Service correctionnel du Canada
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Rapports de recherche

Échelles d'orientation professionnelle des agents de correction


Direction de la recherche
Service correctionnel du Canada

Claude Tellier
Joseph A. Mileto
Craig Dowden
Ben Vuong

Août 2001


REMERCIEMENTS

Les auteurs tiennent à saluer l’importante contribution de Jennifer Hunt à la préparation de ce mémoire de recherche.

TABLE DES MATIÈRES

INTRODUCTION

Le Service correctionnel est en train d'élaborer une étude sur les attitudes des agents de correction. Une telle entreprise représente dès le départ un défi de taille, puisqu’il faut déterminer les outils d’évaluation à utiliser, surtout dans un domaine d’étude où il existe de nombreuses échelles différentes pour mesurer des profils d’attitudes similaires. Il importait donc de passer en revue la documentation pertinente pour définir les outils existants, et éviter ainsi de reproduire le contenu de ces échelles lors de l’élaboration d’un questionnaire visant à évaluer l’évolution des attitudes. En outre, l’utilisation d’échelles existantes à la fois fiables et valides permet de comparer les résultats de l’étude en cours à ceux d’études précédentes.

Ce document examine ces échelles en les classant selon les éléments précis qu’elles sont censées mesurer. Globalement, les échelles ont été regroupées en trois catégories : A) échelles liées aux délinquants, B) échelles d’orientation par rapport au travail au sein des services correctionnels et C) échelles des attitudes à l’égard des services correctionnels. En plus de décrire brièvement chaque échelle ainsi que les éléments qui la composent, nous avons indiqué les caractéristiques psychométriques pertinentes découlant de chaque étude.

Cet examen des échelles existantes doit servir de cadre à une étude claire et concise de l’évolution des attitudes des agents de correction. Le présent document décrit les échelles d’orientation professionnelle, qui mesurent les diverses perceptions et attitudes des agents de correction à l’égard de leurs tâches. Il pourra également servir d’outil de référence dans le cadre de futures études consacrées aux attitudes du personnel.

ECHELLES LIEES AUX DELINQUANTS

Attitudes Toward Inmates (Attitudes à l’égard des détenus) - Jurik (1985)

Cette échelle en trois parties, qui permet de mesurer les attitudes des agents de correction à l’égard des détenus, est une échelle d’évaluation en cinq points de type Likert : de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (5). La note la plus élevée indique une attitude plus positive à l’égard des détenus. Cette échelle a été utilisée par celle qui l’a créée et par ses collègues dans les articles suivants :

  1. Jurik et Halemba (1984) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  2. Jurik et Winn (1987) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.
  3. Jurik (1985) – Les corrélations entre les éléments et le total sont comprises entre 0,38 et 0,55. Les corrélations entre éléments sont comprises entre 0,77 et 0,83.
  4. Jurik et Musheno (1986) - Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.

L’échelle comprend les trois énoncés suivants :

  1. On peut faire très peu de choses en prison pour faciliter la réadaptation des prisonniers.
  2. Les détenus sont trop bien traités en prison, ce qui crée des problèmes.
  3. Les tribunaux ont accordé tellement de droits aux détenus qu’il est pratiquement impossible d’assurer une discipline satisfaisante en prison.

View of Average Inmate (Profil du détenu moyen) - Gerstein, Topp et Correll (1987)

Cette échelle mesure la perception qu’ont les agents de correction de la qualité de leurs interactions avec les détenus. On demande à chaque répondant d’indiquer l’intensité de sa perception en cochant l’espace approprié entre les adjectifs. Une note élevée indique une perception plus positive des interactions entre l’agent de correction et les détenus.

Étude qui a utilisé cette échelle

Gerstein, Topp & Correll (1987) - Coefficient alpha = 0,94.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

 1) inamical amical
 2) sociable antisocial
 3) froid chaleureux
 4) motivé non motivé
 5) pas intelligent intelligent
 6) sensible insensible
 7) arrogant soumis
 8) volontaire réfractaire
 9) manipulateur non manipulateur
10) honnête malhonnête
11) craintif confiant
12) hostile agréable
13) coopératif non coopératif
14) souple inflexible
15) irrationnel rationnel
16) moral immoral

Attitudes Toward Prisoners

(Attitudes à l’égard des prisonniers) - Melvin, Gramling et Gardner (1985)

Cette échelle d’évaluation en cinq points de type Likert comprend les réponses suivantes : pas du tout d’accord, pas d’accord, indécis, d’accord et tout à fait d’accord. Chaque élément correspond à une note de 1 à 5, 1 représentant l’attitude la plus négative et 5, la plus positive à l’égard des prisonniers. Les notes positives indiquent que l’agent considère le prisonnier comme une personne normale capable d’évoluer dans le bon sens, tandis que les notes négatives indiquent que, selon l’agent, le prisonnier est une personne au comportement fondamentalement déviant.

Étude qui a utilisé cette échelle :

Melvin, Gramling & Gardner (1985) – Le coefficient de fiabilité calculé par bipartition a fluctué entre 0,84 et 0,92 pour cinq échantillons différents. Coefficient de fiabilité de test-retest (avant et après le test) = 0,82.

Cette échelle comprend les énoncés suivants :

  1. Les prisonniers sont différents de la plupart des gens.
  2. Seuls quelques prisonniers sont vraiment dangereux.
  3. Les prisonniers ne changent jamais.
  4. La plupart des prisonniers sont victimes des circonstances et méritent d’être aidés.
  5. Les prisonniers ont des sentiments, comme tout le monde.
  6. Il n’est pas conseillé de faire trop confiance à un prisonnier.
  7. Je pense que je trouverais un grand nombre de prisonniers sympathiques.
  8. Les mauvaises conditions d’incarcération ne peuvent que rendre les prisonniers plus amers.
  9. Donnez-en un tout petit peu à un prisonnier, et il va en prendre beaucoup plus.
  10. La plupart des prisonniers sont stupides.
  11. Les prisonniers ont besoin d’affection et de soutien comme tout le monde
  12. Vous ne devez pas trop attendre d’un prisonnier.
  13. Les tentatives de réadaptation des prisonniers constituent une perte de temps et d’argent.
  14. On ne sait jamais quand un prisonnier dit la vérité.
  15. Les prisonniers ne sont pas des gens de plus ou de moins grande valeur que les autres citoyens.
  16. Il faut être constamment sur ses gardes avec les prisonniers.
  17. En général, les prisonniers pensent et agissent tous de la même façon.
  18. Si vous respectez un prisonnier, il vous respectera lui aussi.
  19. Les prisonniers ne pensent qu’à eux.
  20. Il existe des prisonniers à qui je confierais ma vie sans hésiter.
  21. Les prisonniers finissent toujours par entendre raison.
  22. La plupart des prisonniers sont trop paresseux pour gagner honnêtement leur vie.
  23. Cela ne me dérangerait pas d’avoir un ex-prisonnier comme voisin.
  24. Les prisonniers n’ont tout simplement pas de cœur.
  25. Les prisonniers essaient toujours de profiter des gens.
  26. La plupart des prisonniers partagent à peu près les mêmes valeurs que le reste de la population.
  27. Je refuserais qu’un de mes enfants fréquente un ex-prisonnier.
  28. La plupart des prisonniers sont capables d’aimer.
  29. Les prisonniers sont tout simplement immoraux.
  30. Les prisonniers devraient être soumis à une discipline extrêmement stricte.
  31. En général, les prisonniers sont foncièrement mauvais.
  32. La réadaptation est possible pour la plupart des prisonniers.
  33. Certains prisonniers sont des gens bien gentils.
  34. Je voudrais socialiser avec certains prisonniers.
  35. Les prisonniers ne respectent que la force brute.
  36. Si une personne se comporte bien en prison, on devrait lui accorder une libération conditionnelle.

Perceptions of Inmates (Perceptions par rapport aux détenus) - Kropp, Cox, Roesch et Eaves (1989)

Les 14 premiers éléments de cette échelle ont été établis par Steadman & Cocozza (1978). Les quatre éléments additionnels l’ont été par Gerstein, Topp & Correll (1987). Ces éléments figurent sur une échelle d'évaluation en sept points, le niveau le plus levé indiquant une perception positive. Kropp et al. ont utilisé cette échelle pour valuer les perceptions qu’ont les agents de correction par rapport aux délinquants

atteints de troubles mentaux, aux autres prisonniers, aux patients atteints de maladie mentale et à la plupart des gens.

Étude qui a utilisé cette échelle :

Kropp, Cox, Roesch & Eaves (1989) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

  1. sûr/dangereux
  2. inoffensif/néfaste
  3. non violent/violent
  4. détendu/tendu
  5. maîtrise de soi/aucune maîtrise de soi
  6. bon/mauvais
  7. prévisible/imprévisible
  8. compréhensible/mystérieux
  9. intelligent/ignorant
  10. changeant/immuable
  11. non agressif/agressif
  12. forte libido/libido faible
  13. fort/faible
  14. actif/passif
  15. non manipulateur/manipulateur
  16. rationnel/irrationnel
  17. confiant/craintif
  18. moral/immoral

Contact with Inmates (Contact avec les détenus) - Gerstein, Topp et Correll (1987)

Cette échelle est similaire à l’échelle View of Average Inmate Scale, élaborée par les mêmes auteurs, dans la mesure où elle utilise des paires d’adjectifs pour solliciter les réponses. Elle mesure la façon dont les agents de correction se sentent lorsqu’ils sont en contact avec des détenus, les notes élevées indiquant une perception plus positive de l’interaction avec les détenus. L’échelle comprend sept paires d’adjectifs au sens contraire, et les répondants indiquent dans quelle mesure ces adjectifs correspondent à leur expérience en cochant l’espace approprié.

Étude qui a utilisé cette échelle :
Gerstein, Topp & Correll (1987) - Coefficient alpha = 0,90.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

1) en contrôle aucun contrôle
2) ne réussit pas réussit
3) actif inactif
4) démuni utile
5) efficace inefficace
6) impuissant puissant
7) confiant manque de confiance

Social Distance (Distance sociale) - Klofas et Toch (1982)

Cette échelle est une sous-échelle de la Professional Orientation Scale (Échelle d’orientation professionnelle) établie par les chercheurs. Elle mesure la préférence des agents de correction pour un certain degré de distance sociale par rapport aux détenus, et comprend cinq énoncés, notés selon une échelle d’évaluation en quatre points de type Likert, allant de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (4). La distance sociale correspond au degré d’interaction que souhaitent avoir les agents avec les détenus et à la qualité de celle-ci.

L’échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes:

  1. Farkas (1999) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,75.
  2. Jackson et Ammen (1996) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  3. Klofas (1986) – Le coefficient alpha de Cronbach est supérieur à 0,72.
  4. Lindquist et Whitehead (1986b) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,65.
  5. Simourd (1997) – Coefficient alpha de cohérence interne = 0,75.
  6. Whitehead et Lindquist (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,59.
  7. Whitehead et Lindquist (1992) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,63.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

  1. Les agents devraient s’efforcer de gagner la confiance des détenus.
  2. Il est important que les agents fassent preuve de compassion.
  3. Pour être respecté par les détenus, il faut s’intéresser à eux.
  4. On finit par apprécier les détenus avec lesquels on travaille.
  5. Parfois, les agents devraient prendre la défense des détenus.

Social Distance (Distance sociale) - Hepburn (1984)

Cette échelle indique dans quelle mesure les relations qu’entretiennent les agents de correction avec les prisonniers sont détachées, impersonnelles et strictement professionnelles (Hepburn, 1985). Il s’agit d’une échelle d’évaluation en cinq points de type Likert, les notes les plus élevées indiquant une distance sociale moindre par rapport aux délinquants. Il est important de noter que Hepburn a utilisé le même échantillon d’agents de correction pour ses études de 1984 et de 1985.

Hepburn a utilisé cette échelle dans le cadre des études suivantes :

  1. Hepburn (1985) – coefficient alpha de fiabilité = 0,63.
  2. Hepburn (1984) – coefficient alpha de fiabilité = 0,628.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

  1. Je plaisante souvent avec certains des détenus.
  2. Je suis prêt à faire tout en mon pouvoir pour aider un détenu.
  3. Pour faire mon travail le mieux possible, je dois maintenir à un minimum le temps que je passe à parler aux détenus.
  4. Je me suis fait quelques amis parmi les détenus ici.
  5. On ne peut jamais faire confiance aux détenus.

ECHELLES D’ORIENTATION VIS-A-VIS DU TRAVAIL
AU SEIN DES SERVICES CORRECTIONNELS

Attitudes Toward Correctional Work (Attitudes à l’égard du travail au sein des services correctionnels) - Robinson, Porporino et Simourd (1992)

Cette échelle à douze éléments permet d’évaluer l’intérêt général que porte une personne au domaine des services correctionnels. Elle mesure la perception qu’ont les agents de correction de leur travail. Plus précisément, elle évalue les domaines de préférence en ce qui concerne leur carrière dans les services correctionnels et les contacts avec les délinquants, leur perception de la vision qu’a le public du travail au sein des services correctionnels et les problèmes liés à ce travail. Le répondant doit attribuer aux douze énoncés ci-dessous, dont certains sont négatifs et d’autres, positifs, la valeur Vrai (1) ou Faux (0).

Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :

  1. Robinson, Porporino & Simourd (1993) – Ils ont utilisé une échelle de mesure à neuf éléments – Coefficient alpha de Cronbach = 0,76.
  2. Robinson, Porporino & Simourd (1996) – Ils ont utilisé une échelle de mesure à neuf éléments – Coefficient alpha de Cronbach = 0,76. L’échantillon utilisé par Robinson, Porporino & Simourd (1993) a servi de sous-échantillon dans le cadre de cette étude.
  3. Simourd (1997) – Coefficient alpha de cohérence interne = 0,79.

Cette échelle comprend les éléments suivants :

  1. Pour des raisons évidentes, le travail que nous faisons au sein des services correctionnels a une mauvaise image au sein du public.
  2. L’un des aspects les plus gratifiants du travail au sein des services correctionnels tient au fait qu’il nous oblige à relever des défis.
  3. Si j’avais le choix, je préférerais de loin le travail avec des non-délinquants au travail avec des délinquants.
  4. Si ce n’était pas pour le bon salaire, je ne choisirais probablement pas une carrière dans les services correctionnels.
  5. Tout emploi est gratifiant à sa manière, mais les délinquants sont les personnes avec lesquelles le travail est le plus intéressant et le plus gratifiant.
  6. En général, une carrière au sein des services correctionnels présente plus de bons que de mauvais côtés.
  7. J’éprouve un sentiment de fierté et de réussite en travaillant dans le domaine des services correctionnels.
  8. D’ordinaire, je ne suis pas très fier de dire aux gens que je gagne ma vie à travailler avec des criminels.
  9. En règle générale, je préférerais travailler dans un autre domaine que les services correctionnels.
  10. Ce qui m’attire le plus dans les services correctionnels, c’est le type de travail que je fais, et non le salaire, les avantages sociaux ou les conditions de travail.
  11. Je dois reconnaître qu’il n’est pas très respectable de travailler au sein des services correctionnels.
  12. Je trouverais acceptable de travailler au sein des services correctionnels, à condition de ne pas avoir à traiter directement avec les délinquants.

Human Service Orientation (Orientation par rapport au service social) - Robinson, Porporino et Simourd (1992)

Cette échelle évalue dans quelle mesure le travail des agents de correction est axé sur le service social. Elle comprend huit éléments devant être qualifiés de Vrai (1) ou de Faux (0). Elle indique le degré de préférence du répondant pour le travail avec les gens et la contribution à la société. Un total élevé révèle une préférence pour une approche axée sur le service social.

Les études suivantes ont utilisé cette échelle :

  1. Robinson, Porporino & Simourd (1996) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,73.
  2. Robinson, Porporino & Simourd (1993) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,73.

Cet échantillon a été réutilisé comme sous-échantillon dans le cadre de l’étude de Robinson, Porporino et Simourd (1996). iii) Simourd (1997)- Coefficient alpha de cohérence interne = 0,70.

Les huit énoncés à qualifier de vrais ou de faux sont les suivants :

  1. Je préfère occuper un emploi qui m’offre la possibilité d’aider les gens à résoudre leurs problèmes.
  2. J’aime beaucoup travailler avec les gens qui sont dans une situation moins enviable que la mienne.
  3. À mes yeux, un travail qui consiste à parler de leurs problèmes aux gens est plus utile qu’un travail qui consiste seulement à parler de choses et d’autres avec les gens.
  4. Si je fais un travail qui me permet d’aider les autres, j’ai vraiment le sentiment de me rendre utile.
  5. Je n’ai pas besoin de travailler avec les gens pour avoir l’impression d’apporter ma contribution à la société.
  6. Si je devais envisager un changement de carrière demain, je chercherais sans doute un travail qui consiste à aider les autres.
  7. Les emplois administratifs sont acceptables, à condition qu’ils permettent de résoudre les principaux problèmes de la société.
  8. En règle générale, je préfère travailler avec les gens de l’extérieur qu’avec mes collègues.

ÉCHELLES D’ATTITUDES À L’ÉGARD DES SERVICES CORRECTIONNELS

Punishment/Control Orientation (Orientation par rapport à la sanction/au contrôle) - Bazemore et Dicker (1994)

Cette échelle permet d’évaluer dans quelle mesure les personnes travaillant avec de jeunes détenus sont favorables à une approche punitive envers les jeunes délinquants. Elle comprend cinq énoncés qui sont notés sur une échelle d’évaluation en sept points de type Likert allant de (1) Pas du tout d’accord à (7) Tout à fait d’accord. Les notes élevées révèlent une préférence pour l’imposition aux détenus d’un traitement punitif ou restrictif.

Bazemore et Dicker, ainsi que leurs collègues, ont utilisé cette échelle dans le cadre des études suivantes (qui s’appuient sur le même échantillon et affichent donc le même coefficient de fiabilité).

  1. Bazemore & Dicker (1994) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.
  2. Bazemore, Dicker & Al-Gadheeb (1994) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.
  3. Bazemore, Dicker & Nyhan (1994) ) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. Les jeunes détenus devraient comprendre qu’ils ont été incarcérés à titre punitif.
  2. Les jeunes détenus ont principalement besoin d’une discipline stricte.
  3. La plupart des jeunes détenus ne réagissent qu’aux interventions physiques ou à la menace de telles interventions.
  4. Si les employés des établissements de détention ne donnent pas une leçon aux jeunes, personne ne le fera.
  5. C’est en montrant aux jeunes délinquants «qui commande» qu’on peut les contrôler le plus efficacement.

Punitiveness Scale (Échelle punitive) - Hepburn et Albonetti (1980)

Cette échelle indique dans quelle mesure les agents de correction approuvent une approche punitive du traitement des criminels. Les quatre énoncés sont basés sur une échelle d’évaluation en cinq points de type Likert, allant de Pas du tout d’accord (1) à Tout à fait d’accord (5). Les notes élevées indiquent une attitude moins laxiste des agents de correction à l’égard des détenus.

Cette échelle a été utilisée par Hepburn et ses collègues dans le cadre des études suivante :

  1. Hepburn & Albonetti (1980) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,67.
  2. Hepburn (1985) ) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  3. Hepburn (1984) ) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  4. Hepburn & Crepin (1984) - Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. Les conditions difficiles imposées en prison dissuadent les détenus de commettre d’autres crimes.
  2. Il faut commencer par punir les criminels; ensuite, nous pourrons nous préoccuper de les réformer.
  3. On fait la vie bien trop facile aux détenus.
  4. Un criminel ne peut reprendre le droit chemin qu’après avoir connu les conditions difficiles de la vie carcérale.

Punitive Orientation (Orientation punitive) - Klofas et Toch (1982)

Les quatre énoncés composant cette échelle permettent d’établir dans quelle mesure les agents de correction favorisent une approche punitive du traitement réservé aux détenus. On utilise la même échelle d’évaluation en quatre points de type Likert (1 = Tout à fait d’accord et 4 = Pas du tout d’accord) comme sous-échelle dans les études de Klofas et Toch (1982), Toch et Klofas (1982) et Klofas (1986).

Cette échelle est utilisée dans le cadre des études suivantes :

  1. Farkas (1999) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,72.
  2. Jackson & Ammen (1996) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  3. Klofas (1986) – Le coefficient alpha de Cronbach est supérieur à 0,72; cette échelle relative au «régime de détention» était une sous-échelle de l’échelle de l’intérêt pour le service social. iv) Lindquist & Whitehead (1986b) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,669.
  4. Simourd (1997) – Coefficient alpha de cohérence interne = 0,81. vi) Whitehead & Lindquist (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,64.
  5. Whitehead & Lindquist (1992) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,63.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. 1)Il y aurait beaucoup moins de crimes si les prisons étaient inconfortables.
  2. 2)L’amélioration des conditions d’incarcération contribue à la détérioration des conditions de travail des agents.
  3. 3)Le régime militaire constitue le meilleur moyen de diriger une prison.
  4. 4)Les programmes de réadaptation constituent un gaspillage de temps et d’argent.

Treatment/Services Orientation (Orientation par rapport au traitement/aux services) - Bazemore et Dicker (1994)

Cette échelle permet de déterminer dans quelle mesure les personnes travaillant avec de jeunes détenus croient dans le traitement des jeunes délinquants. Il s’agit également d’une échelle d’évaluation en sept points de type Likert (allant de Tout à fait d’accord à Pas du tout d’accord), qui a été mentionnée dans les articles suivants :

  1. Bazemore & Dicker (1994) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,75.
  2. Bazemore, Dicker & Al-Gadheeb (1994) – Coefficient alpha de fiabilité = 0,80; l’étude parlait d’un «indice de motivation pour la réadaptation» et n’incluait pas l’élément 4.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. 1)J’ai choisi cet emploi car je voulais faciliter la réadaptation des jeunes.
  2. 2)J’ai choisi cet emploi pour pouvoir m’occuper des jeunes et leur offrir des services.
  3. 3)J’ai choisi cet emploi parce que je souhaitais expliquer aux jeunes les conséquences de leurs actes de délinquance.
  4. 4)Les jeunes détenus devraient bénéficier de traitements et de services de réadaptation.

Custody Orientation Scale (Échelle d’orientation par rapport à la détention) -Cullen, Lutze, Link et Wolfe (1989)

Cet outil d’évaluation comporte sept énoncés permettant de déterminer dans quelle mesure les agents de correction appuient la détention comme réponse à la délinquance des jeunes. Les éléments 2, 3, 4 et 5 proviennent d’une échelle de mesure établie par Poole et Regoli (1980), tandis que les autres énoncés ont été ajoutés par Cullen, Lutze, Link et Wolfe (1989). Il s’agit d’une échelle d’évaluation en sept points de type Likert, allant de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (7), qui a été utilisée dans le cadre des études suivantes :

  1. Burton Jr., Ju, Dunaway & Wolfe (1991) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,61.
  2. Cullen, Lutze, Link & Wolfe (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,64.
  3. Robinson, Porporino & Simourd (1996) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.
  4. Simourd (1997) – On a utilisé une échelle d'évaluation en trois points (d’accord, incertain, pas d’accord) et le coefficient alpha de cohérence interne est de 0,74.
  5. Van Voorhis, Cullen, Link & Wolfe (1991) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,64.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. Dans le cadre de mon travail, je m’efforce surtout d’éviter que les détenus causent des problèmes.
  2. Un grand nombre de personnes l’ignorent, mais les conditions d’incarcération ne sont pas assez difficiles.
  3. Un criminel ne peut reprendre le droit chemin qu’après avoir connu les conditions difficiles de la vie carcérale.
  4. Faites-les dormir, manger et travailler : c’est le meilleur moyen de contrôler les détenus.
  5. Nous parviendrions à nos fins même si nous nous contentions d’inculquer aux détenus le sens du respect de l’autorité.
  6. Dans la mesure où les détenus que je supervise se tiennent tranquilles et ne causent pas de problèmes, je me fiche de savoir s’ils vont être réhabilités ou guéris pendant qu’ils séjournent ici.
  7. Mon travail consiste à faciliter la réadaptation des détenus; je le fais dans le seul but de les contrôler, afin qu’ils ne blessent personne ici ou ne saccagent pas notre établissement.

Rehabilitation Orientation Scale (Échelle d’orientation par rapport à la réadaptation) - Cullen, Lutze, Link et Wolfe (1989)

Cette échelle vise à établir dans quelle mesure les agents de correction sont favorables à la réadaptation des détenus. Elle comporte sept points, allant de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (7).

Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :

  1. Burton Jr., Ju, Dunaway & Wolfe (1991) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,58.
  2. Cullen, Lutze, Link & Wolfe (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,79. Ils ont utilisé une échelle d'évaluation en sept points, allant de Tout à fait d’accord à Pas du tout d’accord.
  3. Robinson, Porporino & Simourd (1996) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,80. Les responsables de l’étude ont utilisé un sous-échantillon provenant d’une précédente étude de Robinson, Porporino & Simourd (1992).
  4. Robinson, Porporino & Simourd (1993) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,83. Les responsables de l’étude ont utilisé un sous-échantillon provenant d’une étude précédente de Robinson, Porporino & Simourd (1992).
  5. Simourd (1997). Elle a utilisé une échelle d'évaluation en trois points (d’accord, incertain, pas d’accord). Coefficient alpha de cohérence interne = 0,82.
  6. Van Voorhis, Cullen, Link & Wolfe (1991) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,79.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. Les programmes de réadaptation ont uniquement permis aux criminels qui méritaient d’être punis de bien s’en tirer.
  2. Il est aussi important de faciliter la réadaptation d’un criminel que de lui faire payer son crime.
  3. Pour régler le problème de la criminalité en Amérique le plus efficacement et le plus humainement possible, il faut s’efforcer de faciliter la réadaptation des délinquants.
  4. Le seul moyen de réduire la criminalité dans notre société, c’est de punir les criminels, pas d’essayer de faciliter leur réadaptation.
  5. Nous devrions arrêter de considérer les criminels comme des victimes de la société qui méritent d’être réadaptés, et commencer à accorder plus d’attention aux victimes de ces criminels.
  6. Je suis favorable à l’élargissement des programmes de réadaptation sociale des criminels actuellement administrés dans nos prisons.
  7. Si les programmes de réadaptation des prisonniers échouent souvent, c’est notamment parce qu’ils manquent de financement; si on leur consacrait assez d’argent, ces programmes seraient efficaces.
  8. La réadaptation sociale des criminels d’âge adulte est tout simplement impossible.
  9. La réadaptation des prisonniers est un échec indéniable.

Rôles en matière de counselling - Toch et Klofas (1982)

Cette échelle, qui comporte trois énoncés, mesure la perception qu’ont les agents de leur rôle en matière de counselling aux détenus dans le cadre de leur travail. Il s’agit d’une échelle d’évaluation en quatre points de type Likert qui ressemble le à celle qui est utilisée pour mesurer la Distance sociale. Les réponses vont de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (4).

Les études suivantes ont utilisé cette échelle :

  1. Toch & Koflas (1982) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  2. Farkas (1999) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,76.
  3. Jackson & Ammen (1996) - Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  4. Klofas (1986) – Le coefficient alpha de Cronbach est supérieur à 0,72.
  5. Lindquist & Whitehead (1986b) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,772.
  6. Simourd (1997) – Coefficient alpha de cohérence interne = 0,76.
  7. Whitehead & Lindquist (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,78.
  8. Whitehead & Lindquist (1992) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. 1)L’administration des programmes de réadaptation devrait être confiée aux professionnels de la santé mentale.
  2. 2)Le counselling est le travail des conseillers, pas des agents de correction.
  3. 3)Si un agent veut faire du counselling, il devrait changer d’emploi.

Concern with Corruption of Authority (Préoccupations à propos de la corruption des autorités) - Toch et Klofas (1982)

Cette échelle comprend cinq énoncés auxquels les répondants accordent une note de 1 à 4 (1 = Tout à fait d’accord et 4 = Pas du tout d’accord). Elle mesure le degré de préoccupation des agents de correction à propos de leurs contacts avec les détenus susceptibles de déboucher sur la corruption. Les notes élevées indiquent que les agents craignent vraiment de se laisser corrompre ou manipuler lorsqu’ils interagissent avec les détenus.

Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :

  1. Toch & Klofas (1982) - Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  2. Farkas (1999) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,77.
  3. Jackson & Ammen (1996) - Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.
  4. Klofas (1986) – Le coefficient alpha de Cronbach est supérieur à 0,72.
  5. Lindquist & Whitehead (1986b) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,684.
  6. Simourd (1997) – Coefficient alpha de cohérence interne = 0,80.
  7. Whitehead & Lindquist (1989) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,65.
  8. Whitehead & Lindquist (1992) - Coefficient alpha de Cronbach = 0,64.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. On ne peut jamais faire totalement confiance à un détenu.
  2. Il est toujours préférable de ne pas devenir trop « proche » des détenus.
  3. L’établissement de liens personnels avec un détenu incite à la corruption.
  4. Vous devez veiller à ce que vos conversations avec les détenus demeurent brèves et strictement professionnelles.
  5. Si un agent fait preuve de laxisme envers les détenus, ceux-ci peuvent profiter de lui.

Beliefs about the Prison, the Prisoners, and the Guard's Role (Perceptions par rapport à la prison, aux prisonniers et au rôle des gardiens) - Shamir et Drory (1981)

Les 20 énoncés ci-dessous ont fait l’objet d’une analyse factorielle, qui a donné lieu à trois sous-échelles de trois éléments chacune. Le premier facteur est la conviction que le gardien de prison joue un rôle de soutien (énoncés 12, 16 et 20). Le deuxième facteur est la conviction que la prison offre des possibilités de réadaptation (énoncés 11, 13 et 14). Le troisième facteur est la conviction que les prisonniers sont ouverts à la réadaptation (énoncés 2, 15 et 17). L’échelle comprend les énoncés suivants, auxquels les répondants doivent attribuer une note de un à sept, allant de Tout à fait vrai à Tout à fait faux.

Cette échelle a été utilisée dans le cadre de l’étude suivante :

Shamir & Drory (1981) – Aucune propriété psychométrique n’a été soulignée.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. La plupart des prisonniers ne sont pas de moins bonnes personnes que bien des gens.
  2. Une personne qui a déjà été emprisonnée ne peut plus jamais être respectable.
  3. Il est important de punir les prisonniers pour toutes les infractions qu’ils commettent.
  4. Les prisonniers me confient parfois leurs problèmes personnels.
  5. Il ne faut jamais prendre un prisonnier en pitié, parce qu’il risque d’en profiter.
  6. Pour bien s’entendre avec les prisonniers, il faut souvent fermer les yeux et ne pas les punir pour tout ce qu’ils font.
  7. J’essaie de ne pas parler de leurs problèmes avec les prisonniers en dehors de la prison.
  8. Les prisonniers méritent les conditions qu’on leur impose en milieu carcéral parce qu’ils ont commis un crime et doivent être punis en conséquence.
  9. Je ne veux pas savoir ce que le prisonnier a fait à l’extérieur de la prison; à mes yeux, il est avant tout un être humain comme un autre.
  10. On ne peut pas faire grand-chose pour la réadaptation des prisonniers en milieu carcéral.
  11. Le séjour en prison fait généralement comprendre au détenu que son crime n’en valait pas le coup.
  12. Il est important que les gardiens de prison écoutent les prisonniers et s’intéressent à leurs problèmes.
  13. La prison punit le détenu, mais elle l’aide également à renoncer aux comportements criminels.
  14. La prison ne fait que gâter les détenus et les rendre encore plus enclins qu’avant à des comportements criminels.
  15. La plupart des prisonniers ne souhaitent pas mettre un terme à leurs activités criminelles.
  16. Vis-à-vis des prisonniers, les gardiens jouent parfois le rôle de travailleur social. 17) Une personne qui a commis un crime demeure habituellement un criminel toute sa vie.
  17. On traite trop bien les détenus en prison, et cela crée des problèmes.
  18. Même si la plupart des prisonniers ont l’air inoffensifs, il est dangereux d’oublier, ne serait-ce que l’espace d’un instant, qu’il s’agit de criminels.
  19. Selon moi, les gardiens de prison aident plus les prisonniers que ne le font les travailleurs sociaux.

Punishment (Sanction) - Leiber et Woodrick (1997)

Cette échelle d’évaluation en deux points permet de mesurer l’attitude des employés des établissements de détention pour jeunes à l’égard des sanctions. Les énoncés sont notés sur une échelle d'évaluation en cinq points de type Likert, qui va de Pas du tout d’accord (1) à Tout à fait d’accord (5).

L’échelle a été utilisée dans le cadre de l’étude suivante :

Leiber & Woodrick (1997) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.

L’échelle comprend les deux éléments suivants :

  1. Est-il important que le système de justice pour mineurs soit un système essentiellement punitif?
  2. Pensez-vous que les tribunaux doivent veiller à ce que les délinquants fassent l’objet de sanctions adéquates?

Deterrence (Dissuasion) - Cullen, Cullen et Wozniak, 1988

L’échelle de dissuasion est une sous-échelle qui a été adaptée du questionnaire sur les sanctions utilisé par les auteurs. Elle permet de déterminer dans quelle mesure les agents de correction pensent que la prison peut dissuader les délinquants de commettre d’autres crimes. Il s’agit d’une échelle d’évaluation en sept points de type Likert qui va de Tout à fait d’accord (1) à Pas du tout d’accord (7).

L’étude suivante a utilisé cette échelle :

Cullen, Cullen & Wozniak (1988) – Coefficient alpha de Cronbach = 0,80; par contre, le niveau de fiabilité porte sur l’intégralité du questionnaire sur la sanction.

L’échelle comprend les éléments suivants :

  1. En imposant des peines d’emprisonnement plus sévères, on réduira la criminalité, car les détenus comprendront que le crime ne paie pas.
  2. Ce n’est qu’en imposant des sanctions aux criminels qu’on les empêchera de commettre d’autres crimes.
  3. Ce n’est pas en emprisonnant les criminels qu’on les empêchera de récidiver.
  4. Il n’est pas vraiment utile d’emprisonner les délinquants; cela ne peut que faire augmenter la criminalité, car la prison est une véritable école du crime.
  5. Lorsqu’on punit les criminels, on fait diminuer la criminalité en donnant l’exemple et en montrant aux autres que le crime ne paie pas.

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