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Sheila French
et
Paul Gendreau
Département de psychologie et Centre d'études sur la justice pénale
Université du Nouveau Brunswick à Saint Jean
Mai 2003
Le présent rapport est également disponible en anglais. This report is also available in English. It can be obtained from the Research Branch, Correctional Service of Canada, 340 Laurier Ave., West, Ottawa, Ontario, K1A 0P9. Pour obtenir dautres exemplaires du présent rapport, veuillez vous adresser à la Direction de la recherche, Service Correctionnel du Canada, 340, avenue Laurier Ouest, Ottawa (Ontario), K1A 0P9.
Note des auteurs
Sheila French est étudiante diplômée au Département de psychologie de l'Université du Nouveau Brunswick à Saint Jean. Paul Gendreau est professeur de recherche au même campus de cette université et directeur du Centre d'études sur la justice pénale, qui y est rattaché. On peut communiquer avec les auteurs par courriel à l'adresse suivante : gendreau@unbsj.ca.
Le projet de recherche a été financé par le Centre de recherche en toxicomanie du Service correctionnel du Canada dans le cadre du contrat de recherche no 21120 1-6607.
Résumé
Nous avons procédé à la réalisation d'une méta analyse afin d'évaluer les effets des programmes de traitement en milieu carcéral sur les taux d'inconduite chez les détenus. Le dépouillement de 70 études a permis de dégager 103 tailles d'effet à ce chapitre. Les traitements de type comportemental affichaient des estimations de la taille d'effet beaucoup plus importantes (r = 0,26) que les traitements non comportementaux (r = 0,10), les programmes d'études et de formation professionnelle (r = 0,02) et l'ensemble des programmes non définis (r = 0,02). Les mêmes résultats ont été obtenus après pondération des tailles d'effet (z+). Les plans de recherche rigoureux étaient associés à une plus grande réduction des cas d'inconduite selon la valeur r, mais pas d'après la valeur z+. Cependant, les programmes de traitement visant des facteurs criminogènes plus nombreux et ayant une intégrité thérapeutique plus élevée entraînaient une réduction plus marquée des cas d'inconduite d'après les estimations relatives à ces deux valeurs. Par ailleurs, des effets de généralisation ont aussi été constatés : plus l'effet du traitement sur l'inconduite était important, plus la réduction de la récidive s'avérait marquée (r = 0,44) dans le cas des programmes comportant un suivi du délinquant dans la collectivité. Ainsi, la réduction de l'inconduite en établissement se transposait dans la collectivité une fois que les délinquants étaient mis en liberté. En conclusion, même si les études ayant servi à constituer notre base de données passaient sous silence bon nombre de renseignements essentiels, les résultats de notre étude justifient amplement que nous recommandions la mise en ouvre de programmes de traitement plus nombreux et plus efficaces en tant que moyen privilégié pour assurer un milieu carcéral sûr et humain.
Introduction
À une certaine époque, les prisons étaient des établissements vraiment fermés. L'isolement cellulaire prolongé (pour des périodes allant de 16 à 24 heures par jour, par exemple) n'avait rien d'inhabituel. Sauf en ce qui concerne diverses corvées, les programmes de traitement et les activités connexes n'avaient qu'une existence symbolique. Par conséquent, comme les déplacements et les possibilités de rapports sociaux demeuraient limités pour les détenus, ceux ci n'avaient guère l'occasion d'avoir des comportements antisociaux. Toutefois, dans les années 1970, on a constaté que les prisons modernes, avec leur approche fondée sur la réadaptation, devenaient difficiles à gérer (Gendreau, Tellier et Wormith, 1985). Peu après, face à ce nouvel état de fait, on a commencé à publier des ouvrages sur la gestion carcérale (DiIulio, 1987, par exemple). La documentation sur le sujet est maintenant volumineuse (Gendreau et Keyes, 2001).
L'un des principaux thèmes de ce corpus est la prévention des comportements antisociaux dans les établissements pénitentiaires, comportements généralement qualifiés d'inconduite en milieu carcéral (voir Gendreau, Goggin et Law, 1997). En général, les auteurs s'entendent pour dire que, ces dernières années, les comportements nuisibles chez les détenus ont pris une ampleur assez considérable et que la situation pourrait empirer (Armstrong, 2002; Byrne et Brewster, 1993; Gendreau, 2003; Walrath, 2001). Même si des éléments probants montrent que le fait de réduire la prévalence et l'incidence de l'inconduite dans les prisons permet des économies considérables, tant au chapitre des coûts que sur le plan humain, et que des mesures en ce sens devraient être prises (Gendreau et Keyes, 2001; Lovell et Jemelka, 1996), les points de vue divergent quant à la meilleure façon de réaliser une telle réduction.
Certains partisans de la ligne dure qui prônent une réforme pénitentiaire (Corcoran, 1993; Nossiter, 1994)) ont suggéré qu'on revienne aux prisons « sans superflu » (comme celle de Pelican Bay, en Californie; voir Haney, 2003), qui se caractérisent notamment par une réduction des périodes de télévision et de loisirs, des visites et de la circulation à l'interne, par un recours accru à l'isolement cellulaire et à la surveillance armée et par un retour aux chaînes de condamnés (voir Gendreau, Goggin, Cullen et Paparozzi, 2002). On dispose de peu de données sur la question, mais il a été démontré que l'imposition de sanctions ou de restrictions sévères aux détenus ne produisait pas une réduction significative des comportements nuisibles chez ces derniers (Bidna, 1975). Néanmoins, les données qui seront recueillies au sujet de l'approche de Pelican Bay pourraient indiquer le contraire, compte tenu de la tendance à imposer des contraintes physiques extrêmes aux délinquants. Toutefois, on imagine difficilement comment des conditions de détention extrêmement sévères pourraient avoir pour effet d'encourager les comportements prosociaux ou de décourager les comportements criminels. En ce qui concerne cette dernière question, les études récentes sur le sujet, même celles qui portent sur la période d'intransigeance à l'égard du crime survenue il y a entre 30 et 50 ans, époque où certaines prisons ressemblaient à ce qu'est Pelican Bay 1 aujourd'hui, aboutissent à des conclusions claires : rien ne vient confirmer une telle corrélation (Gendreau, Goggin et Cullen, 1999).
1 L'avènement de Pelican Bay constitue un jalon dans l'histoire du régime correctionnel américain (voir Haney, 2003). Les établissements de ce genre ont recours, par exemple, à l'isolement complet (c. à d. sans aucun rapport social) des délinquants dans une cellule de 60 p2 x 80 p2 (environ 6 m2 x 8 m2). Dans certains cas, les agents de correction surveillent les délinquants grâce à des caméras et ne communiquent avec eux que par interphone. Les déplacements des détenus sont surveillés à l'aide de systèmes informatisés de verrouillage et de repérage, ce qui réduit davantage les contacts humains. En règle générale, on accorde aux détenus une période de " loisirs " d'une heure ou moins par jour, dans une cour grillagée ou entourée de murs. Les détenus doivent sortir de leur cellule pour s'y rendre, et on leur installe au préalable des dispositifs de contrainte grâce à des ouvertures dans les portes des cellules. Jamais les détenus ne se trouvent en présence d'une autre personne (ni même d'un médecin ou d'un psychiatre) sans porter de dispositif de contrainte. Dans certains établissements, les viséites de la famille et les consultations médicales et psychiatriques se font par vidéoconférence. La possession d'effets personnels et l'accès aux commodités font l'objet de restrictions sévères.
On trouve dans la documentation relative à la gestion carcérale diverses autres recommandations quant aux mesures pouvant avoir une incidence sur les comportements nuisibles en milieu carcéral (voir Gendreau et Keyes, 2001). Il faut cependant faire preuve de circonspection à leur égard, car la plupart des ouvrages sur le sujet sont fondées sur des études de cas et sur l'opinion des experts et des cliniciens du domaine. Voici en résumé la teneur de ces recommandations et les «preuves tangibles» à l'appui de leur validité :
2 Quiconque a eu l'occasion de travailler pendant l'été dans une prison à sécurité maximale ne peut que reconnaître l'importance de la climatisation de l'air.
3 Il est urgent de réunir d'autres éléments probants au sujet des facteurs conjoncturels. En outre, certaines de ces données sont aggrégées, ce qui accentue les corrélations (Freedman, Pisani, Purves et Adhikari, 1991).
4 Au SCC, on emploie déjà un instrument de mesure efficace pour évaluer le risque (le SIABD), mais il en existe d'autres qui pourraient donner de bons résultats pour ce qui est de permettre la prédiction de l'inconduite en milieu carcéral (INS R et Échelle des variables historiques, cliniques et de gestion du risque, p. ex.).
5 On peut interpréter les valeurs r selon leur valeur apparente (voir Cullen et Gendreau, 2000; Rosenthal, 1991). Ainsi, r = 0,06 équivaut à une réduction de 6 % des cas d'inconduite.
Par la suite, Morgan et Flora (2002) ont recensé 13 tailles d'effet pour les psychothérapies de groupe en milieu carcéral. En ce qui concerne l'inconduite, nous avons estimé que la taille de leur effet était de r = 0,21. Quant aux approches comportementales et cognitives, elles tendaient à produire de meilleurs résultats, mais nous n'avons pu établir une estimation précise de la taille de leur effet, car la comparaison effectuée par ces auteurs englobait d'autres facteurs. Tout comme Keyes (1996), Morgan et Flora (2002) ont souligné que de nombreuses informations manquaient dans les études ayant servi à la constitution de leur base de données.
L'étude visée par le présent rapport comportait deux volets. En premier lieu, l'objectif principal, qui intéresse au premier chef les gestionnaires d'établissement carcéral, consistait à vérifier les résultats des résumés quantitatifs des effets des programmes de traitement sur l'inconduite en milieu carcéral ainsi qu'à établir des estimations plus précises des tailles de l'effet de divers types de traitement en se fondant sur une base de données beaucoup plus vaste. Les traitements ont été divisés en plusieurs catégories, à savoir les traitements adéquats et les traitements inadéquats ainsi que la catégorie « autres » (programmes d'études et de formation professionnelle, par exemple). En second lieu, nous voulions déterminer si les résultats de ces études permettaient de généraliser et de conclure à des réductions de la récidive dans la collectivité également. Il s'agit là d'une question importante, car on a affirmé que l'inconduite en milieu carcéral est un indicateur du comportement antisocial dans la collectivité (voir Gendreau et coll., 1997). Ainsi, les études dont les résultats indiquent une réduction de l'inconduite en milieu carcéral comme effet des programmes de traitement devraient dégager la même corrélation en ce qui concerne la récidive après la mise en liberté. Donc, si la réponse à cette question est affirmative, on pourra conclure que l'incidence des programmes de traitement mis en ouvre dans les établissements carcéraux ont des effets durables à long terme et cela viendra appuyer davantage les résultats des études concernant l'efficacité des traitements correctionnels, lesquelles ont établi de façon convaincante que les traitements comportementaux sont ceux qui réduisent le plus les comportements criminels (Andrews et Bonta, 2003; Cullen et Gendreau, 2000). En outre, nous avons évalué la relation entre les divers modérateurs et l'importance de la taille d'effet en ce qui concerne l'inconduite. Les modérateurs, définis dans la documentation comme des sources de variabilité possibles, étaient la rigueur du plan expérimental, l'intégrité thérapeutique du traitement, le nombre de facteurs criminogènes visés et la participation des expérimentateurs au traitement, entre autres (Andrews et Bonta, 2003).
Échantillon d'étude
À l'aide de services de résumés analytiques (PsycINFO, Medline, Academic Search Elite) et suivant une démarche linéaire, nous avons dépouillé la documentation pour trouver des études portant sur les programmes de traitement et d'intervention en milieu carcéral et sur leur lien avec l'inconduite chez les détenus. Nous avons divisé cette dernière en plusieurs catégories, à savoir l'inconduite grave ou avec violence, l'inconduite sans violence, l'inconduite non définie, l'infraction disciplinaire et les problèmes d'adaptation au milieu carcéral. Pour être retenues, les études devaient faire appel à un groupe aléatoire ou à un groupe témoin et comprendre suffisamment de données pour permettre le calcul de la taille d'effet (exprimé par le coefficient r de Pearson ou le coefficient phi), qui mesure la relation entre le traitement et le critère visé. Pour chaque étude, nous avons enregistré les données concernant l'échantillon le plus vaste, la période de suivi la plus longue et le comportement le plus grave. Les résultats ont été répartis selon l'ordre de gravité, en fonction des degrés suivants : inconduite avec violence, inconduite sans violence, inconduite non définie ainsi que problèmes d'adaptation au milieu carcéral. Une même étude pouvait donner lieu à plus d'une taille d'effet si les traitements ou les groupes témoins en cause étaient différents sur le plan des composantes ou de la composition (voir Andrews et coll., 1990). Les données sur la récidive ont été enregistrées lorsqu'elles étaient fournies. On trouve à l'annexe A une liste énumérant les études prises en compte dans la méta analyse et indiquant le type de traitement, la taille de l'échantillon et les tailles de l'effet.
Codage des études
Le codage visait 100 aspects. Voici les grandes catégories utilisées aux fins du codage, avec quelques exemples de leurs sous composantes :
Le manuel de codage se trouve à l'annexe B.
Calcul de la taille d'effet
Le coefficient phi (
) a été calculé à l'aide d'un tableau de contingence dans le cas des études qui fournissaient de l'information sur la fréquence ou la proportion des cas d'inconduite (et de récidive, s'il y avait lieu), tant pour le groupe expérimental que pour le groupe témoin. Lorsque des statistiques autres que le coefficient r (p. ex., F, t,
2 et p) étaient présentées, nous avons converti celles ci au moyen des formules appropriées (Rosenthal, 1991). Lorsqu'on ne signalait pas de rapport significatif ou qu'un coefficient p d'une valeur supérieure à 0,05 était la seule statistique présentée, nous avons attribué la valeur 0,0 au coefficient r. Enfin, nous avons utilisé le procédé décrit par Hedges et Olkin (1985) et avons calculé le coefficient r pondéré (Z+), qui tient compte tant de la taille de l'échantillon pour chaque taille d'effet que du nombre de tailles d'effet par catégorie (p. ex., type de traitement, degré d'intégrité thérapeutique ou nombre de facteurs criminogènes visés).
Importance de la taille d'effet
Les valeurs métriques utilisées pour évaluer l'importance des tailles d'effet relativement à l'inconduite et aux problèmes d'adaptation au milieu carcéral sont les coefficients r et Z+, ainsi que les intervalles de confiance (IC) connexes de 95%. On n'a pas accordé une grande importance au test de signification (voir Gendreau, 2002; Schmidt, 1996), mais, pour les lecteurs qui ne jurent que par la valeur p < 0,05, mentionnons que les IC présentés dans notre étude peuvent être considérés comme un test de signification si l'IC contient zéro.
Hétérogénéité de la taille d'effet
Nous avons déterminé l'influence des valeurs aberrantes dans le cadre de la comparaison des types de traitement en utilisant la statistique Q (Rosenthal, 1991). Pour chaque taille d'effet, la valeur q a été calculée à l'aide de la formule [(n-3)*(zr-z+)2] , dans laquelle n est la taille de l'échantillon total par type de traitement, zr correspond à la valeur r normalisée pour chaque taille d'effet, et z+ est l'estimation pondérée du coefficient r pour chaque type de traitement. Nous avons ensuite additionné les valeurs q pour chaque type de traitement, ce qui nous a donné la statistique Q, laquelle correspond à une estimation de l'hétérogénéité des tailles d'effet produites par chaque type de traitement. Pour évaluer sa signification, nous avons mesuré la statistique Q pour chaque type en utilisant la valeur critique
2 avec (k - 1) degrés de liberté. Si le résultat indiquait une hétérogénéité significative, les tailles d'effet aberrantes [(zr)(n -3)] situées de deux écarts types ou plus au dessus ou en dessous de la moyenne pour le type de traitement visé ont été repérées et éliminées. Nous avons répété le procédé jusqu'à obtenir des valeurs non significatives ou jusqu'à ce que la statistique Q initiale soit réduite de 50 % (Bonta, Law et Hanson, 1998).
Indicateur de langage commun de la taille d'effet
Afin de déterminer l'utilité relative de chaque type de traitement, nous avons employé l'indicateur de langage commun (LC) de la taille d'effet, de McGraw et Wong (1992). La statistique LC transforme la taille d'effet en la probabilité qu'une valeur (c.-à-d. la taille d'effet) prise dans la distribution d'une catégorie sera supérieure à la valeur tirée d'une autre distribution. Soulignons que la statistique LC ne peut être calculée pour la valeur moyenne z+ d'une taille d'effet, étant donné qu'elle ne produit pas d'écart type.
Estimation du nombre garantissant la certiétude des résultats
Nous avons eu recours à la méthode du nombre garantissant la certitude des résultats pour déterminer combien de tailles de l'effet non prises en compte (phénomène du " tiroir classeur ") il faudrait pour changer le sens des résultats obtenus. Nous avons calculé l'indice du nombre de tailles d'effet (r = 0,0) qui devraient être recensées pour un type de traitement réduisant grandement la récidive afin d'obtenir une valeur s'approchant de celle associée à un traitement d'efficacité moindre à l'aide de la formule
[(kB (rB - rA ))] / (rA - rB=0 ) (voir Gendreau et coll., 2002), dans laquelle rB=0 indique une taille d'effet nulle pour le traitement plus efficace.
Aux fins de notre méta analyse, nous partons de la prémisse selon laquelle la taille d'effet moyenne du type de traitement A est de 0,30 (k = 50), et celle du type de traitement B, de 0,35 (k = 40). Selon cette formule, on estime à sept le nombre de tailles d'effet additionnelles avec un coefficient r = 0 qui devraient être recensées pour les traitements de type B afin d'infirmer la supériorité de ce type. En d'autres termes, il faudrait trouver, pour les traitements de type B, sept autres tailles d'effet dont chacune aurait une importance de r = 0,0 pour pouvoir conclure que les deux types de traitement sont d'efficacité égale.
Taille d'effet et caractéristiques des études
Soixante dix études ont généré 103 corrélations entre divers types de traitement et l'inconduite en milieu carcéral.
La majorité des études fournissaient peu d'information sur leurs caractéristiques. Nous fournissons les caractéristiques des études en ce qui a trait aux pourcentages de tailles d'effet, et ce, uniquement pour les catégories de codage pour lesquelles au moins 50 % des études fournissaient des données. À moins d'indication contraire, nous fournissons des données sur les sous composantes d'une même catégorie de codage lorsque l'information pertinente est fournie à une fréquence de 20% ou plus.
Parmi les tailles d'effet recensées, 81 % étaient présentées dans des articles parus dans des revues spécialisées. La période visée par notre recherche bibliographique va de 1952 à 2002. Voici, par décennie, les pourcentages de tailles d'effet produites : 1952 1960 (8 %), 1961 1970 (18 %), 1971 1980 (29 %), 1981 1990 (25 %) et 1991 2002 (18 %). De l'ensemble de ces tailles d'effet, 82 % provenaient d'études portant sur des prisons américaines, 73 %, d'études fondées sur des échantillons composés d'hommes, et 39 % et 50 %, respectivement, d'études concernant des échantillons d'adultes et d'études portant sur des échantillons de jeunes.
Nous avons pu coder 77 % des tailles d'effet selon les types de traitement établis. Il ressort que 38 % de celles ci concernaient des traitements comportementaux (15 % découlaient d'une combinaison de traitements, 12 %, de thérapies cognitivo comportementales, et 7 %, de programmes d'apprentissage social), et 37 %, des traitements non comportementaux (7 % se rapportaient à des programmes d'ambiothérapie, et 5 %, à des thérapies non directives ou à des interventions axées sur l'alimentation). Ajoutons que 38 % concernaient des programmes visant les facteurs criminogènes, et 33 %, des programmes ayant reçu une cote supérieure (entre 5 et 21) en ce qui concerne l'intégrité thérapeutique, sur une échelle de 37 points, une version abrégée de l'échelle d'évaluation des programmes correctionnels (Correctional Program Assessment Inventory, Gendreau et Andrews, 2001). En outre, 35 % étaient générées par des études visant des programmes ayant reçu une faible cote (< 5) à ce chapitre.
La taille des échantillons du groupe expérimental et du groupe témoin variait entre 5 et 1 478 sujets. Les pourcentages de tailles d'effet selon la durée du suivi se répartissaient comme suit : moins de 6 mois = 46 %, de 6 à 11 mois = 17 %, et 12 mois ou plus = 15 %.
La fréquence des lacunes dans l'information fournie relativement aux pourcentages de tailles d'effet variait entre 51 % et 100 % pour ce qui est des catégories suivantes : a) caractéristiques de l'établissement carcéral (sécurité, situation géographique, population, surpopulation, orientation des traitements, climat régnant dans l'établissement, lieu de mise en ouvre des programmes de traitement); b) caractéristiques des délinquants (race, niveau de risque, antécédents d'inconduite); c) caractéristiques du personnel (qualifications, expérience, études et formation, compétences en matière thérapeutique du directeur et personnel du programme); d) caractéristique du traitement (prise en compte de la réceptivité, application du principe du risque et existence d'un guide pour le programme); e) critères (type d'inconduite ou de récidive; f) valeurs métriques utilisées (valeurs r, t, et F, par exemple).
Type de traitement : effet sur l'inconduite
Au total, 103 tailles de l'effet se rapportant à 21 370 détenus ont été générées. Le coefficient r moyen était de 0,13 (IC de 0,09 à 0,18). Après pondération par taille d'échantillon et par nombre de tailles d'effet, la valeur pondérée de la taille d'effet (z+) était de 0,14 (CI de 0,13 à 0,15).
Les tailles d'effet moyennes pour l'inconduite en ce qui a trait à chaque type de traitement sont présentées dans le tableau 1 pour les 103 tailles d'effet. Examinons par exemple la première rangée de ce tableau. On y constate que 40 tailles d'effet découlant de traitements comportementaux et se rapportant à 5 809 détenus ont été produites. On observe un coefficient r moyen de 0,26 associé à un IC de 0,18 à 0,34, ainsi que, après pondération par taille d'échantillon et par nombre de tailles d'effet, une taille d'effet moyenne pondérée (z+) de 0,39, avec un IC de 0,36 à 0,42. Par comparaison, le coefficient r moyen pour les 31 tailles d'effet produites par les traitements non comportementaux (N = 7629) était de 0,10, avec une valeur z+ connexe de 0,05. Il n'y avait pas de chevauchement entre les IC de 95 % associés aux valeurs moyennes des coefficients r et z+ concernant les traitements comportementaux et les IC associés aux autres types de traitement. Selon la statistique IC, les traitements comportementaux entraînaient une plus grande réduction de l'inconduite dans 68 % des cas comparativement aux traitements non comportementaux, dans 77 % par rapport aux programmes d'études ou de formation professionnelle, et dans 92 % par comparaison avec les traitements non définis.
L'analyse du nombre garantissant la certitude des résultats indique que, pour que l'effet des traitements comportementaux soit réduit à celui des traitements non comportementaux, il faudrait trouver 64 études additionnelles sur les traitements comportementaux, produisant toutes un coefficient r de 0,0.
La vérification de l'hétérogénéité des tailles d'effet au moyen de la méthode de Rosenthal (1991) a mené à l'élimination de 3, 7 et 4 tailles d'effet en ce qui concerne, respectivement, les traitements comportementaux, non comportementaux et non définis.
Tailles d'effet moyennes pour l'inconduite selon le type de traitement : toutes les tailles d'effet a
|
Type de traitement (k) |
N |
Mr(SD) |
ICr |
Mz+ |
CIz+ |
|
1. Comportemental (40) |
5809 |
0,26 (0,24) |
0,18 à 0,34 |
0,39 |
0,36 à 0,42 |
|
2. Non comportemental (31) |
7629 |
0,10 (0,21) |
0,02 à 0,17 |
0,05 |
0,03 à 0,07 |
|
3. Études/formation professionnelle (8) |
1117 |
0,02 (0,19) |
-0,14 à 0,18 |
0,0 |
-0,06 à 0,06 |
|
4. Non défini (24) |
6815 |
0,02 (0,14) |
-0,03 à 0,08 |
0,06 |
0,04 à 0,08 |
Nota : K = nombre de tailles d'effet par type de traitement; N = nombre de délinquants par type de traitement; Mr(SD) = coefficient r moyen et écart type entre le type de traitement et la récidive; ICr = intervalle de confiance de 95 % pour le coefficient r moyen; z+ = coefficient r pondéré tenant compte de l'influence de la taille de l'échantillon par taille d'effet et du nombre de tailles d'effet par type de traitement; ICz+ = intervalle de confiance de 95% pour le coefficient z+.
a Indicateurs de langage commun de la taille d'effet pour les coefficients r moyens; traitements comportementaux par opposition aux traitements non comportementaux = 68 %; traitements comportementaux par opposition aux programmes d'études/de formation professionnelle = 77%; traitements comportementaux par opposition aux traitements non définis = 92%.
Le tableau 2 fournit les estimations de la taille d'effet pour les valeurs r et z+ , les valeurs aberrantes ayant été éliminées. Les résultats relatifs à chaque type de traitement sont nettement semblables à ceux présentés dans le tableau 1. Nous n'avons donc pas éliminé les valeurs aberrantes des analyses subséquentes (voir également Hunter et Schmidt, 1990, pour une critique de l'élimination des valeurs aberrantes en fonction du test de signification).
Tailles d'effet moyennes pour l'inconduite selon le type de traitement : valeurs aberrantes éliminées
|
Type de traitement (k) |
N |
Mr(SD) |
CIr |
Mz+ |
CIz+ |
|
1. Comportemental (37) |
2266 |
0,26 (0,24) |
0,18 à 0,34 |
0,39 |
0,36 à 0,42 |
|
2. Non comportemental (24) |
3894 |
0,11 (0,21) |
0,02 à 0,20 |
0,05 |
0,02 à 0,08 |
|
3. Études/formation professionnelle (8) |
1117 |
0,02 (0,19) |
-0,14 à 0,18 |
0,0 |
-0,06 à 0,06 |
|
4. Non défini (20) |
3000 |
0,02 (0,12) |
-0,04 à 0,08 |
0,06 |
0,02 à 0,10 |
Nota : K = nombre de tailles d'effet par type de traitement; N = nombre de délinquants par type de traitement Mr(SD) = coefficient r moyen et écart type entre le type de traitement et la récidive; ICr = intervalle de confiance de 95% pour le coefficient r moyen; z+ = coefficient r pondéré tenant compte de l'incidence de la taille de l'échantillon par taille d'effet et du nombre de tailles d'effet par type de traitement; ICz+ = intervalle de confiance de 95% pour le coefficient z+ .
Rigueur du plan expérimental
Les tailles d'effet moyennes produites lorsque la rigueur du plan de recherche est établi comme modérateur sont présentées dans le tableau 3. Un examen de ce tableau révèle que les plans les plus rigoureux génèrent des tailles d'effet supérieures en ce qui concerne les traitements comportementaux et non comportementaux quand on considère le coefficient r, mais pas quand on pondère les tailles d'échantillon. De plus, on note une variation très marquée des valeurs r et z+ estimées pour les programmes d'études et de formation professionnelle, mais peu de tailles d'effet ont été produites pour ces derniers par l'analyse.
Tailles d'effet moyennes pour l'inconduite selon le type de traitement : plans expérimentaux rigoureux a et déficients b
|
N |
Mr(SD) |
CIr |
Mz+ |
CIz+ |
|
|
Plan expérimental rigoureux |
|||||
|
1. Traitements comportementaux (12) |
429 |
0,36 (0,25) |
0,20 à 0,52 |
0,40 |
0,29 à 0,49 |
|
2. Traitements noncomportementaux (13) |
1747 |
0,15 (0,16) |
0,06 à 0,25 |
0,07 |
0,02 à 0,12 |
|
3. Programmes détudes et de formation professionnelle (2) |
224 |
-0,22 (0,11) |
-1.18 à 0,73 |
-0,19 |
-0,32 à -0,06 |
|
4. Traitements nondéfinis (13) |
2343 |
0,02 (0,05) |
-0,01 à 0,05 |
0,03 |
-0,01 à 0,07 |
|
Plan expérimental déficient |
|||||
|
1. Traitements comportementaux (28) |
5380 |
0,21 (0,23) |
0,12 à 0,30 |
0,39 |
0,35 à 0,41 |
|
2. Traitements noncomportementaux (18) |
5882 |
0,06 (0,23) |
-0,06 à 0,17 |
0,04 |
0,01 à 0,07 |
|
3. Programmes détudes et de formation professionnelle (6) |
893 |
-0,11 (0,13) |
-0,03 à 0,24 |
0,05 |
-0,02 à 0,12 |
|
4. Traitements non définis (11) |
4472 |
0,03 (0,20) |
-0,10 à 0,17 |
0,08 |
0,04 à 0,10 |
Nota : K = nombre de tailles d'effet par type de traitement; N = nombre de délinquants par type de traitement; Mr(SD) = coefficient r moyen et écart type entre le type de traitement et la récidive; ICr = intervalle de confiance de 95 % pour le coefficient r moyen; z+ = coefficient r pondéré tenant compte de l'incidence de la taille de l'échantillon par taille d'effet et du nombre de tailles d'effet par type de traitement; ICz+ = intervalle de confiance de 95 % pour le coefficient z+.
a Les plans expérimentaux rigoureux étaient ceux qui faisaient appel à une répartition au hasard des sujets entre le groupe expérimental et le groupe témoin ou dans le cadre desquels le groupe expérimental était comparé à un groupe témoin pour au moins cinq facteurs de risque criminel.
b Les critères selon lesquels un plan était considéré comme déficient étaient les suivants : > 20 % de perte d'effectifs au sein du groupe expérimental ou du groupe témoin; comparaison avec le groupe témoin pour moins de cinq facteurs de risque criminel; études compilant les données d'analyses corrélationnelles rétrospectives.
Intégrité thérapeutique
Nous avons analysé la relation entre l'intégrité thérapeutique des traitements et l'inconduite selon le classement suivant : les traitements recevant une cote inférieure à cinq pour ce qui est de l'intégrité thérapeutique étaient considérés comme ayant une faible intégrité thérapeutique, alors que ceux qui obtenaient une cote de cinq ou plus étaient classés parmi les traitements à haute intégrité thérapeutique. L'effet moyen de ces derniers (k = 34, r = 0,24, CI = 0,15 à 0,33) était plus important que celui des traitements à faible intégrité thérapeutique (k = 36, r = 0,12, CI = 0,04 à 0,20). Les traitements à haute intégrité thérapeutique ont produit des tailles d'effet plus importantes dans 63 % des cas.
Comparaison des facteurs criminogènes visés
Nous avons recensé 81 tailles de l'effet se rapportant à 13 309 détenus pour lesquelles les facteurs criminogènes visés ont pu être déterminés. Le tableau 4 présente les résultats à ce chapitre. Par exemple, en consultant la première rangée, on constate qu'il se dégageait 24 tailles d'effet des études visant de trois à huit facteurs criminogènes (N 4586). Le coefficient r moyen était de 0,29 et la pondération par taille d'effet entraînait une augmentation de la taille d'effet moyenne (z+ = 0,47). Par comparaison, les études visant entre un et deux facteurs criminogènes ou aucun facteur criminogène ont produit des tailles d'effet moindres. Il y avait chevauchement de l'IC entre ces deux catégories. Dans 54 % des cas, l'indicateur LC penchait en faveur des études axées sur trois à huit facteurs criminogènes comparativement à celles visant un ou deux facteurs, et dans 73 % par rapport à celles qui n'en visaient aucun.
Tailles d'effet moyennes selon le nombre de facteurs criminogènes visés a
|
Facteurs criminogènes (k) |
N |
Mr(SD) |
CIr |
Mz+ |
CIz+ |
|
1. De trois à huit (24) |
4586 |
0,29 (0,23) |
0,20 à 0,39 |
0,47 |
0,44 à 0,50 |
|
2. De un à deux (40) |
4289 |
0,15 (0,23) |
0,08 à 0,23 |
0,05 |
0,02 à 0,08 |
|
3. Aucun b (17) |
4434 |
0,06 (0,17) |
-0,03 à 0,14 |
0,04 |
0,01 à 0,07 |
Nota : k = nombre de tailles d'effet par catégorie; N = nombre de délinquants par catégorie; Mr(SD) = coefficient r moyen et écart type entre la catégorie visée et l'inconduite; ICr = intervalle de confiance de 95 % pour le coefficient r moyen; z+ = coefficient r pondéré tenant compte de l'incidence de la taille de l'échantillon par taille d'effet et du nombre de tailles d'effet par catégorie; ICz+ = intervalle de confiance de 95 % pour le coefficient z+.
a Indicateurs de langage commun de la taille d'effet pour le coefficient r; de trois à huit facteurs par opposition à de un à deux = 54 %; de trois à huit facteurs par opposition à aucun facteur = 79 %; de un à deux facteurs par opposition à aucun facteur = 63 %.
b Les études qui ne tenaient compte d'aucun facteur criminogène visaient de zéro à six facteurs non criminogènes.
Résultats touchant la récidive
On a évalué la relation entre l'efficacité des programmes de traitement (k = 23) pour ce qui est de réduire l'inconduite et la récidive. Les résultats de cette évaluation indiquent une corrélation positive à ce chapitre (r = 0,44, CI = 0,10 à 0,78).
Les réductions de la récidive les plus marquées ont été observées pour les traitements qui visaient le plus grand nombre de facteurs criminogènes (k = 7). Ces derniers affichaient une taille d'effet de r = 0,16 (CI = 0,02 à 0,30), avec un coefficient z+ de 0,12 (IC = 0,02 à 0,19).
Lorsqu'on tenait compte de l'intégrité thérapeutique, 14 tailles d'effet (N = 1159) ont été recensées pour les traitements auxquels on pouvait attribuer une cote élevée à ce chapitre. En d'autres termes, les traitements à haute intégrité thérapeutique ont produit des résultats favorables par rapport à cinq descripteurs ou plus parmi les 37 variables descriptives de l'intégrité thérapeutique. Le coefficient r moyen pour la récidive était de 0,06 (CI = -0,07 à 0,19), avec un coefficient z+ de 0,06. Par ailleurs, 8 tailles d'effet étaient associées à de moins bons résultats quant à l'intégrité thérapeutique (résultats favorables pour moins de cinq des 37 descripteurs ayant servi au codage) et produisaient un coefficient r moyen de 0,03 (CI = -0,19 à 0,24) et un coefficient z+ de 0,06. L'indicateur LC indiquait une plus forte corrélation dans 54 % des cas en ce qui concerne les traitements à intégrité thérapeutique élevée.
Constatations supplémentaires
Nous avons recensé cinq études portant sur l'organisation des contingences (surtout sur des " systèmes de jetons ") dont le plan expérimental était fondé sur la variance intra groupe (Bornstein et coll., 1980; Colman et Baker, 1969; Cullen et Seddon, 1981; Ellis, 1993; Marquis, Gendreau, Cousins et Wormith, 1974). Nous ne les avons pas incluses dans notre méta analyse parce qu'elles ne comportaient pas de comparaison avec un groupe témoin et que le coefficient r de la taille d'effet ne pouvait être calculé. De façon globale, ces études indiquaient une réduction marquée de l'inconduite (réduite jusqu'à cinq fois, selon la valeur métrique utilisée pour quantifier la taille d'effet).
Parmi les autres constatations d'analyse qui sont dignes de mention, on trouve les suivantes : le fait que les expérimentateurs participent au traitement était associé à une taille d'effet plus faible (r = -0,18; IC = -0,37 à 0,0); le fait que le traitement soit donné dans un endroit isolé du reste de l'établissement correctionnel donnait lieu à une taille d'effet plus importante (r = 0,23; CI = 0,05 à 0,41); les programmes de traitement à l'intention des adultes étaient associés à une taille d'effet supérieure à celles des programmes destinés aux jeunes (r = 0,17; CI = -0,03 à 0,37); les périodes de suivi les plus longues généraient une taille d'effet moindre (r = -14; CI = -0,09 à -0,19); et la corrélation avec le nombre de semaines que durait le programme, c'est à dire la durée du traitement, était associé à une taille d'effet plus importante (r = 0,25; CI = 0,07 à 0,43).
Les méta analyses antérieures sur les effets des programmes de traitement en milieu carcéral sur l'inconduite ont généré au total 46 tailles d'effet (Keyes, 1996; Morgan et Flora, 2002). Notre étude a permis d'enrichir la base de données, faisant passer le nombre de tailles d'effet à 103, et l'échantillon, à 21 000 détenus, ce qui est considérable pour une étude visant à permettre l'élaboration de politiques efficaces visant une gestion plus humaine et plus sûre des établissements carcéraux.
Cependant, avant d'analyser les résultats, il convient de souligner que notre étude comportait des limites importantes sur le plan de la qualité de l'information obtenue, constatation qui, malheureusement, vient confirmer les conclusions de méta analyses antérieures sur la recherche correctionnelle (Gendreau et coll., 1997; 1999)6. Le manque de données relatives à certaines variables clés soulève des préoccupations, car il a été impossible de déterminer l'incidence de modérateurs importants sur les tailles d'effet estimatives. Comme nous l'avons signalé dans la présentation des résultats, pratiquement aucune information n'était fournie au sujet du contexte dans lequel les programmes de traitement étaient mis en ouvre. En outre, des caractéristiques essentielles des détenus, notamment le niveau de risque et les antécédents d'inconduite, étaient presque invariablement passées sous silence, tout comme les facteurs liés à l'intégrité thérapeutique. En ce qui concerne cette dernière, seules 2 % des tailles d'effet étaient associées à un traitement obtenant un résultat de 50 % selon la version abrégée de l'échelle d'évaluation des programmes correctionnels (Gendreau et Andrews, 2001)7. En outre, certains principes importants reconnus pour leur utilité dans le cadre de la réadaptation des délinquants (principe du risque et prise en compte des facteurs criminogènes, par exemple; voir Andrews, Dowden et Gendreau, 1999, ainsi que Gendreau, 1996) n'avaient pas été appliqués. Par contre, il faut se rappeler que 80 % tailles d'effet découlent d'études réalisées avant l'avènement d'une documentation abondante sur « ce qui marche ».
6 Bien que les ouvrages portant sur les établissements carcéraux prêtent facilement flanc à la critique, nous estimons que la qualité de la documentation sur les traitements correctionnels n'est guère meilleure, en particulier lorsqu'il s'agit de l'intégrité thérapeutique (voir par exemple Andrews, Dowden et Gendreau, 1999).
7 Cette très faible estimation est attribuable en partie au manque d'espace dans les revues scientifiques et au fait que l'intégrité thérapeutique correspond à une préoccupation assez récente (Gendreau, 1996).
Il a été impossible de déterminer la nature du traitement pour environ le quart des tailles d'effet. De la même façon, la valeur métrique précise utilisée pour mesurer les résultats n'était pas mentionnée dans 52 % de cas. Par exemple, le fait de ne rapporter aucun résultat significatif entraînait une sous estimation des effets du traitement. Dans certains cas, on signalait un effet qui semblait varier de faible à important, mais les auteurs écartaient leurs conclusions parce que les échantillons étaient trop petits pour permettre de calculer la valeur « magique » p< 0,05, mesure du succès. Dans un tel cas, le codeur, dans une méta analyse, n'a d'autre choix que d'attribuer une valeur nulle au coefficient r. Cela peut sembler radical, mais, les réductions de la récidive rapportées dans la documentation sur les traitements n'étant pas rares (Andrews et coll., 1990), il s'avère plus prudent de procéder ainsi.
Une fois exposées ces difficultés majeures, on constate malgré tout que les résultats de notre étude concordent remarquablement avec les données limitées issues des deux méta analyses précédentes et, fait encore plus marquant, de la documentation relative aux traitements correctionnels. Keyes (1996) de même que Morgan et Flora (2002) ont signalé que les traitements comportementaux entraînaient une réduction de la récidive correspondant environ à un coefficient r de 0,20. Notre méta analyse confirme ces résultats et indique même des effets plus importants (r = 0,26, z+ = 0,39) pour ce type de traitement. D'après notre expérience, il est inhabituel que la pondération fasse varier de beaucoup les résultats. Toutefois, dans ce cas, un seul échantillon très vaste et une seule taille d'effet très importante ont gonflé la valeur du coefficient z+ (Prendergast, Farabee et Cartier, 2001). Bien que l'étude ne fasse pas appel à un plan expérimental rigoureux (rappelons nous que les plans rigoureux ne sont pas associés à de faibles tailles d'effet), le traitement qu'elle visait obtenait une cote relativement élevée en ce qui concerne l'intégrité thérapeutique. Deux autres tailles d'effet importantes signalées qui concernaient de petits échantillons (Leeman, Gibbs et Fuller, 1993) venaient du groupe d'Arnold Goldstein, qui se penche depuis longtemps, et avec compétence, sur les programmes efficaces destinés aux jeunes (Goldstein et coll., 1987).
Du point de vue pratique, on ne devrait pas sous estimer les implications de ces résultats. Les valeurs des corrélations peuvent être interprétées selon leur valeur apparente (Cullen et Gendreau, 2000). En appliquant la méthode de l'indicateur binomial de la taille d'effet de Rosenthal (1991), dont l'usage est largement répandu, à l'estimation plus prudente r = 0,26, il ressort que l'inconduite peut être réduite d'environ 26 %; si l'on choisit l'IC comme statistique, la réduction variera entre 18 % et 34 %, résultats que tout administrateur d'établissement carcéral accueillerait avec enthousiasme et considérerait comme un effet puissant 8. Un autre indice de la taille d'effet qui s'avère utile, à savoir l'indicateur de LC, donne des résultats qui appuient fortement le recours à des traitements comportementaux. Dans 68 % et 77 % des cas, respectivement, les résultats sont meilleurs que pour les traitements non comportementaux et les programmes d'études et de formation professionnelle 9. En outre, les traitements on comportementaux, toujours d'usage courant dans bon nombre d'établissements carcéraux (Gendreau, Goggin et Smith, 2001), ne donneront jamais les résultats obtenus pour les traitements comportementaux. Notre étude a montré que les traitements comportementaux de la prochaine génération devraient produire des résultats désastreux (64 tailles d'effet consécutives de r = 0 recensées dans la documentation) pour que son efficacité soit réduite à celle des traitements non comportementaux. Enfin, les traitements comportementaux semblent à l'évidence plus utiles que certaines stratégies de remplacement mentionnées dans l'introduction du présent rapport.
8 Le lecteur qui a déjà travaillé en milieu carcéral sait qu'une faible réduction (entre 5 % et 10 %, par exemple) des cas d'inconduite peut faire une différence, permettant à l'établissement d'éviter le chaos et de faire face adéquatement aux pressions habituelles.
9 Cela ne vient pas discréditer les programmes d'études et de formation professionnelle. Ces derniers sont très utiles dans certains cas, et il peut être efficace de les combiner aux programmes de traitement.
Quand on compare les résultats de notre étude à ceux fournis dans la documentation sur les traitements correctionnels, on peut penser qu'il existe une forte corrélation entre l'inconduite et les comportements antisociaux. Tout en reconnaissant pleinement le caractère aléatoire des données sur l'inconduite dans certains cas (voir Light, 1990), on s'accorde pour dire qu'elles ont une validité raisonnable (Gendreau et coll., 1997; Van Voorhis, 1994). Examinons maintenant les résultats qui suivent. La corrélation entre la réduction de l'inconduite et le risque de récidive était de r = 0,44, résultat des plus encourageants qui montre les avantages à long terme d'un type de gestion carcérale saine. Dans la documentation sur les traitements correctionnels, la corrélation entre cinq types de facteurs criminogènes et la récidive variait entre r = 0,06 et r = 0,39, avec un coefficient r moyen de 0,29 (Andrews et Bonta, 2003). Dans notre étude, la corrélation entre les facteurs criminogènes visés, d'une part, et, d'autre part, l'inconduite et la récidive était de r = 0,31. De plus, parmi les programmes de traitement ayant produit les 23 tailles d'effet fondées sur notre base de données, les rares qui visaient au moins trois à huit facteurs criminogènes entraînaient une réduction de la récidive équivalant à r = 0,16, soit un résultat presque identique à la taille d'effet (r = 0,17) signalée en ce qui a trait à la récidive pour les programmes en milieu carcéral (k = 30) qui mettent en application les principes d'un traitement efficace (Andrews et Bonta, 2003). Enfin, la corrélation entre la durée du traitement et la récidive dégagée de la base de données constituée par Andrews et Bonta (2003) était de r = 0,20; dans notre étude, la corrélation entre la durée du traitement et la réduction de l'inconduite était de r = 0,25.
Avant de se réjouir de la concordance de ces résultats, il convient de se rappeler que les comparaisons entre les données issues de différents types de base de données donnent lieu, au mieux, à des approximations et que notre étude a produit, dans certains cas, des résultats qui différaient de ceux figurant dans la documentation sur la récidive (par exemple, la participation des expérimentateurs au traitement était associée à des tailles d'effet moindres plutôt que supérieures).
Pour terminer, mentionnons que notre méta analyse, qui se fonde sur un vaste échantillon de détenus, montre que les programmes offerts en milieu carcéral ont en moyenne un effet minime sur l'inconduite (r = 0,13; CI = 0,09 à 0,18) et qu'un type de traitement donné - les traitements comportementaux - produit un effet marqué (r = 0,26; CI = 0,18 à 0,34) qui peut être généralisé à la collectivité. Certes, ces résultats représentent un important ajout de connaissances à la documentation sur l'administration carcérale. Toutefois, étant donné la piètre qualité de certains ouvrages publiés dans le domaine, il est nécessaire de réaliser d'autres études de base sur la question. Nous croyons que, parmi ces études, celles qui feront un examen poussé de l'intégrité thérapeutique des programmes en milieu carcéral pourraient fort bien aboutir à des résultats beaucoup plus favorables (entre 35 % et 50 %, environ) que ceux présentés dans le présent rapport.
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AnnéexeA
Détails relatifs aux études visées par la méta analyse
|
Auteur(s) (année) |
Type de traitement |
N |
r |
|
Abrams et Siegal (1978) |
Non comportemental |
40 |
0,0 |
|
Non comportemental |
49 |
0,0 |
|
|
Andrews et Young (1974) |
Comportemental |
26 |
0,33 |
|
Comportemental |
21 |
0,24 |
|
|
Armstrong (2002) |
Comportemental |
256 |
-0,06 |
|
Barratt et coll. (1997) |
Non comportemental |
60 |
0,15 |
|
Brill (1978) |
Non défini |
22 |
0,42 |
|
Non défini |
21 |
0,0 |
|
|
Cavior et Schmidt (1978) |
Non comportemental |
198 |
-0,25 |
|
Non défini |
222 |
-0,27 |
|
|
Comportemental |
214 |
-0,21 |
|
|
Comportemental |
259 |
-0,08 |
|
|
Clear et Myhre (1995) |
Non défini |
769 |
0,24 |
|
Craft et coll. (1964) |
Non comportemental |
44 |
0,15 |
|
Cullen (1987) |
Comportemental |
26 |
0,28 |
|
Davisé (1988) |
Études/formation professionnelle |
325 |
-0,02 |
|
Non comportemental |
332 |
0,08 |
|
|
Non défini |
324 |
0,0 |
|
|
Non défini |
325 |
0,16 |
|
|
Eisenberg et coll. (1962)* |
Non comportemental |
42 |
0,30 |
|
Empey et Lubeck (1971) |
Non comportemental |
261 |
0,03 |
|
Feder (1962) |
Non défini |
40 |
0,0 |
|
Non défini |
40 |
0,0 |
|
|
Non défini |
40 |
0,0 |
|
|
Non défini |
40 |
0,0 |
|
|
Fox (1954) |
Non défini |
174 |
0,15 |
|
Friedland (1960)* |
Non défini |
36 |
0,0 |
|
Gendreau et coll. (1985) |
Études/formation professionnelle |
144 |
0,13 |
|
Gesch et coll. (2002) |
Non comportemental |
172 |
0,0 |
|
Goldenberg et Cowden (1977) |
Non comportemental |
177 |
0,0 |
|
Goldstein et coll. (1987)+ |
Comportemental |
60 |
0,41 |
|
Comportemental |
51 |
0,0 |
|
|
Guerra et Slaby (1990)+ |
Comportemental |
80 |
0,59 |
|
Guttman (1963)* |
Non défini |
215 |
0,0 |
|
Non défini |
123 |
0,0 |
|
|
Hollin et Courtney (1983) |
Comportemental |
16 |
0,0 |
|
Hollin et Henderson (1981) |
Comportemental |
10 |
0,41 |
|
Ingram et coll. (1970) |
Comportemental |
61 |
0,0 |
|
Jacobson et Magee (1965)* |
Études/formation professionnelle |
60 |
-0,30 |
|
Études/formation professionnelle |
164 |
-0,15 |
|
|
Johnson (1987) |
Non comportemental |
782 |
0,02 |
|
Kassebaum et coll., (sous presse)* |
Non défini |
968 |
0,0 |
|
Kessemeier (1966)* |
Non défini |
2499 |
0,07 |
|
Kirigin et coll. (1982) |
Comportemental |
68 |
0,33 |
|
Comportemental |
124 |
0,23 |
|
|
Langenbach et coll. (1990) |
Études/formation professionnelle |
200 |
0,0 |
|
Leak (1980) |
Non comportemental |
47 |
0,31 |
|
Leeman et coll. (1993) |
Comportemental |
39 |
0,68 |
|
Comportemental |
38 |
0,88 |
|
|
Levinson et Kitchener (1964)* |
Non comportemental |
225 |
0,0 |
|
Liau (1999) |
Comportemental |
39 |
0,35 |
|
Longhurst et Mazer (1988) |
Non comportemental |
140 |
0,37 |
|
MacKenzie et Shaw (1990) |
Non comportemental |
68 |
-0,24 |
|
McDougall (1990) |
Comportemental |
36 |
0,46 |
|
Medve (1961)* |
Non comportemental |
399 |
0,10 |
|
Morgan et coll. (1999) |
Comportemental |
36 |
0,26 |
|
Morrissey (1997) |
Comportemental |
77 |
0,26 |
|
Moss et coll. (1977) |
Études/formation professionnelle |
98 |
0,28 |
|
Études/formation professionnelle |
98 |
0,0 |
|
|
Non comportemental |
98 |
0,0 |
|
|
Non défini |
98 |
-0,28 |
|
|
Non comportemental |
98 |
0,0 |
|
|
Non défini |
98 |
-0,20 |
|
|
Ville de New York (1960)* |
Non défini |
120 |
0,0 |
|
Newburger (1952)* |
Non défini |
47 |
0,0 |
|
Non défini |
47 |
0,0 |
|
|
Ollendick et Hersen (1979) |
Comportemental |
18 |
0,46 |
|
Comportemental |
18 |
0,46 |
|
|
Non comportemental |
18 |
0,0 |
|
|
Prendergast et coll. (2001) |
Comportemental |
2956 |
0,53 |
|
Pugh (1993) |
Comportemental |
168 |
0,05 |
|
Queralt et coll. (1997) |
Études/formation professionnelle |
28 |
0,24 |
|
Roberts et coll. (1994) |
Non comportemental |
28 |
0,52 |
|
Non comportemental |
23 |
0,68 |
|
|
Ross et McKay (1976) |
Comportemental |
30 |
-0,36 |
|
Comportemental |
30 |
0,36 |
|
|
Comportemental |
30 |
0,36 |
|
|
Comportemental |
30 |
0,47 |
|
|
Roth et coll. (1971) |
Non comportemental |
100 |
-0,09 |
|
Rudoff (1960)* |
Non comportemental |
534 |
0,0 |
|
Sarason et Ganzer (1973) |
Comportemental |
95 |
0,10 |
|
Comportemental |
101 |
0,24 |
|
|
Comportemental |
108 |
0,15 |
|
|
Schlichter et Horan (1981) |
Comportemental |
19 |
-0,13 |
|
Comportemental |
18 |
-0,21 |
|
|
Non comportemental |
17 |
0,07 |
|
|
Schoenthaler (1983a) |
Non comportemental |
2005 |
0,04 |
|
Non comportemental |
573 |
0,0 |
|
|
Schoenthaler (1983b) |
Non comportemental |
276 |
0,24 |
|
Seckel (1965)* |
Non défini |
487 |
0,09 |
|
Snyder et Sechrest (1959) |
Non comportemental |
32 |
0,29 |
|
Non comportemental |
32 |
0,40 |
|
|
Sowles et Gill (1970) |
Non défini |
45 |
0,0 |
|
Non défini |
15 |
0,0 |
|
|
Stallone (1993) |
Comportemental |
44 |
0,43 |
|
Comportemental |
44 |
0,33 |
|
|
Sultan et coll. (1984) |
Comportemental |
61 |
0,0 |
|
Walrath (2001) |
Comportemental |
56 |
0,47 |
|
Walters (1999) |
Comportemental |
373 |
0,23 |
|
Watt et Howells (1999) |
Comportemental |
38 |
0,0 |
|
Wolk (1966) |
Non comportemental |
619 |
0,10 |
|
Wormith (1984) |
Comportemental |
35 |
0,33 |
|
Zivan (1966)* |
Non comportemental |
140 |
0,0 |
Nota: Lorsquune étude porétait sur plus dun traitement du même type (p.ex.le type comportemental, dans Stallone, 1993), cest que les traitements étaient diffrents ou quils étaient compars pour divers types de groupes témoins ou encore que l'étude a été raliése à plusieurs endroits.
* Indique les études pour lesquelles on na pu avoir accès au document original. Les tailles deffet pour ces études sont tires de Lipton, Martinson et Wilkes (1975).
+ Indique deux études, lune pour laquelle on trouvait 2 df dans le numrateur et lautre dont les auteurs ont signal des valeurs été pr-traitement et post-traitement distinctes pour le groupe expérimental et le groupe témoin. Dans les deux cas, le groupe témoin na affich aucune amlioration au fil du temps.Manuel de codage
Descripteurs de l'étude/de l'auteur
Référence : inscrire la citation bibliographique en utilisant le style préconisé par l'APA
Descripteurs de l'établissement
Descripteurs de l'échantillon
Descripteurs du plan expérimental
Descripteurs du traitement 10
10 Les catégories des approches comportementale et non comportementale figurant dans la section sur les descripteurs du traitement ont été établies d'après : Gendreau, P. (1996). Les principes d'un traitement correctionnel efficace sont énoncés dans A. T. Harland (Ed.), Choosing Correctional Options that Work, (pp. 117 130), London, Sage.
Descripteurs de l'intégrité thérapeutique 11
11 La partie relative à l'intégrité thérapeutique est inspirée de : Gendreau, P. et D. A. Andrews (2001). Correctional Programs Assessment Inventory - 2000 (CPAI-2000), Ottawa, Ontario, T3 Associates.
12 Les critères ayant servi pour déterminer les facteurs criminogènes sont ceux établis dans Andrews, D. A.et Bonta, J. (1998). The Psychology of Criminal Conduct (p. 354 357), Cincinnati, OH, Anderson.
Descripteurs de la taille d'effet
Descripteurs de l'indicateur de résultat
Données liées à la taille d'effet
Moyennes et écarts types
Proportions ou fréquences
Tests de signification