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Rapports synthèse

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Les jeunes délinquants au Canada : Dernières tendances

Roberta Lynn Sinclair et Roger Boe
Direction de la recherche
Service correctionnel du Canada
Mai 1998

 

RÉSUMÉ

Le présent rapport vise à brosser un tableau général des tendances récentes relevées chez les jeunes délinquants au Canada. Il a été produit en réponse à une demande spéciale et servira de complément à une présentation qui sera faite devant des responsables des services correctionnels. Aux fins de comparaison, il est conforme aux normes de présentation du Résumé de recherche B-18 intitulé Les jeunes délinquantes au Canada : dernières tendances, par Colleen Anne Dell et Roger Boe.

Les données présentées dans ce rapport proviennent de trois sources : le Programme de déclaration uniforme de la criminalité, l’Enquête sur les tribunaux de la jeunesse et le Rapport des indicateurs clés des services correctionnels. Le Centre canadien de la statistique juridique publie les trois rapports d’enquête. Nous avons analysé les tendances relevées chez les jeunes contrevenants au cours des cinq dernières années. Les sept questions suivantes ont servi à orienter notre analyse.

1. Le nombre d’adolescents contre qui la police a porté des accusations a-t-il augmenté de 1992 à 1996?

  • Dans l’ensemble du pays, il y a eu une baisse progressive.
  • À l’échelon régional, le nombre a diminué de façon soutenue dans les régions des Prairies et du Pacifique. Les taux sont demeurés relativement stables dans les autres régions.
  • Selon les catégories d’infractions, le nombre d’adolescents accusés d’un crime avec violence a légèrement augmenté alors que le nombre de ceux accusés d’une infraction liée à la drogue a affiché une hausse plus marquée. On constate une diminution sensible des taux dans le cas des crimes contre les biens et une baisse pour ce qui est des autres infractions.
  1. Le nombre d’adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse a-t-il augmenté de 1992-1993 à 1996-1997?
  • Dans l’ensemble du pays, il y a eu une baisse.
  • On constate une baisse dans la plupart des régions, sauf dans les régions de l’Atlantique et du Québec où ce nombre a légèrement augmenté.
  • On observe une baisse constante des taux dans le cas des crimes contre les biens et des infractions dans la catégorie «autres» et une légère augmentation pour ce qui est des crimes avec violence. Dans le cas des infractions visées par la Loi sur les jeunes contrevenants, le taux a atteint un sommet en 1993-1994, puis diminué dans les années qui ont suivi pour s’établir à un niveau néanmoins légèrement au-dessus de celui de 1992-1993. Dans le cas des infractions liées à la drogue, les taux ont affiché une hausse constante.

 

3. Les adolescents sont-ils impliqués plus jeunes dans des crimes?

  • Dans l’ensemble du pays, non.
  • L’âge moyen enregistré, soit 15,5 ans, est demeuré stable de 1992-1993 à 1994-1995, puis est passé à 16 ans en 1996-1997.

4. La violence chez les adolescents a-t-elle augmenté?

  • Selon le Programme de déclaration uniforme de la criminalité (DUC), depuis 1992, le taux national des crimes avec violence commis par les adolescents se maintient à environ 137 pour 10 000 adolescents.
  • Malgré certaines fluctuations, les données DUC n’ont révélé aucune tendance régionale importante. La région des Prairies a affiché le taux le plus élevé pour une population de 10 000 adolescents et le Québec, le taux le plus bas.
  • Dans l’ensemble du pays, le nombre d’adolescents traduits devant les tribunaux de la jeunesse a augmenté de façon soutenue, puis fléchi légèrement en 1994-1995 et 1995-1996, et connu une faible reprise en 1996-1997.
  • Selon les statistiques des tribunaux de la jeunesse, le taux des infractions avec violence est demeuré relativement stable pendant la période de quatre ans à l’étude.
  1. Les adolescents sont-ils plus souvent mis sous garde lorsqu’il y a des accusations en instance contre eux?

Les conclusions ci-dessous ne sont pas définitives, les seules données disponibles étant celles se rapportant à l’Île-du-Prince-Édouard, au Manitoba et à la Colombie-Britannique.

  • L’Île-du-Prince-Édouard a connu une augmentation de 1993-1994 à 1996-1997.
  • Le Manitoba a enregistré une diminution en 1994-1995 suivie d’une hausse soutenue jusqu’en 1996-1997.
  • La Colombie-Britannique a connu une légère hausse au cours de la période de quatre ans.

6. Le nombre d’adolescents condamnés à des peines plus sévères a-t-il augmenté?

  • Le nombre d’adolescents condamnés à la garde en milieu fermé a connu une augmentation constante. Pour ce qui est de la garde en milieu ouvert, les taux ont augmenté, puis baissé en 1996-1997. Dans le cas des peines de probation, les taux ont diminué jusqu’en 1994-1995, amorçant alors une tendance à la hausse. On observe une baisse des taux d’amende, d’ordonnance de service communautaire et d’absolution inconditionnelle.
  • On constate une stabilité relative des taux dans la région de l’Atlantique. Dans la région du Québec, le taux de garde en milieu fermé a légèrement fléchi et le taux de probation a connu une faible hausse. Dans la région de l’Ontario, les taux de garde en milieu fermé et de probation ont augmenté, tandis que le pourcentage des amendes et des ordonnances de service communautaire ont accusé un recul marqué. Les taux de garde en milieu fermé ont affiché une légère hausse dans des régions des Prairies et du Pacifique.
  • La probation était la décision la plus fréquente imposée dans toutes les régions à l’exception de la région du Québec où les peines d’amende et les ordonnances de service communautaire formaient la plus forte proportion des décisions.
  1. Le nombre d’adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes a-t-il augmenté?
  • Oui, il a augmenté. De 1992-1993 à 1994-1995, ce nombre a plus que doublé; il a connu des fluctuations dans les années qui ont suivi.
  • De 1991-1992 à 1996-1997, 486 adolescents en tout ont été renvoyés devant un tribunal pour adultes. La majorité de ces jeunes (87,%) étaient âgés de 16 ans ou plus.
  • La région des Prairies a enregistré le nombre le plus élevé de renvois devant un tribunal pour adultes et la région de l’Atlantique, le nombre le plus bas.

 

REMARQUES

  • L’unité d’analyse est le nombre de causes traitées (Enquête sur les tribunaux de la jeunesse) et le nombre d’affaires ou de personnes faisant l’objet d’accusations (Déclaration uniforme de la criminalité) (dans ce dernier cas, le chiffre comprend le nombre d’accusations qui ont été portées ou recommandées contre les intéressés). Une explication et une description des sources de données sont présentées aux annexes A et F. Pour des explications supplémentaires, se reporter aux documents susmentionnés.
  • Dans l’Enquête sur les tribunaux de la jeunesse et le Rapport des indicateurs clés des services correctionnels, les données sont présentées selon l’année financière, alors qu’elles sont présentées selon l’année civile dans la Déclaration uniforme de la criminalité. Il faut donc être prudent lorsqu’on compare les données de ces trois sources. Les estimations de la population des adolescents correspondent aux données postcensitaires et à ces données mises à jour (Statistique Canada) au 1er juillet de l’année indiquée.
  • Les estimations de la population présentées dans ce présent rapport ne sont pas nécessairement les plus récentes. Le Centre canadien de la statistique juridique révise les données durant l’année qui suit leur première publication. Cependant, les écarts étant mineurs, il n’ont pas d’effet sur les résultats présentés dans le présent rapport (voir l’annexe A, Recensement canadien).
  • Selon les résultats du programme DUC dont fait état le présent rapport, les taux de femmes et d’hommes adultes ainsi que d’adolescents et d’adolescentes contre lesquels la police a porté des accusations a augmenté de 1984 à 1991. De 1991 à 1996, les taux, dans l’ensemble, ont baissé.

 

TABLE DES MATIÈRES

RÉSUMÉ *

REMARQUES *

TABLE DES MATIÈRES *

LISTE DES TABLEAUX *

LISTE DES GRAPHIQUES *

QUESTIONS À L’ÉTUDE *

QUESTION No 1 : LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONTRE QUI LA POLICE A PORTÉ DES ACCUSATIONS A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992 À 1996? *

QUESTION No 2 : LE NOMBRE D’ADOLESCENTS TRADUITS DEVANT UN TRIBUNAL DE LA JEUNESSE A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992-1993 À 1996-1997? *

QUESTION No 3 : LES ADOLESCENTS SONT-ILS IMPLIQUÉS PLUS JEUNES DANS DES CRIMES? *

QUESTION No 4 : LA VIOLENCE CHEZ LES ADOLESCENTS A-T-ELLE AUGMENTÉ? *

QUESTION No 5 : LES ADOLESCENTS SONT-ILS PLUS SOUVENT MIS SOUS GARDE LORSQU’IL Y A DES ACCUSATIONS EN INSTANCE CONTRE EUX? *

QUESTION No 6 : LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONDAMNÉS À DES PEINES PLUS SÉVÈRES A-T-IL AUGMENTÉ? *

QUESTION No 7 : LE NOMBRE D’ADOLESCENTS RENVOYÉS DEVANT UN TRIBUNAL POUR ADULTES A-T-IL AUGMENTÉ? *

ANNEXE A *

ANNEXE B *

ANNEXE C *

ANNEXE D *

ANNEXE E *

ANNEXE F *

 

LISTE DES TABLEAUX

Tableau 1.1 : Adolescents contre qui la police a porté des accusations*, Canada *

Tableau 1.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada *

Tableau 1.3 : Adolescents contre qui la police a porté des accusations*, par région *

Tableau 1.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, par région *

Tableau 2.1 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, Canada 11

Tableau 2.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans), Canada 11

Tableau 2.3 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, par région 14

Tableau 2.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans), par région 15

Tableau 3.1 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, selon l’accusation principale** et l’âge***, Canada *

Tableau 3.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)  selon l’âge, Canada *

Tableau 3.3 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, selon l’accusation principale** et l’âge***, par région *

Tableau 4.1: Adolescents contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada *

Tableau 4.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada *

Tableau 4.3 : Adolescents contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence, par région *

Tableau 4.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada *

Tableau 4.5 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse* pour un crime avec violence, Canada *

Tableau 4.6 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada *

Tableau 5.1 : Adolescents mis sous garde*, par mois**, dans certaines provinces*** *

Tableau 5.2 : Population des adolescents (12 à 17 ans), dans certaines provinces *

Tableau 6.1 : Décisions rendues à l’endroit des adolescents*, Canada *

Tableau 6.2 : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues*, Canada *

Tableau 6.3 : Décisions rendues à l’endroit des adolescents*, par région *

Tableau 7.1 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes*, par région et au Canada *

Tableau 7.2 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes*, selon l’âge, Canada *

 

LISTE DES GRAPHIQUES

Graphique 1.1A : Nombre total d'adolescents entre qui la police a porté des accusations, Canada *

Graphique 1.1B : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, Canada - taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 1.1C : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, par catégorie d'infraction, Canada - taux pour 10 000 adolescents de la population générale 7

Graphique 1.3A : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, par région – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 2.1A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 2.1B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, par catégorie d’infractions, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 2.3A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, par région – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 3.1A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’âge, Canada *

Graphique 3.1B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’âge, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 3.3A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région de l’Atlantique *

Graphique 3.3B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région du Québec *

Graphique 3.3C : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région de l’Ontario *

Graphique 3.3D : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région des Prairies *

Graphique 3.3E : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région du Pacifique *

Graphique 4.1A : Population totale d’adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 4.1B : Adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 4.4A : Adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 4.5A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 4.5B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 5.1A : Adolescents mis sous garde par mois, dans certaines provinces, pour 10 000 adolescents de la population générale *

Graphique 6.2A : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, Canada *

Graphique 6.3A : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l’Atlantique *

Graphique 6.3B : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Québec *

Graphique 6.3C : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l’Ontario *

Graphique 6.3D : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région des Prairies *

Graphique 6.3E : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Pacifique *

Graphique 7.1 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes, Canada, 1991-1992 à 1996-1997 *

 

QUESTIONS À L’ÉTUDE

QUESTION No 1 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONTRE QUI LA POLICE A PORTÉ DES ACCUSATIONS A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992 à 1996?

QUESTION No 2 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS TRADUITS DEVANT UN TRIBUNAL DE LA JEUNESSE A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992-1993 À 1996-1997?

QUESTION No 3 :

LES ADOLESCENTS SONT-ILS IMPLIQUÉS PLUS JEUNES DANS DES CRIMES?

QUESTION No 4 :

LA VIOLENCE CHEZ LES ADOLESCENTS A-T-ELLE AUGMENTÉ?

QUESTION No 5 :

LES ADOLESCENTS SONT-ILS PLUS SOUVENT MIS SOUS GARDE LORSQU’IL Y A DES ACCUSATIONS EN INSTANCE CONTRE EUX?

QUESTION No 6 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONDAMNÉS À DES PEINES PLUS SÉVÈRES A-T-IL AUGMENTÉ?

QUESTION No 7 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS RENVOYÉS DEVANT UN TRIBUNAL POUR ADULTES A-T-IL AUGMENTÉ?

* Se reporter à l’annexe A pour une description des sources.

** Se reporter à l’annexe B pour des précisions sur la présentation des données.

QUESTION No 1 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONTRE QUI LA POLICE A PORTÉ DES ACCUSATIONS A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992 À 1996?

Canada

  • Ce nombre a diminué progressivement depuis 1992.
  • Selon la catégorie d’infractions, les crimes contre les biens ont enregistré la baisse la plus marquée. Les crimes avec violence ont affiché une légère hausse jusqu’en 1995, suivie d’un fléchissement en 1996, pour s’établir à un taux à peine supérieur à celui de 1992. On constate une tendance analogue dans la catégorie des crimes liés à la drogue, mais la faible baisse enregistrée en 1995 a été suivie d’une augmentation en 1996.

Régions

  • On observe une baisse constante dans les régions des Prairies et du Pacifique. Aucune tendance évidente ne se dégage des fluctuations observées dans les trois autres régions. Dans l’ensemble, les taux sont demeurés relativement stables dans toutes les régions.
  • Dans la région de l’Atlantique, le taux a baissé de 1993 à 1995, puis s’est établi à son niveau le plus élevé en 1996.
  • Dans la région du Québec, on observe une baisse de 1992 à 1994, suivie d’une augmentation de 1995 à 1996.
  • La tendance dans la région de l’Ontario a connu la plus importante fluctuation. Une baisse marquée de 1992 à 1993 a été suivie d’une légère augmentation de 1994 à 1995 et d’une chute en 1996.
  • Les régions des Prairies et du Pacifique ont toutes deux enregistré une baisse soutenue du taux des adolescents contre qui la police a porté des accusations de 1992 à 1996.
  • Au cours de la période de 5 ans, la région des Prairies a constamment enregistré le taux le plus élevé pour 10 000 adolescents de la population générale, suivie de la région du Pacifique. Le taux le plus bas a été affiché par la région du Québec. Dans les régions de l’Ontario et de l’Atlantique, on observe des taux semblables.

Tableau 1.1 : Adolescents contre qui la police a porté des accusations*, Canada

  1992 1993 1994 1995 1996
INFRACTION

Nombre réel

Taux pour**

10 000

Nombre réel

Taux pour**

10 000

Nombre réel

Taux pour**

10 000

Nombre réel

Taux pour**

10 000

Nombre réel

Taux pour**

10 000

Crime avec violence

15 742

132 8

16 375

136 4

16 753

138 5

17 250

141 0

16 589

134 1

Crime contre les biens

66 591

561 9

59 242

493 6

54 784

452 9

52 945

432 9

51 242

414 1

Crime lié à la drogue***

2 186

18 4

2 959

24 7

4 176

37 2

4 494

36 7

4 796

38 8

Autres****

27 876

235 2

27 030

225 2

26 696

220 7

26 696

218 3

26 631

215 2

TOTAL

112 395

948  4

105 606

880 1

101 675

840 6

101 385

829 0

99 258

802 1

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue : crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes

 

Tableau 1.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada

 

POPULATION TOTALE D’ADOLESCENTS

 

1992

 

1993

 

1994

 

1995

 

1996

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 1.1A : Nombre total d’adolescents contre qui la police a porté des accusations, Canada

 

Graphique 1.1B : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Graphique 1.1C : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, par catégorie d’infraction, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Tableau 1.3 : Adolescents contre qui la police* a porté des accusations, par région

1992 1993 1994 1995   1996
INFRACTION

Nombre réel

Taux pour**

Nombre

réel

Taux pour**

Nombre réel

Taux pour**

Nombre réel

Taux

pour

Nombre réel

Taux

pour

10 000

10 000

10 000

10 000

10 000

ATLANTIQUE
Crime avec violence

1 152

104 7

1 346

124 9

1 363

129 3

1 324

127 0

1 259

121 4

Crime contre les biens

5 064

460 4

5 264

488 3

4 974

471 9

4 663

447 3

4 868

469 4

Crime lié à la drogue***

117

10 2

150

13 9

227

21 5

223

21 4

319

30 8

Autres****

2 779

252 6

2 554

236 9

2 511

238 2

2 493

239 1

2 615

252 2

TOTAL

9 112

828 4

9 314

864 0

9 075

861 0

8 703

834 8

9 061

873 8

QUÉBEC
Crime avec violence

2 549

84 8

2 502

82 4

2 617

85 7

2 696

89 0

2 501

83 3

Crime contre les biens

11 584

385 4

9 314

306 6

8 179

268 0

7 889

260 4

8 271

275 5

Crime lié à la drogue

538

17 7

936

30 9

1 272

41 7

1 286

42 5

1 445

48 1

Autres

3 603

119 9

3 059

100 7

2 642

86 6

2 861

94 4

2 926

97 5

TOTAL

18 274

607 9

15 811

520 4

14 710

482 0

14 732

486 3

15 143

504 4

ONTARIO
Crime avec violence

6 573

155 5

6 648

154 9

6 699

151 8

7 111

161 2

6 429

142 8

Crime contre les biens

21 581

510 4

19 492

454 0

17 974

415 5

18 086

409 9

16 609

369 0

Crime lié à la drogue

736

17 3

945

22 0

1 427

33 0

1 718

38 9

1 791

39 8

Autres

11 036

261 0

10 709

249 5

10 663

246 5

10 647

241 3

9 940

220 8

TOTAL

39 926

944 3

37 794

800 4

36 763

849 8

37 562

851 3

34 769

772 4

PRAIRIES
Crime avec violence

3 519

164 4

3 730

171 8

3 655

166 3

3 746

167 5

4 008

175 9

Crime contre les biens

18 474

862 9

16 487

759 4

15 349

698 3

14 435

645 6

14 054

616 8

Crime lié à la drogue

309

14 3

430

19 8

7 187

327 0

563

25 2

632

27 7

Autres

8 303

387 8

7 914

364 5

532

24 2

7 685

343 7

8 229

361 2

TOTAL

30 605

1 429 5

28 561

1 315 6

26 723

1 215 8

26 429

1 182 0

26 923

1 181 6

PACIFIQUE
Crime avec violence

1 949

141 7

2 149

151 3

2 419

165 0

2 373

157 2

2 392

153 8

Crime contre les biens

9 167

666 7

8 685

611 6

8 308

566 7

7 872

521 4

7 440

478 3

Crime lié à la drogue

507

36 7

498

35 1

2 959

201 9

704

46 6

609

39 1

Autres

2 855

207 6

2 794

196 7

718

49 0

3 010

199 4

2 921

187 8

TOTAL

14 478

1 052 9

14 126

994 8

14 404

982 5

13 959

924 5

13 362

859 0

TOTAL

112 395

948 4

105 606

880 1

101 675

840 6

101 385

829 0

99 258

802 1

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue : crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes

***** Les chiffres ayant été arrondis, il est possible que leur somme ne corresponde pas au total indiqué

 

Tableau 1.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, par région

POPULATION
TOTALE
D’ADOLESCENTS

1992

1993

1994

1995

1996

Atlantique

110 000

107 800

105 400

104 248

103 698

Québec

300 600

303 800

305 200

302 919

300 221

Ontario

422 800

429 300

432 600

441 233

450 147

Prairies

214 100

217 100

219 800

223 595

227 844

Pacifique

137 500

142 000

146 600

150 984

155 562

TOTAL

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

 

1 237 472

* Source : Statistique Canada  Direction de la statistique des ménages et du recensement  Division de la démographie

 

Graphique 1.3A : Adolescents contre qui la police a porté des accusations, par région – taux pour 10 000 adolescents de la population générale


QUESTION No 2 :

 

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS TRADUITS DEVANT UN TRIBUNAL DE LA JEUNESSE A-T-IL AUGMENTÉ DE 1992-1993 À 1996-1997?

 

Canada

  • Dans l’ensemble, il y a eu une baisse.
  • Pour ce qui est des crimes avec violence, toutefois, on constate une augmentation jusqu’en 1993-1994, puis une légère baisse en 1994-1995 suivie d’une faible augmentation au cours des années subséquentes. Les infractions visées par la Loi sur les jeunes contrevenants ont atteint un sommet en 1993-1994, puis enregistré une baisse les années suivantes, se maintenant toutefois à un taux supérieur à celui de 1992-1993.
  • Seuls les crimes contre les biens et les infractions dans la catégorie «autres» (infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes) ont affiché une tendance constante à la baisse de 1992-1993 à 1996-1997.
  • Pour ce qui est des crimes liés à la drogue, on observe une tendance soutenue à la hausse.

 

Régions

  • Le taux a augmenté dans les régions de l’Atlantique et du Québec de 1992-1993 à 1996-1997. Il a diminué dans les autres régions. La baisse la plus importante a été affichée dans la région des Prairies, suivie de la région du Pacifique.
  • En 1996-1997, c’est la région des Prairies qui a connu le taux le plus élevé pour 10 000 adolescents de la population générale, suivie des régions de l’Ontario, de l’Atlantique, du Pacifique et du Québec.

 

Tableau 2.1 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, Canada

1992-1993 1993-1994 1994-1995 1995-1996 1996-1997
 

INFRACTION

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre réel

Taux pour

10 000

Nombre réel

Taux pour

10 000

Crime avec violence

16 676

140 7

17 646

147 0

17 489

144 6

18 400

150 5

18 215

147 2

Crime contre les biens

52 047

439 2

48 892

407 4

44 148

365 0

43 037

351 9

42 453

343 1

Crime lié à la drogue***

1 942

16 4

2 687

22 4

3 949

32 6

4 324

35 4

4 747

38 4

Autres****

15 783

133 2

15 945

132 9

15 375

127 1

14 936

122 1

14 258

115 2

Infraction visée par la LJC*****

7 964

67 2

8 887

74 1

8 624

71 3

8 432

68 9

8 440

68 2

TOTAL

94 412

796 7

94 057

783 8

89 585

740 6

89 129

728 8

88 113

712 0

* Source : Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue : crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes

***** Infraction visée par la Loi sur les jeunes contrevenants = défaut de respecter une décision ou un engagement, outrage au tribunal de la jeunesse et aider/s’ingérer/autre

 

Tableau 2.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans), Canada

POPULATION
TOTALE
D’ADOLESCENTS

1992

1993

1994

1995

1996

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 2.1A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

 

Graphique 2.1B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, par catégorie d’infractions, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Tableau 2.3 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, par région

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

INFRACTION

Nombre

réel

Taux pour**

10 000

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

ATLANTIQUE
Crime avec violence

1 231

111 9

1 322

122 6

1 326

125 8

1 304

125 1

1 400

135 0

Crime contre les biens

4 243

385 7

4 088

379 2

3 923

372 2

3 840

368 4

4 086

394 0

Crime lié à la drogue***

114

10 4

154

14 3

206

19 5

236

22 6

333

32 1

Autres ****

942

85 6

864

80 1

801

76 0

780

74 8

912

87 9

Infraction visée par la LJC*****

548

49 8

634

58 8

662

62 8

669

64 2

791

76 3

Atlantique – Total

7 078

643 5

7 062

655 1

6 918

656 4

6 829

655 1

7 522

725 4

QUÉBEC
Crime avec violence

2 211

73 6

2 222

73 1

2 511

82 3

2 214

73 1

2 215

73 8

Crime contre les biens

5 160

171 7

4 841

159 3

4 542

148 8

4 120

136 0

4 860

161 9

Crime lié à la drogue

360

12 0

768

25 3

1 178

38 6

1 088

35 9

1 328

44 2

Autres

1 205

40 1

1 135

37 4

1 214

39 8

1 286

42 5

1 317

43 9

Infraction visée par la LJC

735

24 5

726

23 9

814

26 7

826

27 3

862

28 7

Québec – Total

9 671

321 7

9 692

319 0

10 259

336 1

9 534

314 7

10 582

352 5

ONTARIO
Crime avec violence

8 160

193 0

8 759

204 0

8 416

194 5

8 647

196 0

8 259

183 5

Crime contre les biens

20 208

478 0

20 055

467 2

17 984

415 7

17 967

407 2

16 965

376 9

Crime lié à la drogue

786

18 6

1 017

23 7

1 529

35 3

1 921

43 5

1 983

44 1

Autres

6 878

162 7

7 071

164 7

6 835

158 0

6 871

155 7

6 695

148 7

Infraction visée par la LJC

2 266

53 6

2 733

63 7

2 576

59 5

2 719

61 6

2 589

57 5

Ontario - Total

38 298

905 8

39 635

923 2

37 340

863 2

38 125

864 1

36 491

810 6

PRAIRIES
Crime avec violence

4 352

203 3

4 758

219 2

4 568

207 8

4 521

202 2

4 467

196 1

Crime contre les biens

16 347

763 6

15 184

699 4

13 404

609 8

12 947

579 0

12 338

541 5

Crime lié à la drogue

379

17 7

458

21 1

642

29 2

578

25 9

659

28 9

Autres

4 974

232 3

5 060

233 1

4 725

215 0

5 046

225 7

4 363

191 5

Infraction visée par la LJC

3 080

143 9

3 360

154 8

3 154

143 5

3 117

139 4

2 909

127 7

Prairies – Total

29 132

1 360 7

28 820

1 327 5

26 493

1 205 3

26 209

1 172 2

24 736

1 085 7

PACIFIQUE
Crime avec violence

1 752

127 4

1 625

114 4

1 705

116 3

1 714

113 5

1 874

120 5

Crime contre les biens

6 102

443 8

4 792

337 5

4 434

302 5

4 163

275 7

4 204

270 2

Crime lié à la drogue

346

25 2

329

23 2

447

30 5

501

33 2

444

28 5

Autres

987

71 8

968

68 2

925

63 1

953

63 1

971

62 4

Infraction visée par la LJC

1 046

76 1

1 134

79 9

1 064

72 6

1 101

72 9

1 289

82 9

Pacifique – Total

10 233

744 2

8 848

623 1

8 575

585 0

8 432

558 5

8 782

564 5

TOTAL

94 412

796 7

94 057

783 8

89 585

740 6

89 129

728 8

88 113

712 0

* Source : Statistiques sur les tribunaux de la jeunesse

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** Crimes liés à la drogue : crimes prévus par la Loi sur les stupéfiants et la Loi sur les aliments et drogues

**** Autres = infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes

***** Infraction visée par la LJC = défaut de respecter une décision ou un engagement, outrage au tribunal de la jeunesse et aider/s’ingérer/autre

****** Les statistiques sur les tribunaux de la jeunesse ne sont pas indiquées pour 1991, car le rapport qui les contient ne présente pas ces données selon le sexe. Cependant, elles peuvent être obtenues auprès du Centre canadien de la statistique juridique.

 

Tableau 2.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans), par région

POPULATION TOTALE
D’ADOLESCENTS

1992

1993

1994

1995

1996

Atlantique

110 000

107 800

105 400

104 248

103 698

Québec

300 600

303 800

305 200

302 919

300 221

Ontario

422 800

429 300

432 600

441 233

450 147

Prairies

214 100

217 100

219 800

223 595

227 844

Pacifique

137 500

142 000

146 600

150 984

155 562

TOTAL

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

Graphique 2.3A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, par région – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

QUESTION No 3 :

LES ADOLESCENTS SONT-ILS IMPLIQUÉS PLUS JEUNES DANS DES CRIMES?

Canada

  • En général, il semble que les adolescents ne participent pas à des activités criminelles à un âge plus jeune, ce dont attestent tant le nombre d’adolescents contre qui la police a porté des accusations que le taux enregistré pour 10 000 adolescents de la population générale. Toutefois, une tendance soutenue s’est dégagée selon laquelle plus le groupe d’âge est élevé, plus l’est aussi le nombre d’adolescents traduits en justice.
  • L’âge moyen enregistré, soit 15,5 ans, est demeuré stable de 1992-1993 à 1994-1995, puis est passé à 16 ans en 1996-1997.
  • En 1993-1994, une légère tendance à la hausse s’est amorcée chez le groupe des 12 ans et s’est poursuivie jusqu’en 1995-1996.

Régions

  • Dans toutes les régions, le plus grand nombre d’adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale, étaient âgés de 17 ans.
  • Voici la situation observée dans les différentes régions :

Région de l’Atlantique : Légère augmentation du nombre d’adolescents âgés de 12 à 15 ans et de plus de 17 ans traduits devant un tribunal de la jeunesse de 1992-1993 à 1996-1997. Baisse du nombre d’adolescents dans les autres groupes d’âge traduits devant un tribunal de la jeunesse.

Région du Québec : Augmentation soutenue du nombre d’adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse chaque année et dans chaque groupe d’âge, à l’exception du groupe des plus de 17 ans qui a affiché une baisse.

Région de l’Ontario : De 1992-1993 à 1996-1997, baisse dans tous les groupes d’âge sauf pour les groupes des 12 ans, 13 ans, 15 ans et plus de 17 ans qui ont affiché de légères augmentations.

Région des Prairies : Baisse du nombre et de l’âge des adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse de 1992-1993 à 1996-1997, à l’exception du groupe des 12 ans qui a enregistré une légère hausse.

Région du Pacifique : Baisse du nombre et de l’âge des adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse de 1992-1993 à 1996-1997.

* Voir l’annexe C pour d’autres résultats de recherche.

Tableau 3.1 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, selon l’accusation principale** et l’âge***, Canada

INFRACTION

<12

12

13

14

15

16

17

>17

Âge Inconnu

1992-1993
Crime avec violence

13

639

1 448

2 616

3 502

4 408

4 753

33

294

Crime contre les biens

17

1 846

4 148

7 715

10 820

13 509

13 315

92

598

Autres crimes

1

201

640

1 586

2 534

4 188

5 149

475

212

Crime lié à la drogue

-

9

42

113

293

596

911

3

18

Infraction visée par la LJC

1

50

300

905

1 525

1 881

2 272

674

67

1992-1993 TOTAL

32

2 745

6 578

12 935

18 674

24 582

26 400

1 277

1 189

Pour 10 000 adolescents

137,0

325,0

650,0

947,9

1 240,8

1 312,8

1993-1994
Crime avec violence

15

796

1 706

2 753

3 695

4 376

4 940

81

324

Crime contre les biens

13

1 648

3 912

7 218

10 376

12 451

12 647

119

576

Autres crimes

5

289

740

1 603

2 763

3 802

5 110

558

228

Crime lié à la drogue

-

12

68

237

487

789

1 103

11

19

Infraction visée par la LJC

1

96

421

1 001

1 760

2 096

2 389

734

89

1993-1994 TOTAL

34

2 841

6 847

12 812

19 081

23 514

26 189

1 503

1 236

Pour 10 000 adolescents

141,8

348,3

658,7

968,6

1 184,6

1 312,1

1994-1995
Crime avec violence

1

916

1 717

2 709

3 533

4 444

4 738

56

412

Crime contre les biens

3

1 620

3 623

6 512

9 331

11 379

11 117

108

594

Autres crimes

-

256

805

1 559

2 604

3 708

4 775

541

255

Crime lié à la drogue

-

24

98

352

727

1 201

1 556

14

30

Infraction visée par la LJC

-

68

450

1 014

1 686

2 095

2 232

645

80

1994-1995 TOTAL

4

2 884

6 690

12 146

17 881

22 827

24 418

1 364

1 371

Pour 10 000 adolescents

1995-1996

Crime avec violence

Crime contre les biens

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC Autres lois fédérales

1995-1996 TOTAL

Pour 10 000 adolescents

1996-/1997

Crime avec violence

Crime contre les biens

Autres crimes

Crime lié à la drogue

Infraction visée par la LJC

1996-1997 TOTAL

Pour 10 000 adolescents

 

 

19

14

-

1

5

39

 

 

-

-

-

-

-

-

142,7

 

917

1 684

21

94

309

3 025

148,7

 

946

1 644

335

35

95

3 055

141,4

327,8

 

1 820

3 691

94

425

871

6 901

338,0

 

1 826

3 530

810

150

438

6 754

329,3

594,8

 

2 899

6 411

370

1 009

1 717

12 406

601,5

 

2 804

6 384

1 615

438

1 106

12 347

599,0

890,0

 

3 637

9 142

826

1 751

2 702

18 058

875,9

 

3 662

9 291

2 845

934

1 916

18 648

896,4

1 149,4

 

4 189

11 008

1 314

2 142

3 831

22 484

1 127,6

 

4 188

10 722

3 601

1 373

2 143

22 027

1 059,4

1 222,7

 

4 544

10 587

1 664

2 372

4 743

23 910

1 193,2

 

4 438

10 394

4 436

1 770

2 196

23 234

1 137,0

 

 

7

172

9

569

541

1 298

 

 

63

83

401

18

483

966

 

 

308

388

26

69

217

1 008

 

 

288

405

215

29

64

1 152

TOTAL

109

14 550

33 770

62 646

92 342

115 434

124 151

6 490

5 805

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Accusation principale : l’accusation principale est l’accusation la plus grave portée contre une personne ou constituant une cause au moment de la première comparution. Lorsqu’un adolescent n’est inculpé que sous un seul chef d’accusation ou qu’une cause n’est formée que d’une accusation, cette dernière est considérée comme l’accusation principale. Lorsqu’au moins deux accusations sont portées contre un adolescent ou qu’une cause est formée d’au moins deux accusations, le choix de l’accusation principale repose sur les critères suivants : (1) la nature de l’infraction  (2) le jugement rendu par le tribunal, (3) la décision prise relativement à l’accusation. À cet égard, les divers genres d’infractions sont classés selon l’ordre décroissant de gravité suivant : crimes avec violence, crimes liés à la drogue, crimes contre les biens, autres infractions au Code criminel, infractions visées par la Loi sur les jeunes contrevenants et infractions à d’autres lois fédérales.

*** Âge de l’adolescent au moment où il a commis l’infraction la plus importante

**** Autres = infractions à d’autres lois fédérales et autres crimes

***** Drogues = Loi sur les stupéfiants et Loi sur les aliments et drogues

****** Infraction visée par la LJC = défaut de respecter une décision ou un engagement, outrage au tribunal de la jeunesse, et aider/s’ingérer/autre

******* Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

******** - Néant ou zéro

 

Tableau 3.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)  selon l’âge, Canada

Population totale
d’adolescents

12

13

14

15

16

17

1992

200 300

196 600

194 500

195 600

198 500

199 500

1993

202 400

202 400

199 000

197 000

198 100

201 100

1994

202 100

204 100

204 200

200 900

198 600

199 700

1995

203 374

204 179

206 248

206 172

202 625

200 381

1996

205 915

205 127

206 113

208 039

207 925

204 353

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 3.1A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’âge, Canada

 

 

Graphique 3.1B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’âge, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

 

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

ÂGE MOYEN

15,4

15,5

15,5

15,4

16,0

 

Tableau 3.3 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse*, selon l’accusation principale** et l’âge***, par région

 

RÉGION

<12

12

13

14

15

16

17

>17

Âge inconnu

ATLANTIQUE

                 

1992-1993

1

218

499

887

1 256

1 969

2 196

29

23

1993-1994

2

207

559

854

1 335

1 879

2 139

68

19

1994-1995

2

243

534

910

1 262

1 907

1 969

64

27

1995-1996

1996-1997

2

-

210

280

541

599

890

1 166

1 373

1 516

1 812

1 938

1 948

1 939

50

54

3

30

QUÉBEC                  

1992-1993

3

102

393

1 049

1 854

2 766

3 377

112

15

1993-1994

4

123

391

1 050

1 879

2 728

3 425

92

-

1994-1995

1

119

423

1 262

2 027

2 824

3 516

82

5

1995-1996

1996-1997

-

-

127

119

450

437

1 151

1 201

2 000

2 203

2 608

3 012

3 130

3 521

66

83

2

6

ONTARIO

                 

1992-1993

19

1 255

2 809

5 598

7 717

9 601

9 941

265

1 093

1993-1994

16

1 284

2 996

5 701

8 395

9 596

10 104

407

1 136

1994-1995

1

1 317

2 952

5 101

7 657

9 210

9 414

405

1 283

1995-1996

1996-1997

33

-

1 400

1 448

3 174

3 002

5 468

5 215

7 724

7 904

9 308

8 573

9 639

9 067

410

373

969

909

PRAIRIES                  

1992-1993

9

936

2 151

3 975

5 681

7 583

8 001

742

54

1993-1994

12

1 017

2 284

3 972

5 606

6 971

8 078

800

80

1994-1995

-

966

2 144

3 646

5 117

6 695

7 192

679

54

1995-1996

1996-1997

4

-

1 005

982

2 070

2 018

3 615

3 490

5 186

5 093

6 714

6 212

6 965

6 449

619

441

31

51

PACIFIQUE                  

1992-1993

-

234

726

1 426

2 166

2 663

2 885

129

4

1993-1994

-

210

617

1 235

1 866

2 340

2 443

136

1

1994-1995

-

239

637

1 227

1 818

2 191

2 327

134

2

1995-1996

1996-1997

-

-

283

225

666

698

1 282

1 275

1 775

1 932

2 042

2 292

2 228

2 258

153

97

3

5

                   

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Accusation principale : l’accusation principale est l’accusation la plus grave portée contre une personne ou constituant une cause au moment de la première comparution. Lorsqu’un adolescent n’est inculpé que sous un seul chef d’accusation ou qu’une cause n’est formée que d’une accusation, cette dernière est considérée comme l’accusation principale. Lorsqu’au moins deux accusations sont portées contre un adolescent ou qu’une cause est formée d’au moins deux accusations, le choix de l’accusation principale repose sur les critères suivants : (1) la nature de l’infraction  (2) le jugement rendu par le tribunal, (3) la décision prise relativement à l’accusation. À cet égard, les divers genres d’infractions sont classés selon l’ordre décroissant de gravité suivant : crimes avec violence, crimes liés à la drogue, crimes contre les biens, autres infractions au Code criminel, infractions visées par la Loi sur les jeunes contrevenants et infractions à d’autres lois fédérales.

*** Äge de l’adolescent au moment où il a commis l’infraction la plus importante

**** Étant donné que le nombre réel se rapproche du taux pour 10 000 (voir le tableau précédent), seul le nombre réel est indiqué pour les régions.

***** - Néant ou zéro

 

Graphique 3.3A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région de l’Atlantique

 

Graphique 3.3B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région du Québec

 

 

Graphique 3.3C : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région de l’Ontario

Graphique 3.3D : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région des Prairies

 

Graphique 3.3E : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse, selon l’accusation principale et l’âge, région du Pacifique

QUESTION No 4 :

LA VIOLENCE CHEZ LES ADOLESCENTS A-T-ELLE AUGMENTÉ?

Canada

Déclaration uniforme de la criminalité :

  • Dans l’ensemble, il y a eu une légère tendance à la baisse de la violence chez les adolescents. Le taux national a atteint un sommet en 1995 avant de redescendre en 1996 à un taux inférieur semblable à celui de 1992.
  • Le taux d’homicides a enregistré une baisse sensible de 1992 à 1993. Depuis 1994, il est demeuré relativement stable à environ 0,40 pour 10 000 adolescents.
  • Le taux de tentatives de meurtre a fluctué, passant du taux le plus bas en 1993 au taux le plus élevé en 1994, puis il a fléchi et s’est stabilisé autour de 0,65 dans les années qui ont suivi.
  • Les agressions sexuelles et autres infractions d’ordre sexuel ont diminué de façon constante de 1992 à 1996.
  • Le taux des voies de fait de nature non sexuelle a affiché une augmentation soutenue de 1992 à 1995, suivie d’une baisse marquée en 1996 pour s’établir légèrement au-dessus du taux de 1992.
  • En ce qui a trait aux enlèvements et aux vols qualifiés, on observe des fluctuations, mais elles sont faibles.
  • Au cours de la période de cinq ans, les crimes avec violence pour lesquels on a enregistré le plus haut taux d’accusation sont les voies de fait de nature non sexuelle, suivies dans l’ordre des vols qualifiés, des agressions sexuelles et autres infractions d’ordre sexuel, des tentatives de meurtre, des homicides et des enlèvements.

Enquête sur les tribunaux de la jeunesse :

  • Le nombre d’adolescents (taux pour 10 000) traduits devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence a augmenté de façon constante de 1991-1992 à 1993-1994, puis a diminué légèrement en 1994-1995 et 1995-1996, et augmenté de nouveau en 1996-1997.

Régions

Déclaration uniforme de la criminalité

  • Malgré des fluctuations entre les régions, aucune tendance importante ne s’est dégagée.
  • Dans la région de l’Atlantique, une augmentation en 1992-1994 a été suivie d’une baisse de 1995 à 1996.
  • Dans la région du Québec, le taux a augmenté constamment à compter de 1993, puis il a diminué légèrement en 1996.
  • Le taux dans la région de l’Ontario a affiché une baisse de 1992 à 1994. Une légère remontée en 1995 a été suivie d’une baisse marquée en 1996, le taux chutant à un niveau nettement inférieur à celui de 1992.
  • Dans la région des Prairies, le taux des adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence a connu des variations, atteignant son niveau le plus élevé en 1996.
  • Dans la région du Pacifique, le taux a légèrement augmenté jusqu’en 1994, amorçant en 1995 une tendance à la baisse qui s’est poursuivie en 1996. La région des Prairies a affiché le taux le plus élevé pour 10 000 adolescents de la population générale et la région du Québec, le taux le plus bas.

* Voir l’annexe D pour d’autres résultats de recherche.

 

Tableau 4.1: Adolescents contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada

1992 1993 1994 1995   1996

Nombre

Taux pour**

Nombre

Taux pour

Nombre

Taux pour

Nombre

Taux pour

Nombre

Taux pour

INFRACTION

réel

10 000

réel

10 000

réel

10 000

réel

10 000

réel

10 000

Homicide

49

0,41

33

0,27

48

0,40

49

0,40

47

0,38

Tentative de meurtre

66

0,56

61

0,51

103

0,85

81

0,66

81

0,65

Agression sexuelle et

2 231

18,83

2 245

18,71

2 036

16,83

1 709

13,97

1 634

13,20

autres infractions d’ordre sexuel***
Voies de fait de nature non sexuelle****

10 807

91,19

11 458

95,48

11 958

98,87

12 400

101,39

11 827

95,57

Enlèvement

3

0,03

2

0,02

8

0,07

6

0,05

5

0,04

Vol qualifié

2 586

21,83

2 576

21,46

2 600

21,50

3 005

24,57

2 995

24,20

TOTAL

15 742

132,84

16 375

136,46

16 753

138,50

17 250

141,05

16 589

134,06

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** La définition adoptée en 1996 pour ce type d’infraction diffère de celle utilisée l’année précédente, en ce sens qu’elle ne comprend pas la catégorie «viol/attentat à la pudeur». Cependant, on croit que cette différence est négligeable.

**** Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale.

 

Tableau 4.2 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada

POPULATION
TOTALE
D’ADOLESCENTS

1992

1993

1994

1995

1996

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 4.1A : Population totale d’adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Graphique 4.1B : Adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Tableau 4.3 : Adolescents contre qui la police* a porté des accusations pour des crimes avec violence, par région

1992 1993 1994 1995 1996

Nombre

réel

Taux pour**

Nombre réel

Taux pour

Nombre réel

Taux

pour

Nombre réel

Taux

pour

Nombre réel

Taux

pour

INFRACTION

10 000

10 000

10 000

10 000

10 000

ATLANTIQUE
Homicide

3

0,27

3

0,28

2

0,19

4

0,38

1

0,10

Tentative de meurtre

-

-

1

0,09

-

-

1

0,10

-

-

Agression sexuelle et

235

21,36

271

25,14

220

20,87

198

19,00

167

16,10

autres infractions d’ordre sexuel
Voies de fait de nature non sexuelle

847

77,0

994

92,21

1 055

100,09

1 043

100,05

1 034

99,71

Enlèvement

-

-

-

-

-

-

-

-

-

-

Vol qualifié

67

6,09

77

7,14

86

8,16

78

7,48

57

5,50

Total

1 152

104,73

1 346

124,86

1 363

129,32

1 324

127,00

1 259

121,41

QUÉBEC
Homicide

11

0,37

7

0,23

13

0,43

6

0,20

4

0,13

Tentative de meurtre

31

1,03

19

0 63

47

1,54

20

0,66

23

0,77

Agression sexuelle et

232

7,72

275

9,05

251

8,22

228

7,53

190

6,33

autres infractions d’ordre sexuel
Voies de fait de nature non sexuelle

1 670

55,56

1 669

54,94

1 758

57,60

1 808

59,69

1 675

55,79

Enlèvement

-

-

1

0,03

-

-

-

-

-

Vol qualifié

605

20,13

531

17,48

548

17,96

634

20,93

609

20,29

Total

2 549

84,29

2 502

82,36

2 617

85,75

2 696

89,00

2 501

83,31

ONTARIO
Homicide

14

0,33

8

0,19

11

0,25

13

0,29

18

0,40

Tentative de meurtre

24

0,57

16

0,37

32

0,74

35

0,79

27

0,60

Agression sexuelle et

845

20,0

838

19,52

731

16,90

646

14,64

583

12,95

autres infractions d’ordre sexuel
Voies de fait de nature non sexuelle

4 640

109,74

4 795

111,69

4 973

114,96

5 339

121,00

4 722

104,90

Enlèvement

1

0,02

-

-

4

0,09

2

0,05

-

-

Vol qualifié

1 049

24,81

991

23,08

948

21,91

1 076

24,39

1 079

23,97

Total

6 573

155,46

6 648

154,86

6 699

154,85

7 111

161,16

6 429

142,82

PRAIRIE
Homicide

19

0,89

10

0,46

13

0,59

12

0,54

15

0,66

Tentative de meurtre

9

0,42

18

0,83

14

0,64

18

0,81

24

1,05

Agression sexuelle et

628

29,33

587

27,04

548

24,93

418

18,69

460

20,19

autres infractions d’ordre sexuel
Voies de fait de nature non sexuelle

2 312

107,99

2 517

115,94

2 502

113,83

2 623

117,31

2 766

121,40

Enlèvement

2

0,09

1

0,05

2

0,09

1

0,04

3

0,13

Vol qualifié

549

25,64

597

27,50

576

26,21

674

30,14

740

32,48

Total

3 519

164,36

3 730

171,81

3 655

166,29

3 746

167,54

4 008

175,91

PACIFIQUE
Homicide

2

0,15

5

0,35

9

0,61

14

0,93

9

0,58

Tentative de meurtre

2

0,15

7

0,49

10

0,68

7

0,46

7

0,45

Agression sexuelle et

291

21,16

274

19,30

286

19,50

219

14,50

234

15,04

autres infractions d’ordre sexuel
Voies de fait de nature non sexuelle

1 338

97,31

1 483

104,44

1 670

113,92

1 587

105,11

1 630

104,78

Enlèvement

-

-

-

-

2

0,14

3

0,20

2

0,13

Vol qualifié

316

22,98

380

26,76

442

30,15

543

35,96

510

32,78

Total

1 949

141,75

2 149

151,34

2 419

165,01

2 373

157,17

2 392

153,77

TOTAL

15 742

132,84

16 375

136,46

16 753

138,50

17 250

141,05

16 589

134,06

* Source : Déclaration uniforme de la criminalité

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

**** Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale.

**** - Néant ou zéro

Tableau 4.4 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada

POPULATION
TOTALE
D’ADOLESCENTS

1992

1993

1994

1995

1996

Atlantique

110 000

107 800

105 400

104 248

103 698

Québec

300 600

303 800

305 200

302 919

300 221

Ontario

422 800

429 300

432 600

441 233

450 147

Prairies

214 100

217 100

219 800

223 595

227 844

Pacifique

137 500

142 000

146 600

150 984

155 562

TOTAL

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 4.4A : Adolescents contre qui la police a porté des accusations pour des crimes avec violence – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Tableau 4.5 : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse* pour un crime avec violence, Canada

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

 

INFRACTION

Nombre

réel

Taux pour***

10 000

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre

réel

Taux pour

10 000

Nombre réel

Taux pour

10 000

Nombre réel

Taux pour 10 000

Nombre réel

Taux pour

10 000

Homicide***

58

0,52

54

0,46

38

0,32

58

0,48

43

0,35

48

0,38

Tentative de meurtre

42

0,37

64

0,54

47

0,39

48

0,40

39

0,32

56

0,45

Agression sexuelle et autres infractions d’ordre sexuel****

1 928

17,15

2 122

17,91

2 444

20,36

2 153

17,80

1 816

14,80

1 698

13,72

Voies de fait de nature non sexuelle****

9 824

87,39

10 723

90,48

11 377

94,80

11 533

95,35

11 031

90,20

11 801

95,36

Enlèvement

16

0,14

37

0,31

25

0,21

49

0,41

57

0,47

27

0,22

Vol qualifié

1 921

17,09

2 145

18,10

2 032

16,93

2 050

16,95

2 073

16,95

2 442

19,73

Infraction relative aux armes

2 386

21,22

2 439

20,58

2 566

21,38

2 510

20,75

2 115

17,29

2 019

16,32

Autres

102

0,91

122

1,03

158

1,32

125

1,03

141

1,15

124

1,00

TOTAL

16 277

144,80

17 706

149,41

18 687

155,73

18 526

153,16

17 315

141,58

18 215

147,20

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Taux pour 10 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale

*** Les catégories d’infraction comprennent :

Homicide : meurtre, homicide involontaire coupable, infanticide et autres crimes connexes; tentative de meurtre : tentative de meurtre; agression sexuelle et autres infractions d’ordre sexuel : agression sexuelle grave, agression sexuelle armée, agression sexuelle, viol/attentat à la pudeur, autres infractions d’ordre sexuel; voies de fait de nature non sexuelle : voies de fait graves, agression armée, infliction de lésions corporelles avec intention, voies de fait simples, lésions corporelles, voies de fait contre un agent de la paix, autres voies de fait; enlèvement : enlèvement/prise d’otage; vol qualifié : vol qualifié; infraction relative aux armes : usage dangereux d’une arme, possession d’arme, autres infractions relatives aux armes; autres : extorsion, négligence criminelle

Nota : Vu les différences pouvant exister entre les définitions des crimes avec violence données dans les documents consultés, c’est-à-dire la Déclaration uniforme de la criminalité et l’Enquête sur les tribunaux de la jeunesse, les tableaux et graphiques présentés dans le présent document devraient être comparés sans tenir compte des particularités.

**** Pour des raisons pratiques, nous avons indiqué le taux pour 1 000 adolescents (12 à 17 ans) de la population générale.

 

Tableau 4.6 : Population totale d’adolescents (12 à 17 ans)*, Canada

POPULATION

TOTALE

D’ADOLESCENTS

 

1991

 

1992

 

1993

 

1994

 

1995

 

1996

1 124 000

1 185 000

1 200 000

1 209 600

1 222 979

1 237 472

* Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie

 

Graphique 4.5A : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

Graphique 4.5B : Adolescents traduits devant un tribunal de la jeunesse pour un crime avec violence, Canada – taux pour 10 000 adolescents de la population générale

 

QUESTION No 5 :

 

LES ADOLESCENTS SONT-ILS PLUS SOUVENT MIS SOUS GARDE LORSQU’IL Y A DES ACCUSATIONS EN INSTANCE CONTRE EUX?

 

  • Comme seulement l’île-du-Prince-Édouard, le Manitoba et la Colombie-Britannique ont fourni des données, les conclusions sont provisoires :

Île-du-Prince-Édouard : Il y a eu une augmentation constante du nombre d’adolescents mis sous garde de 1993-1994 à 1996-1997.

Manitoba : Le taux a légèrement fléchi en 1994-1995, puis s’est relevé progressivement pour atteindre en 1996-1997 le taux le plus élevé pour 10 000 adolescents de la population générale.

Colombie-Britannique : Le taux a légèrement augmenté au cours de la période de 4 ans.

 

Tableau 5.1 : Adolescents mis sous garde*, par mois**, dans certaines provinces***

 

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

Taux pour

Taux pour

Taux pour

Taux pour

PROVINCE

Nombre

10 000

Nombre

10 000

Nombre

10 000

Nombre

10 000

Terre-Neuve

-

-

-

-

62

22.7

57

21

Île-du-Prince-Édouard

2

3

3

5

3

5

5

8

Nouvelle-Écosse

-

-

-

-

35

9.3

29

8

Manitoba

101

21

92

19

103

21

124

25

Colombie-Britannique

133

9

142

9

157

11

158

10

Yukon

Territoires du Nord-Ouest

 

18

9

150

28

3

7

25

22

-

-

-

-

6

-

41

-

* Source : Rapport des indicateurs clés des services correctionnels pour les adultes et les jeunes contrevenants : Centre canadien de la statistique juridique

** Nombre moyen d’admissions à la fin du mois : Le nombre indiqué correspond au nombre d’admissions calculé à la fin du mois dans chaque établissement. La moyenne est calculée en additionnant les totaux mensuels et en divisant par le nombre de mois de la période visée.

*** Certaines provinces : toutes les données dont nous disposions sont présentées dans le tableau.

**** - Néant ou zéro

 

Tableau 5.2 : Population des adolescents (12 à 17 ans), dans certaines provinces

POPULATION DES ADOLESCENTS

1993

1994

1995

1996

Terre-Neuve

29 500

28 400

27 300

26 980

Île-du-Prince-Édouard

6 000

6 000

6 000

6 005

Nouvelle-Écosse

38 400

38 000

37 800

38 343

Manitoba

47 900

48 000

48 300

48 864

Colombie-Britannique

140 100

145 400

149 700

154 102

Yukon

Territoires du Nord-Ouest

1 200

3 200

1 200

3 200

1 300

3 300

1 460

3 379

 

Graphique 5.1A : Adolescents mis sous garde par mois, dans certaines provinces, pour 10 000 adolescents de la population générale

 

QUESTION No 6 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS CONDAMNÉS À DES PEINES PLUS SÉVÈRES A-T-IL AUGMENTÉ?

Canada

  • Le taux d’adolescents condamnés à la peine la plus sévère, soit la garde en milieu fermé, a augmenté de façon constante de 1991-1992 à 1994-1995. Après une légère baisse en 1995-1996, il a rebondi à un niveau supérieur en 1996-1997. Le taux d’adolescents condamnés à la deuxième pleine la plus sévère, soit la garde en milieu ouvert, a aussi légèrement augmenté jusqu’en 1993-1994. Il s’est ensuite stabilisé, puis a baissé en 1996-1997. En ce qui concerne la probation, on observe une baisse du taux jusqu’en 1993-1994, année où s’amorce une tendance à la hausse. Pour ce qui est des amendes, des ordonnances de service communautaire et des cas d’absolution inconditionnelle, on constate une diminution du taux.

Régions

  • Les peines les plus souvent imposées chaque année dans toutes les régions étaient les peines de probation, sauf pour 1993-1994 où, dans la région de l’Ontario, les peines imposées le plus souvent étaient les peines d’amende et les ordonnances de service communautaire.
  • Si l’on examine le pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, on observe les variations suivantes dans chaque région.

Région de l’Atlantique : Légère variation du pourcentage des peines de garde en milieu fermé et des peines de probation. Augmentation faible mais constante du pourcentage des peines de garde en milieu ouvert de 1991-1992 à 1996-1997. Légère diminution dans le cas des amendes et des ordonnances de service communautaire, puis remontée à un taux plus élevé en 1996-1997. Stabilité du taux d’absolution inconditionnelle.

Région du Québec : Légère baisse du taux de garde en milieu fermé et augmentation du taux de garde en milieu ouvert en 1994-1995. Augmentation faible mais constante du taux de probation. Dans le cas des amendes et des ordonnances de service communautaire, baisse s’arrêtant en 1994-1995 suivie d’une augmentation. Stabilité du taux d’absolution inconditionnelle.

 

Région de l’Ontario : Stabilité du taux de garde en milieu fermé jusqu’en 1994-1995, où l’on observe une légère augmentation. Stabilité relative du taux de garde en milieu ouvert. Hausse sensible du taux de probation en 1994-1995, qui reste stable pendant les années qui suivent. Baisse marquée du pourcentage des amendes et des ordonnances de service communautaire en 1994-1995 et dans les années qui suivent. Stabilité du taux d’absolution inconditionnelle.

Région des Prairies : Légère augmentation des taux de garde en milieu fermé et en milieu ouvert. Diminution faible mais constante du taux de probation jusqu’en 1994-1995, année où s’amorce une légère tendance à la hausse. Faible diminution du pourcentage des amendes et des ordonnances de service communautaire ainsi que du taux d’absolution inconditionnelle.

Région du Pacifique : Augmentation soutenue des taux de garde en milieu fermé et en milieu ouvert. Fléchissement faible mais constant du taux de probation jusqu’en 1994-1995, suivie d’une légère augmentation. Diminution du pourcentage des amendes et des ordonnances de service communautaire ainsi que du taux d’absolution inconditionnelle.

Tableau 6.1 : Décisions rendues à l’endroit des adolescents*, Canada

DÉCISION**

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

Garde en milieu fermé

9 014

9 785

10 033

10 521

9 671

10 396

Détention pour traitement

10

3

4

8

3

-

Garde en milieu ouvert

11 110

11 862

12 587

11 800

11 541

11 385

Probation

25 721

25 437

24 475

28 675

28 395

30 047

Amende

5 091

4 641

4 543

3 786

3 545

3 043

Indemnisation

222

225

175

136

137

162

Remboursement de l’acquéreur

34

71

81

31

20

24

Indemnisation (en nature)

21

11

3

5

7

6

Ordonnance de service communautaire

7 573

7 942

8 208

3 743

3 821

3 531

Restitution

147

140

129

94

116

91

Interdiction / saisie / confiscation

64

81

144

18

25

36

Absolution inconditionnelle

2 206

2 053

1 930

1 745

1 543

1 062

Autres

1 943

2 330

2 304

798

892

1 196

TOTAL

63 156

64 581

64 616

61 360

59 716

60 979

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Il s’agit de la décision la plus sévère rendue à l’égard d’une personne ou d’une cause. Les décisions sont classées par ordre décroissant de sévérité. Dans le cas d’une combinaison de décisions d’égale importance prévoyant le versement d’une amende, une indemnisation ou le remboursement de l’acquéreur, on doit choisir comme décision la plus importante celle à laquelle est associé le versement de la somme la plus élevée. Dans le cas où plus d’une décision comportant la garde est rendue, on choisit comme décision la plus importante celle à laquelle est associée la peine la plus longue. La même situation se produit dans le cas des ordonnances de probation.

*** - Néant ou zéro

 

Tableau 6.2 : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues*, Canada

% DES DÉCISIONS

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

Garde en milieu fermé

14,0

15,2

15,5

17,2

16,2

17,0

Garde en milieu ouvert

17,6

18,4

19,5

19,2

19,3

18,7

Probation

40,7

39,4

37,9

46,7

47,6

49,3

Amende et ordonnance de service communautaire

20,5

19,5

19,7

12,3

12,3

10,8

Absolution inconditionnelle

3,5

3,2

3,0

2,8

2,6

1,7

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Tant les ordonnances de service communautaire et que les amendes ont contribué à la diminution du taux dans cette catégorie.

 

Graphique 6.2A : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, Canada

 

Tableau 6.3 : Décisions rendues à l’endroit des adolescents*, par région

DÉCISION** 1991-1992

%***

1992-1993

%

1993-1994

%

1994-1995

%

1995-1996

%

1996-1997

%

ATLANTIQUE
Garde en milieu fermé

915

13

884

15

782

13

773

13

681

12

757

13

Garde en milieu ouvert

1 414

21

1 267

21

1 262

21

1 333

23

1 286

23

1 392

23

Probation

3 741

56

3 220

54

3 277

55

3 154

54

3 099

55

3 217

54

Amende et OSC****

586

9

447

7

435

7

413

7

366

6

519

9

Absolution inconditionnelle

158

2

138

2

147

3

164

3

129

2

100

2

QUÉBEC
Garde en milieu fermé

1 678

22

1 531

19

1 568

19

1 548

18

1 181

15

1 473

17

Garde en milieu ouvert

969

12

1 124

14

1 074

13

1 257

18

1 013

13

1 072

13

Probation

3 741

48

4 014

49

4 131

51

4 264

50

4 106

54

4 669

55

Amende et OSC

1 154

15

1 166

14

1 003

12

1 117

13

1 184

15

1 265

15

Absolution inconditionnelle

108

1

116

1

111

1

100

1

113

1

86

1

ONTARIO
Garde en milieu fermé

3 325

16

3 803

16

4 075

16

4 716

21

4 666

20

4 719

21

Garde en milieu ouvert

4 888

23

5 370

23

5 984

24

5 170

23

5 467

24

5 230

23

Probation

5 745

27

5 947

25

5 739

23

10 900

47

10 632

47

11 322

50

Amende et OSC

4 948

23

5 251

23

6 162

27

1 156

5

1 064

4

846

4

Absolution inconditionnelle

947

4

1 051

5

1 009

4

868

4

727

3

490

2

PRAIRIES
Garde en milieu fermé

2 659

13

2 935

15

2 942

15

2 846

16

2 545

14

2 750

17

Garde en milieu ouvert

2 763

13

2 788

14

2 903

15

2 798

16

2 665

15

2 441

15

Probation

8 425

41

8 121

41

7 793

40

7 018

39

7 321

42

7 312

45

Amende et OSC

5 375

26

5 117

25

4 666

24

4 361

24

4 261

24

3 585

22

Absolution inconditionnelle

742

4

490

2

498

3

418

2

411

2

282

2

PACIFIQUE
Garde en milieu fermé

437

7

632

9

664

11

638

11

598

10

697

12

Garde en milieu ouvert

1 076

17

1 304

19

1 364

22

1 242

21

1 110

19

1 250

21

Probation

4 069

63

4 135

59

3 535

56

3 339

56

3 237

57

3 527

59

Amende et OSC

601

9

602

9

485

8

478

8

491

8

350

6

Absolution inconditionnelle

251

4

258

4

165

3

195

3

163

2

104

2

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Il s’agit de la décision la plus sévère rendue à l’égard d’une personne ou d’une cause. Les décisions sont classées par ordre décroissant de sévérité. Dans le cas d’une combinaison de décisions d’égale importance prévoyant le versement d’une amende, une indemnisation ou le remboursement de l’acquéreur, on doit choisir comme décision la plus importante celle à laquelle est associé le versement de la somme la plus élevée. Dans le cas où plus d’une décision comportant la garde est rendue, on choisit comme décision la plus importante celle à laquelle est associée la peine la plus longue. La même situation se produit dans le cas des ordonnances de probation.

*** Pourcentage de certaines peines imposées aux adolescents par rapport à l’ensemble des peines imposées aux adolescents

**** OSC = Ordonnance de service communautaire

 

Graphique 6.3A : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l’Atlantique

 

Graphique 6.3B : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Québec

 

Graphique 6.3C : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région de l’Ontario

Graphique 6.3D : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région des Prairies

 

Graphique 6.3E : Pourcentage des décisions de chaque catégorie par rapport au total des décisions rendues, région du Pacifique

QUESTION No 7 :

LE NOMBRE D’ADOLESCENTS RENVOYÉS DEVANT UN TRIBUNAL POUR ADULTES A-T-IL AUGMENTÉ?

  • De 1991-1992 à 1996-1997, le nombre d’adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes au Canada a augmenté.
  • De 1992-1993 à 1994-1995, le nombre d’adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes a plus que doublé. Une baisse marquée en 1995-1996 a été suivie d’une hausse en 1996-1997.
  • Depuis 1991-1992, la région des Prairies a enregistré la hausse la plus importante, qui a atteint un sommet en 1994-1995. Une diminution sensible en 1995-1996 a été suivie d’une légère augmentation en 1996-1997.
  • La région de l’Atlantique a enregistré le plus faible nombre d’adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes au cours de la période de 6 ans.
  • La moyenne d’âge est restée stable de 1991-1992 à 1996-1997 (se situant à environ 16,3 ans).
  • La majorité (87 %) des adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes de 1991-1992 à 1996-1997 étaient âgés d’au moins 16 ans.

* Voir l’annexe E pour d’autres résultats de recherche.

Tableau 7.1 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes*, par région et au Canada

1991-1992

1992-1993

1993-1994

1994-1995

1995-1996

1996-1997

Atlantique

5

3

1

3

-

-

Québec

25

11

5

11

11

26

Ontario

12

19

21

25

15

12

Prairies

24

15

60

70

38

40

Pacifique

2

2

7

8

6

9

Canada  - Total**

68 (16,6)***

50 (16,2)

94 (16,3)

117(16,3)

70 (16,1)

87(16,4)

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

** Moyenne excluant les adolescents âgés de moins de 12 ans ou de plus de 17 ans

*** Âge moyen des adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes

 

Tableau 7.2 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes*, selon l’âge, Canada

Total <12

12

13

14

15

16

17

>17

Âge inconnu

1991-1992

68

-

-

-

1

4

12

45

6

-

1992-1993

50

-

-

-

2

3

5

31

8

1

1993-1994

94

-

-

1

2

9

15

60

6

1

1994-1995

117

-

3

-

3

9

37

62

3

-

1995-1996

70

1

-

-

3

6

11

47

2

-

1996-1997

87

-

-

-

1

10

28

43

4

1

Canada – Total

486

1

3

1

12

41

108

288

29

3

* Source : Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

 

Graphique 7.1 : Adolescents renvoyés devant un tribunal pour adultes, Canada, 1991-1992 à 1996-1997

 

ANNEXE A

EXPLICATION ET DÉFINITION DES SOURCES DES DONNÉES

1. PROGRAMME DE DÉCLARATION UNIFORME DE LA CRIMINALITÉ

  • Registre chronologique et permanent des données statistiques que tous les services de police au Canada communiquent depuis 1962 relativement aux infractions aux règlements de la circulation et aux crimes ayant fait l’objet d’une enquête.
  • En 1995, environ 1 800 postes de police, pour un total d’environ 420 services de police, ont fourni des données dans le cadre du Programme. La perte de données la plus importante se produit dans les rares cas où un service de police omet de communiquer ses données au Centre. En pareil cas, des estimations sont établies pour ce service de police.
  • Les renseignements recueillis comprennent le nombre d’affaires criminelles, les décisions prises relativement à chaque affaire et des renseignements sur les personnes faisant l’objet d’une accusation.
  • Le document contient des données sur près de 100 types d’infractions criminelle.
  • Les affaires sont déclarées selon l’infraction la plus grave qui a été commise (en général) il s’agit de l’infraction pouvant entraîner la peine maximale la plus longue selon le Code criminel du Canada. Les infractions avec violence viennent toujours avant les infractions sans violence (p. ex., si une affaire comprend une introduction par effraction et des voies de fait, elle est classée dans la catégorie des voies de fait).

2. PROGRAMME DE DÉCLARATION UNIFORME DE LA CRIMINALITÉ RÉVISÉ FONDÉE SUR L’AFFAIRE

  • En 1984, on a remanié le programme de Déclaration uniforme de la criminalité de façon à recueillir des renseignements additionnels. Le programme DUC révisé permet un examen détaillé des caractéristiques des accusés et des victimes (p. ex., âge, sexe, consommation d’alcool ou de drogue, relation entre l’accusé et la victime, gravité des blessures et arme utilisée) ainsi que des caractéristiques de l’affaire elle-même (p. ex., lieu, cibles des infractions, infractions secondaires, armes utilisées, type de biens, date et heure).
  • En 1996, 154 services de police fournissaient des données au programme DUC révisé, ce qui représente environ 47 p. 100 du volume des crimes signalés dans l’ensemble du pays : 39 p. 100 des incidents étaient survenus au Québec, 38 p. 100 en Ontario, 10 p. 100, en Alberta, 8 p. 100, en Colombie-Britannique, 4 p. 100, en Saskatchewan et 1 p. 100, au Nouveau-Brunswick. La majorité des services de police sont situés en milieu urbain sauf au Québec.

3. ENQUÊTE SUR LES TRIBUNAUX DE LA JEUNESSE

  • Base de données nationale composée de renseignements statistiques sur des accusations, des causes et des personnes, qui ont été recueillies dans toutes les affaires impliquant des accusés de 12 à 17 ans (jusqu’au 18e anniversaire). Les données sont tirées d’un recensement des chefs d’accusation entendus devant les tribunaux de la jeunesse relativement aux infractions aux lois fédérales au Canada (Code criminel, Loi sur les stupéfiants, Loi sur les aliments et drogues, Loi sur les jeunes contrevenants et autres lois fédérales). L’enquête ne porte pas sur les appels, les examens judiciaires, et les infractions aux lois provinciales et aux règlements municipaux.
  • Les données de base sur les accusations sont utilisées pour «créer» des causes; on entend par cause l’ensemble des accusations portées contre un adolescent et présentées devant le tribunal à la date de la première comparution.
  • Des données sont recueillies auprès de tous les tribunaux de la jeunesse du Canada dans le but d’obtenir des renseignements complets sur toutes les accusations présentées devant les tribunaux de la jeunesse.

4. RAPPORT DES INDICATEURS CLÉS DES SERVICES CORRECTIONNELS POUR LES ADULTES ET LES JEUNES CONTREVENANTS

  • Les données recueillies sont de nature assez générale. Elles servent principalement à suivre les tendances à l’égard de la population faisant l’objet des services correctionnels.
  • Elles permettent d’établir des comparaisons d’année en année et donnent des indications sur les tendances actuelles et la demande dans le domaine correctionnel.

5. RECENSEMENT DU CANADA

  • Source : Statistique Canada, Direction de la statistique des ménages et du recensement, Division de la démographie (estimations poscensitaires finales pour 1991 et 1992; estimations postcensitaires mises à jour pour 1993, 1994 et 1995 et estimations postcensitaires préliminaires pour 1996).
  • Il est à noter que les estimations de la population données dans le présent rapport ne sont pas les plus récentes. Cependant, les écarts étant mineurs, ils n’ont pas d’effet sur les résultats. Par exemple, les statistiques démographiques les plus récentes dont nous disposons sont les suivantes : les estimations postcensitaires finales pour 1991 et 1992, les estimations postcensitaires mises à jour pour 1993, 1994 et 1995, et les estimations postcensitaires préliminaires pour 1996.

 

ANNEXE B

PRÉSENTATION DES DONNÉES

  • Dans le présent rapport, les données nationales et régionales sont présentées pour l’ensemble du pays et pour chaque région et des comparaisons sont établies entre les régions, car il y a souvent des différences d’une région à l’autre et les données enregistrées dans les provinces les plus peuplées, comme l’Ontario, ont pour effet d’augmenter considérablement les totaux pour l’ensemble du pays.
  • Certains passages du rapport, en particulier les définitions, ont été puisés textuellement dans les sources (p. ex., Déclaration uniforme de la criminalité et Enquête sur les tribunaux de la jeunesse). Pour des explications additionnelles concernant les définitions, se reporter à la source citée.

 

ANNEXE C

RAPPORT : Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

  • Les auteurs concluent que «seulement 17 p. 100 de toutes les accusations de crimes graves avec violence ont été portées contre des adolescents de moins de 15 ans (15 p. 100 contre des adolescents et 2 p. 100 contre des adolescents). Un cinquième des accusations ont été portées contre des adolescents âgés de 15 ans au moment de l’infraction, 26 p. 100 contre des adolescents de 16 ans et 35 p. 100 contre des adolescents âgés de 17 ans au moment de l’infraction. Par conséquent, ce sont les accusés de 16 et de 17 ans qui ont fait l’objet de la majorité (62 p. 100) des accusations.» (1995, p. 8)

 

ANNEXE D

RAPPORTS : Les infractions graves avec violence et les jeunes contreventant traduits devant le tribunal pour adolescents Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

Profil statistique des jeunes en contact avec le système pour adolescents au Canada

Sharon Moyer, novembre 1996

  • Le grand public croit généralement - et certaines recherches semblent l’indiquer – qu’un nombre important de jeunes délinquants commettent les actes de violence les plus graves. Par exemple, ce fait paraît évident si l’on se fie à la vaste couverture médiatique dont font l’objet les crimes avec violence commis par des jeunes. Cependant, selon Lee et Leonard (1995), les comptes rendus des médias «viennent contredire la croyance selon laquelle les actes de violence graves commis par les adolescents soient si rares qu’ils tendent à échapper à l’analyse statistique». (1). De même, Moyer conclut que «même un rapide coup d’œil sur le type d’infractions qui mettent en contact avec le système montre que la grande majorité des comportements criminels observés chez les jeunes ne sont pas très graves, au fond, quelle que soit la définition qu’on en donne». (1996 :2).
  • Lee et Leonard ajoutent ce qui suit : «pour bien saisir la portée de cette base, soulignons qu’au cours de la période de référence, dans les neuf provinces et territoires visés par l’étude, environ trois millions de personnes auraient pu faire l’objet d’une accusation en vertu de la LJC, c’est-à-dire que ces personnes avaient entre 12 et 17 ans à un moment donné au cours de cette même période. Le nombre estimé de jeunes personnes visées par la présente étude ne constitue donc qu’une infime partie, à savoir 0,06 p. 100 de la population à risque, et les accusations reliés aux infractions graves avec violence comptent pour environ 0,3 p. 100 des 900 000 accusations de toutes sortes dont ont été saisis les tribunaux pour adolescents des neuf provinces et territoires au cours de cette même période» (1995, p. 4)

 

ANNEXE E

RAPPORT : Les infractions graves avec violence et les jeunes contrevenants traduits devant le tribunal pour adolescents

Naomi Lee et Tim Leonard, décembre 1995

  • Une petite proportion seulement des adolescents et adolescentes accusés d’un crime grave avec violence ont été renvoyés devant un tribunal pour adultes.
  • Les tribunaux de la jeunesse ont délivré plus souvent des ordonnances de renvoi dans les cas d’infractions sans violence que dans les cas d’infractions avec violence.
  • Les jeunes qui ont fait l’objet d’un renvoi avaient généralement atteint l’âge limite pour que leur cas soit jugé dans le cadre de la LJC.
  • Dans le cas des jeunes ayant fait l’objet d’un renvoi, le dossier de jeune contrevenant révélait généralement que le nombre d’accusations par personne était assez élevé. Cependant, un grand nombre de jeunes qui n’ont pas été renvoyés devant un tribunal pour adultes et qui ont été jugés dans le cadre de la LJC ont aussi cette caractéristique. Ces données font ressortir la nécessité de mener des recherches plus approfondies sur le fonctionnement et les effets des dispositions de la LJC qui portent sur le renvoi (50).

 

ANNEXE F

Enquête sur les tribunaux de la jeunesse

  • Une cause est définie comme une ou plusieurs accusations portées contre un adolescent et qui font l’objet d’une décision devant le même tribunal, à la même date. Les données de base sur les accusations servent à «créer» des causes; on entend par cause l’ensemble des accusations portées contre un adolescent pour lesquelles la date de première comparution est la même. Les identificateurs employés pour apparier les accusations à une cause sont le code d’identification du jeune, le sexe, la date de naissance, la date de la première comparution et le code du lieu où siège le tribunal. Dans cette enquête, les causes constituent l’unité d’analyse.

Déclaration uniforme de la criminalité

  • L’affaire criminelle est l’unité de base utilisée pour calculer le nombre de crimes déclarés. Une affaire se compose d’un ensemble d’événements reliés entre eux qui donne lieu à un rapport d’événement. Dans le programme agrégé, l’affaire sert à calculer le total des infractions, suivant la règle de l’infraction la plus grave (voir ci-dessous la définition de la règle de l’infraction la plus grave). Dans le programme fondé sur les affaires, les renseignements se rapportant à chaque affaire sont communiqués séparément. La règle de l’infraction la plus grave utilisée dans l’enquête agrégée est alors appliquée à ces données pour en faire le rapprochement avec les totaux des données chronologiques ainsi qu’avec les données des répondants du programme agrégé.
  • Règle de l’infraction la plus grave – Dans la DUC, les affaires sont classées selon l’infraction la plus grave commise durant l’incident. Dans ce classement, les infractions avec violence prévalent toujours sur les infractions sans violence. Les affaires relatives à des crimes avec violence sont déclarées différemment de celles qui ont trait à d’autres types de crime. Dans le cas des crimes avec violence, on déclare une affaire distincte pour chaque victime (selon l’infraction la plus grave commise contre la victime). Par exemple, si une personne en agresse trois autres, trois affaires sont déclarées, tandis que si trois personnes en agressent une, une seule affaire est enregistrée. Dans le cas des crimes sans violence, on compte une affaire (classée selon l’infraction la plus grave commise) pour chaque événement distinct.
  • Seul le vol qualifié fait exception à ces règles de déclaration. Le vol qualifié est considéré comme une infraction avec violence mais, contrairement à toutes les autres infractions avec violence, un cas de vol qualifié correspond à une affaire, quel que soit le nombre de victimes. Cela s’explique par le fait qu’il peut y avoir un grand nombre de personnes présentes sur les lieux d’un vol qualifié, qui peuvent toutes être considérées comme des victimes. Par exemple, dans le cas d’un vol qualifié dans une banque où cinq caissières et vingt clients sont présents, on pourrait compter ainsi 25 affaires de vol qualifié selon la règle appliquée normalement dans le cas d’un crime avec violence. Ce serait surestimer de façon importante l’ampleur du vol qualifié en question.
  • Ainsi, le nombre total d’affaires déclarées dans le cadre du programme DUC n’est pas égal au nombre d’infractions portées à la connaissance de la police. Il indique plutôt le nombre de victimes de crimes avec violence (autres que les vols qualifiés), plus le nombre de crimes sans violence (et de vols qualifiés).
  • Personnes faisant l’objet d’accusations – Le programme DUC permet également d’enregistrer le nombre de personnes accusées. Pour les affaires classées, on enregistre séparément le nombre d’adultes et le nombre de jeunes (âgés de 12 à 17 ans) de sexe masculin et de sexe féminin qui ont fait l’objet d’accusations. La catégorie «personnes faisant l’objet d’accusations» désigne le nombre de personnes contre qui la police a porté des accusations ou à l’égard desquelles elle a recommandé que des accusations soient portées, et non le nombre d’accusations portées ou que la police a recommandé de porter contre ces personnes. Une personne qui est accusée simultanément de plus d’une infraction est classée en fonction de l’infraction la plus grave qu’elle a commise, même si elle a commis les infractions dont elle est accusée au cours de plusieurs incidents. En outre, cette même personne peut être incluse plusieurs fois dans cette catégorie au cours d’une année, car cette personne est comptée ou incluse dans les statistiques chaque fois qu’une ou des accusations sont portées contre elle.
  • Les personnes faisant l’objet d’accusations sont celles contre qui des accusations ont été portées relativement à une affaire donnée. Toutefois, ces personnes peuvent par la suite être accusées d’une infraction moins grave. Par exemple, une personne qui commet une introduction par effraction se voit accusée de possession de biens volés si la police dispose de meilleures preuves à l’égard de cette dernière infraction. Tant l’affaire que la personne accusée sont déclarées ou enregistrées dans les statistiques sur l’introduction par effraction, même si la personne a en réalité été accusée de possession de biens volés.

Rapport des indicateurs clés des services correctionnels

Les données présentées dans ce rapport sont fondées sur la moyenne mensuelle des admissions dans un établissement. Cette moyenne est calculée en additionnant les taux mensuels des admissions, selon le dénombrement effectué à la fin de chaque mois et en divisant ce nombre par le nombre de mois de la période visée. Sont inclus dans le dénombrement tous les adolescents mis sous garde et en détention provisoire, ceux qui ont été condamnés et les autres jeunes délinquants qui doivent selon la loi se trouver à l’établissement et être présents au moment du dénombrement.