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No. R-08
Rédigé par:
D.A. Andrews
R.D. Hodge
D. Robinson
Laboratory for Research on Assessment
and Evaluation in the Human Services
Direction de la recherche et des statistiques
Service correctionnel du Canada
Février 1990
Des questionnaires portant sur la formation initiale en SGC et sur l'utilisation des SGC en milieu de travail ont été expédies à 966 personnes; 528 d'entre eux ont été retournés à temps pour être inclus dans l'analyse présentée ci-après.
L'évaluation globale de la formation initiale en SGC se répartit également entre les catégories satisfait, insatisfait et moyennement satisfait. La variation constatée est en partie attribuable à des variables liées au répondant, au milieu de travail et à la formation reçue. En résumé, l'évaluation positive de la formation initiale est associée à une attitude positive envers les SGC avant la formation, au nombre de jours de formation, au fait d'avoir reçu sa formation d'un moniteur ayant un lien avec le CNCD, de travailler en établissement, de travailler dans la région de l'Atlantique et de n'avoir pas poursuivi d'études en criminologie. La formation a fait l'objet d'une évaluation plus favorable en se qui concerne son utilité dans l'entrevue dirigée que dans le processus global de gestion des cas.
Par ailleurs, on constate une grande variabilité dans l'appréciation des SGC en milieu de travail. Toutefois, en moyenne, l'évaluation s'avère négative. La variation dans l'appréciation des SGC en milieu de travail est en général liée aux mêmes facteurs que ceux qui touchent la perception de la formation aux SGC.
Il serait opportun de mieux situer les SGC dans l'ensemble des responsabilités de l'agent de gestion des cas.
Tableau 1 Données démographgiques sur les répondants (N total = 528)
Tableau 2 Moniteurs des répondants (n = 528)
Tableau 3 Utilisation des SGC : pourcentage de cas (N = 498) et délai entre la prise en charge des cas et l'utilisation des SGC (N = 446)
Tableau 4 Proportion du temps consacré aux SGC: répartition des pourcentages selon les activités
Tableau 5 Comparaison de la valeur de la formation en SGC avec celle d'autres cours et ateliers et degré de satisfaction à l'égard de la formation en SGC : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 6 Degré de satisfaction global à l'égard de la formation initiale en SGC en fonction de la spécialisation, du poste occupé, du milieu de travail et de la région (obtenu à partir d'une échelle de cinq points où 1 = très insatisfait et 5 = très satisfait)
Tableau 7 Attitude à l'égard de la mise en oeuvre des SGC et changements prévus dans le temps nécessaire à la gestion des cas individuels: répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 8 Degré moyen de satisfaction à l'égard de la formation initiale en fonction du type de moniteur, du milieu de travail, de la spécialisation, de la région et du poste occupé : moyennes et étas corrigés ou non pour tenir compte des autres facteurs et des covariantes
Tableau 9 Évaluation de la qualité de la formation initiale en SGC par rapport à des tâches précises : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 10 Attitude globale à l'égard de la mise en oeuvre des SGC : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 11 Attitude générale envers la mise en oeuvre des SGC en fonction de la spécialisation, du poste occupé, du milieu de travail et de la région (données obtenues à partir d'une échelle de 5 points où 1 = ne valait pas du tout la peine et 5 = valait tout à fait la peine)
Tableau 12 Évaluation générale moyenne des SGC en milieu de travail en fonction du type de moniteur, du milieu de travail, de la spécialisation, de la région et du poste occupa : moyennes et êtas corrigés ou non pour tenir compte des autres facteurs et des covariantes
Tableau 13 Effet estimé des SGC sur la tâche
Tableau 14 (A) Degré de satisfaction à l'égard des SGC à différentes étapes du processus de gestion des cas et (B) degré d'amélioration que représentent les SGC par rapport aux méthodes antérieures : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 15 Degré estimé d'utilité dans la formulation de recommandations aux décideur: répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 16 Degré selon lequel les SGC facilitent la communication avec les autres : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 17 Degré valeur SGC dans les areas :répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 18 Évaluations de la fiabilité, de l'exactitude et de la pertinence de l'entrevue et des types de stratégies faisant partie des SGC
Tableau 19 Évaluation de l'entrevue dirigée : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 20 Évaluation de l'analyse des forces et des faiblesses : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 21 Évaluation du processus de planification du traitement correctionnel : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 22 Contribution des SGC à des éléments de la gestion des cas : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 23 Évaluation de l'utilité des SGC dans la supervision des différentes fonctions des AGC : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 24 Évaluation de la perception des SGC par les autres membres du personnel (A) et de la familiarité des SGC chez les autres membres du personnel (B) : réparation des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 25 Évaluation de l'utilité d'une information ou d'une formation supplémentaires en SGC selon les domaines : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 26 Évaluation des priorités relativement à la planification des améliorations et des applications futures des SGC : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Tableau 27 Évaluation de la priorité devant être accordée à la formation dans d'autres domaines : répartition des pourcentages, moyennes et ET
Le questionnaire sur les stratégies de gestion des cas (SGC) a été conçu à la demande de la haute direction de Service correctionnel Canada (SCC) en vue d'étudier la mise en oeuvre des SGC. Le questionnaire ne constitue qu'une étape dans le processus d'évaluation des SGC recommandé par le Groupe consultatif de recherche qui a été désigné pour mener à bien cette tâche. Les résultats obtenus montrent de quelle façon et dans quelle mesure le personnel du SCC fait appel aux SGC dans son travail. Le questionnaire a également fourni à ceux qui utilisent les SGC l'occasion d'évaluer leur formation en SGC, de faire valoir leur opinion en ce qui concerne le bien-fondé de ce programme et de faire ses suggestions quant aux améliorations dont celui-ci pourrait faire l'objet.
Le présent rapport expose l'analyse des données recueillies jusqu'à maintenant auprès de 528 répondants au total. Des informations descriptives se rapportant à l'utilisation des SGC et à l'appréciation de leur valeur y sont présentées. De plus, le degré de satisfaction à l'égard du programme des SGC est analysé en fonction des variables liées aux données démographiques de base, au poste occupé au SCC et à la formation questionnaire. Viennent d'abord les informations à caractère démographique et une description de la formation reçue par les répondants. Les évaluations du processus de formation sont ensuite analysées de même que la corrélation entre le degré de satisfaction à l'égard de la formation, d'une part, et les variables démographiques et le poste occupé, d'autre part. Cette dernière section est suivie de l'examen des données sur la perception générale des SGC en milieu de travail et des facteurs qui s'y rattachent. La section suivante traite de l'évaluation d'éléments précis des SGC. Enfin, les recommandations formulées par les répondants dans le but d'améliorer les SGC sont exposées en détail.
Le questionnaire sur les stratégies de gestion des cas a été conçu par le Laboratory for Research on Assessment and Evaluation in the Human Services en consultation avec le comité consultatif de Service correctionnel Canada. Ce dernier groupe était composé de représentants régionaux du Groupe consultatif de recherche qui était chargé d'étudier la mise en oeuvre des stratégies de gestion des cas. Le Service correctionnel du Canada a dressé à l'intention des chercheurs principaux une liste des sujets correspondant aux aspects des SGC sur lesquels devait porter l'évaluation. Les caractéristiques démographiques des utilisateurs des SGC susceptibles de s'avérer utiles dans l'évaluation ont également été précisées. Les chercheurs principaux devaient rédiger un questionnaire qui tiendrait compte de toutes les variables pertinentes et auquel il serait facile de répondre seul en relativement peu de temps. Le questionnaire devait en outre comporter des questions à choix multiples et offrir suffisamment d'espace pour les commentaires. La conception du questionnaire a nécessité plusieurs ébauches et de fréquentes consultations avec le comité consulttif avant que la version définitive ne soit approuvée en mars 1988.
Le questionnaire sur les stratégies de gestion des cas a été expédie par la poste à tous les membres du personnel de Service correctionnel Canada qui utilisent les SGC. Une note signée par le commissaire adjoint du Programme, des Politiques et du Développement des délinquants en date du 31 mars 1988 accompagnait le questionnaire. Cette note expliquait le but du questionnaire, demandait la collaboration des utilisateurs de SGC en vue de mener à bien l'évaluation et assurait aux répondants que leurs réponses seraient traitées confidentiellement. Chaque questionnaire portait une adresse différente et les bureaux régionaux ont veillé à ce que les questionnaires parviennent bien aux personnes concernées. On demandait aux répondants de remplir le questionnaire sans tarder et de le faire parvenir à l'Université Carleton à l'aide de l'envelope pré-adressée. Dans le but de maximiser le nombre de réponses, des lettres de rappel ont été expédiées à tous les répondants environ deux semaines après l'envoi des questionnaires.
Le questionnaire sur les SGC se divise en cinq parties : 1) Antécédents personnels; 2) Formation en SGC; 3) Vues générales sur les SGC en milieu de travail; 4) Évaluation d'éléments précis des SGC; 5) Améliorations futures des SGC. Les versions anglaise et française du questionnaire sont jointes en annexe (Annexe 1).
1) Antécédents personnels . La partie sur les antécédents personnels a permis d'obtenir des renseignements démographiques et des précisions sur le poste occupé à SCC. Les renseignements démographiques comprenaient l'âge, le sexe, le degré de scolarité et le domaine de spécialisation. Quant aux données sur l'emploi, elles avaient trait aux postes occupés antérieurement et actuellement, à la durée de ces fonctions et au nombre d'années passées au service de SCC. De plus, les répondants étaient priés d'indiquer la région où ils travaillaient (Atlantique, Québec, Ontario, Prairies ou Pacifique) et le genre de milieu où ils exercent leurs fonctions (milieu communautaire ou établissement).
2) Formation en SGC . Le questionnaire cherchait à déterminer la durée de la formation en SGC, le moment où celle-ci a eu lieu, la date de mise en application des SGC par le répondant et si des cours de recyclage ont été suivis. Les répondants devaient aussi indiquer, selon les catégories suivantes, de quel type de moniteur ils ont reçu leur formation : moniteurs du CNCD, moniteurs de SCC formés par le personnel du CNCD ou moniteurs de SCC n'ayant pas été formés par le personnel du CNCD. Les questions concernant la formation visaient à évaluer les attitudes, avant et après la formation, à l'égard de la mise en oeuvre des SGC, et à déterminer dans quelle mesure les SGC modifient le temps consacré à la gestion des cas individuels. Les répondnats devaient également énumérer trois cours ou ateliers auxquels ils avaient participé récemment et comparer, quant à son utilité, leur formation en SGC à ces autres expériences. Dans la dernière section, les répondants étaient invités à se prononcer, de façon générale, sur leur degré de satisfaction relativement à la formation reçue et un espace était réservé aux commentaires.
3) Vues générales sur les SGC en milieu de travail. Les renseignements descriptifs obtenus dans cette section avaient pour but de déterminer dans quelle mesure les SGC sont effectivement utilisées, depuis combien de temps elles le sont et à quel moment elles ont été mises à contribution pour chaque nouveau cas. Des questions à choix multiples ont servi à évaluer certains aspects des SGC : la capacité des SGC à permettre une bonne compréhension du détenu aux diverses étapes de l'exécution de la peine, la perception qu'ont les autres membres du personnel des SGC et leur connaissance de ces mesures, et Futilité des SGC dans la prise de décisions concernant le détenu (par exemple, les absences temporaires et les demandes d'évaluation psychiatrique) et dans la communication avec les autres membres du personnel. Les SGC ont également été évaluées au regard de leur utilité dans la préparation des témoignages devant le tribunal, et de leur contribution à une meilleure utilisation des ressources existantes et à une meilleure définition des nouvelles orientations du programme.
4) Évaluation d'éléments précis des SGC . Dans cette partie, les utilisateurs des SGC devaient se prononcer sur l'utilité des entrevues dirigées, de l'analyse des forces et des faiblesses, du processus de planification du traitement correctionnel et des types de stratégie. Des questions à choix multiples permettaient d'évaluer ces divers éléments. D'autres renseignements ont été recueillis afin de déterminer dans quelle mesure les SGC permettent d'atteindre différents objectifs liés à l'évaluation du risque et à la détermination de changements positifs chez le détenu. L'utilité des SGC dans la supervision des agents de gestion des cas a également été étudiée. De plus, des renseignements descriptifs concernant la proportion du temps consacré à accomplir les différentes tâches liées à l'application des SGC ont été obtenus. Un espace libre était laissé à la fin pour permettre au répondant de commenter des éléments précis des SGC.
5) Améliorations futures des SGC . À l'aide de questions à choix multiples, des rensignements ont été recueillis relativement aux améliorations qui pourraient être apportées aux différents éléments des SGC et à la formation dans des domaines précis. Les répondants devaient en outre indiquer la priorité qu'ils accorderaient à la formation dans d'autres domaines liés au travail en milieu correctionnel. Des commentaire sur les améliorations futures des SGC pouvaient être prévu pour permettre aux répondants de soulever des questions qui n'auraient pas été traitées dans les autres parties du questionnaire.
Le questionnaire sur les stratégies de gestion des cas a été expédié à tous les utilisateurs des SGC de Service correctionnel Canada. Environ 966 questionnaires ont été postés et, à la mi-juin 1988, 528 d'entre eux avaient été retournés au Laboratory for Research on Assessment and Evaluation in the Human Services, ce qui représente un taux de réponse de 55%. (Entre la mi-juin et le 26 juin, 32 autres questionnaires sont parvenus au Laboratoire. Le présent rapport, toutefois, ne prend en compte que les 528 premiers questionnaires.) Ce taux de réponse est assez bon pour un sondage par correspondance. Cependant, en examinant la partie inférieure du tableau 1, on se rend compte que les taux de réponse varient selon les régions.
Le tableau 1 contient certains renseignements descriptifs de base concernant l'échantillon. L'âge moyen des répondants est de 37 ans (ET = 7,9) et 69% sont des hommes. Dix-neuf pour cent des répondants ont fait des études de deuxième ou troisième cycle, 63% ont obtenu un baccalauréat ou ont suivi des cours à l'université et 9% ont obtenu leur diplôme d'un collège communautaire. Chez ceux qui ont poursuivi leurs études après le secondaire, la criminologie constitue la spécialisation modale (35%). Vingt-trois pour cent ont affirmé détenir une spécialisation en psychologie, 14% en sociologie et 12% en travail social.
Le tableau 1 comprend également la répartition des pourcentages conernant les postes occupés au SCC. Soixante-quinze pour cent de ceux qui ont répondu au questionnaire sont des agents de gestion des cas. Plus du tiers des répondants occupent leur poste depuis au moins 3 ans (moyenne = 6 ans, ET = 4,5). Le nombre moyen d'années passées par les répondants au service de SCC est de 9,5 (ET = 5,6). Cette valeur inclus les emplois occupés antérieurement au SCC et le poste actuel.
La répartition des répondants par région figure aussi au tableau 1. Comme on pouvait s'y attendre, les répondants du Québec et de l'Ontario constituent les groupes les plus importants. On verra enfin, à l'examen du tableau 1, que 42% des répondants travaillent en milieu communautaire.
Les résultats sont regroupés en plusieurs sections : renseignements descriptifs sur la formation, renseignements descriptifs sur l'utilisation des SGC, opinions sur la formation initiale en SGC, vues générales sur les SGC en milieu de travail, évalaution de la contribution des SGC à certaines aspects de la gestion des cas, perception des SGC qu'ont les autres membres du personnel de SCC, évaluation d'éléments précis des SGC, vues concernant les améliorations à apporter aux SGC et priorités à adopter pour l'avenir.
La section des résultats comprend des analyses quantitatives des cotes recueillies à l'aide du questionnaire de même que des résumés qualitatifs des commentaires émis par les répondants. Pour ce qui est des analyses qualitatives, tous les commentaires apparaissant dans les 528 questionnaires ont été lus par au moins l'un de deux lecteurs. Ces lectures ont été précédées d'une quantification détaillée des sujets qui ressortaient des commentaires formulés dans les 114 premiers questionnaires reçus. Cente quarante-huit questionnaires au total ont été choisis pour faire l'objet d'une révision plus en détail par un chercheur expérimenté en analyse qualitative (F.J.A.). Cette sélection était représentative du contenu (déterminé par l'analyse des 114 premiers questionnaires reçus), de la clarté de la formulation de même que de l'intérêt des commentaires sur des questions relatives à la gestion de cas.
Le questionnaire sur les SGC comprenait trois mesures de la formation. L'une de ces mesures consistait simplement à déterminer le nombre de jours qu'a duré la formation initiale en SGC (question 2.1). Les réponses obtenues à cette question varient de zéro (14 répondants / 2,7%) à 10 jours ou plus (33 répondants / 66%). Le nombre moyen de jours de formation est de 4,8, ET = 3,4 N = 514. Chez ceux qui ont bénéficié d'une formation, le nombre moyen de jours de formation est de 4,9 (ET = 3,4). La deuxième variable concernant la formation se rapportait au type de moniteur (question 2,5) : moniteur du Conseil national du crime et de la délinquance (CNCD), moniteur de SCC dont on sait qu'il a été formé par le CNCD ou dont on croit qu'il ne l'a pas été. Ces données figurent au tableau 2, où il apparaît que 53% des répondants ne savent pas avec certitude quel genre de formation avait reçu leur moniteur. Finalement, seulement 13% ont suivi des cours de recyclage. Pour ces derniers, le nombre moyen de jours est de 1,6 (ET = 1,1).
| Information déscriptive | Donnée | N | |
|---|---|---|---|
| 1. Âge | moyenne = 37 ans, ET = 8, étendue = de 22 à 68 | 516 | |
| 2. Sexe | 31% de femmes, 69% d’hommes | 521 | |
| 3. Diplôme obtenu | études primaires | 0,8% | 521 |
| études secondaires | 8,3% | ||
| études collégiales | 9,0% | ||
| baccalauréat | 62,2% | ||
| maîtrise | 18,2% | ||
| doctorat | 0,6% | ||
| B.S. Soc. | 0,6% | ||
| École de police | 0,2% | ||
| 4. Domaine de spécialisation | criminologie | 35,0% | 429 |
| travail social | 11,9% | ||
| psychologie | 22,6% | ||
| sociologie | 14,0% | ||
| autre | 16,5% | ||
| 5. Poste occupé actuellement au SCC | AGC/ milieu communautaire | 38,6% | 521 |
| AGC/ établissement | 36,3% | ||
| superviseur d’AGC | 8,4% | ||
| agent d’unités résidentielles | 12,5% | ||
| autre | 4,2% | ||
| 6. Milieu de travail | établissment à sécurité maximale | 14,9% | 524 |
| établissment à sécurité moyenne | 27,7% | ||
| établissment à sécurité minimale | 7,3% | ||
| établissment à plusieurs niveau de sécurité | 6,5% | ||
| centre psychiatrique régional | 0,4 | ||
| centre régional de réception | 0,4% | ||
| centre communautaire | 6,1% | ||
| bureau de libération conditionnelle | 36,3% | ||
| autre | 0,4% | ||
| 7. Nombre total d’années au service de SCC | moyenne = 9.52 years, ET = 5.62, étendue = 1 to 28 | 520 | |
| 8. Région | Atlantique | 10,0% | 528 |
| Québec | 27,3% | ||
| Ontario | 24,2% | ||
| Praries | 23,3% | ||
| Pacifique | 15,2% | ||
| 9. Taux de réponse par région | Atlantique | 31% | 53/170 |
| Québec | 67% | 144/214 | |
| Ontario | 68% | 128/187 | |
| Praries | 60% | 123/205 | |
| Pacifique | 42% | 80/190 | |
| Moniteur | f | % |
|---|---|---|
| Moniteur du Conseil national du crime et de la délinquance | 33 | 6,3 |
| Moniteur de SCC formés par le CNCD | 164 | 31,1 |
| Moniteur de SCC pas formés par le CNCD | 35 | 6,6 |
| Moniteur dont l’origine de la formation n’est pas connue | 282 | 53,6 |
| Répondants n’ayant reçu aucune formation précise | 14 | 2,7 |
La plupart des répondants (59%) ont reçu leur formation initiale en 1987 et ont commencé à utiliser les SGC dès la même année (74%). Pour la plupart des utilisateurs des SGC (82%), il y a eu un délai d'au moins un mois entre la période de formation et la mise en oeuvre du programme en milieu de travail. Dans 25% des cas, l'intervalle entre la formation et la mise en oeuvre a été de cinq mois ou plus. En moyenne, les répondants employaient les SGC depuis 11 mois (ET = 4,8) au moment de répondre au questionnaire. Trente et un pour cent se servaient du programme depuis un an ou plus.
Treize pour cent des répondants ont déclaré ne pas utiliser les SGC, 13% s'en sont servis dans dix pour cent ou moins des cas qui leur ont été confiés, 23% les ont utilisés dans onze à cinquante pour cent des cas et 22% dans cinquante et un à quatre-vingt-dix-neuf pour cent des cas. Pas moins de 28% des utilisateurs des SGC ont déclaré les avoir mises en application dans cent pour cent des cas qui leur ont été confiés. Le tableau 3 contient des renseignements plus complets sur la fréquence avec laquelle les répondants ont fait usage des SGC.
La plupart des répondants (85%) ont déclaré avoir commencé à travailler avec les SGC seize jours ou plus après s'être vu confier un nouveau bénéficiaire. Dans dix pour cent des cas, il s'est écoulé un délai de plus de soixante jours entre la prise en charge d'un nouveau cas et le recours aux SGC. Les chiffres concernant le délai intervenant entre la prise en charge d'un cas et l'utilisation des SGC sont présentés de façon détaillée au tableau 3.
| Utilisation des SGC (Pourcentage de cas) | f | % |
|---|---|---|
| 0 | 65 | 13,3 |
| 1 - 10 | 63 | 12,9 |
| 11 - 20 | 27 | 5,5 |
| 21 - 30 | 26 | 5,4 |
| 31 - 40 | 17 | 3,4 |
| 41 - 50 | 43 | 8,8 |
| 51 - 60 | 7 | 1,4 |
| 61 - 70 | 11 | 2,2 |
| 71 - 80 | 48 | 9,9 |
| 81 - 90 | 35 | 7,1 |
| 91 - 99 | 9 | 1,8 |
| 100 | 137 | 28,1 |
| Intervalle | f | % |
| Moins de 15 jours | 66 | 14,8 |
| De 16 à 30 jours | 171 | 38,3 |
| De 31 à 60 jours | 163 | 36,5 |
| Plus de 60 jours | 46 | 10,3 |
Finalement, le tableau 4 présente la proportion du temps consacré à diverses activités pendant la gestion des cas. Seulement 11% des répondants ont affirmé passer plus de 60% de leur temps à faire véritablement du counseling pour les détenus.
Le degré de satisfaction globale relativement à la formation initiale en SGC a été déterminé à l'aide d'une seule question (question 2.14) : « En général, dans quelle mesure êtes-vous satisfait de votre formation initiale en SGC? » Les réponses étaient inscrites sur une échelle allant de « 1 » (très insatisfait) à « 5 » (très satisfait). Le degré de satisfaction à l'égard de la formation initiale suit une distribution symétrique avec une moyenne de 3,02 (et = 1,12, N = 512). L'examen du tableau 5 révèle que les répondants se répartissent uniformément dans les catégories satisfait, insatisfait et moyennement satisfait.
| Proportion du temps | |||||
|---|---|---|---|---|---|
| 0 - 20% | 21 -40% | 41 - 60% | 61 - 80% | 81 -100% | |
| Recenser les problèmes et les besoins | 33 | 33 | 20 | 11 | 3 |
| Négocier les plans de traitement individualisés | 47 | 32 | 12 | 8 | 1 |
| Récapituler l’évolution des détenus | 46 | 31 | 15 | 7 | 1 |
| Orienter les détenus | 34 | 32 | 22 | 9 | 2 |
Pour mieux situer leur évaluation des SGC, les répondants devaient comparer leur formation en SGC aux cours et aux ateliers les plus utiles et les plus importants suivis depuis la fin de leurs études (question 2.13). Les réponses pouvaient varier de « 1 » (moins utile/importante) à « 5 » (plus utile/importante) en passant par « 3 » (aussi utile/importante). Comme l'indique le tableau 5, 40% des répondants estiment que leur formation en SGC est aussi utile ou même plus utile que les meilleurs des cours suivis précédemment (moyenne = 2,23, ET = 1,12, N = 464).
Les résultats indiquent, en moyenne, un degré moyen de satisfaction à l'égard de la formation, bien qu'un tiers des répondants aient tout de même exprimé formellement leur insatisfaction et un autre tiers leur satisfaction. Étant donné la variation substantielle constatée dans l'évaluation de la formation initiale, les caractéristiques des répondants, le milieu de travail et la formation en SGC ont été analysés dans le but de trouver les facteurs qui permettraient de distinguer les répondants insatisfaits des répondants satisfaits. Les caractéristiques des répondants qui ont été étudiées comprennent l'âge, le sexe, le degré d'instruction, le domaine de spécialisation pendant les études postsecondaires, le nombre d'années de service au SCC et le poste occupé au SCC. Les variables liées au milieu de travail, quant à elles, se rapportent au genre de milieu (établissement ou milieu communautaire) et à la région où le répondant exerçait son activité. Enfin, les variables liées à la formation ont trait au type de moniteur (formé ou non par le CNCD) et au nombre total de jours consacrés à la formation initiale en SGC.
| A. Degré d’utilité/ d’Importance | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| moins utile/ importante | aussi utile/ importante | plus utile/ importante | |||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 33 | 27 | 27 | 9 | 4 | 2,23 | 1,12 | 464 |
| B. Degré de satisfaction | |||||||
| Très insatisfait | Très satisfait | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 10 | 23 | 32 | 26 | 9 | 3,02 | 1,12 | 512 |
Corrélations entre les variables personnelles et professionnelles et le degré de satisfaction : Le degré de satisfaction globale à l'égard de la formation n'est lié ni à l'âge ( r = 0,02, N = 500), ni au sexe ( r = -0.07, N = 505), ni au degré d'instruction ( r = -0,03, N = 505), ni au nombre total d'années au service de SCC ( r < -0,06, N = 504). Toutefois, le degré de satisfaction à l'égard de la formation varie en fonction de la spécialisation postsecondaire ( p <0.05), du poste occupé au sein de SCC ( p <0.06), de milieu de travail ( p <0,02) et de la région ( p <0,01). L'examen du tableau 6 révèle que les degrés moyens de satisfaction les plus bas ont été déclarés par les employés spécialisés en criminologie, en droit et en justice criminelle, par les superviseurs, les gestionnaires et les AGC travaillant en milieu communautaire en général et par les répondants de la région du Québec. Les degrés moyens de satisfaction les plus élevés sont associés aux employés spécialisés dans des domaines non traditionnels ainsi qu'en psychologie et en sociologie, par les employés travaillant en établissement et par les répondants de la région de l'Atlantique.
Corrélations avec la formation : Le nombre de jours de formation et le type de moniteur influent sur le degré de satisfaction. Plus la formation a été longue, plus le degré de satisfaction est élevé ( r = 0,15, p <0.000, N = 505). En outre, si on examine le tableau 6, on constate que le degré moyen de satisfaction augmente dans la mesure où le répondant sait ou croit que le moniteur qui l'a formé appartient au CNCD ou qu'il y a suivi sa formation (êta = 0,29, p <0,000).
Attitude envers les SGC avant la formation : Une attitude positive envers les SGC avant la formation est associée à des degrés relativement élevés de satisfaction : r = 0,24, p <0,00, N = 507. Il va de soi que les attitudes envers les SGC avant la formation ont été déterminées rétrospectivement à l'aide du questionnaire (question 2,6 : la répartition des réponses figure au tableau 7). Une deuxième variable concernant les attitudes avant la formation, à savoir l'effet anticipé des SGC sur le temps nécessaire à la gestion des cas individuels, a été mesurée (question 2,9 : voir le tableau 7). Aucune relation n'a été constatée entre cette variable, déterminée rétrospectivement, et le degré de satisfaction ( r = 0.04, N = 509).
Corrélations multiples avec le degré de satisfaction global : Une série d'analyses de variance sur le degré de satisfaction a été effectuée dans le but d'établir la corrélation multiple et de découvrir les sources potentielles de certaines des corrélations simples constatées plus haut avec le degré de satisfaction. Par exemple, il se peut que les effets apparents de facteurs comme la région ou le fait de travailler dans un milieu communautaire correspondent à des différences systématiques dans le nombre de jours de formation ou à des différences dans les attitudes avant la formation. Notre façon de procéder consistait à soumettre à des analyses de variance les variables suivantes considérées comme des facteurs : le type de moniteur (moniteur du CNCD - moniteur de SCC formé par le CNCD - moniteur de SCC dont on ignore s'il a été formé par le CNCD), le milieu de travail (établissement - milieu communautaire), le poste occupé (AGC - autres), le champ de spécialisation (criminologie - autres) et la région (Atlantique-Ont./Prairies/Pacifique-Québec). Lors d'analyses subséquentes, le nombre de jours de formation et l'attitude envers les SGC avant la formation ont été intégrés à titre de covariantes. Les covariantes ont d'abord été considérées une à une puis en combinaison. En procédant de cette façon, nous avons été en mesure d'obtenir : a) une estimation de la corrélation multiple globale avec le degré de satisfaction, b) des informations sur les corrélations de la satisfaction qui contribuent de façon significative à la prédiction du degré de satisfaction lorsque les autres variables explicatives potentielles font l'objet d'une neutralisation statistique et c) des hypothèses concernant les sources de certaines des corrélations simples présentées précédemment. Voici les résultats obtenus dans chaque cas :
a) La corrélation multiple pour l'ensemble des corrélations du degré de satisfaction est de 0,44, F(28/445) = 3,86, p <0,000. Cette estimation prend en compte toutes les interations du premier ordre possibles entre les quatre facteurs considérés, mais ces interactions se sont avérées non significatives ( p >0,20). Autrement dit, il n'y a aucune raison de penser que le fait de considérer des combinaisons particulières de facteurs tels le moniteur et la région (ou le milieu de travail et le poste occupé, etc.) puisse permettre de prédire plus sûrement le degré de satisfaction exprimé que le fait de considérer la contribution de chaque facteur et de chaque covariante de la façon illustrée au tableau 8.
| Moyenne | ET | N | Tests d'étendue multiple | |
|---|---|---|---|---|
| Spécialisation | ||||
| 1. Criminologie | 2,79 | 1,05 | 157 | La groupe 1 diffère significativement des groupes 5 et 6; p < 0,05 |
| 2. Autre | 2,98 | 1,32 | 46 | |
| 3. Travail social | 3,08 | 1,16 | 51 | |
| 4. Sociologie | 3,13 | 1,10 | 61 | |
| 5. Psychologie | 3,13 | 1,12 | 120 | |
| 6. Inconnue | 3,17 | 1,06 | 77 | |
| Poste occupé | ||||
| 1. Superviseur/ gestionnaire | 2,79 | 1,11 | 52 | Les groupes 1 et 2 diffèrent significativement du groupe 4; p < 0,05 |
| 2. Agent de gestion de cas (milieu communautaire) | 2,91 | 1,06 | 196 | |
| 3. LUOs | 3,02 | 0,99 | 65 | |
| 4. AGC (établissement) | 3,16 | 1,89 | 184 | |
| Milieu de travail | ||||
| 1. Milieu communautaire | 2,82 | 1,11 | 218 | Le groupe 1 diffère significativement de tous les autres groupes; p < 0,05 |
| 2. Établissement à sécurité moyenne | 3,13 | 1,06 | 142 | |
| 3. Sécurité maximale | 3,15 | 1,13 | 73 | |
| 4. Sécurité minimale | 3,20 | 1,21 | 35 | |
| 5. Autre établissement | 3,24 | 1,34 | 37 | |
| Région | ||||
| 1. Québec | 2,70 | 0,97 | 136 | Le groupe 1 diffère significativement des groupes 3, 4 et 5; p < 0,05 |
| 2. Pacifique | 2,95 | 1,13 | 77 | |
| 3. Prairies | 3,16 | 1,23 | 12 | |
| 4. Ontario | 3,20 | 1,21 | 35 | |
| 5. Atlantique | 3,19 | 1,34 | 37 | |
| Moniteur | ||||
| 1. Membre de SCC/ pas formé par le CNCD | 2,73 | 1,12 | 33 | Les groupes 1 et 2 diffëre significativement des groupes 3 et 4 et le groupe diffère du groupe 4; p<0,05 |
| 2. Membre de SCC/ formation inconnue | 2,79 | 1,07 | 268 | |
| 3. Membre de SCC/ formé par le CNCD | 3,20 | 1,00 | 163 | |
| 4. Moniteur du CNCD | 4,00 | 1,32 | 33 | |
| A. Attitude à l’égard de la mise en oeuvre des SGC | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Attitude négative | Attitude positive | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 8 | 12 | 45 | 21 | 13 | 3,19 | 1,08 | 516 |
| B. Changements prévus dans le temps nécessaire à la gestion des cas individuels | |||||||
| Plus de temps | Moins de temps | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 33 | 18 | 31 | 8 | 10 | 2,44 | 1,30 | 514 |
b) En examinant attentivement le tableau 8, on constate qu'à l'exception du poste occupé, chaque facteur considéré isolément est associé de façon significative au degré de satisfaction. Les valeurs êta sont des mesures de l'étendue de la relation constatée lorsque les autres facteurs ne font pas l'objet d'une neutralisation statistique. Les valeurs bêta de la dernière colonne expriment l'étendue de la relation entre chaque facteur et le degré de satisfaction lorsque chacun des trois autres facteurs et chacune des deux covariantes font l'objet d'une neutralisation statistique. Ainsi, chacune des variables suivantes contribue de façon significative à la corrélation multiple du degré de satisfaction à l'égard de la formation initiale : type de moniteur (bêta = 0,25), milieu de travail (bêta = 0,14), nombre de jours de formation (bêta = 0,12) et attitude avant la formation (bêta = 0,21).
c) Si on examine à nouveau le tableau 8, on constate que la neutralisation des autres facteurs et des covariantes a très peu d'effet sur l'étendue estimée de la corrélation entre le type de moniteur et le degré de satisfaction à l'égard de la formation. Un êta initial de 0,28 a été réduit au minimum à un bêta de 0,25 lorsque toutes les autres variables étaient neutralisées. De même, la valeur prédictive du milieu de travail n'a pratiquement pas été changée par la neutralisation statistique des autres facteurs et des deux covariantes (êta initial = 0,15, bêta final = 0,14). A l'opposé, la contribution de la spécialisation à la corrélation est passée de 0,15 à une valeur non significative de 0,06 dès la neutralisation des trois autres facteurs. Cette réduction est attribuable à une surreprésentation des employés spécialisés en criminologie dans les milieux communautaires par opposition aux établissements ( r = 0,09). La réduction de la contribution de la région à la corrélation multiple avec le degré de satisfaction s'est effectuée en deux temps.
| Non corrigés | Corrigés | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N | M | E | FB | FJB | FAB | FDAM | B | |
| Moniteur | ||||||||
| CNCD | 31 | 3,94 | ,28 | ,27 | ,25 | ,25 | 3,78 | ,23 |
| SDD-CNCD | 154 | 3,20 | 3,17 | |||||
| SCC-? | 289 | 2,79 | 2,83 | |||||
| Milieu de travail | ||||||||
| Établissement | 265 | 3,14 | ,15 | ,14 | ,14 | ,14 | 3,13 | ,13 |
| Milieu communautaire | 209 | 2,82 | 2,83 | |||||
| Spécialisation | ||||||||
| Criminologie | 146 | 2,76 | ,15 | ,06 | ,06 | ,06 | 2,90 | ,06 |
| Autre | 328 | 3,11 | 3,05 | |||||
| Région | ||||||||
| Atlantique | 48 | 3,21 | ,20 | ,12 | ,11 | ,08 | 2,95 | ,08 |
| Ont/ Pr./ Pac. | 300 | 3,12 | 3,06 | |||||
| Québec | 126 | 2,63 | 2,86 | |||||
| Poste occupé | ||||||||
| AGC | 360 | 3,03 | ,04 | ,09 | ,09 | ,08 | 3,05 | ,08 |
| Autre | 114 | 2,92 | 2,85 | |||||
| N: nombre de cas M: moyenne E: êta B: bêta F: facteurs J: nombre de jours de formation (convariante) A: attitude (covariante) | ||||||||
Premièrement, le passage d'un êta de 0,20 à un bêta de 0,12 est attribuable au fait que les répondants ayant reçu leur formation d'un moniteur formé par le CNCD ( r = 0,12) et ceux n'ayant pas fait d'études en criminologie ( r = 0,48) étaient surreprésentés dans la région de l'Atlantique. Deuxièmement, l'effet de la région a été ramené à des niveaux non significatifs dès que la variable des attitudes envers les SGC avant la formation a été neutralisée (passant de 0,12 à 0,08). Les répondants de la région de l'Atlantique ont en effet démontré des attitudes plus favorables aux SGC avant la formation que les répondants des autres régions ( r = 0,30).
Qualité de la formation selon les tâches liées à la gestion des cas : La qualité de la formation initiale a également été déterminée par rapport à des tâches particulières liées à la gestion des cas. Le tableau 9 présente la répartition des pourcentages obtenus à l'aide de l'échelle d'évaluation en cinq points de la qualité de la formation. La tendance générale des résultats est assez claire. Alors que 88% des répondants expriment une opinion au moins moyennement favorable relativement à la formation en entrevue dirigée, moins de 50% des répondants affirment que leur formation les aide à formuler des recommandations aux décideurs et à comprendre le rôle que jouent les SGC dans le processus global de gestion des cas. En ce qui concerne la mise sur pied de programmes de traitement, l'évaluation de la qualité de la formation prend une position intermédiaire.
Commentaires concernant la formation. De tous les commentaires recueillis, ceux qui se rapportent à la formation sont les plus positifs. Notamment, les commentaires à l'endroit des moniteurs sont élogieux même lorsque les répondants portent un jugement négatif sur d'autres aspects de la formation et des SGC :
Des moniteurs bien formés et enthousiastes qui, par leur attitude et leur façon dé faire, ont su au premier abord rendre intéressantes les SGC et faire tomber facilement une bonne partie du cynisme sceptique des participants.
La durée de la formation a également fait l'objet de commentaires assez fréquents. Soit la formation était trop courte, soit elle ne mettait pas suffisamment l'accent sur des aspects particuliers des SGC, tels que l'analyse des forces et des faiblesses ou la planification des cas. Entre autres critiques adressées à la formation, il faut noter le ressentiment considérable exprimé par les agent d'unités résidentielles qui se sont apparemment trouvés dans l'impossibilité de suivre une formation plus étendue, en raison de leurs fonctions. Ces agents prétendent que leur formation est de loin insuffisante au regard de l'ampleur de l'utilisation des SGC. Cette question sera examinée plus en détail quant nous discuterons de la communication entre les membres du personnel.
| Faible | Moyenne | Elevèe | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | M | (ET) | N (Manquants) | |
| Entrevue dirigée | 5 | 7 | 27 | 40 | 21 | 3,64 | (1,06) | 475 (53) |
| Appliquer les stratégies | 11 | 15 | 35 | 29 | 10 | 3,12 | (1,22) | 472 (56) |
| Analyse des forces et des faiblesses | 13 | 16 | 34 | 25 | 12 | 3,07 | (1,18) | 472 (56) |
| Définir les problèmes et les besoins | 10 | 19 | 36 | 25 | 5 | 3,08 | (1,12) | 470 (58) |
| Fixer les objectifs à long terme | 13 | 21 | 36 | 21 | 10 | 2,93 | (1,15) | 472 (56) |
| Fixer les objectifs à court terme | 13 | 19 | 36 | 23 | 9 | 2,95 | (1,14) | 473 (55) |
| Élaborer les plans d’action | 14 | 22 | 35 | 21 | 8 | 2.89 | (1.14) | 473 (56) |
| Élaborer le plan d’action de l’agentressource | 16 | 23 | 35 | 17 | 9 | 2,80 | (1,17) | 463 (65) |
| Négocier avec le détenu | 19 | 26 | 32 | 17 | 6 | 2,64 | (1,15) | 467 (61) |
| Faire des recommandations aux décideurs | 33 | 24 | 27 | 11 | 4 | 2,30 | (1,17) | 454 (740) |
| Faire des recommandations sur la mise en liberté sous condition | 36 | 25 | 24 | 11 | 4 | 2,23 | (1,17) | 458 (70) |
| Situer les SGC par rapport à l’ensemble des responsabilités de l’AGC | 30 | 20 | 27 | 17 | 6 | 2,49 | (1,25) | 464 (64) |
| Situer les SGC par rapport à l’ensemble des responsabilités d’un superviseur des SGC | 35 | 21 | 24 | 14 | 6 | 2,34 | (1,25) | 429 (99) |
Résumé des évaluations globales de la formation initiale en SGC : Les répondants sont grandement divisés quant à la qualité générale de la formation initiale en SGC qu'ils ont reçue. En gros, un tiers des répondants tombent dans chacune des catégories, soit insatisfait, moyennement satisfait et satisfait. Un degré relativement positif de satisfaction à l'égard de la formation initiale peut être relié a) au fait d'avoir été formé par un moniteur du CNCD ou par quelqu'un que l'on croit avoir été formé par le CNCD, b) au fait de travailler en établissement, c) au nombre total de jours de formation initiale et d) à une attitude positive, avant la formation, envers la mise en oeuvre des SGC. Les variations régionales dans la satisfaction à l'égard de la formation semblent s'expliquer par le type de moniteur (liens avec le CNCD), par le domaine d'études postsecondaires (autre que la criminologie) et par des attitudes positives envers les SGC avant la formation. Selon les commentaires, la formation était agréable parce que les moniteurs étaient compétents, intéressants et bien préparés.
Des renseignements généraux sur la façon dont sont perçues les SGC dans le milieu de travail ont peut être obtenus grâce à la question suivante (question 2.8) : « Dans l'ensemble, que pensez-vous de la mise en oeuvre des SGC? ». Comme le montre le tableau 10, moins de 20% (19%) des répondants estiment que la mise en oeuvre des SGC en valait la peine, alors que 53% ont l'impression qu'elle n'en valait la peine. Ainsi, en moyenne, la mise en oeuvre des SGC est perçue négativement (moyenne = 2,42).
| Ne valait pas du tout la peine | Valait vraiment la peine | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 28 | 25 | 27 | 15 | 4 | 2,42 | 1,17 | 514 |
Les commentaires recueillis sont grandement révélateurs de la part d'émotivité qui entre dans ces jugements de la valeur des SGC. Les répondants se sont également attardés dans leurs commentaires sur les raisons de leur désapprobation des SGC. Par exemple, certains d'entre eux sont convaincus que les SGC constituent une atteinte au professionnalisme des agents et qu'elles ravalent les personnes expérimentées et bien formées au rang de simples « commis » en éliminant toute latitude et en faisant fi du jugement des agents. Nombre de répondants ont affirmé que les agents étaient capables de parvenir aux mêmes conclusions en recourant à des méthodes moins structurées en une fraction du temps nécessaire pour utiliser les SGC. Souvent, le questionnaire se terminait par une série de remarques générales telles que celles-ci :
Comment peut-on croire que la société est mieux protégée parce que nous disposons d'un autre outil d'évaluation encombrant, dépassé, inefficace et mal adapté qui nous fait perdre du temps? Le SCC a vanté les mérites de ce programme en faisant la solution miracle aux problèmes mis en évidence dans l'enquête Ruygrok. En réalité, j'ai l'impression que la société est moins bien protégée parce que le SCC est trop occupé à protéger ses propres principes. Il faudrait faire une étude sur ce que font les agents de libération conditionnelle pendant le plus clair de leur temps. On serait surpris de voir combien de temps se perd dans les tâches administratives.
Cette remarque est citée au long parce qu'elle est représentative de l'insatisfaction générale à l'égard des SGC, ainsi que de certains autres points précis de désaccord. L'opinion selon laquelle l'agent a le devoir fondamental de protéger la population est revenue dans de nombreux commentaires. Elle s'accompagnait habituellement de l'affirmation selon laquelle les décisions bureaucratiques ont pour but avant tout de profiter aux administrateurs au détriment des agents, des détenus et de la population. Dans d'autres commentaires, les intentions prêtées aux dirigeants étaient moins sinistres; toutefois, de nombreux répondants voient dans l'instauration des SGC une autre preuve d'un manque de jugement prenant sa source dans la méconnaissance de la nature véritable du travail accompli par l'agent et des cas en cause.
Dans la partie qui suit, nous allons étudier la relation qui existe entre certaines variables liées au répondant, au milieu de travail et à la formation et les évaluation globales des SGC en milieu de travail.
Corrélations entre les variables liées au répondant et au milieu de travail et l'évaluation générale : Le degré d'appréciation de la mise en oeuvre des SGC n'est liée ni à l'âge ( r = 0,00, N = 503), ni au sexe ( r = -0,06, N = 507), ni au degré d'instruction ( r = -0,01, N = 506), ni au nombre total d'années de service au SCC ( r = -0,01, N = 506). Cependant, encore une fois, l'évaluation des SGC varie selon la spécialisation postsecondaire ( p <0,025), le poste occupé au sein de SCC ( p <0,002) et la région ( p <0,000). Les moyennes et les ET sont présentés dans le tableau 11, où l'on constate que les moyennes les plus basses sont celles qui correspondent aux employés ayant effectué des études en criminlogie, en droit et en justice criminelle, aux agents de gestion des cas et aux répondants de la région du Québec. Les évaluations moyennes des SGC les plus élevées proviennent des employés spécialisés dans des domaines non traditionnels, des superviseurs des AGC, des agents d'unités résidentielles et des répondants de la région de l'Atlantique. Comme c'était le cas avec le degré de satisfaction à l'égard de la formation, les employés travaillant en milieu communautaire ont tendance à voir les SGC d'un moins bon oeil que ceux qui travaillent en établissement.
| Moyenne | ET | N | Tests d'étendue multiple | |
|---|---|---|---|---|
| Spécialisation | ||||
| 1. Criminologie | 2,22 | 1,09 | 160 | La groupe 1 diffère significativement des groupes 5 et 6; p < 0,05 |
| 2. Autre | 2,34 | 1,12 | 119 | |
| 3. Travail social | 2,43 | 1,19 | 61 | |
| 4. Sociologie | 2,59 | 1,17 | 46 | |
| 5. Psychologie | 2,62 | 1,32 | 50 | |
| 6. Inconnue | 2,72 | 1,19 | 78 | |
| Poste occupé | ||||
| 1. Agent de gestion des cas (milieu communautaire) | 2,28 | 1,11 | 194 | Le groupe 1 diffère significativement des groupes 3 et 4 tout comme le groupe 2; p < 0.05 |
| 2. Agent de gestion des cas (établissement) | 2,34 | 1,14 | 188 | |
| 3. Autre | 2,77 | 1,35 | 52 | |
| 4. Superviseur des agents de gestion des cas | 2,78 | 1,02 | 65 | |
| Milieu de travail | ||||
| Établissement à sécurité | ||||
| 1. Maximale | 2,48 | 1,16 | 67 | Pas de différences significatives |
| 2. Moyenne | 2,34 | 1,07 | 133 | |
| 3. Minimale | 2,39 | 1,22 | 33 | |
| 4. Autre | 2,33 | 1,34 | 33 | |
| 5. Milieu communautaire | 2,03 | 1,13 | 191 | |
| Région | ||||
| 1. Atlantique | 3,30 | 1,20 | 53 | Le groupe 1 diffère significativement des groupes 2,3,4, et 5; p< 0,05 |
| 2. Pacifique | 2,44 | 1,14 | 77 | |
| 3. Ontario | 2,42 | 1,13 | 123 | |
| 4. Prairies | 2,26 | 1,13 | 121 | |
| 5. Québec | 2,21 | 1,08 | 140 | |
| Moniteur | ||||
| 1. Personnel de SCC/ pas formé par le CNCD | 2,15 | 1,12 | 33 | Les groupes 1,2 et 3 diffèrent significativement du groupe 4, p < 0,05 |
| 2. Personnel de SCC/ formation inconnue | 2,27 | 1,12 | 268 | |
| 3. Personnel de SCC/ formé par le CNCD | 2,46 | 1,13 | 162 | |
| 4. Montiteur du CNCD | 3,58 | 1,00 | 33 | |
Corrélations entre la formation et l'évaluation générale des SGC : Le nombre de jours de formation et le type de moniteur ont été tous deux liés à l'évaluation des SGC. Plus la formation est longue, plus l'évaluation des SGC est positive ( r = 0,16, p <0,000, N = 507) et les évaluations moyennes s'accroissent dans la mesure où les répondants savent ou croient que leur moniteur appartenait au CNCD ou y avait été formé (êta = 0,28, p <0,000).
Attitude envers les SGC avant la formation : Une attitude positive envers les SGC avant la formation est liée à une évaluation relativement positive des SGC en milieu de travail : r = 0,31, p <0,000, N = 507.
Corrélations multiples de l'évaluation générale des SGC : Les analyses de variance qui ont été effectuées dans le cas du degré de satisfaction à l'égard de la formation ont été reprises pour le degré d'appréciation de la mise en oeuvre des SGC. La corrélation multiple pour l'ensemble des corrélations se rapportant aux évaluations des SGC est de 0,51, F(28/473) = 5,59, p <0,000. Aucun des termes reflétant les interactions entre les facteurs ne s'est révélé significatif. Avec l'exception du milieu de travail, chaque facteur est lié de façon significative aux évaluations des SGC lorsque considéré isolément. Les valeurs êta figurent au tableau 12. Encore une fois, les valeurs bêta de la dernière colonne représentent la grandeur de la relation existant entre chaque facteur et les points d'évaluation lorsque chacun des trois autres facteurs et les deux covariantes font l'objet d'une neutralisation statistique. Chacune des variables suivantes contribue de façon significative ( p <0,05) à la corrélation multiple des évaluations générales des SGC : type de moniteur (bêta = 0,17), poste occupé (bêta = 0,18), région (bêta = 0,20), nombre de jours de formation (bêta = 0,14) et attitude avant la formation (bêta = 0,29).
Une deuxième série de renseignements généraux relatifs à la perception des SGC en milieu de travail a été obtenue au moyen d'une question sur la tâche (question 2.11 : voir tableau 13). L'examen du tableau 13 révèle que la grande majorité des répondants (71%) a l'impression que le temps nécessaire à la gestion des cas s'est accru avec l'introduction des SGC. Vingt-cinq pour cent seulement n'ont déclaré aucun changement et 4% font état d'une réduction du temps nécessaire pour gérer un cas. Il est intéressant de noter que la réduction estimée de la tâche est en corrélation significative mais faible avec l'autre évaluation générale des SGC ( r = 0,19) et sans corrélation avec le degré de satisfaction générale à l'égard de la formation initiale ( r = 0,01).
La charge supplémentaire que représente l'accroissement de la tâche a fait l'objet de nombreux commentaires. L'accroissement de la tâche est associé à l'augmentation des écritures administratives, à un travail de gestion des dossiers ritualiste et vain et à l'énergie que l'on doit consacrer aux fonctions administratives au détriment du temps réel passé avec les détenus.
| Non corrigés | Corrigés | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| N | M | E | FB | FJB | FAB | FDAM | B | |
| Moniteur | ||||||||
| CNCD | 31 | 3,62 | ,29 | ,24 | ,20 | ,20 | 3,12 | ,17 |
| SDD-CNCD | 153 | 2,47 | 2,46 | |||||
| SCC-? | 289 | 2,28 | 2,32 | |||||
| Milieu de travail | ||||||||
| Établissement | 266 | 2,50 | ,08 | ,08 | ,08 | ,07 | 2,47 | ,07 |
| Milieu communautaire | 209 | 2,32 | 2,33 | |||||
| Spécialisation | ||||||||
| Criminologie | 147 | 2,20 | ,13 | ,07 | ,06 | ,07 | 2,31 | ,06 |
| Autre | 326 | 2,52 | 2,47 | |||||
| Région | ||||||||
| Atlantique | 48 | 3,30 | ,27 | ,22 | ,23 | ,19 | 3,12 | ,17 |
| Ont/ Pr./ Pac. | 298 | 2,39 | 2,46 | |||||
| Québec | 127 | 2,17 | 2,32 | |||||
| Poste occupé | ||||||||
| AGC | 359 | 2,31 | ,17 | ,16 | ,16 | ,18 | 2,30 | ,18 |
| Autre | 114 | 2,76 | 2,78 | |||||
| N: nombre de cas M: moyenne E: êta B: bêta F: facteurs J: nombre de jours de formation (convariante) A: attitude (covariante) | ||||||||
| Accroissement | Réduction | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | ET | N |
| 49 | 22 | 25 | 3 | 1 | 1,85 | 0,96 | 505 |
Certains commentaires indiquent que la mise en oeuvre des SGC s'est effectuée au mauvais moment. Ce sont plutôt l'une ou l'autre des tâches nouvellement instaurées qui sont considérées comme les responsables de l'augmentation du travail administrtif (par exemple, les Cas graves). Combinées aux réductions de personnel, les SGC sont perçues comme exigeant plus de travail que n'en peut effectuer raisonnablement un AGC :
L'addition des SGC à la tâche des agents de gestion des cas occasionne une tension énorme dans le travail au point où de nombreux agents se sentent tout à fait découragés (et j'en connais plus d'un qui ont quitté le service pour cette raison). Alors qu'on nous a fait croire que les SGC réduirait notre tâche, celle-ci a presque doublé en réalité. [...] Nous avons un groupe d'AGC en établissement qui trouvent que nous sommes maintenant si occupés à tenter de satisfaire aux exigence administratives que le counseling est pratiquement inexistant et que le suivi des cas s'effectue de façon quasi mécanique. Je suis convaincu que les SGC peuvent s'avérer fort efficaces, à condition que les charges de travail soient suffisamment petites; dans notre cas, elles n'ont engendré rien de plus qu'un mécontentement absolu ...
Des évaluations des SGC en milieu de travail ont également été obtenues en ce qui concerne les diverses étapes du processus de gestion des cas, l'aide apportée par les SGC dans les recommandations aux décideurs et l'atteinte d'autres objectifs tels que l'amélioration de la communication entre les membres du personnel et la mise à contribution des ressources du programme. En moyenne, les répondants se montrent moyennement satisfaits de la contribution des SGC à la compréhension du détenu tout de suite après l'admission (moyenne = 3,04, ET = 1,13) mais les degrés de satisfaction sont remarquablement plus bas à l'étape intermédiaire de l'incarcération (2,57 / 1,05) et à l'étape de la surveillance en milieu communautaire (2,44 / 1,17; voir le tableau 14). Si on consulte la partie inférieure du tableau 14, on constate que 39% des répondants considèrent que les SGC représentent une améliorration par rapport aux méthodes antérieures de gestion des cas utilisées tout de suite après l'admission, et 82% considèrent que les SGC se révèlent au moins tout aussi valables que les méthodes antérieures lors de cette première étape de la gestion des cas. Néanmoins, près de 30% des répondants estiment que les SGC ont moins de valeur que les méthodes antérieures dans la compréhension des cas lors des dernières étapes de la gestion des cas.
La perception des SGC comme inutiles dans les dernières étapes de la gestion des cas est liée aux ressources du programme dans nombre de commentaires. En particulier, les répondants font remarquer le manque de ressources pour mener à bien la planification des cas :
Je n'ai vu aucun changement dans la mise en application du traitement en utilisant les SGC. Comment pourrait-it en être autrement? Elles n'apportent aucune ressource nouvelle ...
L'examen du tableau 15 révèle que tous les degrés moyens d'utilité des SGC dans la formulation de recommandations aux décideurs sont inférieurs à 3,00 points sur une échelle d'utilité qui en compte cinq. Cependant, relativement aux méthodes antérieures de gestion des cas, les SGC sont jugées aussi bonnes ou meilleures par plus de 80% des répondants en ce qui a trait à l'orientation vers des programmes et aux demandes d'évaluation de la santé mentale. De façon générale, bien que les SGC aient obtenu des évaluations moyennes bien inférieures à « 3 » relativement au degré d'utilité, en moyenne, elles ne sont pas considérées de façon significative comme moins valables que les méthodes antérieures sur ce point.
L'une des caractéristiques souhaitables d'un programme partagé de gestion des cas est censée être le degré avec lequel il facilite la communication entre le personnel et les cadres. L'examen du tableau 16 indique que les SGC sont évaluees très négativement en ce qui concerne la facilitation de la communication au sujet des cas individuels. Les moyennes sont toutes, sans exception, bien inférieures à 3,00, et souvent à 2,00.
Les commentaires laissent croire que la formation constitue une source importante de difficulté entre les membres du personnel, plus particulièrement en ce qui concerne les agents d'unités résidentielles. Les commentaires suivants, le premier d'un AGC, le second d'un LUO, illustrent bien la situation :
AGC : Leur manque de formation (les LUO) ne fait que compliquer notre travail : il nous faut les superviser et les aider davantage durant tout le processus ...
LUO : Il est absolument nécessaire que les LUO à qui sont confiés des cas bénéficient de 5 bonnes journées de formation en SGC de façon qu'ils puissent mener une entrevue en l'absence d'un AGC.
| Facilitent une bonne compréhansion du détenu: | Très insatisfait | Très satisfait | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| tout de suite aprés l’admission | 13 | 16 | 32 | 32 | 7 | 3,04 | (1,13) | 441 |
| pendant la phase intermédaire | 20 | 23 | 39 | 15 | 2 | 2,57 | (1,05) | 429 |
| aux fins de la planification de la mise en liberté et de la recommandation de libération conditionnelle | 26 | 25 | 30 | 16 | 3 | 2,44 | (1,13) | 450 |
| aux fins de la surveillance en milieu communautaire | 29 | 22 | 30 | 15 | 4 | 2,44 | (1,17) | 429 |
| Facilitent une bonne compréhension du détenu: | Pire | Mieux | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| tout de suite après l’admission | 7 | 11 | 43 | 29 | 11 | 3,25 | (1,00) | 426 |
| pendant la phase intermédiaire | 10 | 17 | 55 | 15 | 3 | 2,86 | (0,91) | 416 |
| aux fins de la planification de la mise en liberté et de la recommandation de libération conditionnelle | 15 | 15 | 52 | 14 | 3 | 2,75 | (0,99) | 423 |
| aux fins de la surveillance en milieu communautaire | 14 | 15 | 52 | 13 | 6 | 2,81 | (1,02) | 411 |
| Très peu | Beaucoup | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Orientation vers un programme | 23 | 14 | 29 | 28 | 6 | 2,81 | 1,25 | 435 |
| Demande d’évaluation psychologique | 33 | 15 | 27 | 21 | 4 | 2,48 | 1,25 | 439 |
| Demande d'évaluation psychiatrique | 33 | 16 | 26 | 20 | 4 | 2,44 | 1,24 | 439 |
| Placement | 32 | 21 | 31 | 14 | 3 | 2,36 | 1,15 | 419 |
| Absence temporaire | 33 | 24 | 28 | 12 | 3 | 2,28 | 1,13 | 409 |
| Transfert | 33 | 23 | 28 | 13 | 2 | 2,27 | 1,12 | 411 |
| Plans de mise en liberté | 29 | 17 | 32 | 18 | 4 | 2,49 | 1,19 | 445 |
| Libération conditionnelle | 32 | 19 | 31 | 14 | 3 | 2,36 | 1,15 | 436 |
| Orientation vers des programmes | 25 | 20 | 34 | 17 | 4 | 2,54 | 1,14 | 454 |
| Surveillance dans la collectivité | 34 | 21 | 29 | 13 | 3 | 2,29 | 1,15 | 441 |
| Suspension/ révocation | 48 | 19 | 24 | 7 | 2 | 1,96 | 1,07 | 436 |
Un autre LUO écrit:
Nous, les agents d'unités résidentielles, appliquons les SGC et accomplissons le reste du travail. Et nous n'avons eu que deux jours de cours. Les agents de gestion des cas, eux, ont droit à 5 jours de cours. Pourtant, leur travail consiste uniquement à vérifier la qualité de ce que nous faisons. Avec tous les autres superviseurs que nous avons déjà, je ne comprends pas leur raison d'être : que font-ils dans la vie?
| Pas de tout | Beaucoup | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Votre superviseur | 41 | 20 | 24 | 12 | 2 | 2,14 | (1,15) | 482 |
| AGC dont vous êtes chargés | 54 | 14 | 20 | 11 | 4 | 1,93 | (1,15) | 238 |
| Autres superviseurs | 48 | 20 | 23 | 8 | 1 | 1,95 | (1,07) | 449 |
| Autres AGC | 38 | 20 | 21 | 18 | 3 | 2,28 | (1,24) | 470 |
| Agents de correction | 62 | 19 | 14 | 5 | 0 | 1,64 | (0,93) | 450 |
| Psychologues | 49 | 16 | 23 | 11 | 5 | 2,00 | (1,12) | 457 |
| Orienteurs des centres communautaires | 58 | 16 | 20 | 6 | 1 | 1,77 | (1,03) | 444 |
| Organismes communautaires | 60 | 14 | 19 | 6 | 1 | 1,75 | (1,04) | 451 |
| Moniteurs/ agents de formation | 61 | 14 | 18 | 6 | 0 | 1,69 | (0,98) | 416 |
| Autres | 33 | 7 | 23 | 20 | 17 | 2,80 | (1,52) | 30 |
De fait, les LUO font état d'un nombre significativement moins grand de jours de formation initiale (moyenne = 3,53, N = 66) que les AGC et les superviseurs des AGC (un peu moins de 5 jours en moyenne. Des 13% de répondants qui déclarent avoir suivi des cours de recyclage en SGC, pas un seul n'est un LUO. Il ne faut pas oublier, cependant, que les LUO évaluent plus positivement les SGC en milieu de travail que les AGC et que le poste occupé et la formation contribuent de façon indépendante à prédire les évaluations des SGC (comme l'expose le tableau 12). (L'annexe 2 présente une comparaison détaillée des réponses des AGC, des LUO et des superviseurs des AGC. En consultant cette annexe, on notera que les LUO de notre échantillon viennent des régions des Prairies et du Pacifique.
Enfin, le tableau 17 présente les évaluations des SGC en ce qui concerne leur contribution potentielle à la préparation d'un témoignage devant le tribunal, à une meilleure utilisation des ressources actuelles du programme et à la définition des nouvelles orientations du programme. Relativement au témoignage devant le tribunal, les SGC sont estimées utiles par à peine 14%, tandis que pas moins de 42% considèrent que les SGC sont sans aucune valeur devant le tribunal. Les évaluations s'avèrent légèrement moins sombres en ce qui concerne l'utilisation des ressources actuelles du programme, mais encore 51% des répondants se montrent clairement négatifs. De même, 43% se disent nettement insatisfaits en ce qui concerne la contribution des SGC à l'élaboraton des programmes.
Encore une fois, selon les commentaires, les ressources - en matière de personnel principalement - s'avèrent insuffisantes pour réaliser les plans de traitement individuels. Il est souvent fait mention d'exemples où les directives ne sont pas observées et on laisse souvent entendre que les SGC ne sont pas prises au sérieux : « Je n'ai encore vu aucun cas pour lequel le plan ait été rélisé en entier ». Bien que les commentaires indiquent qu'un plan est établi pour chacun des cas, il se peut bien que celui-ci ne réponde pas aux besoins réels. En effet, il est fait état de certains milieux qui utilisent quatres comptes rendus standard correspondant à une classification des SGC et qui sont choisis et attribués tels quels aux différents cas.
| A. Utilité dans la préparation de témolgnages devant le tribunal et lors d’audiences publiques | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Tout à fait inutiles | Très utiles | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N |
| 42 | 18 | 26 | 13 | 1 | 2.13 | 1.14 | 487 |
| B. Contribution à une meilleure utilisation des ressources actuelles du programme | |||||||
| Pas du tout | Beaucoup | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N |
| 29 | 22 | 22 | 22 | 5 | 2.53 | 1.26 | 500 |
| C. Contribution à une meileure définition des nouvelles orientations des programmes | |||||||
| Pas du tout | Beaucoup | ||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N |
| 23 | 19 | 24 | 24 | 9 | 2.77 | 1.30 | 499 |
Résumé . Les évaluations des SGC en milieu de travail sont, dans l'ensemble, négatives. Toutefois, les résultats obtenus dans la région de l'Atlantique s'avèrent plus positifs que ceux des autres régions. De façon générale, l'évaluation de la contribution des SGC à la phase initiale de l'incarcération est plus positive que celle qui a trait à la présence du détenu en milieu communautaire. La section qui suit étudie des éléments précis des SGC.
L'évaluation de l'exactitude et de la pertinence des descriptions des détenus et des stratégies est positive de façon générale (tableau 18). Plus de 80% des répondants considèrent en effet que les descriptions des détenus s'avèrent au moins assez exactes et que les stratégies sont à tout le moins assez pertinentes. Cependant, 82% des répondants ont exprimé leur incertitude quant à la possibilité pour les agents différents utilisant les SGC d'en arriver au même classement pour un même détenu. Selon les commentaires exprimant des doutes quant à la fiabilité, les SGC donnent l'illusion de l'objectivité, alors qu'elles favorisent, en réalité, les jugements subjectifs. Plusieurs répondants sont d'avis que les SGC accordent une trop grande importance aux comptes rendus faits par les détenus eux-mêmes.
Lorsque interrogés sur la facilité avec laquelle l'entrevue dirigée peut être réalisée et cotée, plus de 70% ont répondu d'une manière non négative (tableau 19). Toutefois, 37% se montrent nettement négatifs lorsqu'on leur demande de comparer l'entrevue dirigée avec les méthodes antérieures.
L'entrevue dirigée a suscité plusieurs commentaires favorables. Quelques agents font remarquer que l'entrevue amène les détenus à s'ouvrir davantage, ce qui permet de recueillir des renseignements allant au-delà des simples réponses aux questions. Les agents d'expérience considèrent que l'entrevue s'avère tout particulièrement utile au nouveau personnel parce qu'elle fait en sorte que les points essentiels ne soient pas oubliés. De nombreux répondants se sont félicités de la standardisation que l'entrevue permet d'atteindre. L'entrevue est également appréciée en raison de sa capacité à « briser la glace » :
L'entrevue et l'analyse des forces et des faiblesses nous obligent à prendre le temps qu'il faut pour mieux connaître le détenu et, au bout du compte, on se retrouve avec une foule de renseignements qui nous aideront à prendre les décisions qui s'imposent pour ce détenu.
Par ailleurs, certains déplorent la trop grande rigidité de l'entrevue dirigée :
Je découvre plus de choses en conversant simplement avec un détenu qu'en lui faisant passer cette entrevue structurée. Les détenus ont tendance à s'ouvrir davantage lorsqu'ils n'ont pas l'impression que j'essaie de les analyser.
Certains s'interrogent sur l'utilité de l'entrevue dans le cas des prisonniers purgeant de longues peines, des détenus âgés, des autochtones et des détenus dont les habiletés verbales sont limitées. D'autres ont l'impression que l'entrevue dirigée ne tient pas assez compte de questions comme la toxicomanie, les déviations sexuelles et l'orientation sexuelle. Certains répondants ont fait remarquer que la cotation de l'entrevue ne va pas sans quelques désagréments d'ordre technique, se plaignant de la difficulté à disposer convenablement le gabarit vis-à-vis les trous. Enfin, dans plusieurs commentaires, la nécessité de recourir à un instrument mis au point aux États-Unis alors qu'il en existe de semblables au pays est mise en doute.
| 4.2 Probabilité d’accord entre les agent: répartition des pourcentages, moyennes et ET | ||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Très probable | Très improbable | |||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| 3 | 15 | 22 | 40 | 20 | 3,59 | 1,06 | 503 | |
| 4.3 Exactitude de la description des détenus en fonction des types de stratégies: répartition des pourcentages, moyennes et ET | ||||||||
| Très exacte | Très inexacte | |||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Intervention sélective | 2 | 13 | 25 | 41 | 18 | 3,60 | 1,01 | 497 |
| Counseling/ contrôle | 1 | 11 | 30 | 43 | 15 | 3,60 | 0,92 | 496 |
| Environnement structurant | 2 | 9 | 30 | 43 | 16 | 3,60 | 0,93 | 496 |
| Limitation stricte | 2 | 10 | 25 | 44 | 19 | 3,67 | 0,96 | 497 |
| 4.4 Pertinence des stratégies prévues pour chaque classe de détenus: répartition des pourcentages, moyennes et ET | ||||||||
| Pas du tout pertinentes | Très pertinentes | |||||||
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Intervention sélective | 5 | 13 | 29 | 38 | 16 | 3,48 | 1,05 | 491 |
| Counseling/ contrôle | 4 | 14 | 32 | 38 | 13 | 3,41 | 1,00 | 490 |
| Environnement structurant | 4 | 13 | 32 | 38 | 13 | 3,42 | 1,01 | 490 |
| Limitation stricte | 6 | 13 | 29 | 36 | 16 | 3,43 | 1,09 | 492 |
| Très négative | Très positive | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Réalisation de l’entrevue | 10 | 15 | 29 | 34 | 12 | 3,22 | 1,16 | 497 |
| Cotation de l’entrevue | 14 | 16 | 29 | 28 | 13 | 3,10 | 1,22 | 496 |
| Clarté du contenu | 9 | 23 | 27 | 31 | 9 | 3,08 | 1,13 | 493 |
| Comparaison avec les pratiques antérieures | 17 | 20 | 33 | 21 | 9 | 2,86 | 1,19 | 482 |
Si on revient aux échelles quantitatives, on constate que les évaluations moyennes de l'analyse des forces et des faiblesses sont relativement positives, les moyennes étant toutes supérieures à 3,00 (tableau 20). Toutefois, à nouveau, 30% des répondants se montrent nettement négatifs quand ils comparent les SGC aux pratiques antérieures. Certains répondants font même observer qu'un ancienne technique (Profil de l'analyse des besoins) était préférable à l'analyse des forces et des faiblesses. De façon très précise, plusieurs répondants ont exprimé leur mécontentement relativement au peu d'espace prévu pour consigner, le cas échéant, des commentaires détaillés dans la description des cas.
Les évaluations moyennes du processus de planification du traitement correctionnel (tableau 21) sont moins positives que les évaluations de l'entrevue dirigée et de l'analyse des forces et des faiblesses. Ici les moyennes chutent sous la barre des 3,00 et pas moins de 43% des répondants considèrent que les SGC sont moins utiles que les méthodes antérieures. Les commentaires ont principalement porté sur la perception qu'ont les répondants des plans de traitement : ceux-ci sont vus comme n'ayant qu'une valeur théorique eu égard à l'importance des charges de travail. Un agent fait observer que la planification repose davantage sur les ressources disponibles que sur la détermination des besoins :
j'établis souvent mes plans en fonction des ressources disponibles. Par conséquent, si les besoins d'un détenu pourraient être satisfaits par une ressource non existante, je n'en fais pas mention (dans le plan).
| Très négative | Très positive | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Logique et raisonnement | 8 | 13 | 40 | 32 | 8 | 3,18 | 1,02 | 483 |
| Dépistage des forces/ ressources | 7 | 13 | 38 | 35 | 7 | 3,22 | 0,99 | 485 |
| Dépistage des problèmes faiblesses | 7 | 13 | 36 | 37 | 8 | 3,25 | 1,01 | 484 |
| Établissement des besoins prioritaires | 9 | 16 | 37 | 32 | 6 | 3,12 | 1,04 | 482 |
| Comparaison avec les pratiques antérieures | 13 | 17 | 41 | 19 | 9 | 2,95 | 1,12 | 478 |
En général, il ressort des commentaires que même si la planification fondée sur les SGC peut avoir une certaine valeur, elle n'est pas applicable dans les conditions actuelles en raison du manque de ressources et de l'ampleur de la charge de travail.
Avec l'exception du recensement des facteurs criminogènes (voir tableau 22), les évaluations moyennes de l'utilité des SGC dans divers éléments de la gestion des cas sont inférieures à 3,00. Les évaluations moyennes sont particulièrement faibles en ce qui concerne le recensement des détenus à risque élevé (moyenne = 2,47) et des détenus violents (moyenne = 2,34). À nouveau, les évaluations les plus faibles ont été obtenues relativement à la contribution des SGC à l'établissement d'un lien entre la gestion des cas et les politiques décisionnelles de la CNLC (moyenne = 1,94).
| Tout à fait inutile | Trés utile | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Logique et raisonnement | 13 | 21 | 39 | 24 | 4 | 2,85 | 1,04 | 469 |
| Dépistage des problèmes | 11 | 19 | 38 | 28 | 4 | 2,93 | 1,03 | 475 |
| Dépistage des objectifs à long terme | 15 | 22 | 39 | 21 | 4 | 2,76 | 1,06 | 473 |
| Dépistage des objectifs à court terme | 13 | 20 | 39 | 25 | 3 | 2,84 | 1,04 | 472 |
| Préparation du plan d’action du détenu | 15 | 21 | 40 | 21 | 4 | 2,78 | 1,06 | 472 |
| Préparation du plan d’action de l’agent-ressource auxiliare | 16 | 21 | 40 | 19 | 4 | 2,73 | 1,06 | 465 |
| Application des stratégies d’intervention | 20 | 24 | 39 | 15 | 3 | 2,57 | 1,04 | 464 |
| Compariaison avec les pratiques antérieures | 23 | 23 | 38 | 13 | 4 | 2,53 | 1,10 | 458 |
Parmi les caractéristiques qu'il serait souhaitable en théorie de retrouver dans un programme de gestion des cas, on peut aussi citer l'utilité dans la supervision des agents de gestion des cas, c'est-à-dire dans la vérification de l'opportunité, de la pertinence et de l'intégralité de leur travail. Sur un échantillon de quatre tâches soumises à la supervision (voir tableau 23), environ 50% des répondants ont exprimé clairement l'opinion que les SGC ne sont d'aucune utilité dans la supervision des AGC. Notre série principale d'analyses de variance a été appliquée à la moyenne des réponses obtenues pour les quatre tâches faisant l'objet d'une supervision. Encore une fois, les évaluations positives des SGC s'avèrent significatives ( p <0,05) et augmentent en fonction du nombre de jours de formation, d'une attitude favorable avant la formation, du type de moniteur ( le moniteur a un lien avec le CNCD), du milieu de travail (en établissement), de la région (région de l'Atlantique), du poste occupé (le fait de ne pas être un AGC) et de la spécialisation (ne pas détenir un diplôme en criminologie). Seuls les effets de la dernière variable ont été ramenés à des niveaux non significatifs par la neutralisation statistique des autres facteurs et des covariantes. Les termes de l'interaction étant non significatifs, la corrélation multiple est de 0,46, F(28/243) = 4,09, p <0,000.
| Tout à fait inutile | Trés utile | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | ||
| Recenser les facteurs criminogènes | 11 | 18 | 33 | 32 | 6 | 3,04 | (1,09) | |
| Adopter une démarche proactive à l’ègard des problèmes du détenu | 12 | 23 | 31 | 30 | 4 | 2,9 | (1,08) | |
| Mettre l’accent sur les changements positifs | 12 | 26 | 34 | 24 | 4 | 2,82 | (1,05) | |
| Favoriser le cumul des changements positifs | 15 | 28 | 35 | 20 | 6 | 2,64 | (1,00) | |
| Utilisation efficace des énergies et ressources | 24 | 26 | 28 | 19 | 3 | 2,51 | (1,13) | |
| Définer les attentes | 16 | 18 | 35 | 25 | 6 | 2,8 | (1,13) | |
| Faire naître un sentiment d’appartenance | 29 | 27 | 25 | 16 | 3 | 2,37 | (1,15) | |
| Accroître la motivation positive | 28 | 31 | 30 | 10 | 4 | 2,25 | (1,00) | |
| Faire participer le détenu du processus | 18 | 24 | 32 | 23 | 5 | 2,68 | (1,08) | |
| Documenter les activités sérieuses | 16 | 25 | 35 | 21 | 3 | 2,69 | (1,06) | |
| Définir les niveaux de risque | 22 | 28 | 31 | 16 | 2 | 2,47 | (1,07) | |
| Orienter vers les programmes appropriés | 13 | 24 | 35 | 26 | 2 | 2,80 | (1,03) | |
| Recenser les détenus violents | 31 | 23 | 29 | 15 | 2 | 2,34 | (1,13) | |
| Faire le lien avec les politiques de la CNLC | 44 | 26 | 24 | 6 | 1 | 1,94 | (0,98) | |
| Tout à fait inutile | Trés utile | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Évaluation du détenu par l’AGC | 26 | 25 | 27 | 19 | 3 | 2,48 | (1,15) | 487 |
| Tenue des dossiers et préparation des comptes rendus | 30 | 24 | 26 | 18 | 2 | 2,39 | (1,15) | 487 |
| Planification du traitement | 25 | 21 | 30 | 23 | 2 | 2,57 | (1,15) | 487 |
| Recommandation du programme | 26 | 21 | 29 | 22 | 2 | 2,53 | (1,16) | 487 |
Résumé : L'entrevue dirigée et son fruit le plus immédiat - les types de stratégies - ont fait l'objet d'évaluations moyennement positives. Toutefois, les évaluations ayant trait à des éléments divers de la gestion des cas et à la supervision des gestionnaires de cas s'avèrent remarquablement plus négatives. Il est intéressant de noter que les corrélations observées en ce qui concerne la satisfaction à l'égard de la formation initiale, des SGC en milieu de travail et des SGC comme outil de supervision des AGC sont très semblables. Encore une fois, les évaluations positives tendent à provenir de la région de l'Atlantique, des employés travaillant en établissement, des employés autres que les AGC, des gens qui n'ont pas une formation en criminologie, des gens formés par des moniteurs liés au CNCD, de ceux qui ont bénéficié d'une plus longue formation et de ceux qui avaient une attitude positive envers les SGC avant la formation.
En termes psychosociaux, l'effet des opinions et des attitudes personnelles sur le comportement peut être influencé par la perception qu'on a des opinions et des attitudes des gens qui nous importent. En deux mots, il est plus probable qu'une opinion se traduise dans un comportement si on a le sentiment que cette opinion est partagée. En conséquence, le questionnaire sur les SGC cherchait à établir comment, selon les répondants, divers employés de SCC voyaient les SGC. L'examen du tableau 24 révèle que l'évaluation moyenne de la perception des SGC est négative (très inférieure à 3,00) pour toutes les catégories d'employés sauf trois. Ces trois exceptions sont les superviseurs de gestion des cas, les gestionnaires hiérarchiques et les gestionnaires fonctionnels. L'aspect général des résultats laisse croire que les agents de gestion des cas perçoivent un degré élevé de consensus parmi le personnel hiérarchique quant au faible degré d'utilité des SGC. Il est intéressant de noter, et peut-être est-ce le reflet des difficultés relevées entre les AGC et les LUO interrogés, que les LUO voient en fait les SGC d'un meilleur oeil que les AGC. En général, les répondants perçoivent un contraste spectaculaire entre les opinions des gestionnaires et celles du personnel hiérarchique.
La partie inférieure du tableau 24 présent la perception du degré de connaissance des SGC chez divers employés de SCC. Il est clair que les répondants - qui sont en majorité des AGC - considèrent connaître les SGC mieux que la direction. De plus, il est remarquable que les autres employés clés tels que les agents de sécurité et les psychologues soient perçus comme ne connaissant pas un programme dont l'objectif est pourtant de guider le détenu pendant la période d'incarcération et lors de sa réintégration dans la collectivité.
Le questionnaire sur les SGC offrait aux répondants la possibilité d'évaluer l'utilité d'une information ou d'une formation supplémentaire dans des domaines divers des SGC (tableau 25). Le degré moyen d'utilité n'atteint 3,00 dans aucun domaine. Toutefois, les degrés d'utilité les plus élevés concernant une information ou une formation supplémentaires destinées à bien comprendre la relation qui existe entre les SGC et la supervision des AGC (moyenne = 2,90), mieux situer les SGC dans l'ensemble du processus de gestion des cas (moyenne = 2,87) et aider à formuler des recommandations aux décideurs (en établissement : moyenne = 2,81; mise en liberté sous condition : moyenne = 2,85). Parmi les autre domaines pour lesquels un complément d'information ou une formation supplémentaire serait souhaitable, on trouve la définition des objectifs et la planification du traitement. Il convient de noter que plus de 40% des répondants indiquent qu'un information ou une formation supplémentaire ne seraient d'aucune utilité dans la plupart des domaines considérés. Ce pourcentage, bien sûr, ne concerne que les répondants qui ont effectivement rempli cette partie du questionnaire. Nombreux sont ceux qui, n'ayant pas répondu à cette question, n'ont pas hésité à faire des commentaires défavorables (qui seront présentés plus loin).
| Trés négative | Très positive | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Agents de gestion des cas | 27 | 34 | 24 | 13 | 2 | 2,29 | (1,07) | 494 |
| Superviseurs de gestion des cas | 12 | 25 | 31 | 21 | 11 | 2,94 | (1,18) | 473 |
| Agents d’unités résidentielles | 34 | 34 | 26 | 5 | 1 | 2,03 | (0,93) | 419 |
| Agents de sécurité | 52 | 27 | 17 | 4 | 1 | 1,74 | (0,92) | 408 |
| Psychologues | 27 | 26 | 34 | 11 | 1 | 2,33 | (1,04) | 398 |
| Autres agents de programme | 23 | 29 | 38 | 9 | 2 | 2,39 | (1,00) | 397 |
| Gestionnaires hiérarchiques de SCC | 13 | 15 | 29 | 31 | 12 | 3,12 | (1,21) | 419 |
| Gestionnaires fonctionnels de SCC | 12 | 14 | 30 | 30 | 15 | 3,22 | (1,21) | 413 |
| Très peu familiers | Très familiers | |||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N | |
| Agents de gestion des cas | 1 | 25 | 3 | 11 | 40 | 4.22 | (0.88) | 493 |
| Superviseurs de gestion des cas | 4 | 10 | 24 | 32 | 30 | 3.74 | (1,11) | 483 |
| Agents d’unités résidentielles | 13 | 25 | 30 | 21 | 11 | 2.90 | (1,19) | 430 |
| Agents de sécurité | 60 | 24 | 11 | 4 | 1 | 1.61 | (0,88) | 439 |
| Psychologues | 20 | 30 | 31 | 15 | 3 | 2.51 | (1,08) | 430 |
| Autres agents de programme | 37 | 28 | 25 | 8 | 2 | 2.09 | (1,04) | 423 |
| Gestionnaires hiérarchiques de SCC | 25 | 22 | 31 | 16 | 7 | 2.58 | (1,21) | 438 |
| Gestionnaires fonctionnels de SCC | 22 | 24 | 26 | 20 | 7 | 2.65 | (1,22) | 434 |
| Pas du tout | Moyennement | Très utilite | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | 4 | 5 | Moyenne | (ET) | N (manquants) | |
| Entrevue dirigée | 43 | 20 | 19 | 11 | 7 | 2,19 | (1,29) | 444(84) |
| Appliquer les stratégies | 27 | 18 | 21 | 21 | 13 | 2,74 | (1,40) | 448(80) |
| Analyse des forces et des faiblesses | 30 | 16 | 19 | 23 | 12 | 2,70 | (1,40) | 449(79) |
| Définer les problèmes et les besoins | 27 | 17 | 26 | 20 | 10 | 2,69 | (1,32) | 447(81) |
| Fixer les objectifs à long terme | 25 | 15 | 26 | 22 | 12 | 2,80 | (1,35) | 446(82) |
| Fixer les objectifs à court terme | 24 | 16 | 26 | 21 | 14 | 2,84 | (1,36) | 448(80) |
| Élaborer les plans d’action | 23 | 18 | 22 | 21 | 16 | 2,88 | (1,39) | 447(81) |
| Élaborer le plan d’action de l’agentresource auxiliaire | 26 | 14 | 27 | 21 | 13 | 2,77 | (1,35) | 439(89) |
| Négocier avec le détenu | 28 | 15 | 26 | 19 | 14 | 2,79 | (1,37) | 443(85) |
| Recommandation aux décideurs de l’établissement | 28 | 13 | 24 | 20 | 15 | 2,81 | (1,42) | 430(98) |
| Recommandations de mise en liberté sous condition | 28 | 14 | 20 | 21 | 17 | 2,85 | (1,47) | 433(95) |
| Situer les SGC par rapport à l’ensemble des responsabilités d’un AGC | 28 | 15 | 19 | 19 | 19 | 2,87 | (1,49) | 437(91) |
| Situer les SGC par rapport à l’ensemble des responsabilités d’un superviseur | 28 | 15 | 19 | 18 | 21 | 2,90 | (1,50) | 403(125) |
Ayant à se prononcer sur la priorité qui devrait être accordée à sept domaines dans le cadre de la planification des améliorations futures des SGC, les répondants ont attribué la plus haute cote à l'évaluation de l'incidence des SGC sur la tâche (tableau 26). L'évaluation de la fiabilité et de la validité des SGC a également été estimée prioritaire tout comme la planification du traitement correctionnel et la recherche sur les effets des SGC. Ont été jugés les moins prioritaires le besoin d'un contrôle plus serré des entrevues dirigées et l'analyse des forces et des faiblesses.
| Faible | Élevée | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | Moyenne | (ET) | N | |
| Évaluation des SGC pour en déterminer: | ||||||
| I’incidence sur la tâche | 12 | 27 | 61 | 2,50 | 0,70 | 483 |
| l’objectivité/ la fiabilité | 15 | 40 | 45 | 2,30 | 0,72 | 484 |
| la validité | 17 | 32 | 51 | 2,34 | 0,75 | 476 |
| Nécessité d’exercer un contrôle plus serré sur: | ||||||
| l’entrevue dirigée | 41 | 40 | 19 | 1,78 | 0,74 | 477 |
| l’analyse des forces et des faiblesses | 35 | 41 | 24 | 4,89 | 0,76 | 477 |
| la planification du traitement correctionnel | 23 | 38 | 39 | 2,17 | 0,77 | 478 |
| Augmentation de la connaissance et compréhension des effets des SGC par la vole de la recherche | 25 | 35 | 40 | 2,15 | 0,79 | 479 |
Les améliorations futures des SGC n'ont pas fait l'objet de beaucoup de commentaires. Ce qui tenait lieu de commentaire est extrêmement négatif, notamment : « la poubelle ! » Par ailleurs, les suggestions portent sur la nécessité de réduire le temps nécessaire à l'application des SGC, essentiellement en ne conservant que le côté évaluatif des SGC et en laissant tomber tout le reste. Certains agents recommandent même que des éléments antérieurs au programme des SGC soient réinstaurés.
Les répondants devaient indiquer la priorité qu'ils accorderaient à une formation supplémentaire dans des domaines d'intérêt général tels que l'évaluation correctionnelle et le counseling correctionnel (tableau 27). C'est la prédiction de la récidive et la prédiction de la violence qui ont été jugées prioritaire, suivies des principes de counseling correctionnel.
| Faible | Élevée | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1 | 2 | 3 | Moyenne | (ET) | N | |
| Théorie générale et recherche sur le comportement criminel | 30 | 40 | 30 | 2,00 | 0,78 | 478 |
| Prédiction de la récidivie | 19 | 35 | 46 | 2,26 | 0,76 | 478 |
| Prédiction de la violence | 10 | 24 | 66 | 2,56 | 0,67 | 477 |
| Grands principes d’évaluation correctionnelle | 30 | 49 | 21 | 1,90 | 0,71 | 480 |
| Principes de counseling correctionnel | 27 | 48 | 25 | 1,98 | 0,72 | 483 |
| Principes généraux de counseling | 29 | 37 | 34 | 2,05 | 0,80 | 485 |
| Principes de counseling correctionnel | 24 | 37 | 39 | 2,14 | 0,78 | 483 |
| Aptitudes à structurer et à diriger | 30 | 46 | 24 | 1,94 | 0,73 | 478 |
| Aptitudes à défendre un point | 38 | 46 | 16 | 1,79 | 0,70 | 477 |
| Aptitudes à négocier | 31 | 39 | 30 | 1,99 | 0,78 | 476 |
| Utilisation des ressources communautaires | 30 | 39 | 30 | 2,00 | 0,78 | 476 |
L'étude a été menée dans le but de connaître : a) l'évaluation que font les utilisateurs de leur formation initiale en SGC, b) les vues générales sur les SGC en milieu de travail et c) les vues concernant les améliorations futures des SGC et les domaines sur lesquels elles devraient porter en priorité. Cinquant-cinq pour cent de ceux à qui un questionnaire a été expédie l'ont retouré (528/966), bien que les taux de réponse aient varié selon les régions.
Opinions relative à la formation initiale . Les opinions qui suivent ont été exprimées par les répondants :
1) Les évaluations moyennes de la formation initiale en SGC sont moyennement positives, mais les répondants font preuve d'une grande divergence dans leurs évaluations. Un tiers environ se montre nettement favorable, un tiers nettement défavorable et le tiers qui reste prend une position intermédiaire.
2) Les évaluation de la formation initiale s'avèrent beaucoup plus positives en ce qui concerne l'entrevue dirigée, l'analyse des besoins et les types de stratégies qu'en ce qui concerne l'intégration de ces élément par le SCC à un programme complet de gestion des cas. Il semble que la formation initiale n'a pas permis de bien définir les liens existant entre les SGC et les problèmes que posant quotidiennement la planification du traitement, la formulation de recommandations aux décideurs et la communication avec les autres membres du personnel et les superviseurs. (En fait, comme le montrent les évaluations des SGC en milieu de travail, une proportion significative de répondants ne croit pas que les SGC facilitent la tâche des AGC après la période initiale d'incarcération).
3) Les variations dans les évaluations de la formation initiale tiennent à la région, au milieu de travail, au domaine dans lequel les études postsecondaires ont été poursuivies, aux liens du moniteur avec le CNCD, au nombre de jours de formation en SGC et aux attitudes envers les SGC avant la formation. En général, les résultats montrent que les évaluations de la formation sont les plus favorables dans la région de l'Atlantique en raison de l'existence de corrélations positives avec les autres covariantes liées à une évaluation positive de la formation. Ces autres corrélations se rapportent au fait d'avoir été formé par un moniteur lié au CNCD, de ne pas être spécialisé en criminologie, de travailler en établissement et d'avoir eu une attitude positive envers les SGC avant la formation.
4) L'analyse qualitative des commentaires révèle que le travail des moniteurs a fait l'objet d'une appréciation plutôt constante.
Évaluations des SGC en milieu de travail . Les constatations suivantes se dégagent des analyses :
1) La grande majorité des répondants (plus de 70%) affirme que les SGC entraînent un accroissement du temps nécessaire à la gestion des cas individuels. L'incidence des SGC sur la charge de travail a suscité nombre de commentaires négatifs.
2) Dans l'ensemble, les évaluations moyennes des SGC en milieu de travail sont négatives. Seulement 46% des répondants estiment que la mise en oeuvre des SGC en valait la peine.
3) Les évaluations négatives des SGC sont particulièrement frappantes à l'extérieur de la région de l'Atlantique, chez les répondants travaillant en milieu communautaire, chez les gestionnaires de cas eux-mêmes et chez les membres du personnel ayant une formation en criminologie. Les effets négatifs de la formation par un moniteur sans lien avec le CNCD constatés dans l'évaluation de la formation ont continué de se faire sentir dans les évaluations des SGC en milieu de travail.
4) L'analyse d'aspects particuliers du rôle des SGC dans la gestion des cas et celle d'éléments précis des SGC concourent à mettre en lumière des problèmes importants relativement aux différentes étapes du processus global de gestion des cas et de la supervision des gestionnaires de cas. La planification du traitement, la communication entre les membres du personnel, la formulation de recommandations aux décideurs et la gestion des cas en milieu communautaire ont fait l'objet d'évaluations négatives. Les évaluations des SGC dans les domaines liés de près à l'entrevue dirigée et à l'analyse des besoins sont plus positives que les évaluations des SGC par rapport au processus global de gestion des cas.
Améliorations futures . L'étude a permis d'établir l'importance des points suivants dans la planification des améliorations futures des SGC :
1) Les utilisateurs des SGC sont grandement divisés quant à l'utilité des SGC, bien qu'en moyenne, les opinions s'avèrent négatives. Ceux qui ont exprimé une opinion négative ont la ferme conviction que la mise en oeuvre des SGC constitue une erreur et considèrent que les efforts visant à « améliorer » les SGC ou à élargir la formation ne seraient d'aucune utilité.
2) Les divergences entre les AGC et les LUO et entre le personnel hiérarchique et la direction apparaissent clairement en ce qui concerne les opinions et la perception des opinions sur les SGC. Les LUO sont ouverts à une formation supplémentaire en SGC.
3) Le rôle joué par les SGC dans le processus global de gestion des cas doit être reconsidéré et clarifié. Leur utilité dans la gestion des cas après les phases initiales de l'incarcération ne paraît pas évidente à la majorité des répondants.
4) La priorité dans la planification des améliorations des SGC a été accordée à l'incidence des SGC sur la tâche. De même, de nombreux répondants estiment qu'il pourrait être profitable d'entreprendre des recherches sur la fiabilité, la validité et l'applicabilité des SGC.
5) La question du professionnalisme a souvent été abordée dans les commentaires, et les répondants se sont plus fréquemment déclarés en faveur d'une formation professionnelle en prédiction et en counseling plutôt que d'une formation spécifique en SGC.
6) Peut-être l'entrevue et les systèmes de cotation des SGC se révéleront-ils, une fois que leur objectivité et leur validité auront été vérifiées, des outils précieux dans la gestion professionnelle des cas. Cependant, l'analyse qualitative des commentaires indique que beaucoup d'agents demeurent convaincus que l'évaluation systématique va à l'encontre du professionnalisme. Toute formation dans le domaine de la prédiction devrait donc mettre en évidence la grande quantité de données démontrant la supériorité des méthodes empiriques systématiques sur les méthodes cliniques dans l'établissement de prédictions.
7) Pour le moment, les SGC ne doivent pas être présentées comme le reflet de la politique de SCC en matière de gestion des cas. Essentiellement, rien n'indique que la connaissance des types de stratégies soit liée de façon directe à la pratique quotidienne de la gestion des cas en dehors du fait qu'elle fournit des indications concernant le style de counseling et queue contribue à la sélection des objectifs de counseling. Il se pourrait que le recensement des besoins en criminogenèse et la planification et l'exécution des traitements, qui tiennent une grande place dans la politique de SCC, perdent de leur importance au moment de la mise en oeuvre. Il semble qu'une politique positive et énergétique soit confondue avec les entrevues dirigees, les stratégies et le travail absorbant exigé par la tenue des dossiers des SGC.
8) Les professionnels interrogés semblent approuver fortement les orientations théoriques de SCC en matière de protection de la population, mais estiment que la mise en oeuvre des SGC reflète plutôt le souci de SCC pour sa propre protection.
Ils demandent qu'on augmente les ressources mises à leur disposition afin de mettre sur pied des plans de traitement, que l'occasion leur soit donnée d'accroître leurs compétences professionnelles et que leur professionnalisme soit respecté.
9) Les opinions décrites dans le présent rapport ne sauraient être considérées comme représentant les opinions de tous les utilisateurs des SGC. (Le taux global de retour des questionnaires a atteint le niveau respectable de 55%, mais le taux de réponse n'a pas été uniformé dans toutes les régions). Le rapport constitue le reflet fidèle des opinions de ceux qui ont répondu au questionnaire, et nombre de ces opinions ont été exprimées avec beaucoup de conviction.