Direction de la recherche
Service correctionnel du Canada
Claude Tellier
Joseph A. Mileto
Craig Dowden
Ben Vuong
Août 2001
Les auteurs tiennent à saluer limportante contribution de Jennifer Hunt à la préparation de ce mémoire de recherche.
Le Service correctionnel est en train d'élaborer une étude sur les attitudes des agents de correction. Une telle entreprise représente dès le départ un défi de taille, puisquil faut déterminer les outils dévaluation à utiliser, surtout dans un domaine détude où il existe de nombreuses échelles différentes pour mesurer des profils dattitudes similaires. Il importait donc de passer en revue la documentation pertinente pour définir les outils existants, et éviter ainsi de reproduire le contenu de ces échelles lors de lélaboration dun questionnaire visant à évaluer lévolution des attitudes. En outre, lutilisation déchelles existantes à la fois fiables et valides permet de comparer les résultats de létude en cours à ceux détudes précédentes.
Ce document examine ces échelles en les classant selon les éléments précis quelles sont censées mesurer. Globalement, les échelles ont été regroupées en trois catégories : A) échelles liées aux délinquants, B) échelles dorientation par rapport au travail au sein des services correctionnels et C) échelles des attitudes à légard des services correctionnels. En plus de décrire brièvement chaque échelle ainsi que les éléments qui la composent, nous avons indiqué les caractéristiques psychométriques pertinentes découlant de chaque étude.
Cet examen des échelles existantes doit servir de cadre à une étude claire et concise de lévolution des attitudes des agents de correction. Le présent document décrit les échelles dorientation professionnelle, qui mesurent les diverses perceptions et attitudes des agents de correction à légard de leurs tâches. Il pourra également servir doutil de référence dans le cadre de futures études consacrées aux attitudes du personnel.
Attitudes Toward Inmates (Attitudes à légard des détenus) - Jurik (1985)
Cette échelle en trois parties, qui permet de mesurer les attitudes des agents de correction à légard des détenus, est une échelle dévaluation en cinq points de type Likert : de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (5). La note la plus élevée indique une attitude plus positive à légard des détenus. Cette échelle a été utilisée par celle qui la créée et par ses collègues dans les articles suivants :
Léchelle comprend les trois énoncés suivants :
Cette échelle mesure la perception quont les agents de correction de la qualité de leurs interactions avec les détenus. On demande à chaque répondant dindiquer lintensité de sa perception en cochant lespace approprié entre les adjectifs. Une note élevée indique une perception plus positive des interactions entre lagent de correction et les détenus.
Étude qui a utilisé cette échelle
Gerstein, Topp & Correll (1987) - Coefficient alpha = 0,94.
Cette échelle comprend les éléments suivants :
| 1) inamical | amical |
| 2) sociable | antisocial |
| 3) froid | chaleureux |
| 4) motivé | non motivé |
| 5) pas intelligent | intelligent |
| 6) sensible | insensible |
| 7) arrogant | soumis |
| 8) volontaire | réfractaire |
| 9) manipulateur | non manipulateur |
| 10) honnête | malhonnête |
| 11) craintif | confiant |
| 12) hostile | agréable |
| 13) coopératif | non coopératif |
| 14) souple | inflexible |
| 15) irrationnel | rationnel |
| 16) moral | immoral |
Cette échelle dévaluation en cinq points de type Likert comprend les réponses suivantes : pas du tout daccord, pas daccord, indécis, daccord et tout à fait daccord. Chaque élément correspond à une note de 1 à 5, 1 représentant lattitude la plus négative et 5, la plus positive à légard des prisonniers. Les notes positives indiquent que lagent considère le prisonnier comme une personne normale capable dévoluer dans le bon sens, tandis que les notes négatives indiquent que, selon lagent, le prisonnier est une personne au comportement fondamentalement déviant.
Étude qui a utilisé cette échelle :
Melvin, Gramling & Gardner (1985) Le coefficient de fiabilité calculé par bipartition a fluctué entre 0,84 et 0,92 pour cinq échantillons différents. Coefficient de fiabilité de test-retest (avant et après le test) = 0,82.
Cette échelle comprend les énoncés suivants :
Les 14 premiers éléments de cette échelle ont été établis par Steadman & Cocozza (1978). Les quatre éléments additionnels lont été par Gerstein, Topp & Correll (1987). Ces éléments figurent sur une échelle d'évaluation en sept points, le niveau le plus levé indiquant une perception positive. Kropp et al. ont utilisé cette échelle pour valuer les perceptions quont les agents de correction par rapport aux délinquants
atteints de troubles mentaux, aux autres prisonniers, aux patients atteints de maladie mentale et à la plupart des gens.
Étude qui a utilisé cette échelle :
Kropp, Cox, Roesch & Eaves (1989) Aucune propriété psychométrique na été soulignée.
Cette échelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle est similaire à léchelle View of Average Inmate Scale, élaborée par les mêmes auteurs, dans la mesure où elle utilise des paires dadjectifs pour solliciter les réponses. Elle mesure la façon dont les agents de correction se sentent lorsquils sont en contact avec des détenus, les notes élevées indiquant une perception plus positive de linteraction avec les détenus. Léchelle comprend sept paires dadjectifs au sens contraire, et les répondants indiquent dans quelle mesure ces adjectifs correspondent à leur expérience en cochant lespace approprié.
Étude qui a utilisé cette échelle :
Gerstein, Topp & Correll (1987) - Coefficient alpha = 0,90.
Cette échelle comprend les éléments suivants :
| 1) en contrôle | aucun contrôle |
| 2) ne réussit pas | réussit |
| 3) actif | inactif |
| 4) démuni | utile |
| 5) efficace | inefficace |
| 6) impuissant | puissant |
| 7) confiant | manque de confiance |
Cette échelle est une sous-échelle de la Professional Orientation Scale (Échelle dorientation professionnelle) établie par les chercheurs. Elle mesure la préférence des agents de correction pour un certain degré de distance sociale par rapport aux détenus, et comprend cinq énoncés, notés selon une échelle dévaluation en quatre points de type Likert, allant de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (4). La distance sociale correspond au degré dinteraction que souhaitent avoir les agents avec les détenus et à la qualité de celle-ci.
Léchelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes:
Cette échelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle indique dans quelle mesure les relations quentretiennent les agents de correction avec les prisonniers sont détachées, impersonnelles et strictement professionnelles (Hepburn, 1985). Il sagit dune échelle dévaluation en cinq points de type Likert, les notes les plus élevées indiquant une distance sociale moindre par rapport aux délinquants. Il est important de noter que Hepburn a utilisé le même échantillon dagents de correction pour ses études de 1984 et de 1985.
Hepburn a utilisé cette échelle dans le cadre des études suivantes :
Cette échelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle à douze éléments permet dévaluer lintérêt général que porte une personne au domaine des services correctionnels. Elle mesure la perception quont les agents de correction de leur travail. Plus précisément, elle évalue les domaines de préférence en ce qui concerne leur carrière dans les services correctionnels et les contacts avec les délinquants, leur perception de la vision qua le public du travail au sein des services correctionnels et les problèmes liés à ce travail. Le répondant doit attribuer aux douze énoncés ci-dessous, dont certains sont négatifs et dautres, positifs, la valeur Vrai (1) ou Faux (0).
Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :
Cette échelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle évalue dans quelle mesure le travail des agents de correction est axé sur le service social. Elle comprend huit éléments devant être qualifiés de Vrai (1) ou de Faux (0). Elle indique le degré de préférence du répondant pour le travail avec les gens et la contribution à la société. Un total élevé révèle une préférence pour une approche axée sur le service social.
Les études suivantes ont utilisé cette échelle :
Cet échantillon a été réutilisé comme sous-échantillon dans le cadre de létude de Robinson, Porporino et Simourd (1996). iii) Simourd (1997)- Coefficient alpha de cohérence interne = 0,70.
Les huit énoncés à qualifier de vrais ou de faux sont les suivants :
Cette échelle permet dévaluer dans quelle mesure les personnes travaillant avec de jeunes détenus sont favorables à une approche punitive envers les jeunes délinquants. Elle comprend cinq énoncés qui sont notés sur une échelle dévaluation en sept points de type Likert allant de (1) Pas du tout daccord à (7) Tout à fait daccord. Les notes élevées révèlent une préférence pour limposition aux détenus dun traitement punitif ou restrictif.
Bazemore et Dicker, ainsi que leurs collègues, ont utilisé cette échelle dans le cadre des études suivantes (qui sappuient sur le même échantillon et affichent donc le même coefficient de fiabilité).
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle indique dans quelle mesure les agents de correction approuvent une approche punitive du traitement des criminels. Les quatre énoncés sont basés sur une échelle dévaluation en cinq points de type Likert, allant de Pas du tout daccord (1) à Tout à fait daccord (5). Les notes élevées indiquent une attitude moins laxiste des agents de correction à légard des détenus.
Cette échelle a été utilisée par Hepburn et ses collègues dans le cadre des études suivante :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Les quatre énoncés composant cette échelle permettent détablir dans quelle mesure les agents de correction favorisent une approche punitive du traitement réservé aux détenus. On utilise la même échelle dévaluation en quatre points de type Likert (1 = Tout à fait daccord et 4 = Pas du tout daccord) comme sous-échelle dans les études de Klofas et Toch (1982), Toch et Klofas (1982) et Klofas (1986).
Cette échelle est utilisée dans le cadre des études suivantes :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle permet de déterminer dans quelle mesure les personnes travaillant avec de jeunes détenus croient dans le traitement des jeunes délinquants. Il sagit également dune échelle dévaluation en sept points de type Likert (allant de Tout à fait daccord à Pas du tout daccord), qui a été mentionnée dans les articles suivants :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cet outil dévaluation comporte sept énoncés permettant de déterminer dans quelle mesure les agents de correction appuient la détention comme réponse à la délinquance des jeunes. Les éléments 2, 3, 4 et 5 proviennent dune échelle de mesure établie par Poole et Regoli (1980), tandis que les autres énoncés ont été ajoutés par Cullen, Lutze, Link et Wolfe (1989). Il sagit dune échelle dévaluation en sept points de type Likert, allant de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (7), qui a été utilisée dans le cadre des études suivantes :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle vise à établir dans quelle mesure les agents de correction sont favorables à la réadaptation des détenus. Elle comporte sept points, allant de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (7).
Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle, qui comporte trois énoncés, mesure la perception quont les agents de leur rôle en matière de counselling aux détenus dans le cadre de leur travail. Il sagit dune échelle dévaluation en quatre points de type Likert qui ressemble le à celle qui est utilisée pour mesurer la Distance sociale. Les réponses vont de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (4).
Les études suivantes ont utilisé cette échelle :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle comprend cinq énoncés auxquels les répondants accordent une note de 1 à 4 (1 = Tout à fait daccord et 4 = Pas du tout daccord). Elle mesure le degré de préoccupation des agents de correction à propos de leurs contacts avec les détenus susceptibles de déboucher sur la corruption. Les notes élevées indiquent que les agents craignent vraiment de se laisser corrompre ou manipuler lorsquils interagissent avec les détenus.
Cette échelle a été utilisée dans le cadre des études suivantes :
Léchelle comprend les éléments suivants :
Les 20 énoncés ci-dessous ont fait lobjet dune analyse factorielle, qui a donné lieu à trois sous-échelles de trois éléments chacune. Le premier facteur est la conviction que le gardien de prison joue un rôle de soutien (énoncés 12, 16 et 20). Le deuxième facteur est la conviction que la prison offre des possibilités de réadaptation (énoncés 11, 13 et 14). Le troisième facteur est la conviction que les prisonniers sont ouverts à la réadaptation (énoncés 2, 15 et 17). Léchelle comprend les énoncés suivants, auxquels les répondants doivent attribuer une note de un à sept, allant de Tout à fait vrai à Tout à fait faux.
Cette échelle a été utilisée dans le cadre de létude suivante :
Shamir & Drory (1981) Aucune propriété psychométrique na été soulignée.
Léchelle comprend les éléments suivants :
Cette échelle dévaluation en deux points permet de mesurer lattitude des employés des établissements de détention pour jeunes à légard des sanctions. Les énoncés sont notés sur une échelle d'évaluation en cinq points de type Likert, qui va de Pas du tout daccord (1) à Tout à fait daccord (5).
Léchelle a été utilisée dans le cadre de létude suivante :
Leiber & Woodrick (1997) Coefficient alpha de Cronbach = 0,71.
Léchelle comprend les deux éléments suivants :
Léchelle de dissuasion est une sous-échelle qui a été adaptée du questionnaire sur les sanctions utilisé par les auteurs. Elle permet de déterminer dans quelle mesure les agents de correction pensent que la prison peut dissuader les délinquants de commettre dautres crimes. Il sagit dune échelle dévaluation en sept points de type Likert qui va de Tout à fait daccord (1) à Pas du tout daccord (7).
Létude suivante a utilisé cette échelle :
Cullen, Cullen & Wozniak (1988) Coefficient alpha de Cronbach = 0,80; par contre, le niveau de fiabilité porte sur lintégralité du questionnaire sur la sanction.
Léchelle comprend les éléments suivants :
BAZEMORE, G. et Dicker, T. J. «Explaining detention worker orientation: Individual characteristics, occupational conditions, and organizational environment», Prison Journal, vol. 76, no 1, 1994, p. 297-311.
BAZEMORE, G., DICKER, T. J. et Al-GADHEEB, H. «The treatment ideal and detention reality: Demographic, professional/occupational and organizational influences on detention worker punitiveness», American Journal of Criminal Justice, vol. 19, 1994, p. 22-41.
BAZEMORE, G., DICKER, T. J. et NYHAN, R. «Juvenile justice reform and the difference it makes: An exploratory study of the impact of policy change on detention worker attitudes», Crime and Delinquency, vol. 40, 1994, p. 37-53.
BURTON Jr., V. S., JU, X., DUNAWAY, G. R. et WOLFE, N. T. «The correctional orientation of bermuda prison guards: An assessment of attitudes toward punishment and rehabilitation», International Journal of Comparative and Applied Criminal Justice, vol. 15, 1991, p. 71-80.
CULLEN, F. T., CULLEN, J. B. et WOZNIAK, J. F. «Is rehabilitation dead? The myth of the punitive public», Journal of Criminal Justice, vol. 16, 1988, p. 303-317.
CULLEN, F. T., LUTZE, F. E., LINK, B. G. et WOLFE, N. T. «The correctional orientation of prison guards: Do officers support rehabilitation?», Federal Probation, vol. 53, 1989, p. 34-41.
CULLEN, F. T., SKOVRON, S. E., SCOTT, J. E. et BURTON Jr., V. S. «Public support for correctional treatment: The tenacity of rehabilitative ideology»,
Criminal Justice and Behavior, vol. 17, 1990, p. 6-18.
FARKAS, M.A. «Correctional officer attitudes toward inmates and working with inmates in a "get tough" era», Journal of Criminal Justice, vol. 27, 1999, p. 495-506.
GERSTEIN, L. H., TOPP, C. G., et Correll, G. «The role of the environment and person when predicting burnout among correctional personnel», Criminal Justice and Behavior, vol. 14, 1987, p. 352-369.
HEPBURN, J. R. «The erosion of authority and the perceived legitimacy of inmate social protest: A study of prison guards», Journal of Criminal Justice, vol. 12, 1984, p. 579-590.
HEPBURN, J. R. «The exercise of power in coercive organizations: A study of prison guards», Criminology, vol. 23, 1985, p.145-164.
HEPBURN, J. R. et ALBONETTI, C. «Role conflict in correctional institutions: An empirical examination of the treatment-custody dilemma among correctional staff», Criminology, vol. 17, 1980, p. 445-459.
HEPBURN, J. R. et CREPPIN, A. E. «Relationship strategies in a coercive institution: A study of dependence among prison guards», Journal of Social and Personal Relationships, vol. 1, 1984, p.139-157.
JACKSON, J. E. et AMMEN, S. «Race and correctional officers' punitive attitudes toward treatment programs for inmates», Journal of Criminal Justice, vol. 24, 1996, p.153-166.
JURIK, N. C. et HALEMBA, G. J. «Gender, working conditions and the job satisfaction of women in a non-traditional occupation: Female correctional officers in men's prisons», The Sociological Quarterly, vol. 25, 1984, p. 551-566.
JURIK, N. C. «Individual and organizational determinants of correctional officer attitudes toward inmates», Criminology, vol. 23, 1985, p. 523-539.
JURIK, N. C. et MUSHENO, M. C. «The internal crisis of corrections:
Professionalization and the work environment», Justice Quarterly, vol. 3, no 4, 1986, p. 457-480.
JURIK, N. C. et WINN, R. «Describing correctional-security dropouts and rejects: An individual or organizational profile?», Criminal Justice and Behavior, vol. 14, 1987, p.5-25.
KLOFAS, J. M. «Discretion among correctional officers: The influence of urbanization, age, and race», International Journal of Offender Therapy and Comparative Criminology, vol. 30, 1986, p.111-124.
KLOFAS, J. M. et TOCH, H. «The guard subculture myth», Journal of Research in Crime and Delinquency, vol. 19, 1982, p. 238-254.
KROPP, P. R., COX, D. N., ROESCH, R. et EAVES, D. «The perceptions of correctional officers toward mentally disordered offenders», International Journal of Law and Psychiatry, vol. 12, 1989, p. 181-188.
LEIBER, M. J. et WOODRICK, A. C. «Religious beliefs, attributional styles, and adherence to correctional orientations», Criminal Justice and Behavior, vol. 24, 1997, p. 495-511.
LINDQUIST, C. A. et WHITEHEAD, J. T. «Burnout, job stress, and job satisfaction among southern correctional officers: Perceptions and causal factors», Journal of Offender Services, Counselling and Rehabilitation, vol.10, 1986a, p. 5-26.
LINDQUIST, C.A. et WHITEHEAD, J. T. «Correctional officers as parole officers: An examination of a community supervision sanction», Criminal Justice and Behavior, vol. 13, 1986b, p. 197-222.
MELVIN, K. B., GRAMLING, L. K., GARDNER, W. M. «A scale to measure attitudes toward prisoners», Criminal Justice and Behavior, vol. 12, 1985, p. 241-253.
ROBINSON, D., PORPORINO, F. J. et SIMOURD, L. «The influence of career orientation on support for rehabilitation among correctional staff», The Prison Journal, vol. 73, 1993, p. 162-177.
ROBINSON, D., PORPORINO, F. J. et SIMOURD, L. «Do different occupational groups vary on attitudes and work adjustment in corrections?», Federal Probation, vol. 60, 1996, p. 45-53.
SIMOURD, L. Staff attitudes towards inmates and correctional work: An exploration of the attitude-work outcome relationship, Document non publié, Ottawa, ON, Carleton University, 1997.
WHITEHEAD, J. T. et LINDQUIST, C. A. «Determinants of correctional officers' professional orientation», Justice Quarterly, vol. 6, 1989, p. 69-87.
WHITEHEAD, J. T. et LINDQUIST, C. A. «Determinants of probation and parole officer professional orientation», Journal of Criminal Justice, vol. 20, 1992, p. 13-24.