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue***

Autres****

4 291

17 051

448

6 199

38,1

151,4

4,0

55,0

5 096

15 759

467

6 101

44,7

138,2

4,1

53,5

4 903

14 261

621

5 739

42,6

124,0

5,4

49,9

5 125

15 193

582

6 484

44,0

130,6

5,0

55,7

5 191

14 593

650

7 135

44,0

123,8

5,5

60,5

TOTAL

27 989

248,5 27 423

240,4

25 524 221,9 27 384 235,4 27 569 233,8

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue = Crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = Crimes prévus dans d'autres lois fédérales et autres crimes

 

Tableau 1.2 Population* des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

POPULATION DES ADOLESCENTES 1992 1993 1994 1995 1996
 

1 126 400

1 140 600

1 150 300

1 163 500

1 179 063

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 1.1A Nombre total d'adolescentes contre qui la police a porté des accusations, Canada

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GRAPHIQUE 1.1B Adolescentes contre qui la police a porté des accusations, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

 

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GRAPHIQUE 1.1C Adolescentes contre qui la police a porté des accusations par catégorie d'infraction, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

 

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Tableau 1.3 Adolescentes contre qui la police* a porté des accusations par région

  1992 1993 1994 1995 1996
INFRACTION Nombre réel Taux pour** 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000
ATLANTIQUE

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue***

Autres****

286

1 055

11

389

27,4

101,2

1,1

37,3

373

1 070

7

390

36,1

103,7

0,68

37,8

394

1 120

14

398

38,6

109,8

1,4

39,0

365

1 036

28

421

36,1

102,5

2,8

41,6

344

1 019

38

582

34,2

101,3

3,8

57,8

TOTAL

1 741

167,0

1 840

178,3

1 926

188,8

1850

183,0

1 983

197,1

QUÉBEC

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

 

353

1 732

62

293

 

12,4

60,6

2,2

10,3

 

352

1 589

117

228

 

12,2

55,0

4,0

7,9

 

359

1 220

152

186

 

12,4

42,0

5,2

6,4

 

351

1 366

124

249

 

12,2

47,3

4,3

8,6

 

397

1 412

154

265

 

13,8

49,2

5,4

9,2

TOTAL

2 440

85,4

2 286

79,1

1 917

66,0

2 090

72,4

2 228

77,6

ONTARIO

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

 

1 890

6 784

174

2 853

 

47,0

168,8

4,3

71,0

 

2 093

6 027

155

2 743

 

51,5

148,2

3,8

67,5

 

1 977

5 243

233

2 682

 

48,2

127,9

5,7

65,4

 

2 036

5 543

207

3 053

 

48,7

132,6

5,0

73,0

 

2 012

5 449

241

2 957

 

47,2

127,7

5,6

69,3

TOTAL

11 701

291,1

11 018

271,0

10 135

247,2

10 839

259,3

10 659

249,8

PRAIRIES

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

 

1 220

4 626

75

2 167

 

59,9

227,0

3,7

106,3

 

1 546

4 330

94

2 211

 

75,0

210,1

4,6

107,3

 

1 456

4 053

99

1 948

 

69,8

194,3

4,7

93,9

 

1 570

4 582

105

2 119

 

74,0

215,8

4,9

99,8

 

1 594

4 299

125

2 662

 

73,5

198,4

5,8

122,8

TOTAL

8 088

396,9

8 181

397,0

7 556

362,2

8 376

394,5

8 680

400,5

PACIFIQUE

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

 

542

2 854

126

497

 

41,5

218,4

9,6

38,0

 

732

2 743

94

529

 

54,2

203,0

7,0

39,1

 

717

2 625

123

525

 

51,6

188,8

8,8

37,8

 

803

2 666

118

642

 

56,0

185,9

8,2

44,8

 

844

2 414

92

669

 

57,0

163,1

6,2

45,2

TOTAL

4 019

307,5

4 098

303,3

3 990

287,1

4 229

294,9

4 019

271,5

TOTAL

27 989

248,5

27 423

240,4

25 524

221,9

27 384

235,4

27 569

233,8

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue = Crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = Crimes prévus dans d'autres lois fédérales et autres crimes

***** Il est possible que l'addition des chiffres ne donne pas le total indiqué à cause de l'arrondissement.

 

Tableau 1.4 Population* des adolescentes (12 à 17 ans) par région

POPULATION DES ADOLESCENTESAU CANADA 1992 1993 1994 1995 1996
Atlantique

Québec

Ontario

Prairies

Pacifique

104 300

285 600

401 900

203 800

130 700

103 200

289 100

406 600

206 100

135 100

102 000

290 400

409 900

208 600

139 000

101 100

288 900

418 000

212 300

143 400

100 610

286 969

426 709

216 729

148 046

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

GRAPHIQUE 1.3A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations par région - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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QUESTION No 2

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES TRADUITES DEVANT UN TRIBUNAL DE LA JEUNESSE A-T-IL AUGMENTÉ DE 1991-1992 à 1994-1995?

Canada

  • Dans l'ensemble, ce nombre a diminué légèrement. En 1993-1994, il y a eu une augmentation, mais elle a été suivie d'une diminution.
  • En ce qui concerne les crimes contre les biens, on observe une tendance à la baisse de 1991-1992 à 1994-1995.
  • Pour ce qui est des crimes avec violence, on constate une légère augmentation de 1991-1992 à 1993-1994, suivie d'une légère baisse en 1994-1995.

Régions

  • Ce nombre n'a pas augmenté de façon notable. Le taux est demeuré assez stable dans la plupart des régions. Font exception la région de l'Atlantique, où le taux a légèrement augmenté de 1992-1993 à 1994-1995, et la région du Pacifique, où il a légèrement diminué de 1992-1993 à 1994-1995.
  • C'est dans la région des Prairies qu'on observe le plus haut taux pour 10 000 adolescentes de la population générale; vient en second lieu la région de l'Ontario, suivie dans l'ordre des régions du Pacifique, de l'Atlantique et du Québec.

 

Tableau 2.1 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse*, Canada

  1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995
INFRACTION

Nombre

réel

Taux pour** 10 000

Nombre

réel

Taux pour 10 000

Nombre

réel

Taux pour 10 000

Nombre

réel

Taux pour 10 000

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue***

Autres****

Infraction visée par la LJC

3 436

10 832

327

3 976

2 023

32,2

101,4

3,1

37,2

18,9

3 830

10 356

342

4 092

2 152

34,0

91,9

3,0

36,3

19,1

4 551

10 124

394

4 333

2 490

39,9

88,8

3,5

38,0

21,8

4 327

8 710

513

4 111

2 497

37,6

75,7

4,5

35,7

21,7

TOTAL

20 594

192,8

20 776

184,4

21 892

191,9

20 158

175,2

* Source : Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse

** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue = Crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = Crimes prévus dans d'autres lois fédérales et autres crimes

 

Tableau 2.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

POPULATION DES ADOLESCENTES 1991 1992 1993 1994
 

1 068 300

1 126 400

1 140 600

1 150 300

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 2.1A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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GRAPHIQUE 2.1B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse par catégorie d'infraction, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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Tableau 2.3 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse* par région

 

1992-1993

1993-1994

1994-1995

INFRACTION

Nombre

réel

Taux pour** 10 000

Nombre

réel

Taux pour 10 000

Nombre

réel

Taux pour 10 000

ATLANTIQUE

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue***

Autres****

Infraction visée par la LJC

254

617

8

179

121

24,4

59,1

0,8

17,2

11,6

306

624

6

160

129

29,7

60,5

0,6

15,5

12,5

348

634

17

188

150

34,1

62,2

1,7

18,4

14,7

Atlantique - Total

1 179

113,0

1 225

118,7

1 337

131,1

QUÉBEC

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

Infraction visée par la LJC

 

213

256

27

84

42

 

7,5

9,0

0,9

2,9

1,5

 

188

215

53

100

44

 

6,5

7,4

1,8

3,5

1,5

 

215

242

103

76

49

 

7,4

8,3

3,5

2,6

1,7

Québec - Total

622

21,8

630

21,8

685

23,6

ONTARIO

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

Infraction visée par la LJC

 

1 914

4 939

157

1 933

729

 

47,6

122,9

3,9

48,1

18,1

 

2 245

4 953

184

2 102

889

 

55,2

121,8

4,5

51,7

21,9

 

2 078

3 987

226

1 855

869

 

50,7

97,3

5,5

45,3

21,2

Ontario - Total

9 672

240,7

10 373

255,1

9 015

219,9

PRAIRIES

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

Infraction visée par la LJC

 

1 168

3 342

78

1 568

921

 

57,3

164,0

3,8

77,0

45,2

 

1 469

3 309

86

1 651

1 061

 

71,3

160,6

4,2

80,1

51,5

 

1 393

2 880

101

1 652

1 069

 

66,8

138,1

4,8

79,2

51,2

Prairies - Total

7 077

347,3

7 576

367,6

7 095

340,1

PACIFIQUE

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Autres

Infraction visée par la LJC

 

398

1 242

76

216

293

 

30,5

95,0

5,8

16,6

22,4

 

480

1 047

75

178

308

 

35,5

77,5

5,6

13,2

22,8

 

450

977

73

229

297

 

32,4

70,3

5,3

16,5

21,4

Pacifique - Total

2 225

170,2

2 088

154,6

2 026

145,8

TOTAL

20 776

184,4

21 892

191,9

20 158

175,2

* Source : Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse

** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue = Crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = Crimes prévus dans d'autres lois fédérales et autres crimes

***** Les statistiques sur les tribunaux de la jeunesse ne sont pas indiquées pour 1991, car le rapport qui contient ces statistiques ne présente pas ces données selon le sexe. Cependant, ces données peuvent être obtenues auprès du Centre canadien de la statistique juridique.

 

Tableau 2.4 Population des adolescentes (12 à 17 ans) par région

POPULATION DES

ADOLESCENTES

1992

1993

1994

Atlantique

Québec

Ontario

Prairies

Pacifique

104 300

285 600

401 900

203 800

130 700

103 200

289 100

406 600

206 100

135 100

102 000

290 400

409 900

208 600

139 000

Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 2.3A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse par région -taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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QUESTION No 3

LES ADOLESCENTES SONT-ELLES IMPLIQUÉES PLUS JEUNES DANS DES CRIMES?

Canada

  • En général, il semble que les adolescentes ne sont pas impliquées dans des crimes plus tôt durant leur vie. Cela est vrai tant pour le nombre d'adolescentes contre qui la police a porté des accusations que pour le taux enregistré pour 10 000 adolescentes de la population générale.
  • L'âge moyen enregistré, soit 15 ans, est demeuré stable de 1991-1992 à 1994-1995.
  • Exceptionnellement, pour l'année 1993-1994, on observe, chez les jeunes filles de 13 ans, une augmentation du taux pour 10 000 adolescentes de la population générale, mais l'âge moyen demeure 15 ans.

Régions

  • Si on examine la proportion des adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'accusation principale et l'âge, le portrait suivant se dessine pour chaque région.

Région de l'Atlantique : En 1994-1995, le nombre le plus élevé d'adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse se trouve dans la catégorie des 15 ans. Pour les années 1991-1992, 1992-1993 et 1993-1994, on remarque que le nombre d'adolescentes augmente avec l'âge.

Région du Québec : On observe une progression constante - plus l'âge augmente, plus le nombre d'adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse est élevé.

Région de l'Ontario : L'âge moyen reste de 15 ans.

Région des Prairies : L'âge moyen est de 15 ans pour les années 1991-1992, 1992-1993 et 1994-1995. Cependant, en 1993-1994, c'est chez les adolescentes de 16 ans que le nombre enregistré est le plus élevé.

Région du Pacifique : L'âge moyen est de 15 ans, sauf en 1992-1993, où le nombre le plus élevé a été enregistré chez les adolescentes de 14 ans, qui sont suivies de près par les adolescentes de 15 ans. De plus, en 1994-1995, on remarque une diminution marquée du nombre d'adolescentes de 15 à 16 ans traduites devant les tribunaux de la jeunesse.

* Voir l'annexe C pour d'autres résultats de recherche.

Tableau 3.1 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse*, selon l'accusation principale** et l'âge***, Canada

INFRACTION

<12

12

13

14

15

16

17

>17

Âge inconnu

1991-1992

Crime avec violence

Crime contre les biens

Autres crimes****

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC

Infraction visée par une autre loi fédérale

 

2

4

1

129

458

82

2

24

361

1 170

292

4

167

2

716

2 155

606

27

412

3

845

2 574

848

58

560

6

764

2 401

930

105

396

11

629

1 943

918

123

323

21

9

14

117

6

72

92

135

47

7

21

2

1991-1992 TOTAL

Pour 10 000 adolescentes

7

695

38,8

1 996

113,1

3 919

218,3

4 891

273,7

4 607

256,1

3 957

226,4

218

304

1992-1993

Crime avec violence

Crime contre les biens

Autres crimes

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC

Infraction visée par une autre loi fédérale

 

4

141

447

80

3

17

2

408

1 138

272

14

184

3

808

2 078

649

39

408

21

907

2 405

883

58

616

22

864

2 251

896

97

451

21

719

1 935

951

129

340

32

9

12

96

2

67

91

126

52

4

23

1992-1993 TOTAL

Pour 10 000 adolescentes

4

690

36,3

2 019

108,4

4 003

217,1

4 891

262,3

4 580

242,5

4 106

215,8

186

296

1993-1994

Crime avec violence

Crime contre les biens

Autres crimes

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC

Infraction visée par une autre loi fédérale

 

4

5

2

232

496

85

2

20

1

598

1 183

306

10

189

4

921

1 950

729

51

498

11

1 083

2 343

927

69

641

19

961

2 203

935

129

574

21

782

1 833

969

139

399

19

14

27

87

3

83

2

93

138

73

1

27

1

1993-1994 TOTAL

Pour 10 000 adolescentes

11

836

43,4

2 290

199,5

4 160

220,7

5 082

272,2

4 823

255,2

4 141

216,2

216

333

1994-1995

Crime avec violence

Crime contre les biens

Autres crimes

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC

Infraction visée par une autre loi fédérale

 

1

1

222

390

66

7

28

531

1 026

342

23

198

956

1 812

707

62

519

2

1 026

1 978

907

92

687

2

889

1 863

933

155

524

4

750

1 505

862

175

382

7

5

21

89

4

67

104

125

78

2

29

1994-1995 TOTAL

Pour 10 000 adolescentes

2

713

36,9

2 120

108,8

4 058

209,8

4 692

246,8

4 368

232,2

3 681

193,1

186

338

TOTAL

24

2 934

8 425

16 140

19 556

18 378

15 885

806

1 271

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Accusation principale : L'accusation principale est l'accusation la plus grave portée contre une personne ou constituant une cause au moment de la première comparution. Lorsqu'une adolescente n'est inculpée que sous une seul chef d'accusation ou qu'une cause n'est formée que d'une seule accusation, cette dernière est considérée comme l'accusation principale. Lorsqu'au moins deux accusations sont portées contre une adolescente ou qu'une cause est formée d'au moins deux accusations, le choix de l'accusation principale repose sur les critères suivants : 1) la nature de l'infraction, 2) le jugement rendu par le tribunal et 3) la décision de l'accusation. À cet égard, les divers genres d'infractions sont classés selon l'ordre décroissant de gravité suivant : crimes avec violence, crimes liés à la drogue, crimes contre les biens, autres infractions au Code criminel, infractions prévues dans la Loi sur les jeunes contrevenants et infractions à d'autres lois fédérales.

*** Âge de l'adolescente au moment où elle a commis l'infraction la plus importante

**** Autres = Crimes prévus dans d'autres lois fédérales et autres crimes

***** Crimes liés à la drogue = Crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

****** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

******* -- néant ou zéro

 

Tableau 3.2 Population des adolescentes au Canada, selon l'âge (12 à 17 ans)

Population des

adolescentes

12

13

14

15

16

17

1991

1992

1993

1994

178 900

190 000

193 200

193 300

176 500

186 300

191 700

194 800

179 500

184 400

188 500

193 400

178 700

186 500

186 700

190 100

179 900

188 900

189 000

188 100

174 800

190 300

191 500

190 600

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 3.1A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'âge, Canada

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GRAPHIQUE 3.1B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'âge, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

error-file:tidyout.log

 

1991

1992

1993

1994

ÂGE MOYEN

15,12

15,13

15,08

15,06

 

Tableau 3.3 Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse*, selon l'infraction principale**, l'âge*** et la région

INFRACTION

<12

12

13

14

15

16

17

>17

Âge inconnu

ATLANTIQUE

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

 

3

37

37

39

33

112

117

136

148

262

166

194

245

258

269

277

343

304

277

279

311

314

300

285

249

4

3

7

1

2

10

8

7

QUÉBEC

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

 

1

10

8

15

13

28

48

38

59

70

87

104

110

98

134

144

157

138

144

153

159

143

193

166

184

6

5

9

2

3

1

ONTARIO

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

 

1

3

6

303

277

401

337

811

863

979

869

1 818

1 884

2 085

1 815

2 468

2 336

2 475

2 098

2 167

2 162

2 186

1 942

1 734

1 826

1 863

1 565

61

47

73

76

289

274

305

313

PRAIRIES

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

 

3

1

4

2

291

301

321

279

809

747

895

774

1 332

1 348

1 317

1 447

1 556

1 644

1 664

1 577

1 545

1 531

1 750

1 569

1 365

1 379

1 492

1 344

132

117

113

87

13

9

20

17

PACIFIQUE

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1

55

67

56

51

235

245

241

270

436

517

455

442

513

505

503

512

452

468

471

391

401

407

345

339

15

16

17

20

0

0

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Accusation principale : L'accusation principale est l'accusation la plus grave portée contre une personne ou constituant une cause au moment de la première comparution. Lorsqu'une adolescente n'est inculpée que sous une seul chef d'accusation ou qu'une cause n'est formée que d'une seule accusation, cette dernière est considérée comme l'accusation principale. Lorsqu'au moins deux accusations sont portées contre une adolescente ou qu'une cause est formée d'au moins deux accusations, le choix de l'accusation principale repose sur les critères suivants : 1) la nature de l'infraction, 2) le jugement rendu par le tribunal et 3) la décision de l'accusation. À cet égard, les divers genres d'infractions sont classés selon l'ordre décroissant de gravité suivant : crimes avec violence, crimes liés à la drogue, crimes contre les biens, autres infractions au Code criminel, infractions prévues dans la Loi sur les jeunes contrevenants et infractions à d'autres lois fédérales.

*** Âge de l'adolescente au moment où elle a commis l'infraction la plus importante

**** Étant donné que le nombre réel se rapproche du taux pour 10 000 (voir le tableau précédent), seul le nombre réel est indiqué pour les régions.

***** -- néant ou zéro

GRAPHIQUE 3.3A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région de l'Atlantique

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GRAPHIQUE 3.3B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région du Québec

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GRAPHIQUE 3.3C Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région de l'Ontario

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GRAPHIQUE 3.3D Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région des Prairies

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GRAPHIQUE 3.3E Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse, selon l'infraction principale et l'âge, région du Pacifique

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QUESTION No 4

LA VIOLENCE CHEZ LES ADOLESCENTES A-T-ELLE AUGMENTÉ?

Canada

Déclaration uniforme de la criminalité

  • Dans l'ensemble, il n'y a pas eu d'augmentation notable de la violence chez les adolescentes. Cependant, il y a eu une augmentation constante de 1994 à 1996, année où ce type de violence a atteint le même niveau qu'en 1993. Depuis 1993, dans l'ensemble du pays, le taux de crimes violents commis par des jeunes délinquantes est demeuré constant, soit de 44 pour 10 000.
  • En ce qui concerne les homicides, le taux est demeuré stable de 1992 à 1994, puis a augmenté légèrement en 1995. En ce qui a trait aux tentatives de meurtre et aux enlèvements, le taux est demeuré uniforme jusqu'en 1995, année où on a enregistré une légère diminution.
  • Les agressions sexuelles et autres infractions sexuelles ont diminué de façon constante de 1993 à 1996.
  • Il y a eu une augmentation marquée des vols qualifiés en 1995, et à nouveau en 1996, comparativement aux trois années précédentes.
  • Pour ce qui est des voies de fait de nature non sexuelle, on observe une augmentation légère, bien que constante, de 1994 à 1996.
  • Les crimes avec violence pour lesquels on a enregistré le plus haut taux d'accusation sont les voies de fait de nature non sexuelle, suivies dans l'ordre des vols qualifiés, des agressions sexuelles et autres infractions sexuelles, des tentatives de meurtre, des homicides et des enlèvements.

Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

  • Le nombre d'adolescentes (taux pour 10 000) traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence a augmenté de façon constante de 1991-1992 à 1993-1994, puis a diminué légèrement en 1994-1995.
  • Au cours de la période de quatre ans, on observe une stabilité relative des taux d'homicide, de tentative de meurtre, enlèvement, agressions sexuelles et autres infractions sexuelles. Pour ce qui est des vols qualifiés, on observe une diminution marquée de leur taux en 1992-1993, suivie d'une hausse en 1993-1994 et 1994-1995, de sorte que pour ces deux années le taux de vols qualifiés était semblable à celui enregistré pour 1991-1992. Quant aux infractions non sexuelles et aux infractions relatives aux armes, on observe une légère augmentation de 1991-1992 à 1994-1995, avec une hausse anormale en 1993-1994.

Régions

Déclaration uniforme de la criminalité

  • En général, il n'y a pas eu de hausse ou de baisse importante du nombre d'adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence. Soulignons cependant deux exceptions. Premièrement, ce type de crime a augmenté de 1992 à 1993 dans toutes les régions, sauf au Québec, où le taux est demeuré stable au cours de cette période. Deuxièmement, la région du Pacifique est la seule où ce type de crime a augmenté de façon marquée au cours de la période de cinq ans. En Ontario, on observe aussi une augmentation, quoique très légère, pour la même période.
  • Le taux le plus élevé (pour 10 000 adolescentes de la population générale) a été enregistré dans la région des Prairies; vient en second lieu la région du Pacifique, suivie dans l'ordre des régions de l'Ontario, de l'Atlantique et du Québec.

* Voir l'annexe D pour d'autres résultats de recherche.

 

Tableau 4.1 Adolescentes contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada

  1992 1993 1994 1995 1996
INFRACTION

Nombre réel

Taux pour** 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux

10000

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles***

Voies de fait de nature non sexuelle****

Enlèvement

Vol qualifié

4

12

71

 

3 818

6

380

0,04

0,11

0,63

 

33,9

3,4

0,05

3,4

3

9

111

 

4,550

5

418

0,03

0,08

1,0

 

39,9

4,0

0,04

3,7

4

9

88

 

4 389

7

406

0,03

0,08

0,77

 

38,2

3,8

0,06

3,5

12

4

66

 

4 521

5

517

0,10

0,03

0,57

 

38,9

3,9

0,04

4,.4

3

6

58

 

4 541

9

574

0,03

0,05

0,49

 

38,5

3,9

0,08

4,9

TOTAL

4 291

38,1

5 096

44,7

4 903

42,6

5 125

44,0

5 191

44,0

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** La définition adoptée en 1996 pour ce type d'infraction diffère de celle utilisée l'année précédente, en ce sens qu'elle ne comprend pas la catégorie « viol / attentat à la pudeur. Cependant, on croit que cette différence est négligeable.

**** Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale.

 

Tableau 4.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

POPULATION DES

ADOLESCENTES

1992

1993

1994

1995

1996

 

1 126 400

1 140 600

1 150 300

1 163 500

1 179 063

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 4.1A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada -  taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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GRAPHIQUE 4.1B Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada -  taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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Tableau 4.3 Adolescentes contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence par région

 

1992

1993

1994

1995

1996

INFRACTION

Nombre réel

Taux pour** 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

ATLANTIQUE

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle

Enlèvement

Vol qualifié

9

267

10

0,86

25,6

0,96

23

345

5

2,2

33,4

4,8

1

13

370

10

0,10

1,3

36,3

0,98

2

10

345

8

0,20

1,0

34,1

0,79

3

332

9

0,30

33,0

0,90

TOTAL

286

27,4

373

36,1

394

38,6

365

36,1

344

34,2
QUÉBEC

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle

Enlèvement

Vol qualifié

3

2

310

38

0,11

0,07

10,9

1,3

4

5

293

2

48

0,14

0,17

10,1

0,07

1,7

1

3

313

42

0,03

0,10

10,8

1,4

2

1

316

31

0,07

0,03

10,9

1,1

2

344

51

0,7

12,0

1,8

TOTAL

353

12,4

352

12,2

359

12,4

350

12,1

397

13,8
ONTARIO

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle

Enlèvement

Vol qualifié

2

6

20

1 686

2

174

0,05

0,15

0,50

42,0

0,05

4,3

1

3

27

1 913

3

146

0,02

0,07

0,66

47,0

0,07

3,6

2

3

26

1 835

3

108

0,05

0,07

0,63

44,8

0,07

2,6

4

1

22

1 899

1

113

0,10

0,02

0,53

45,4

0,02

2,7

1

13

1 852

7

139

0,02

0,30

43,4

0,16

3,3

TOTAL

1 890

47,0

2 093

51,5

1 977

48,2

2 040

48,8

2 102

47,2
PRAIRIES

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle

Enlèvement

Vol qualifié

2

26

1 073

1

118

0,10

1,3

52,6

0,05

5,8

42

1 365

138

2,0

66,2

6,7

1

2

37

1 274

1

141

0,05

0,10

1,7

61,0

0,05

6,8

6

1

23

1 325

3

12

0,28

0,05

1,1

62,4

0,14

10,1

2

4

29

1 308

2

249

0,09

0,18

1,3

60,4

0,09

11,5

TOTAL

1 220

59,9

1 545

75,0

1 456

69,8

1 570

74,0

1 594

73,6
PACIFIQUE

Homicide

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle

Enlèvement

Vol qualifié

3

14

482

3

40

0,22

1,1

36,9

0,23

3,1

1

2

14

624

81

0,07

0,15

1,0

46,2

6,0

1

2

9

597

3

105

0,07

0,14

64

42,9

0,22

7,6

35

614

1

153

2,4

42,8

0,07

10,7

1

1

10

706

126

0,07

0,07

0,68

47,7

8,5

TOTAL

542

41,5

732

54,2

717

51,6

803

56,0

844

57,0
TOTAL

4 291

41,5

5 096

44,7

4 903

42,6

5 125

44,0

5 191

44,0

*Source : Déclaration uniforme de la criminalité

**Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

***Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1000 adolescentes (12 à 17 ans)

de la population générale.

****-- néant ou zéro

Tableau 4.4 Population* (12 à 17 ans) des adolescentes au Canada

POPULATION DES ADOLESCENTES 1992 1993 1994 1995 1996
Atlantique

Québec

Ontario

Prairies

Pacifique

104 300

285 600

401 900

203 800

130 700

103 200

289 100

406 600

206 100

135 100

102 000

290 400

409 900

208 600

139 000

101 100

288 900

418 000

212 300

143 400

100 610

286 969

426 709

216 729

148 046

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

GRAPHIQUE 4.4A Adolescentes contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, par région -  taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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Tableau 4.5 Adolescentes traduites devant un tribunal* de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada

  1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995
INFRACTION Nombre réel Taux pour** 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000 Nombre réel Taux pour 10 000
Homicide***

Tentative de meurtre

Agression sexuelle et autres infractions sexuelles

Voies de fait de nature non sexuelle****

Enlèvement

Vol qualifié

Infraction relative aux armes

Autres

11

43

3 045

4

288

136

12

0,10

0,07

0,40

28,6

0,04

2,7

1,3

0,11

5

11

48

3 485

3

243

140

12

0,04

0,10

0,43

31,0

0,03

2,2

1,2

0,11

4

5

85

4 142

6

286

147

13

0,04

0,04

0,75

36,3

0,05

2,5

1,3

0,11

4

7

42

3 947

5

288

174

17

0,03

0,06

0,37

34,3

0,04

2,5

1,5

0,15

TOTAL

3 547

33,2

3 947

35,0

4 688

41,1

4 484

39,0

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

**Taux pour 10 000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale

*** Les catégories d'infraction comprennent :

homicide : meurtre, homicide involontaire coupable, infanticide et autres crimes connexes; tentative de meurtre : tentative de meurtre; agression sexuelle et autres infractions sexuelles : agression sexuelle grave, agression sexuelle armée, agression sexuelle, viol / attentat à la pudeur; voies de fait de nature non sexuelle : voies de fait graves, agression armée, infliction de lésions corporelles / avec intention, voies de fait mineurs, lésions corporelles, voies de fait contre un agent de la paix; enlèvement : enlèvement / prise d'otage; vol qualifié : vol qualité; infractions relatives aux armes : usage dangereux d'une arme, possession d'arme, autres infractions relatives aux armes; Autres : extorsion, négligence criminelle.

Nota : Vu les différences pouvant exister entre les définitions des crimes avec violence données dans les documents consultés, c'est-à-dire la Déclaration uniforme de la criminalité et l'Enquête sur les tribunaux de la jeunesse, les tableaux et les graphiques présentés dans le présent document devraient être comparés sans tenir compte des particularités.

**** Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1000 adolescentes (12 à 17 ans) de la population générale.

 

Tableau 4.6 Population des adolescentes (12 à 17 ans) au Canada

POPULATION DES

ADOLESCENTES

1991

1992

1993

1994

 

1 068 300

1 126 400

1 140 600

1 150 300

* Source: Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la

démographie

 

GRAPHIQUE 4.5A Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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GRAPHIQUE 4.5B Adolescentes traduites devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada - taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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QUESTION No 5

LES ADOLESCENTES SONT-ELLES PLUS SOUVENT MISES SOUS GARDE LORSQU'IL Y A DES ACCUSATIONS EN INSTANCE CONTRE ELLES*?

  • Comme seulement la Colombie-Britannique et le Manitoba ont fourni des données, les conclusions ne sont que provisoires :
  • Colombie-Britannique : Il y a eu une augmentation constante du nombre d'adolescentes mises sous garde de 1992-1993 à 1995-1996.
  • Manitoba : Le nombre d'adolescentes mises sous garde a diminué de 1992-1993 à 1994-1995, alors qu'il a augmenté considérablement de 1995-1996.

Tableau 5.1 Adolescentes mises sous garde* par mois**, dans certaines provinces***

 

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

PROVINCE

Nombre

Taux pour 10 000

Nombre

Taux pour 10 000

Nombre

Taux pour 10 000

Nombre

Taux pour 10 000

Terre-Neuve

Île-du Prince-Édouard

Nouvelle-Écosse

Manitoba

Colombie-Britannique

1

1

10

34

20

0,35

1,8

2,7

7,4

1,5

S.O.

S.O.

27

26

S.O.

S.O.

5,8

1,9

S.O.

1

S.O.

26

29

S.O.

1,7

S.O.

5,6

2,1

7

5

37

40

2,6

1,3

8,0

2,8

* Source : Rapport des indicateurs clés des services correctionnels pour les adultes et les jeunes contrevenants, Centre canadien de la statistique juridique

** Nombre moyen d'admissions à la fin du mois : le nombre indiqué correspond au nombre d'admissions calculé à la fin du mois dans chaque établissement. La moyenne est calculée est additionnant les totaux mensuels et en divisant par le nombre de mois de la période visée.

*** Certaines provinces : toutes les données dont nous disposions sont présentées dans le tableau.

**** -- néant ou zéro

 

Tableau 5.2 Population des adolescentes (12 à 17 ans) dans certaines provinces

POPULATION DES

ADOLESCENTES

1992*

1993

1994

1995

Terre-Neuve

Île-du Prince-Édouard

Nouvelle-Écosse

Manitoba

Colombie-Britannique

28 900

5 700

37 200

46 100

129 500

28 401

5 801

37 342

56 204

133 845

27 641

5 906

37 133

56 069

137 803

26 850

5 930

37 337

46 270

142 051

* Les nombres de 1992 sont arrondis.

 

GRAPHIQUE 5.1A Adolescentes mises sous garde par mois, dans certaines provinces -taux pour 10 000 adolescentes de la population générale

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QUESTION No 6

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES CONDAMNÉES À DES PEINES PLUS SÉVÈRES A-T-IL AUGMENTÉ?

Canada

  • Le taux d'adolescentes condamnées à la peine la plus sévère, soit la garde en milieu fermé, a légèrement augmenté de 1991-1992 à 1994-1995. Le taux d'adolescentes condamnées à la deuxième peine la plus sévère, soit la garde en milieu ouvert (et ainsi de suite), a aussi légèrement augmenté au cours de la même période. En ce qui concerne la probation, on observe une baisse très légère du taux de 1991-1992 à 1993-1994, suivie d'une hausse marquée en 1994-1995 (taux de beaucoup supérieur à celui de 1991-1992). Pour ce qui est des amendes et des ordonnances de travaux communautaires, on constate une légère diminution du taux de 1991-1992 à 1993-1994, suivie d'une diminution marquée en 1994-1995. Dans le cas de l'absolution inconditionnelle, on constate une diminution stable du taux de 1991-1992 à 1994-1995.

Régions

  • Si on examine le pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, on observe les variations suivantes dans chaque région.

Région de l'Atlantique : Diminution constante et importante du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires. Stabilité relative des pourcentages dans le cas de la garde en milieu ouvert, de la garde en milieu fermé et de l'absolution inconditionnelle, malgré une augmentation en 1994-1995. Légère augmentation dans le cas de la probation.

Région du Québec : Augmentation du taux de probation de 1991-1992 à 1994-1995. Stabilité relative des taux dans le cas des amendes et des ordonnances de travaux communautaires et de la garde en milieu fermé, malgré une certaine fluctuation d'année en année. Augmentation du taux de garde en milieu ouvert. Diminution du taux d'absolution inconditionnelle.

Région de l'Ontario : Augmentation importante du taux de probation et baisse importante du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires en 1994-1995. Augmentation légère et constante du taux de garde en milieu ouvert et augmentation constante du taux de garde en milieu fermé. Diminution constante et légère du taux d'absolution inconditionnelle.

Région des Prairies : Augmentation légère des taux de probation, de garde en milieu ouvert et de garde en milieu fermé. Stabilité relative du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires de 1991-1992 à 1994-1995. Diminution constante et légère du taux d'absolution inconditionnelle.

Région du Pacifique : Stabilité relative des taux de probation, d'amendes et d'ordonnances de travaux communautaires (sauf en 1993-1994, où on observe une augmentation anormale du pourcentage des amendes et des ordonnances de travaux communautaires). Augmentation constante des taux de garde en milieu ouvert et en milieu fermé. Stabilité du taux d'absolution inconditionnelle au cours de la période de 4 ans.

En classant les types de décisions rendues dans chaque région selon leur fréquence, par ordre décroissant, on obtient la répartition suivante.

Région de l'Atlantique : probation, amendes et ordonnances de travaux communautaires, garde en milieu ouvert, garde en milieu fermé, absolution inconditionnelle.

Région du Québec : probation, amendes et ordonnances de travaux communautaires, garde en milieu ouvert, garde en milieu fermé, absolution inconditionnelle.

Région de l'Ontario : probation, amendes et ordonnances de travaux communautaires (sauf en 1994, où ce type de décision venait au dernier rang), garde en milieu ouvert, garde en milieu fermé, absolution inconditionnelle.

Région des Prairies : probation, amendes et ordonnances de travaux communautaires, garde en milieu ouvert, garde en milieu fermé, absolution inconditionnelle.

Région du Pacifique : probation, garde en milieu ouvert, amendes et ordonnances de travaux communautaires, absolution inconditionnelle, garde en milieu fermé (pour l'année 1994, la fréquence des deux derniers types de décision était semblable).

 

Tableau 6.1 Décisions rendues à l'endroit des adolescentes reconnues coupables*, Canada

DÉCISION**

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

Garde en milieu fermé

Détention pour traitement

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende

Indemnisation

Remboursement de l'acquéreur

Indemnisation en nature

Ordonnance de travaux communautaires

Restitution

Interdiction/saisie/confiscation

Absolution inconditionnelle

Autres

706

1

1 468

5 547

868

24

4

4

1 854

16

4

921

571

831

1 565

5 809

828

17

6

2 109

12

10

835

653

1 086

1 896

5 886

838

17

7

2 108

17

12

767

760

1 095

1 795

6 952

686

20

5

1 123

7

2

668

255

TOTAL

11 987

12 675

13 394

12 609

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Décision la plus sévère rendue à l'égard d'une personne ou d'une cause. La sévérité de la décision est déterminée par les conséquences qu'elle entraîne pour l'adolescente. Les décisions sont classées par ordre décroissant de sévérité. Si on a une combinaison de décisions d'égale importance prévoyant le versement d'une amende, une indemnisation ou le remboursement de l'acquéreur, on doit choisir comme décision la plus importante celle à laquelle est associé le versement de la somme la plus élevée. Dans le cas où plus d'une décision comportant la garde est rendue, on choisit comme décision la plus importante celle à laquelle est associée la peine la plus longue. La même situation se produit dans le cas des ordonnances de probation.

*** -- néant ou zéro

 

Tableau 6.2 Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues*, Canada

% DES DÉCISIONS 1991-1992 1992-1993 1993-1994 1994-1995
Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux communautaires

Absolution inconditionnelle

6

12

46

23

8

7

14

46

23

7

8

14

44

22

6

8

14

55

14**

5

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Tant les ordonnances de travaux communautaires que les amendes ont contribué à la diminution du taux dans cette catégorie.

 

GRAPHIQUE 6.2A Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, Canada

error-file:tidyout.log

 

Tableau 6.3 Décisions rendues à l'endroit des adolescentes reconnues coupables* par région

DÉCISION** 1991-1992 %*** 1992-1993 % 1993-1994 % 1994-1995 %

ATLANTIQUE

Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux comm.

Absolution inconditionnelle

 

53

178

679

89

41

5

17

64

8

4

62

143

643

72

44

6

15

66

7

5

55

133

693

59

51

6

13

69

6

5

86

167

698

78

53

8

16

66

7

5

QUÉBEC

Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux comm.

Absolution inconditionnelle

 

27

25

209

70

22

7

7

57

20

6

34

24

300

88

23

7

5

63

18

5

27

41

291

96

19

5

8

59

20

4

31

27

337

97

13

6

5

65

19

2

ONTARIO

Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux comm.

Absolution inconditionnelle

 

351

773

1 499

1 104

381

8

17

33

24

8

395

903

1 660

1 247

415

8

18

33

25

8

559

1 084

1 704

1 456

386

10

19

30

25

7

581

988

2 871

273

314

11

19

57

5

6

PRAIRIES

Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux comm.

Absolution inconditionnelle

 

236

315

2 145

1 365

369

5

7

47

30

8

263

332

2 166

1 429

242

6

7

47

31

5

345

415

2 226

1 252

212

7

9

48

26

5

309

413

2 081

1 273

206

7

9

47

29

5

PACIFIQUE

Garde en milieu fermé

Garde en milieu ouvert

Probation

Amende et ord. de travaux comm.

Absolution inconditionnelle

 

39

177

1 015

94

108

3

12

70

7

7

 

77

163

1 040

101

111

5

11

69

7

7

100

223

972

183

99

 

7

15

66

12

7

88

201

965

88

84

6

14

67

6

6

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Décision la plus sévère rendue à l'égard d'une personne ou d'une cause. La sévérité de la décision est déterminée par les

conséquences qu'elle entraîne pour l'adolescente. Les décisions sont classées par ordre décroissant de sévérité. Si on a

une combinaison de décisions d'égale importance prévoyant le versement d'une amende, une indemnisation ou le

remboursement de l'acquéreur, on doit choisir comme décision la plus importante celle à laquelle est associé le versement

de la somme la plus élevée. Dans le cas où plus d'une décision comportant la garde est rendue, on choisit comme décision

la plus importante celle à laquelle est associée la peine la plus longue. La même situation se produit dans le cas des

ordonnances de probation.

*** Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues

 

GRAPHIQUE 6.3A Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l'Atlantique

 

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GRAPHIQUE 6.3B Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Québec

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GRAPHIQUE 6.3C Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l'Ontario

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GRAPHIQUE 6.3D Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région des Prairies

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GRAPHIQUE 6.3E Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Pacifique

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QUESTION No 7

LE NOMBRE D'ADOLESCENTES RENVOYÉES DEVANT UN TRIBUNAL POUR ADULTES A-T-IL AUGMENTÉ?

  • En général, très peu d'adolescentes sont renvoyées devant un tribunal pour adultes au Canada. Il y en a eu trois en 1991-1992, deux en 1992-1993, zéro en 1993-1994 et six en 1994-1995. Soulignons que les six adolescentes renvoyées devant un tribunal pour adultes en 1994-1995 étaient toutes du Manitoba.

Tableau 7.1 Adolescentes renvoyées devant un tribunal pour adultes*, par région et au Canada

 

1991-1992

Âge

1992-1993

Âge

1993-1994

1994-1995

Âge

Atlantique

Québec

Ontario

Prairies

Pacifique

0

1

1

1

0

15

16

17

1

0

1

0

0

16

15

0

0

0

0

0

0

0

0

6**

0

16,

16,

16,

16,

17,

Canada - Total

3

 

2

 

0

6

17

* Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Les six cas provenaient du Manitoba

*** Voir l'annexe E pour d'autres résultats de recherche.

 

ANNEXE A

SOURCES DES DONNÉES

1. DÉCLARATION UNIFORME DE LA CRIMINALITÉ

  • Registre chronologique et permanent des données statistiques que les services de police du pays communiquent depuis 1962 relativement aux infractions aux règlements de la circulation et aux crimes ayant fait l'objet d'une enquête.
  • En 1995, environ 1800 postes de police, pour un total d'environ 420 services de police, ont fourni des données dans le cadre de l'enquête. La perte de données la plus importante se produit dans les rares cas où un service de police omet de communiquer ses données au Centre. En pareil cas, des estimations sont établies pour ce service de police.
  • Les renseignements recueillis comprennent le nombre d'incidents de nature criminelle, les décisions prises pour chaque incident et des renseignements sur les personnes faisant l'objet d'une accusation.
  • Le document contient des données sur près de 100 types d'infraction criminelle.
  • Les incidents sont classés selon l'infraction la plus grave qui a été commise (en général, il s'agit de l'infraction pouvant entraîner la peine maximale la plus longue selon le Code criminel). Les infractions avec violence viennent toujours avant les infractions sans violence (p. ex., si un incident comprend une introduction par effraction et des voies de fait, il est classé dans la catégorie des voies de fait).
  • Nota : Les données dont nous nous sommes servis proviennent de l'enquête de 1996; le document officiel ne sera publié que vers décembre 1997.

2. DÉCLARATION UNIFORME DE LA CRIMINALITÉ RÉVISÉE

  • En 1984, la Déclaration uniforme de la criminalité a été remaniée de façon à recueillir des renseignements additionnels.
  • La Déclaration uniforme de la criminalité révisée permet un examen détaillé des caractéristiques des accusés et des victimes (p. ex., âge, sexe, consommation d'alcool ou de drogue, relation entre l'accusé et la victime, degré de gravité des blessures et arme utilisée) ainsi que des caractéristiques de l'incident (p. ex., lieu, cibles des infractions, infractions secondaires, armes utilisées, type de biens, date et heure).
  • En 1996, la Déclaration uniforme de la criminalité révisée comprenait des données recueillies par 154 services de police, ce qui représente environ 47 p. 100 du volume des crimes signalés dans l'ensemble du pays : 39 p. 100 des incidents étaient survenus au Québec, 38 p. 100 en Ontario, 10 p. 100 en Alberta, 8 p. 100 en Colombie-Britannique, 4 p. 100 en Saskatchewan et 1 p. 100 au Nouveau-Brunswick. La majorité des services de police sont situés en milieu urbain, sauf au Québec.
3. ENQUÊTE SUR LES TRIBUNAUX DE LA JEUNESSE
  • Base de données nationale composée de renseignements statistiques sur des accusations, des causes et des personnes, qui ont été recueillis dans toutes les affaires impliquant des accusés de 12 à 17 ans (jusqu'au 18e anniversaire).
  • Les données de base sur les accusations sont utilisées pour « créer » des causes; on entend par cause l'ensemble des accusations portées contre un adolescent et présentées devant le tribunal à la date de la première comparution.
  • Des données sont recueillies auprès de tous les tribunaux de la jeunesse du Canada dans le but d'obtenir des renseignements complets sur toutes les accusations présentées devant les tribunaux de la jeunesse.
  • Les données sont tirées d'un recensement des chefs d'accusation entendus devant les tribunaux de la jeunesse relativement aux infractions aux lois fédérales au Canada (Code criminel, Loi sur les stupéfiants, Loi sur les aliments et drogues, Loi sur les jeunes contrevenants et autres lois fédérales).
  • L'enquête ne porte pas sur les appels, les examens, les infractions aux lois provinciales et aux règlements municipaux.
4. RAPPORT DES INDICATEURS CLÉS DES SERVICES CORRECTIONNELS POUR LES ADULTES ET LES JEUNES CONTREVENANTS
  • Les données sont de nature assez générale.
  • Elles servent principalement à suivre les tendances à l'égard de la population faisant l'objet de services correctionnels.
  • Elles permettent d'établir des comparaisons d'année en année et donnent des indications sur les tendances actuelles et la demande dans le domaine correctionnel.

5. AUTRES ÉTUDES

A. Rapport au Groupe de travail fédéral, provincial et territorial sur la justice applicable aux jeunes

Profil statistique des jeunes en contact avec le système de justice pour adolescents au Canada

Sharon Moyer, novembre 1996

  • Ce rapport fournit une description détaillée et quantitative des mesures prises par le système de justice à l'endroit des jeunes délinquants.
  • Il donne des renseignements détaillés sur les caractéristiques des crimes commis par les jeunes et sur les décisions rendues par le système de justice pour les jeunes à l'égard de ces crimes.

B. Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

  • Cette étude présente un profil statistique d'un ensemble de jeunes contrevenants qui ont été accusés d'au moins une des infractions graves suivantes à l'égard desquelles un jugement a été rendu dans le cadre de la LJC au cours d'une période de huit ans (1986 à 1993) : meurtre, tentative de meurtre, homicide involontaire coupable, agression sexuelle grave, agression sexuelle armée, viol et voies de fait graves.

6. RECENSEMENT DU CANADA

  • Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie (estimations postcensitaires finales pour 1991 et 1992; estimations postcensitaires mises à jour pour 1993, 1994 et 1995; estimations postcensitaires préliminaires pour 1996).
  • Il est à noter que les estimations de la population données dans le présent rapport ne sont pas les plus récentes. Cependant, les écarts étant mineurs, ils n'ont pas d'effet sur les résultats. Par exemple, les statistiques démographiques les plus récentes dont nous disposions sont les suivantes : les estimations postcensitaires finales pour 1991 et 1992, les estimations postcensitaires mises à jour pour 1993, 1994 et 1995 et les estimations postcensitaires préliminaires pour 1996.
  • Tableau comparatif
  1992 1993 1994 1995 1996
Utilisées 1 126 400 1 140 600 1 150 300 1 163 500 1 179 063
Mises à jour 1 128 324 1 140 815 1 150 771 1 163 544 1 179 063

 

ANNEXE B

PRÉSENTATION DES DONNÉES

  • Dans le présent rapport, les données sont présentées pour l'ensemble du pays et pour chaque région et des comparaisons sont établies entre les régions, car il y a souvent des différences d'une région à l'autre et les données enregistrées dans les provinces les plus peuplées, comme l'Ontario, ont pour effet d'augmenter considérablement les totaux pour l'ensemble du pays.
  • Certains passages du rapport, en particulier les définitions, ont été puisés textuellement dans les sources (p. ex., Déclaration uniforme de la criminalité et Enquête sur les tribunaux de la jeunesse). Pour des explications additionnelles concernant les définitions, se reporter à la source citée.

 

ANNEXE C

RAPPORT Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

  • Les auteurs concluent que « seulement 17 p. 100 de toutes les accusations de crimes graves avec violence ont été portées contre des adolescents de moins de 15 ans (15 p. 100 contre des adolescents et 2 p. 100 contre des adolescentes). Un cinquième des accusations ont été portées contre des adolescents âgés de 15  ans au moment de l'infraction, 26 p. 100 contre des adolescents de 16 ans et 35 p. 100 contre des adolescents âgés de 17 ans au moment de l'infraction. Par conséquent, ce sont les accusés de 16 et de 17 ans qui ont fait l'objet de la majorité (62 p. 100) des accusations. » (1995, p. 8)

 

ANNEXE D

RAPPORTS Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

Profil statistique des jeunes en contact avec le système de justice pour adolescents au Canada

Sharon Moyer, novembre 1996

  • Le grand public croit généralement - et certaines recherches semblent l'indiquer - qu'un nombre important de jeunes délinquants commettent les actes de violence les plus graves. Par exemple, ce fait paraît évident si l'on se fie à la vaste couverture médiatique dont font l'objet les crimes avec violence commis par des jeunes. Cependant, selon Lee et Leonard (1995), les comptes rendus des médias « viennent contredire la croyance selon laquelle les actes de violence graves commis par les adolescents soient si rares qu'ils tendent à échapper à l'analyse statistique. » (1) De même, Moyer conclut que « même un rapide coup d'oeil sur le type d'infractions qui mettent en contact avec le système montre que la grande majorité des comportements criminels observés chez les jeunes ne sont pas très graves, au fond, quelle que soit la définition qu'on en donne. » (1996, p. 1)
  • Lee et Leonard (1995) indiquent que « tant la DUC que l'ETJ révèlent qu'un très petit nombre d'infractions [avec violence]... sont perpétrées chaque année. Voici, selon les données de la DUC de 1986 à 1993, le nombre moyen d'adolescents [de sexe masculin et de sexe féminin] accusés chaque année, pour l'ensemble des provinces et des territoires :

    • Meurtre : 39 Homicide involontaire coupable : 5
    • Tentative de meurtre : 65 Agression sexuelle grave : 20
    • Agression sexuelle armée : 51 Voies de fait graves : 254
    • Total : 434 (p. 2)

  • Lee et Leonard ajoutent ce qui suit : « Pour bien saisir la portée de cette base, soulignons qu'au cours de la période de référence, dans les neuf provinces et territoires visés par l'étude, environ trois millions de personnes auraient pu faire l'objet d'une accusation en vertu de la LJC, c'est-à-dire que ces personnes avaient entre 12 et 17 ans à un moment donné au cours de cette même période. Le nombre estimé de jeunes personnes visées par la présente étude ne constitue donc qu'une infime partie, à savoir 0,06 p. 100 de la population à risque, et les accusations reliées aux infractions graves avec violence comptent pour environ 0,3 p. 100 des 900 000 accusations de toutes sortes dont ont été saisis les tribunaux pour adolescents des neuf provinces et territoires au cours de cette même période. » (1995, p. 4)

Déclaration uniforme de la criminalité révisée (1996)

  • Données relatives à certaines infractions contre la personne, selon le sexe de la victime et de l'accusé (1996)
  Accusées (%) Accusés (%) Nombre total
Victimes de sexe féminin (%)

7,2

48,2

43 328

Victimes de sexe masculin (%)

5,9

38,7

34 070

Nombre total

9 958

66 440

76 398

* Les données ne comprennent pas les incidents où plusieurs personnes ont été

mises en accusation, ni ceux pour lesquels on n'a pas d'indication sur le sexe.

** Le total des cas de victimisation est réparti selon le sexe de l'accusé et celui

de la victime.

*** Source : Déclaration uniforme de la criminalité révisée, Programme des

services policiers, Centre canadien de la statistique juridique

 

ANNEXE E

RAPPORT Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

  • Une petite proportion seulement des adolescents et adolescentes accusés d'un crime grave avec violence ont été renvoyés devant un tribunal pour adultes.
  • Les tribunaux de la jeunesse ont délivré plus souvent des ordonnances de renvois dans les cas d'infractions sans violence que dans les cas d'infractions avec violence.
  • Les jeunes qui ont fait l'objet d'un renvoi avaient généralement atteint l'âge limite pour que leur cas soit jugé dans le cadre de la LJC.
  • Dans le cas des jeunes ayant fait l'objet d'un renvoi, le dossier de jeune contrevenant révélait généralement que le ratio nombre d'accusations par personne était assez élevé. Cependant, un grand nombre de jeunes qui n'ont pas été renvoyés devant un tribunal pour adultes et qui ont été jugés dans le cadre de la LJC ont aussi cette caractéristique. Ces données font ressortir la nécessité de mener des recherches plus approfondies sur le fonctionnement et les effets des dispositions de la LJC qui portent sur le renvoi (50).

 

ANNEXE F

Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

  • Une cause est définie comme une accusation ou un ensemble d'accusations portées contre un adolescent et présentées devant le tribunal à la même date. Les données de base sur les accusations sont utilisées pour « créer » des causes; on entend par cause l'ensemble des accusations portées contre un adolescent et présentées devant le tribunal à la date de la première comparution. Les identifiants utilisés pour apparier les accusations à une cause sont le code d'identification du jeune, le sexe, la date de naissance, la date de la première comparution et le code du lieu où siège le tribunal. Dans cette enquête, les cas constituent l'unité d'analyse.

Déclaration uniforme de la criminalité (DUC)

  • L'incident est l'unité de base utilisée pour calculer le nombre de crimes signalés. Un incident est un ensemble d'événements reliés entre eux qui donne lieu généralement à un rapport d'événement. Dans l'enquête globale, l'incident sert à calculer le total des infractions, suivant la règle de l'infraction la plus grave (voir ci-dessous la définition de la règle de l'infraction la plus grave). Dans l'enquête sur les incidents, les renseignements se rapportant à chaque incident sont communiqués séparément. La règle de l'infraction la plus grave utilisée dans l'enquête globale est alors appliquée à ces données pour établir un rapprochement avec les totaux des données chronologiques ainsi qu'avec les données des répondants de l'enquête globale.
  • Règle de l'infraction la plus grave - Dans la DUC, les incidents sont classés selon l'infraction la plus grave commise durant l'incident. Dans ce classement, les infractions avec violence viennent toujours avant les infractions sans violence. Dans la DUC, le score attribué aux crimes avec violence est différent de celui attribué aux autres types de crime. Dans le cas des crimes avec violence, on enregistre un incident pour chaque victime (l'incident est classé selon l'infraction la plus grave contre la victime). Par exemple, si un individu s'attaque à trois personnes, on enregistre trois incidents. Si trois individus s'attaquent à une personne, un seul incident est enregistré. En ce qui concerne les crimes sans violence, on compte un incident (classé selon l'infraction la plus grave commise) pour chaque événement distinct.
  • Les règles énoncées ci-dessus ne s'appliquent pas aux vols qualifiés. Le vol qualifié est considéré comme une infraction avec violence. Contrairement à toutes les autres infractions avec violence, un cas de vol qualifié correspond à un incident, quel que soit le nombre de victimes. Cela s'explique par le fait qu'il peut y avoir un grand nombre de personnes présentes sur les lieux d'un vol qualifié, qui peuvent toutes être considérées comme des victimes. Prenons l'exemple d'un vol qualifié contre une banque où se trouvent 5 caissières et 20 clients. Si on appliquait la règle prévue pour les incidents violents, 25 incidents de vol qualifié seraient enregistrés, ce qui aurait pour effet de surestimer de façon importante le nombre de vols qualifiés.
  • Ainsi, le total des incidents enregistrés dans la DUC ne représente pas toutes les infractions à la loi qui ont été portées à la connaissance de la police. Il indique plutôt le nombre de victimes de crime avec violence (autres que les vols qualifiés), plus le nombre de cas distincts de crime sans violence (et de vol qualifié).
  • Personnes faisant l'objet d'accusations - Le nombre de personnes ayant fait l'objet d'accusations est également enregistré dans la DUC. Dans le cas des incidents résolus, on enregistre séparément le nombre d'adultes et le nombre d'adolescents (12 à 17 ans) de sexe masculin et de sexe féminin qui ont fait l'objet d'accusations. La catégorie « personnes faisant l'objet d'accusations » désigne le nombre de personnes contre qui la police a porté des accusations ou à l'égard desquelles elle a recommandé que des accusations soient portées, et non le nombre d'accusations portées ou que la police a recommandé de porter contre ces personnes. Lorsqu'une personne est accusée simultanément de plusieurs accusations, elle sera classée en fonction de l'infraction la plus grave qu'elle a commise, même si elle a commis les infractions dont elle est accusée au cours de plusieurs incidents. De plus, une même personne peut être incluse plusieurs fois dans cette catégorie au cours d'une année, car cette personne est incluse dans les statistiques chaque fois qu'une ou des accusations sont portées contre elle.
  • Les personnes faisant l'objet d'accusations sont celles contre qui une ou des accusations ont été portées relativement à un incident donné. Cependant, ces personnes peuvent par la suite être accusées d'une infraction moins grave. Par exemple, une personne qui commet une introduction par effraction peut se voir accusée de recel si la police dispose de meilleures preuves à l'égard de cette dernière infraction. Tant l'incident que la personne accusée sont enregistrés dans les statistiques sur l'introduction par effraction, même si la personne a été en réalité accusée de recel.

Rapport des indicateurs clés des services correctionnels

Les données présentées dans ce rapport sont basées sur la moyenne mensuelle des admissions dans un établissement. Cette moyenne est calculée en additionnant les totaux mensuels des admissions, selon le dénombrement effectué à la fin de chaque mois, et en divisant ce nombre par le nombre de mois de la période visée. Sont inclus dans le dénombrement tous les adolescents mis sous garde ou en détention temporaire, ceux qui ont été condamnés et les autres jeunes délinquants qui doivent selon la loi se trouver à l'établissement et être présents au moment du dénombrement.