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2004 No R-148
Joseph Mileto
Shelley Trevethan
John-Patrick Moore
Direction de la recherche
Service correctionnel du Canada
Juin 2004
This report is also available in English. Ce rapport est également disponible en anglais. Pour obtenir d'autres exemplaires, veuillez vous adresser à la Direction de la recherche, Service correctionnel du Canada, 340, avenue Laurier ouest, Ottawa (Ontario) K1A 0P9. Should additional copies be required they can be obtained from the Research Branch, Correctional Service of Canada, 340 Laurier Ave., West, Ottawa, Ontario, K1A 0P9.
Le présent projet, résultat d'une démarche commune menée par le Service correctionnel du Canada (SCC), la Fédération des Métis du Manitoba (FMM) et le Ralliement national des Métis (RNM), examine les besoins des délinquants métis au Manitoba. Il a comporté des entrevues avec 37 délinquants métis sous responsabilité fédérale choisis au hasard et 13 membres de la famille de ces délinquants. L'étude a également comporté des entrevues avec 21 agents de libération conditionnelle aux établissements de Stony Mountain et de Rockwood, au Manitoba.
Vu la surreprésentation des délinquants métis dans le système correctionnel (1 % de la population canadienne contre 4 % des délinquants incarcérés dans des établissements correctionnels fédéraux), des recherches plus poussées s'imposent dans ce domaine. Certains estiment que les délinquants métis ont des besoins différents de ceux des délinquants non autochtones et des délinquants des Premières nations. De plus, les programmes et services actuels destinés aux délinquants autochtones correspondent ordinairement aux besoins des délinquants des Premières nations et ne conviennent pas nécessairement à tous les délinquants métis. Nous nous penchons, dans la présente étude, sur les questions suivantes :
Profil des délinquants métis
La majorité des délinquants métis interviewés étaient au début de la trentaine et célibataires, n'avaient pas achevé leurs études secondaires et étaient sans emploi au moment de leur arrestation. Ils avaient aussi des antécédents criminels assez lourds et étaient en train de purger une peine pour des infractions avec violence. Bien qu'on constate des différences entre les délinquants métis et ceux des Premières nations en ce qui concerne diverses caractéristiques sociodémographiques et les types d'infractions, ces différences n'étaient pas statistiquement significatives.
Malgré certaines similarités sur le plan des caractéristiques sociodémographiques, le type d'infractions et les profils de besoins, les expériences culturelles et les influences environnementales des délinquants métis étaient très différentes de celles des délinquants des Premières nations. Les délinquants métis avaient, dans de fortes proportions, grandi dans une ville et indiquaient que leur foyer était en milieu urbain. Même si beaucoup se disaient attachés à leur culture, bon nombre ne parlaient ni ne comprenaient une langue autochtone. Ces différences dans l'environnement et le milieu culturel font ressortir le besoin d'interventions adaptées aux expériences des délinquants métis. Ainsi, un pavillon de ressourcement en région éloignée risque de ne pas avoir beaucoup de sens pour certains délinquants métis en raison justement de son éloignement.
Participation aux programmes
La majorité des délinquants métis ont participé à des programmes correctionnels axés par exemple sur la toxicomanie, l'emploi et la formation. Bon nombre d'entre eux ont dit que les programmes les avaient aidés à remédier à leurs besoins criminogènes. Même si beaucoup ont participé à des programmes correctionnels, qu'ils ont trouvés utiles, ils étaient nombreux à également affirmer que les programmes devaient être mieux adaptés à leurs besoins particuliers. Bien que les programmes ciblent des besoins criminogènes cernés à l'admission, il se peut que les délinquants n'y soient pas entièrement réceptifs s'ils ne sont pas menés dans un contexte culturel approprié et d'une manière qui a un sens pour la vie des délinquants métis.
Remédier aux besoins criminogènes des délinquants métis
Les délinquants ont dit avoir un certain nombre de besoins durant leur incarcération et après leur mise en liberté. Selon le tiers d'entre eux, leurs besoins diffèrent de ceux des délinquants des Premières nations et selon la moitié, ils diffèrent de ceux des délinquants non autochtones. Ils ont notamment dit avoir besoin de programmes propres aux Métis et axés sur leurs besoins. Beaucoup ont aussi suggéré la participation d'une organisation métisse dans le cadre de leur expérience correctionnelle.
Un grand nombre des besoins signalés par les détenus métis existent toujours au moment de la mise en liberté. Ils incluent l'accès à des ressources, à des réseaux de soutien et à des programmes adaptés sur le plan culturel. Il semble également que certains besoins diffèrent de ceux des délinquants des Premières nations et des délinquants non autochtones. Pour répondre à ces besoins particuliers, il pourrait être important d'offrir des programmes qui intègrent l'histoire et la culture des Métis.
Besoins des familles
Tant les délinquants que les membres de leur famille ont signalé un certain nombre de besoins propres à la famille. Les premiers ont, par exemple, mentionné que l'accroissement de la communication au sein de l'unité familiale et l'accès à des systèmes de soutien étaient des facteurs importants pour leur famille. Les seconds ont exprimé des besoins semblables à ceux mentionnés par les délinquants. Le besoin d'encouragement, de soutien et de counseling existerait tant durant l'incarcération qu'après la mise en liberté. Il pourrait être nécessaire d'offrir plus de services à la famille durant l'incarcération.
Ces besoins ressemblent probablement à ceux de la famille de tout délinquant. Toutefois, pour être vraiment efficaces, ces services doivent être assurés dans le contexte culturel approprié.
Membres du personnel
La plupart des agents de libération conditionnelle interviewés (90 %) ont dit avoir affaire actuellement à des délinquants métis. Toutefois, plus de la moitié ont affirmé ne pas connaître ou ne connaître qu'imparfaitement les délinquants métis et la culture métisse en général. Il faudrait assurer une formation additionnelle pour favoriser une meilleure compréhension des besoins de ce groupe. En les sensibilisant aux besoins des délinquants métis et à la différence entre ces besoins et ceux d'autres délinquants, on permettrait éventuellement aux agents de mieux répondre à ces besoins particuliers.
Sommaire
Les constatations de l'étude confirment l'existence de différences entre la culture métisse et les autres cultures autochtones. Bien qu'à certains égards, les délinquants métis ressemblent aux délinquants des Premières nations et aux délinquants non autochtones, ils s'en distinguent également sous d'autres rapports. Dans l'ensemble, la différence la plus marquée signalée par les délinquants avait trait aux aspects culturels et spirituels. Les délinquants métis ont besoin, durant leur incarcération et après, de programmes qui font entrer en ligne de compte l'histoire et la culture des Métis. Par conséquent, malgré la similitude des besoins en programmes, il faudrait peut-être réexaminer la manière dont l'information est véhiculée et le choix de la personne chargée de le faire. L'intégration dans les programmes d'une information au sujet de l'histoire et de la culture métisses pourrait aider à leur donner plus de résonance pour les délinquants métis.
Il est également conseillé de pousser la formation culturelle des membres du personnel pour leur permettre de mieux comprendre la culture métisse et les besoins particuliers de ce groupe de délinquants. Une bonne compréhension des besoins propres aux délinquants métis aidera le SCC et les organisations métisses à proposer des stratégies qui favoriseront la réinsertion sociale de ces délinquants en tant que citoyens respectueux des lois.
Les auteurs tiennent à exprimer leur reconnaissance à un certain nombre de personnes qui ont participé à ce projet de recherche. Nous remercions tout d'abord David Boisvert, Lorne Flette et Dale Laliberty (FMM) de leur participation et de leur contribution à l'étude. Nous signalons aussi les efforts déployés par le Ralliement national des Métis, qui a facilité l'élaboration du projet. Nous sommes également reconnaissants envers les membres du personnel des établissements de Rockwood et de Stony Mountain, qui ont permis aux chercheurs de mener des entrevues. Nous tenons à exprimer tout spécialement notre gratitude aux délinquants et aux membres de leur famille pour avoir participé à l'étude.
Ce projet n'aurait pu être réalisé sans la participation des employés et des entrepreneurs du SCC. Il y a lieu de mentionner le soutien assuré par Michael Swait (entrevues auprès du personnel), Collette Cousineau (extraction de données du SGD), et Michael Jeffery et Vicki Brunet (entrée et formatage des données).
Le présent projet est le fruit des efforts concertés du Service correctionnel du Canada (SCC), de la Fédération des Métis du Manitoba (FMM) et du Ralliement national des Métis (RNM). La FMM est une organisation politique qui défend les intérêts des Métis du Manitoba. Le RNM est, quant à lui, le porte-parole national des Métis au Canada. Dans le cadre de ce projet, il a collaboré avec le SCC pour donner aux collectivités métisses plus de place dans les démarches visant à examiner la surreprésentation des Métis dans le système correctionnel. La collaboration des trois organismes a permis de mener un projet de recherche dont le but était d'examiner les besoins des délinquants métis durant leur incarcération ainsi qu'après leur mise en liberté. Pour assurer l'exhaustivité de cet examen, des entrevues ont été menées auprès de délinquants incarcérés dans deux établissements correctionnels fédéraux du Manitoba (c. à d., ceux de Stony Mountain et de Rockwood), de membres de leur famille et d'agents de libération conditionnelle.
Délinquants métis
Plusieurs travaux de recherche ont conclu à la surreprésentation des délinquants autochtones dans le système correctionnel fédéral du Canada (p. ex., Hamilton et Sinclair, 1991; Commission royale sur les peuples autochtones, 1996; Saskatchewan Métis Justice Review Committee, 1992; Solliciteur général du Canada, 1988; Task Force on the Criminal Justice System and its Impact on the Indian and Métis People of Alberta, 1991; Trevethan, Moore et Thorpe, 2003; Trevethan, Tremblay et Carter, 2000). Comme l'a déclaré la Commission royale sur les peuples autochtones (1996) : les " rapports et enquêtes n'ont pas seulement confirmé l'existence de cette surreprésentation; ils ont démontré, ce qui est encore plus alarmant, que la situation s'aggrave au lieu de s'améliorer. "
Le discours du Trône de janvier 2001 souligne aussi l'importance de s'occuper des problèmes auxquels font face les Autochtones. Voici ce que le gouvernement y déclare :
.c'est une réalité tragique, une trop forte proportion d'Autochtones ont des démêlés avec la justice. Le Canada doit s'employer à réduire sensiblement le pourcentage d'Autochtones aux prises avec l'appareil de justice pénale, de manière à niveler cette proportion avec la moyenne canadienne d'ici une génération. (Gouvernement du Canada, 2001)
À l'instar des autres groupes autochtones (c.-à-d., inuits et des Premières nations), les délinquants métis sont surreprésentés dans le système de justice pénale (Hamilton et Sinclair, 1991; Saskatchewan Métis Justice Review Committee, 1992; Task Force on the Criminal Justice System and its Impact on the Indian and Métis People of Alberta, 1991). Au Canada, les Métis correspondent à environ 1 % de la population totale, mais dans les établissements fédéraux, ils forment près de 4 % de la population carcérale. On dénombre actuellement environ 600 détenus métis dans des établissements correctionnels fédéraux et 300 autres qui sont en liberté sous condition dans la collectivité. Ce groupe représente plus du quart (27 %) des délinquants autochtones sous responsabilité fédérale au Canada (SCC, 2002).
Bien que les délinquants autochtones soient généralement surreprésentés dans le système carcéral, les facteurs liés à la surreprésentation ne sont pas nécessairement les mêmes pour tous les groupes autochtones. Des études sur les différences entre groupes ont révélé que les délinquants métis se distinguent des autres groupes autochtones à plusieurs égards (Moore, 2003; Motiuk et Nafekh, 2000; Trevethan et coll., 2003). Moore (2003) a notamment relevé des différences quant au type d'infractions et aux besoins criminogènes. Même si les délinquants métis et des Premières nations ont eu beaucoup de démêlés avec le système de justice pénale, les premiers ont dans une plus forte proportion été incarcérés pour des infractions contre les biens et en matière de drogues. Ces différences ont également été observées entre les délinquants métis et les délinquants non autochtones. On a également constaté que les premiers avaient plus de difficulté que les autres délinquants autochtones et les délinquants non autochtones en ce qui concerne l'emploi et les fréquentations criminelles.
Outre le problème de la surreprésentation, l'expérience des délinquants métis durant leur incarcération révélait un besoin de services ciblés. D'après un rapport de la Fédération des Métis du Manitoba (2002), à leur admission dans des établissements correctionnels fédéraux, les délinquants métis sont considérés comme des Autochtones, ce qui signifie le plus souvent membres des " Premières nations ". On leur a donc donné accès à des programmes qui n'étaient peut-être pas pertinents sur le plan culturel. La situation semble être analogue au moment de leur mise en liberté. Le succès de la réinsertion sociale dépend souvent des mécanismes de soutien qui existent après la mise en liberté dans la collectivité. Mais il se peut que ces services ne répondent pas aux besoins des délinquants métis et des membres de leur famille d'une manière appropriée sur le plan culturel, ce qui réduit éventuellement l'incidence favorable des programmes sur la réinsertion sociale.
Compte tenu de la place et des expériences considérables des délinquants métis dans le système correctionnel, il est clair qu'il faut pousser les recherches à leur sujet. Certains écrits semblent indiquer que les délinquants métis pourraient avoir besoin de services ciblés que n'offre pas actuellement le SCC. C'est pourquoi il importe d'examiner plus attentivement les besoins en programmes de ces délinquants dans les établissements fédéraux et au moment de la mise en liberté. Dans le présent rapport, nous examinons les programmes auxquels les délinquants métis participent et les aspects de ces programmes qui pourraient être améliorés.
Présente étude
La présente étude examine les besoins des délinquants métis. Les principales questions de recherche incluent les suivantes :
Ce projet de recherche permettra de comprendre d'une manière globale les besoins des délinquants métis. Les résultats aboutiront, espère-t-on, à un certain nombre de stratégies pour améliorer les pratiques correctionnelles qui existent actuellement à l'intention des délinquants métis et de leur famille. Il pourrait aussi renseigner sur la meilleure façon de mettre en application les articles 81 et 84 de la Loi sur le système correctionnel et la mise en liberté sous condition (LSCMLC) dans le cas des délinquants métis. Ces articles de la Loi visent à aider les délinquants autochtones à réussir leur retour dans la société au moyen de méthodes de guérison traditionnelles. L'information résultant de ce projet pourrait mener à une seconde phase ciblant des collectivités précises et indiquant les services qui existent à l'intention des délinquants métis.
Le présent projet consiste en un examen descriptif des délinquants métis dans les établissements correctionnels fédéraux du Manitoba. Pour réunir l'information nécessaire, nous avons eu recours aux sources de données suivantes :
Dossiers des délinquants
L'information a été réunie au moyen du Système de gestion des délinquants (SGD) du SCC. Le SGD renferme tous les renseignements se rapportant à chaque délinquant sous responsabilité fédérale. Nous avons examiné les caractéristiques sociodémographiques des délinquants, l'infraction à l'origine de la peine actuelle, les antécédents criminels et les facteurs statiques et dynamiques (l'annexe B renferme une liste des variables examinées). Cette information a été rassemblée au moyen du processus d'évaluation initiale des délinquants (EID). Ce processus sert à réunir et à conserver des renseignements sur les antécédents criminels et au sujet de la santé mentale de chaque délinquant sous responsabilité fédérale, de sa situation sociale et sa scolarité, des facteurs utiles pour déterminer le risque criminel (comme le nombre et la diversité des condamnations et le risque antérieur, la réaction au système correctionnel pour adolescents et pour adultes) et des facteurs importants pour déterminer les besoins dynamiques du délinquant (p. ex., antécédents de travail, antécédents familiaux, fréquentations criminelles, toxicomanies, attitudes). Les résultats aident à déterminer le placement en établissement et les plans correctionnels, mais une répartition de certaines variables liées aux antécédents criminels et aux besoins peut servir à produire un profil exhaustif de la population carcérale sous responsabilité fédérale.
Pour déterminer si l'échantillon de délinquants métis était représentatif de l'ensemble des délinquants métis incarcérés dans un établissement fédéral au Manitoba, nous avons effectué des analyses comparatives sur l'échantillon et la population. Les caractéristiques (c. à d., situation sociodémographique, antécédents criminels, infraction, besoins) de l'échantillon ne différaient pas sensiblement de celles de la population, ce qui semble indiquer que l'on peut généraliser les résultats à l'ensemble de la population des délinquants métis du Manitoba.
Nous avons comparé les délinquants métis, ceux des Premières nations et les délinquants non autochtones afin de dégager les différences entre les profils des délinquants métis et ceux des autres délinquants sous responsabilité fédérale du Manitoba. Nous avons tout d'abord effectué des analyses pour examiner les différences entre les trois groupes (présentées aux tableaux de l'annexe A). Lorsque nous avons constaté des différences statistiquement significatives, nous avons approfondi l'analyse pour voir s'il existait des différences spécifiques entre paires de groupes (c. à d., délinquants métis et des Premières nations, délinquants métis et délinquants non autochtones).
Pour les besoins de cette analyse, nous avons considéré comme " non autochtone " tout délinquant qui a dit ne pas être autochtone (p. ex., Blanc, Asiatique, Noir). Les délinquants inuits ont été exclus des analyses parce que le nombre de délinquants inuits sous responsabilité fédérale au moment de cet instantané était trop faible pour être utilisé à des fins de comparaison.
Entrevues avec les délinquants
En plus de puiser dans les dossiers, nous avons mené des entrevues pour recueillir une information qui ne se trouvait pas dans le SGD. Ces entrevues ont permis de faire un examen approfondi des besoins des délinquants. Un protocole d'évaluation des entrevues a été créé avec les commentaires et l'aide de la FMM et du RNM avant sa mise en ouvre.
Les questions d'entrevue visaient à explorer six principaux domaines : renseignements généraux au sujet du délinquant; renseignements sur l'enfance; problèmes familiaux; relation actuelle avec la famille; participation aux programmes; besoins. Les entrevues structurées incluaient des questions fermées et des questions ouvertes (on trouvera les questions d'entrevues à l'annexe C).
Chaque entrevue a pris environ 45 minutes, la durée variant entre 30 minutes et deux heures, compte tenu de la quantité d'information fournie par le délinquant. Ce sont des employés de la FMM qui ont mené les entrevues.
L'échantillon était composé de 37 délinquants de sexe masculin choisis au hasard parmi 95 délinquants métis incarcérés dans les deux établissements fédéraux du Manitoba. Il comprenait plus précisément 19 délinquants de l'établissement de Stony Mountain et 18 de l'établissement de Rockwood.
Entrevues avec les familles
Nous avons communiqué et mené des entrevues avec des membres de la famille après avoir obtenu le consentement des délinquants. Nous avons demandé à chaque délinquant d'indiquer le nom de membres de sa famille avec lesquels il était actuellement en contact. Nous avons ainsi obtenu le nom de 41 personnes et en avons interviewé 13.
Un protocole d'entrevue structurée a été élaboré pour les membres de la famille. Les questions d'entrevue ont porté sur quatre principaux aspects : antécédents; relation avec le délinquant; besoins du délinquant; besoins familiaux. Les entrevues comprenaient des questions ouvertes et des questions fermées (on trouvera les questions d'entrevue à l'annexe D).
Après avoir obtenu le consentement du délinquant, nous avons communiqué par téléphone avec les membres de la famille afin de déterminer s'ils voulaient participer au projet de recherche. À ceux qui ont accepté de participer, nous avons donné la possibilité de le faire en personne ou par téléphone. Tous ont choisi d'être interviewés par téléphone. Les entrevues ont été menées par des employés de la FMM.
Tous les répondants étaient des femmes. Sept d'entre elles étaient membres des Premières nations tandis que les autres étaient métisses. Dans 54 % des cas, il s'agissait de la mère du détenu, dans 23 % des cas, d'un autre membre de la famille, dans 16 % des cas, de sa sour et dans 7 % des cas, de sa conjointe de fait.
Entrevues avec les membres du personnel
Nous avons mené au total 21 entrevues avec des agents de libération conditionnelle des établissements de Stony Mountain (n=11) et de Rockwood (n=10). Les agents interviewés ont été choisis au hasard parmi un bassin d'agents de libération conditionnelle à chacun des établissements. Les entrevues ont porté sur trois aspects clés : expérience professionnelle et formation des agents; perception des besoins des délinquants et des programmes à l'intention de ces derniers; besoins des membres de la famille durant l'incarcération et après. L'entrevue a comporté des questions fermées et des questions ouvertes (on trouvera les questions de l'entrevue avec les membres du personnel à l'annexe E).
Les entrevues, menées en personne, ont pris une cinquantaine de minutes. Elles ont duré de 30 minutes à une heure et demie, compte tenu de la quantité d'information fournie par l'agent de libération conditionnelle. Elles ont été menées par deux chercheurs de la Direction de la recherche du SCC.
Façon de procéder
Le projet, démarche concertée du SCC, de la FMM et du RNM, a fait fond sur une entente entre les trois parties au sujet de l'approche méthodologique à suivre. Trois questionnaires d'entrevue ont été élaborés et administrés aux délinquants, à leur famille et aux membres du personnel. Trois intervieweurs de la FMM ont mené les entrevues avec les délinquants métis des établissements de Stony Mountain et de Rockwood. Comme nous l'avons déjà signalé, ils ont interviewé les membres d'un échantillon aléatoire composé de 37 délinquants dénombrés à ces établissements au moment de l'étude. On a communiqué avec le directeur adjoint des programmes correctionnels de chaque établissement afin d'établir le calendrier des entrevues avec les délinquants.
La FMM a aussi mené les entrevues avec les membres de la famille des délinquants faisant partie de l'échantillon. On a communiqué et mené des entrevues avec 13 personnes. On a communiqué avec ces dernières par téléphone pour leur offrir la possibilité d'être interviewées par téléphone ou en personne. Les 13 répondantes ont choisi d'être interviewées par téléphone. Sur les 13 entrevues, certaines ont été menées avec plusieurs membres de la famille d'un même délinquant.
Deux chercheurs du SCC se sont occupés des entrevues avec les agents de libération conditionnelle des deux établissements. Au total, 21 agents des deux établissements ont été choisis au hasard.
Les résultats de toutes les entrevues ont été envoyés au SCC en vue de l'entrée et de l'analyse des données. Des thèmes ont été dégagés des questions ouvertes, et toutes les données ont été codées aux fins d'analyse. Des analyses ont été effectuées à partir des questions de recherche du projet.
Une analyse a été effectuée pour déterminer la possibilité de généraliser les constatations issues de cette étude à l'ensemble des délinquants métis sous responsabilité fédérale au Manitoba (l'échantillon correspondait à 39 % de l'ensemble des délinquants métis sous responsabilité fédérale dans la province). Les différences entre l'échantillon et la population carcérale n'étaient pas significatives, ce qui signifie que les constatations de cette étude peuvent effectivement être étendues à l'ensemble des délinquants métis sous responsabilité fédérale au Manitoba. On trouvera à l'annexe A une liste des tableaux statistiques.
Profil des délinquants métis
Nous avons examiné le profil des délinquants métis interviewés et l'avons comparé à ceux des délinquants des Premières nations et des délinquants non autochtones incarcérés dans les établissements correctionnels fédéraux au Manitoba.
Caractéristiques sociodémographiques
Comme on peut le voir à la figure 1, les délinquants métis ressemblent passablement aux délinquants des Premières nations et aux délinquants non autochtones pour ce qui est de l'âge et de l'état matrimonial (voir également le tableau 1). La plupart avaient moins de 35 ans (Métis, 68 %; Premières nations, 73 %; non-Autochtones, 61 %) et étaient célibataires (Métis, 54 %; Premières nations, 49 %; non-Autochtones, 49 %) au moment de l'admission dans un établissement correctionnel fédéral pour l'infraction à l'origine de la peine actuelle. Nous avons toutefois constaté des différences sur les plans de la scolarité et de l'emploi. Il n'y avait pas de différences significatives entre les délinquants métis et ceux des Premières nations pour ce qui est de la proportion de ceux qui étaient sans emploi au moment de l'arrestation ou qui n'avaient pas achevé leurs études secondaires, mais nous avons relevé des différences significatives par rapport aux délinquants non autochtones. Il y avait des proportions sensiblement plus fortes de délinquants métis et des Premières nations qui étaient sans emploi au moment de l'arrestation comparativement aux délinquants non autochtones (89 % et 76 % par opposition à 58 %). De plus, on constate une proportion beaucoup plus forte de délinquants des Premières nations que de délinquants non autochtones sans diplôme d'études secondaires (95 % contre 77 %).

Infraction à l'origine de la peine actuelle
Comme on peut le voir à la figure 2, les délinquants métis étaient généralement incarcérés pour avoir commis des infractions avec violence (p. ex., homicide, vol qualifié) (voir aussi le tableau 2). Bien que la différence ne soit pas statistiquement significative, il y avait une plus forte proportion de délinquants métis que de délinquants non autochtones qui étaient incarcérés à la suite d'une agression sexuelle (16 % contre 10 %) et de voies de fait (14 % contre 8 %), tandis que la proportion de ceux qui étaient incarcérés pour vol qualifié était plus faible (19 % contre 25 %). En outre, même si, dans ce cas également, la différence n'était pas statistiquement significative, il y avait une proportion moindre de délinquants métis que de délinquants des Premières nations qui étaient incarcérés pour avoir commis un homicide (19 % contre 28 %) et des voies de fait (14 % contre 19 %).
Nous avons également dégagé deux différences significatives. Il y avait une proportion statistiquement plus forte de délinquants des Premières nations que de délinquants non autochtones qui étaient incarcérés pour voies de fait (19 % contre 8 %). Il y avait aussi proportionnellement plus de délinquants non autochtones qui avaient commis une infraction liée aux drogues (15 %) que de délinquants métis et des Premières nations (5 % et 3 % respectivement).

Nous avons également examiné la durée de la peine globale du délinquant. Les résultats montrent que la durée de la peine globale des délinquants métis (5,1 ans) n'était pas statistiquement différente de celle des délinquants des Premières nations (4,4 ans) et des délinquants non autochtones (5,5 ans). Toutefois, les délinquants des Premières nations purgeaient une peine beaucoup plus courte que les délinquants non autochtones1 .
Comme on peut le voir au tableau 2, environ huit délinquants métis sur 10 (78 %) au Manitoba ont dû être classés au niveau de sécurité moyenne au moment de leur admission dans le système correctionnel fédéral. Les proportions de ceux qui ont été classés au niveau de sécurité maximale ou au niveau de sécurité minimale étaient moindres, soit respectivement de 14 % et 8 %. Le classement selon le niveau de sécurité des délinquants métis était semblable à celui des délinquants des Premières nations. Toutefois, ces derniers ont été classés à un niveau de sécurité élevé dans une proportion beaucoup plus forte que les délinquants non autochtones (13 % contre 10 %). Même si les différences entre les délinquants métis et les délinquants non autochtones étaient considérables, elles n'étaient pas, d'après les comparaisons, significatives. Il se peut que le faible nombre de délinquants métis inclus dans les analyses explique ce résultat.
1 Les peines d'emprisonnement à perpétuité sont exclues du calcul de la peine globale moyenne.
Antécédents criminels
Les délinquants métis et des Premières nations se ressemblaient quant à leurs antécédents criminels. Toutefois, les deux groupes avaient eu plus de démêlés avec le système de justice pénale que les délinquants non autochtones (voir le tableau 3). Ils avaient, dans une proportion beaucoup plus forte que ces derniers, été condamnés déjà par un tribunal de la jeunesse (65 % et 72 % contre 46 %). Les délinquants métis étaient aussi plus susceptibles que les délinquants non autochtones d'avoir déjà été condamnés par un tribunal pour adultes (94 % contre 77 %). On a aussi constaté des proportions beaucoup plus fortes de délinquants des Premières nations que de délinquants non autochtones qui ont déjà été condamnés à une peine de ressort provincial (70 % contre 56 %) et qui ont échoué durant une période antérieure de surveillance dans la collectivité (71 % contre 51 %). Les proportions de délinquants métis et de délinquants des Premières nations qui n'avaient pas commis de crimes pendant un an étaient plus faibles que celles observées chez les délinquants non autochtones (74 % et 73 % contre 89 %).
Facteurs statiques et facteurs dynamiques
Comme le montre le tableau 4, les délinquants métis sont, dans une forte proportion, considérés comme présentant un risque élevé de récidive à l'admission (42 %). La proportion des délinquants métis qui présentent un risque élevé semble considérablement inférieure à celle des délinquants des Premières nations classés au même niveau (69 %), mais la différence n'était pas significative. Toutefois, tant les délinquants métis que ceux des Premières nations étaient moins susceptibles d'être classés à un niveau de risque faible que les délinquants non autochtones (6 % et 5 % contre 16 %).
Comme le révèle la figure 3, les délinquants métis avaient un grand besoin de programmes ciblant plusieurs domaines criminogènes (p. ex., problèmes personnels/affectifs, 92 %; toxicomanie, 81 %). D'après les analyses comparatives, il y a moins de délinquants métis que de délinquants des Premières nations considérés comme ayant un besoin élevé dans divers domaines (toxicomanie - 81 % contre 92 %; relations matrimoniales/familiales - 35 % contre 45 %; fréquentations - 41 % contre 54 %). Toutefois, les premiers étaient considérés comme ayant un plus grand besoin dans le domaine de la toxicomanie que les délinquants non autochtones (81 % contre 68 %), mais comme ayant un moins grand besoin dans les domaines du fonctionnement dans la collectivité (8 % contre 20 %) et de l'attitude (32 % contre 41 %). Toutefois, ces différences n'étaient pas significatives.

Nous avons constaté des différences statistiquement significatives entre les délinquants des Premières nations et les délinquants non autochtones. Les premiers présentaient, dans une plus forte proportion que les seconds, des besoins élevés en général (64 % contre 48 %) et " un certain besoin ou un besoin manifeste " de programmes ciblant les problèmes personnels/affectifs (98 % contre 87 %) et la toxicomanie (92 % contre 68 %).
Malgré leur niveau de besoins élevé, les délinquants métis étaient considérés, dans une assez forte proportion, comme présentant un grand potentiel de réinsertion sociale au moment de l'admission. Les délinquants métis (42 %) et non autochtones (47 %) présentaient un plus grand potentiel de réinsertion que les délinquants des Premières nations (23 %). Les deux premiers groupes (respectivement 35 % et 37 %) étaient aussi considérés comme étant plus motivés à l'égard d'une intervention au moment de l'admission que les délinquants des Premières nations (13 %).
Dans l'ensemble, les délinquants métis du Manitoba étaient au début de la trentaine, célibataires, peu scolarisés et sans emploi. À leur admission, ils avaient ordinairement de lourds antécédents criminels, un profil d'infractions avec violence et un grand besoin de programmes dans divers domaines. Le profil des délinquants métis au Manitoba ne différait pas tellement de celui des délinquants des Premières nations, mais nous avons constaté des différences importantes entre eux et les délinquants non autochtones. Les délinquants métis semblaient en effet avoir eu plus de difficulté sur le plan de l'emploi et avoir eu plus de démêlés avec le système de justice pénale. Ils présentaient donc un risque plus élevé de récidive que les délinquants non autochtones. Nous avons constaté plus de différences statistiquement significatives entre les délinquants des Premières nations et les délinquants non autochtones.
Culture et antécédents familiaux
Nous avons recueilli des renseignements supplémentaires sur les délinquants métis au moyen des entrevues (voir les tableaux 5 et 6). Le cas échéant, nous avons comparé ces constatations à celles d'études antérieures.
Il n'y avait qu'une faible proportion de délinquants métis (22 %) qui parlaient ou comprenaient une langue autochtone. Cette constatation rejoignait celle d'une étude analogue effectuée en Colombie-Britannique (Trevethan et coll., 2003). Toutefois, ces résultats diffèrent de ceux d'autres études sur les délinquants des Premières nations. Trevethan, Auger, Moore, MacDonald et Sinclair (2002) ont, par exemple, constaté que les deux tiers des délinquants des Premières nations comprenaient ou parlaient une langue autochtone.
Même si les répondants qui parlaient une langue autochtone étaient peu nombreux, près de la moitié (47 %) ont dit être attachés à la culture métisse. En outre, la moitié des délinquants métis (51 %) ont dit être attachés à d'autres cultures autochtones et participer actuellement à des activités autochtones. Celles-ci incluaient la musique de tambour, la sculpture, les sueries et l'art et l'artisanat autochtones. Les délinquants des Premières nations semblent être attachés dans une plus forte proportion que les délinquants métis à une culture autochtone (Trevethan et coll., 2002; Trevethan et coll., 2003).
Environ les deux tiers des délinquants métis (63 %) ont grandi dans un milieu urbain (petite ou grande ville). Neuf sur 10 (90 %) ont été arrêtés en milieu urbain. Peu d'entre eux ont été arrêtés en milieu rural (5 %) ou dans des collectivités métisses (3 %) ou autres (3 %). Selon Trevethan et coll. (2002), les délinquants métis étaient plus portés à vivre dans un centre urbain au moment de leur arrestation que les délinquants des Premières nations. La majorité d'entre eux se sentaient aussi plus à l'aise dans une ville (81 %); ils étaient relativement moins nombreux à se sentir à l'aise dans une collectivité métisse (7 %) ou rurale (7 %) ou dans une réserve (4 %).
Pour ce qui est de l'endroit où ils préféraient être mis en liberté, les trois quarts des délinquants métis (76 %) ont dit préférer retourner dans une grande ville. Ils étaient peu nombreux à privilégier un milieu rural (14 %), une réserve (7 %) ou une collectivité métisse (3 %) après leur mise en liberté. Pour ce qui est de leurs projets au moment de la mise en liberté, environ 9 sur 10 (88 %) prévoyaient habiter dans une grande ville. Ceux qui envisageaient d'être mis en liberté en milieu rural ou dans une collectivité métisse ne représentaient qu'une faible proportion (8 % et 4 % respectivement). L'endroit où les délinquants métis souhaitaient surtout être mis en liberté était Winnipeg (51 %).
Nous avons également recueilli des renseignements sur les antécédents familiaux et les relations familiales actuelles (voir le tableau 6). Environ le tiers des répondants ont dit que leur mère naturelle (37 %) ou leurs parents (31 %) avaient été leurs principaux pourvoyeurs de soins. La plupart des délinquants métis (94 %) ont dit être attachés à leur principal pourvoyeur de soins durant leur enfance. En outre, plus de la moitié (56 %) ont dit avoir grandi dans des conditions économiques favorables, tandis que 83 % ont dit avoir eu une enfance stable. Les répondants étaient aussi nombreux (78 %) à dire qu'ils avaient été heureux dans l'enfance.
Même s'ils étaient nombreux à signaler une enfance stable et heureuse, près de la moitié (43 %) ont été victimes ou témoins de violence au foyer. De plus, 81 % ont été victimes ou témoins de violence dans la collectivité. Près des trois quarts (72 %) des délinquants métis ont également dit que des membres de la famille se livraient à des activités criminelles.
Comme le révèle le tableau 6, plus des trois quarts (79 %) des délinquants métis ont dit entretenir des rapports avec leur épouse ou leur conjointe de fait. Ils étaient moins nombreux à entretenir des rapports avec leurs enfants (59 %). Bon nombre d'entre eux (84 %) entretenaient aussi des rapports avec d'autres membres de leur famille. Les délinquants se sont dits, en général, attachés à leur conjointe (100 %) et à leurs enfants (88 %).
Même si les délinquants métis ressemblent, pour ce qui est des caractéristiques sociodémographiques, du type d'infractions et des besoins, aux délinquants des Premières nations, ils diffèrent de ces derniers quant au lieu de résidence et aux expériences culturelles. Ils ont généralement grandi en milieu urbain et bon nombre d'entre eux ont indiqué que leur foyer était dans un centre urbain. De plus, tout en étant attachés à la culture métisse et à d'autres cultures autochtones, beaucoup ne parlent ni ne comprennent une langue autochtone. Ces différences dans le milieu et le contexte culturel semblent indiquer le besoin d'interventions adaptées à l'expérience des délinquants métis. Ainsi, un pavillon de ressourcement situé à un endroit éloigné ne serait peut-être pas efficace pour un grand nombre de délinquants métis.
Participation aux programmes
Une autre composante de l'entrevue avec les délinquants comprenait un examen des programmes auxquels ils ont participé en établissement et visait notamment à déterminer s'ils estimaient que ces programmes ciblaient effectivement leurs besoins (voir le tableau 7). Comme l'indique la figure 4, la plupart des délinquants métis participaient à des programmes de traitement de la toxicomanie (83 %). Bon nombre étaient aussi inscrits à des programmes axés sur l'emploi (80 %) et la formation (77 %). En outre, près des deux tiers (63 %) ont participé à des programmes axés sur les aptitudes cognitives, tandis que la moitié (53 %) ont participé à des programmes de maîtrise de la colère et de nature culturelle et psychologique. Beaucoup de ces programmes sont obligatoires et font partie du plan correctionnel des délinquants.
La plupart des délinquants métis ont estimé utiles les programmes auxquels ils ont participé. Ainsi, tous ceux qui ont pris part à des services psychologiques, des séances de counseling et des programmes culturels et destinés aux délinquants sexuels les ont trouvés utiles2 . Bon nombre ont également déclaré que les programmes de maîtrise de la colère (83 %), d'acquisition d'aptitudes cognitives (78 %), de traitement de la toxicomanie (72 %) et d'emploi (70 %) leur avaient été utiles. Dans l'ensemble, il semble que les délinquants métis aient participé à divers programmes correctionnels qu'ils ont jugés utiles pour cibler leurs besoins.

Beaucoup de délinquants métis inclus dans l'échantillon ont participé à des programmes ciblant leurs besoins criminogènes. Ils estimaient aussi généralement que les programmes étaient utiles. On ne sait toutefois pas si ces programmes répondent aux besoins culturels ou spirituels des délinquants métis. Bien que les programmes ciblent les besoins criminogènes identifiés à l'admission, il se peut que les délinquants n'y soient pas pleinement réceptifs s'ils ne sont pas donnés dans un contexte culturel approprié et d'une manière qui a une résonance dans la vie des délinquants métis.
2 Note : Peu de répondants ont évalué l'utilité des divers programmes. Il faut donc interpréter les résultats avec prudence..
Remédier aux besoins criminogènes des délinquants métis
Comme nous l'avons déjà signalé, la plupart des délinquants métis interviewés ont participé à des programmes correctionnels pour tenter de répondre à leurs besoins criminogènes (p. ex., toxicomanie et emploi). Comme on peut le voir au tableau 8, à leur entrée dans un établissement fédéral, les délinquants métis manifestent un certain nombre de problèmes particuliers. Un grand nombre ont dit avoir des problèmes d'emploi et de maîtrise de leur tendance à la violence (51 % chacun). Ils avaient aussi, dans de fortes proportions, des problèmes de colère, de finances, de toxicomanie (49 % chacun) et d'estime de soi (37 %).
On a interrogé les répondants au sujet de leurs besoins particuliers comme délinquants métis. Environ la moitié (45 %) ont affirmé que leurs besoins différaient de ceux des délinquants non autochtones. Ils ont aussi ajouté, dans une plus faible proportion (34 %), que leurs besoins comme délinquants métis différaient de ceux des autres délinquants autochtones.
Nous nous sommes également penchés sur les besoins des délinquants métis durant leur incarcération et après leur mise en liberté. Dans une forte proportion (48 %), ils ont dit avoir besoin de programmes à l'intention des Métis et de programmes répondant à leurs besoins particuliers (32 %) en établissement. Les autres besoins importants durant l'incarcération qui ont été mentionnés incluaient l'accès à des ressources et à des réseaux de soutien (28 % dans chaque cas) et un plus grand accès aux Aînés et aux activités culturelles (24 %).
Le quart des répondants (26 %) ont dit avoir, après leur mise en liberté, des besoins en matière d'emploi, d'aide financière et de logement. Comme ils l'ont affirmé pour leurs besoins en établissement, beaucoup de délinquants métis ont également dit avoir besoin de programmes spécifiques (24 %), de réseaux de soutien (22 %), de renseignements sur les ressources (13 %) et d'un accès aux Aînés et à des activités culturelles (11 %). Il n'est donc pas étonnant de constater que, lorsqu'ils ont été invités à faire des suggestions au sujet des programmes en établissement et dans la collectivité, ils aient affirmé en grand nombre que les programmes devaient cibler leurs besoins (38 %), faire appel à des organismes métis (27 %) et être adaptés sur le plan culturel (15 %).
Dans l'ensemble, la plupart des délinquants métis interviewés ont participé à des programmes correctionnels axés notamment sur la toxicomanie, l'emploi et la formation. Beaucoup ont affirmé que ces programmes leur avaient été utiles pour remédier à leurs besoins criminogènes. Pour ce qui est des besoins spécifiques des délinquants, bon nombre existent toujours au moment de la mise en liberté. Les délinquants métis ont tous dit avoir besoin d'accès aux ressources, de réseaux de soutien et de programmes adaptés à leur culture. Il semble que certains besoins diffèrent de ceux des délinquants non autochtones et des autres délinquants autochtones. Bien que les programmes ciblent effectivement les besoins criminogènes, pour les rendre particulièrement efficaces pour les délinquants métis, il pourrait être important d'y inclure des aspects culturels.
Besoins des membres de la famille
En plus d'examiner les besoins des délinquants métis, l'étude a également porté sur les besoins des membres de la famille (voir le tableau 9). Les délinquants croyaient, dans une forte proportion (56 %), que le contact et les communications avec le délinquant durant son incarcération constituaient un besoin important pour les membres de la famille. Nombre d'entre eux ont également dit que leur famille avait besoin, durant leur incarcération, de réseaux de soutien (24 %) et d'aide financière/emploi (20 %). Les membres de la famille avaient aussi besoin, selon eux, de programmes culturels métis et devaient accepter l'incarcération du délinquant.
Plus du tiers des délinquants (35 %) estimaient qu'après la mise en liberté, les membres de leur famille avaient besoin de réseaux de soutien. Nombre d'entre eux ont également signalé le besoin d'emploi et d'aide financière (27 %), ainsi que d'une période pour se réadapter et refaire connaissance avec le délinquant (23 %). Les autres besoins de la famille signalés par les délinquants métis incluaient des programmes axés sur des besoins particuliers (12 %) et la sobriété du délinquant (8 %).
Comme nous l'avons signalé dans la description de la méthodologie, des entrevues ont été menées avec 13 membres de la famille. Pour ce qui est des services à l'intention de ces derniers durant l'incarcération, peu de répondants (22 %) ont dit que des services leur avaient été offerts. Parmi ceux qui l'ont été, les visites et le counseling ont été les plus communs. Fait intéressant, les membres de la famille ont dit que plus de services leur ont été offerts après la mise en liberté. Plus des trois quarts (78 %) des répondants ont dit que des services avaient été mis à leur disposition à cette étape-là; ceux-ci incluaient par exemple une aide pour l'emploi, des services sociaux et de counseling et l'accès à des Aînés.
En ce qui concerne les besoins des membres de la famille pendant la période d'incarcération, environ les deux tiers (62 %) des répondants ont dit avoir besoin d'encouragement, de patience et de soutien. Plus de la moitié (54 %) ont dit avoir besoin de plus de communication entre eux et avec le délinquant. De plus grandes possibilités de visites et d'aide financière (23 % pour chaque) étaient aussi des éléments importants pour les familles.
Des besoins similaires ont été signalés pour la période postérieure à la mise en liberté. Les répondants ont affirmé que l'encouragement, le soutien et la compréhension (39 %) de la famille étaient alors nécessaires. De même, 39 % ont dit avoir besoin de programmes et de counseling. Les membres de la famille ont aussi dit avoir besoin d'un emploi et de patience.
Bref, les membres de la famille et les délinquants ont signalé un certain nombre de besoins propres à la famille. Ceux-ci existent tant durant l'incarcération qu'après la mise en liberté. Bon nombre de délinquants estimaient que leur famille avait besoin de plus de communication avec eux. On avait aussi besoin de systèmes de soutien durant l'incarcération et après la mise en liberté. L'emploi et une aide financière constituaient également des besoins importants pour les membres de la famille durant l'incarcération.
Les besoins des membres de la famille du délinquant métis ressemblent sans aucun doute à ceux des membres de la famille de tout délinquant. Toutefois, pour rendre les services plus efficaces, il est important de les offrir dans le contexte culturel approprié.
Connaissances de la part du personnel
La dernière composante de cette étude a consisté en 21 entrevues avec des agents de libération conditionnelle des établissements de Stony Mountain et de Rockwood. Un certain nombre d'aspects ont été explorés, comme la connaissance qu'avaient les agents des cultures autochtone et métisse, ainsi que des besoins des délinquants métis et de leur famille durant l'incarcération et après la mise en liberté (voir le tableau 10).
Les employés interviewés ont tous dit s'occuper, entre autres, de délinquants autochtones. La plupart ont aussi dit intervenir auprès de délinquants métis en particulier (90 %). Environ la moitié des agents de libération conditionnelle (48 %) ont affirmé intervenir actuellement auprès de collectivités autochtones en général et 10 %, auprès de collectivités métisses en particulier.
Beaucoup d'employés interviewés ont dit avoir suivi une formation sur les questions autochtones en général (86 %). Toutefois, nombre d'entre eux ont ajouté que cette formation n'avait consisté qu'en séances d'une demi-journée de sensibilisation à la culture et qu'ils avaient besoin de plus de formation. Un seul agent de libération conditionnelle a dit avoir suivi une formation portant sur des questions proprement métisses. Passablement d'agents estimaient n'avoir guère ou pas de connaissances au sujet de la culture métisse (57 %) ou des délinquants métis (62 %).
Pour mieux comprendre les délinquants et la culture métis, beaucoup d'agents de libération conditionnelle interviewés estimaient avoir besoin de cours, d'une formation axée sur la culture et d'ateliers supplémentaires (62 %). Il leur faudrait également, selon eux, être plus sensibilisés à la culture et aux besoins des Métis (48 %), ainsi qu'aux ressources disponibles (29 %). Ils ont enfin ajouté que les collectivités et organismes métis devaient participer davantage au système correctionnel (24 %).
Même si très peu de répondants connaissaient les délinquants métis, ils ont presque tous fait observer que les besoins de ces derniers différaient de ceux des délinquants non autochtones (85 %) et des autres délinquants autochtones (84 %).
En ce qui concerne les besoins des délinquants métis durant l'incarcération, les agents de libération conditionnelle ont, dans une forte proportion (45 %), mentionné des aspects comme l'instruction, la formation professionnelle, les programmes et la formation en général. Les autres besoins incluaient un plus grand accès aux ressources métisses dans la collectivité et en établissement, ainsi que des programmes et activités axés expressément sur les Métis (30 % dans chaque cas). Certains ont aussi mentionné une meilleure compréhension de la culture métisse et une plus grande sensibilité de la part du personnel comme besoin important. Toutefois, seulement la moitié des agents interviewés (48 %) estimaient que les besoins des délinquants métis avaient été satisfaits durant l'incarcération.
On a également interrogé les agents au sujet des besoins des délinquants métis au moment de leur mise en liberté. La moitié (50 %) ont répondu que les délinquants avaient alors besoin d'aide financière, d'un logement et d'un emploi. L'appui de la collectivité, de la famille et des pairs (45 %) était aussi considéré comme un facteur important pour la réussite de la réinsertion sociale. Les autres aspects importants mentionnés par le personnel incluaient l'accès aux ressources, la culture, les services de santé et les programmes (p. ex., instruction, traitement de la toxicomanie, counseling et responsabilités parentales). La moitié des agents interviewés (47 %) estimaient que les besoins des délinquants métis étaient satisfaits à leur mise en liberté.
Beaucoup des besoins signalés par les agents rejoignent ceux qui ont été mentionnés par les délinquants. L'appui de la famille et de la collectivité a été jugé important pendant l'incarcération. En outre, tant les agents que les délinquants ont affirmé que les délinquants métis éprouvaient des besoins qui différaient de ceux des délinquants non autochtones et des autres délinquants autochtones. On a aussi mentionné qu'il fallait mettre d'avantage l'accent sur des programmes axés sur des besoins spécifiques et adaptés sur le plan culturel. Les délinquants et les agents s'entendaient également pour reconnaître qu'après la mise en liberté, l'emploi, l'aide financière et le logement constituaient des facteurs déterminants d'une réinsertion sociale réussie.
En ce qui concerne les besoins des familles des délinquants métis, 60 % des agents ont affirmé qu'elles avaient besoin d'une aide financière et d'un emploi. En outre, 55 % ont mentionné le besoin de systèmes de soutien et de counseling. Ils estimaient également que les familles devaient avoir plus de contacts avec le délinquant et participer davantage au processus de justice pénale (25 % et 20 %, respectivement). Les agents estimaient clairement que les familles des délinquants métis éprouvaient divers besoins durant la période d'incarcération, et beaucoup (63 %) étaient d'avis qu'on ne s'en occupait pas convenablement. D'après 30 % d'entre eux, ces besoins ne diffèrent pas de ceux des autres familles dont un membre est incarcéré.
Près de la moitié des agents (47 %) estimaient qu'au moment de la mise en liberté, la famille devait être plus consciente des facteurs de risque de récidive. En outre, 42 % ont mentionné les services psychologiques et de counseling. Plus du tiers (37 %) ont signalé que la famille avait besoin d'une période d'adaptation et d'acceptation au moment du retour du délinquant dans la collectivité. Toutefois, selon les trois quarts d'entre eux (75 %), on ne satisfaisait pas aux besoins des membres de la famille.
Les besoins des familles signalés par les employés rejoignent en grande partie ceux mentionnés par les membres des familles eux-mêmes. Un emploi, un soutien, des services de counseling et un plus grand accès aux visites sont des besoins qui ont tous été signalés. Même si beaucoup de membres de la famille ont dit avoir accès à plus de services après la mise en liberté du délinquant que durant l'incarcération, nombreux sont les employés qui ont fait observer que les besoins des membres de la famille demeuraient insatisfaits.
Vu la forte proportion, au Manitoba, d'agents qui comptent des délinquants métis parmi les cas dont ils s'occupent et l'absence de formation sur les questions touchant les Métis, il faut faire davantage pour combler cette lacune. Une formation supplémentaire sur les besoins propres aux délinquants métis permettrait éventuellement d'avoir plus de succès auprès de ce groupe de délinquants. La plupart des agents interviewés ont fait remarquer que les délinquants métis avaient des besoins qui différaient de ceux des délinquants non autochtones et des délinquants des Premières nations, tant durant l'incarcération qu'après la mise en liberté. Bon nombre ont par ailleurs affirmé que les besoins des délinquants métis et des membres de leur famille demeuraient insatisfaits. Une sensibilisation accrue aux questions intéressant les Métis pourrait aider à répondre aux besoins des délinquants métis et de leur famille.
Le présent projet avait pour but d'examiner les besoins du délinquant métis et des membres de sa famille durant l'incarcération et après sa mise en liberté. Il a aussi servi à examiner les connaissances et l'expérience qu'ont, des délinquants métis et de la culture métisse en général, les agents de libération conditionnelle qui interviennent auprès de ces délinquants.
En général, les caractéristiques sociodémographiques et les antécédents criminels des délinquants métis ne diffèrent pas statistiquement de ceux des délinquants des Premières nations. Les délinquants métis sont, dans une forte proportion, au début de la trentaine, célibataires, dépourvus d'un diplôme d'études secondaires et sans emploi au moment de leur arrestation. Ils sont aussi nombreux à avoir de lourds antécédents criminels et à manifester un besoin dans diverses dimensions criminogènes, comme les problèmes personnels/affectifs et la toxicomanie. Toutefois, ils sembleraient présenter un potentiel de réinsertion sociale plus grand que les délinquants des Premières nations. Les différences sont plus marquées entre les délinquants métis et les délinquants non autochtones. Il existe une différence statistiquement significative entre le profil des délinquants métis et celui des délinquants non autochtones en ce qui a trait à l'emploi et aux antécédents criminels. Les premiers sont aussi considérés comme présentant un risque plus élevé de récidive que les seconds. Dans l'ensemble, on constate moins de différences statistiquement significatives entre les délinquants métis et ceux des Premières nations qu'entre ces derniers et les délinquants non autochtones.
Il est important de noter que l'approche employée dans cette étude peut avoir influencé certains des résultats non significatifs auxquels ont abouti les comparaisons entre groupes. Les analyses ont notamment comporté des comparaisons entre un échantillon de délinquants métis et les populations de délinquants des Premières nations et non autochtones au Manitoba. Évidemment, le nombre de délinquants métis inclus dans les analyses était bien inférieur à celui des délinquants des autres groupes. On aurait pu constater des différences plus significatives entre groupes si l'échantillon avait été plus nombreux ou s'il avait été comparé à des échantillons de délinquants des Premières nations et non autochtones.
La plupart des délinquants métis étaient attachés à leur principal pourvoyeur de soins, ordinairement la mère ou les parents. En outre, bon nombre ont dit avoir grandi dans un bon milieu économique et avoir eu une enfance stable. Malgré cela, beaucoup auraient été victimes ou témoins de violence au foyer et dans la collectivité. En ce qui concerne les relations familiales actuelles, beaucoup de délinquants métis ont dit avoir des rapports avec leur conjoint et leurs enfants. Ils ont aussi des contacts avec des membres de leur famille élargie.
En ce qui a trait aux expériences durant l'enfance, les délinquants métis semblent ressembler à ceux des Premières nations. On constate toutefois des différences. Peu de délinquants métis parlent ou comprennent une langue autochtone. Toutefois, près de la moitié sont attachés à leur culture et participent à des activités culturelles. Bon nombre ont grandi, ont été arrêtés et veulent retourner, après leur mise en liberté, dans un milieu urbain. Des différences dans le milieu et dans les antécédents culturels signalent le besoin d'interventions adaptées à l'expérience des délinquants métis. Ainsi, un pavillon de ressourcement situé à un endroit éloigné n'a peut-être pas beaucoup de résonance pour certains délinquants métis.
La deuxième composante du projet avait trait aux programmes auxquels les délinquants métis avaient participé et visait à déterminer si, à leur avis, ces programmes les avaient aidés. Beaucoup de délinquants métis interviewés ont participé à des programmes correctionnels, axés notamment sur la toxicomanie, l'emploi et la formation, dont bon nombre sont obligatoires pour les délinquants et font partie de leur plan correctionnel. Dans l'ensemble, la plupart des répondants ont signalé l'utilité de ces programmes.
Même si beaucoup de délinquants métis ont participé à des programmes correctionnels et affirmé que ceux-ci avaient répondu à leurs besoins, ils ont aussi été nombreux à réclamer des programmes plus adaptés à leurs besoins particuliers. Bien que les programmes ciblent les besoins criminogènes identifiés à l'admission, il se peut que les délinquants n'y soient pas pleinement réceptifs s'ils ne sont pas donnés dans le contexte culturel approprié et d'une manière qui a une résonance dans la vie des délinquants métis.
Les besoins et problèmes auxquels font face les délinquants métis à leur admission dans un établissement fédéral ont également été examinés. Bon nombre d'entre eux éprouvent des besoins sur les plans notamment de l'emploi et de la violence. Environ la moitié ont dit avoir des besoins différents de ceux des délinquants non autochtones et le tiers, des besoins différents de ceux des délinquants des Premières nations.
Les délinquants métis ont affirmé avoir besoin, durant leur incarcération, de programmes proprement métis, d'une information sur la culture métisse et d'un accès aux Aînés et à des activités culturelles métisses. Ils auraient également des besoins similaires et liés à leur culture après la mise en liberté, auxquels s'ajoutent toutefois des besoins d'aide financière et de travail. Invités à faire des suggestions au sujet des programmes correctionnels à leur intention, beaucoup ont dit que les programmes devaient être axés spécifiquement sur leurs besoins, inclure la participation d'organismes métis et être adaptés sur le plan culturel.
Des programmes intégrant leurs intérêts culturels avantageraient, semble-t-il, les délinquants métis. Malgré la ressemblance entre leurs besoins et ceux des autres délinquants autochtones et des délinquants non autochtones, notamment en ce qui concerne les systèmes de soutien et l'aide financière, la participation d'organismes métis et l'intégration d'éléments culturels aux programmes pourraient s'imposer dans leur cas.
L'étude a également porté sur les besoins des membres de la famille que perçoit le délinquant. La communication avec ce dernier a été le besoin le plus fréquemment mentionné par les délinquants au sujet de leur famille. Les répondants ont ajouté qu'après la mise en liberté, la famille avait en outre besoin de systèmes de soutien et d'une aide financière. Les membres de la famille ont exprimé des besoins analogues au cours des entrevues. Bon nombre ont dit avoir besoin d'encouragement, de patience et de soutien et un grand nombre ont ajouté le besoin d'avoir plus de contact avec le délinquant durant l'incarcération. Des besoins analogues ont été mentionnés pour la période postérieure à la mise en liberté. Les répondants ont parlé par exemple d'encouragement, de soutien, de compréhension et de counseling. Ils ont mentionné que peu de services leur étaient offerts durant la période d'incarcération. Il pourrait être nécessaire de s'occuper davantage de cet aspect.
Ces besoins des membres de la famille du délinquant métis ressemblent sans aucun doute à ceux des membres de la famille de tout délinquant. Toutefois, pour garantir leur efficacité maximale, il est important d'assurer les services dans le contexte culturel approprié.
La dernière composante du projet de recherche portait sur la connaissance qu'avaient les employés de la culture métisse. Même si 90 % des agents interviewés ont dit intervenir auprès de délinquants métis, plus de la moitié ont dit ne guère ou ne pas connaître ces délinquants et la culture métisse en général. Pour accroître leurs connaissances, ils ont dit avoir besoin d'une instruction et d'une formation plus poussées. Nombre d'employés interviewés ont dit qu'il fallait les sensibiliser davantage aux besoins des délinquants métis.
Il faudrait d'une manière générale se pencher sur cette question de sensibilisation aux besoins des délinquants métis et de leur famille durant l'incarcération et après la mise en liberté. Une compréhension de ces besoins et de la manière dont ils se distinguent de ceux des autres délinquants sous responsabilité fédérale constituerait une nouvelle piste de recherche et de programmes. Certaines pratiques en place à l'intention des délinquants autochtones sont axées davantage sur la culture des Premières nations et risquent de ne pas être aussi efficaces pour les délinquants métis. En comprenant ces différences, le SCC pourrait avoir accès à de nouvelles pratiques pour s'occuper de certaines des caractéristiques particulières de ce groupe de délinquants.
Ce projet a permis aux délinquants métis et aux membres de leur famille de faire part de leurs besoins. Ses conclusions confirment l'existence d'une différence entre la culture métisse et les autres cultures autochtones. Même s'il y a recoupement à certains égards entre les délinquants métis, ceux des Premières nations et les délinquants non autochtones, il existe aussi des différences sur certains plans. Dans l'ensemble, la différence la plus marquée qu'ont signalée les délinquants était liée aux dimensions culturelles et spirituelles. On a fait observer que les délinquants métis avaient besoin de programmes qui traduisent l'histoire et la culture métisses, tant durant leur incarcération qu'après leur mise en liberté. Bref, même si les besoins en matière de programmes se ressemblent peut-être, il faudrait sans doute réexaminer la façon dont l'information est véhiculée et le choix de la personne chargée de le faire. L'ajout aux programmes d'une information au sujet de l'histoire et de la culture métisses aiderait à leur donner plus de résonance pour les délinquants métis.
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| Métis (1) | Premières nations | Non-Autochtones | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nbre | % | Nbre | % | Nbre | % | p | |
| Total | 37 | 172 | 277 | ||||
| Établissement | 37 | 172 | 277 | ||||
| Établissement de Rockwood | 18 | 49 % | 32 | 19 % | 87 | 31 % | |
| Établissement de Stony Mountain | 19 | 51 % | 140 | 81 % | 190 | 69 % | |
| Âge à l'admission | 37 | 172 | 277 | NS | |||
| <24 | 11 | 62 | 36 % | 76 | 27 % | ||
| 25-3 | 14 | 38 % | 64 | 37 % | 93 | 34 % | |
| 35-44 | 10 | 27 % | 33 | 19 % | 68 | 25 % | |
| 45-54 | 2 | 5 % | 10 | 6 % | 25 | 9 % | |
| 55+ | 0 | 0 % | 3 | 2 % | 15 | 5 % | |
| Âge moyen | 30,5 ans | 29,8 ans | 33,0 ans | ||||
| État civil à l'admission | 37 | 172 | 277 | NS | |||
| Célibataire | 20 | 54 % | 84 | 49 % | 136 | 49 % | |
| Marié/conjoint de fait | 14 | 38 % | 79 | 46 % | 108 | 3 % | |
| Séparé/divorcé | 2 | 5 % | 8 | 5 % | 29 | 10 % | |
| Veuf | 1 | 3 % | 1 | 1 % | 4 | 1 % | |
| Niveau de scolarité à l'admission | 35 | 135 | 201 | *** | |||
| Aucun diplôme d'études secondaires | 31 | 89 % | 128 | 95 % | 155 | 77 % | |
| Diplôme d'études secondaires | 4 | 11 % | 7 | 5 % | 46 | 23 % | |
| Emploi à l'arrestation | 35 | 136 | 201 | *** | |||
| Avec emploi | 4 | 11 % | 33 | 24 % | 84 | 42 % | |
| Sans emploi | 31 | 89 % | 103 | 76 % | 117 | 58 % | |
(1) Le nombre de Métis désigne le nombre de Métis interviewés et non le nombre de ceux qui sont incarcérés.
NS = Non significatif
* = P<=0,05
** = P<=0,01
*** = P<=0,001
| Métis (1) | Premières nations | Non-Autochtones | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nbre | % | Nbre | % | Nbre | % | p | |
| 37 | 172 | 277 | |||||
| Infraction la plus grave | |||||||
| Homicide | 7 | 19 % | 48 | 28 % | 54 | 19 % | NS |
| Tentative de meurtre | 0 | 0 % | 0 | 0 % | 4 | 1 % | NS |
| Agression sexuelle | 6 | 16% | 22 | 13% | 27 | 10% | NS |
| Voies de fait | 5 | 14 % | 33 | 19 % | 22 | 8 % | ** |
| Vol qualifié | 7 | 19 % | 32 | 19 % | 70 | 25 % | NS |
| Autre crime de violence | 2 | 5 % | 2 | 1 % | 4 | 1 % | NS |
| Infraction contre les biens | 7 | 19 % | 23 | 13 % | 41 | 15 % | NS |
| Conduite en état d'ébriété | 0 | 0 % | 2 | 1 % | 0 | 0 % | NS |
| Infractions en matière de drogues | 2 | 5 % | 5 | 3 % | 42 | 15 % | *** |
| Autres infractions au Code criminel ou à des lois fédéraless | 1 | 3 % | 5 | 3 % | 13 | 5 % | NS |
| Peine globale moyenne (1) | 5,1 ans | 4,4 ans | 5,5 ans | * | |||
| Niveau de sécurité à l'admission | 37 | 167 | 247 | ** | |||
| Minimale | 3 | 8 % | 17 | 10 % | 57 | 23 % | |
| Moyenne | 29 | 78 % | 129 | 77 % | 166 | 67 % | |
| Maximale | 5 | 14 % | 21 | 13 % | 24 | 10 % | |
(1) Pour calculer la peine globale moyenne, on ne tient pas compte des peines d'emprisonnement à perpétuité.
NS = Non significatif
* = P<=0,05
** = P<=0,01
*** = P<=0,001
| Métis (1) | Premières nations | Non-Autochtones | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nbre | % | Nbre | % | Nbre | % | p | |
| Condamnations antérieures comme jeune contrevenant | 34 | 134 | 188 | *** | |||
| Oui | 22 | 65 % | 96 | 72 % | 8 | 46 % | |
| Non | 12 | 35 % | 38 | 28 % | 102 | 54 % | |
| Condamnations antérieures comme adulte | 34 | 134 | 189 | * | |||
| Oui | 32 | 94 % | 113 | 84 % | 146 | 77 % | |
| Non | 2 | 6 % | 21 | 16 % | 43 | 23 % | |
| Surveillance communautaire antérieure | 34 | 134 | 189 | NS | |||
| Oui | 28 | 82 % | 105 | 78 % | 133 | 70 % | |
| Non | 6 | 18 % | 29 | 22 % | 56 | 30 % | |
| Peine antérieure de ressort provincial | 34 | 134 | 189 | * | |||
| Oui | 24 | 71 % | 94 | 70 % | 106 | 56 % | |
| Non | 10 | 29 % | 40 | 30 % | 83 | 44 % | |
| Peine antérieure de ressort fédéral | 34 | 134 | 189 | NS | |||
| Oui | 11 | 32 % | 39 | 29 % | 49 | 26 % | |
| Non | 23 | 68 % | 95 | 71 % | 140 | 74 % | |
| Échec - Peine communautaire | 34 | 132 | 189 | ** | |||
| Oui | 20 | 59 % | 94 | 71 % | 97 | 51 % | |
| Non | 14 | 41 % | 38 | 29 % | 92 | 49 % | |
| Échec - Mise en liberté sous condition | 34 | 133 | 189 | NS | |||
| Oui | 15 | 44 % | 52 | 39 % | 57 | 30 % | |
| Non | 19 | 56 % | 81 | 61 % | 132 | 70 % | |
| Isolement pour infraction disciplinaire | 33 | 129 | 188 | NS | |||
| Oui | 9 | 27 % | 33 | 26 % | 44 | 23 % | |
| Non | 24 | 73 % | 96 | 74 % | 144 | 77 % | |
| Évasion/tentative/illégalement en liberté | 34 | 134 | 189 | NS | |||
| Oui | 8 | 24 % | 35 | 26 % | 35 | 19 % | |
| Non | 26 | 76 % | 99 | 74 % | 154 | 81 % | |
| Reclassement à un niveau de sécurité supérieur | 34 | 131 | 189 | NS | |||
| Oui | 4 | 12 % | 20 | 15 % | 18 | 10 % | |
| Non | 30 | 88 % | 111 | 85 % | 171 | 90 % | |
| < 6 mois depuis la dernière incarcération | 34 | 134 | 189 | NS | |||
| Oui | 10 | 29 % | 30 | 22 % | 33 | 17 % | |
| Non | 24 | 71 % | 104 | 78 % | 156 | 83 % | |
| Aucune infraction depuis un an | 34 | 134 | 189 | *** | |||
| Oui | 25 | 74 % | 98 | 73 % | 168 | 89 % | |
| Non | 9 | 26 % | 36 | 27 % | 21 | 11 % | |
NS = Non significatif
* = P<=0,05
** = P<=0,01
*** = P<=0,001
| Métis (1) | Premières nations | Non-Autochtones | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Nbre | % | Nbre | % | Nbre | % | p | |
| Risque de récidive | 36 | 146 | 240 | *** | |||
| Faible | 2 | 6 % | 7 | 5 % | 38 | 16 % | |
| Moyen | 19 | 53 % | 38 | 26 % | 90 | 38 % | |
| Élevé | 15 | 42 % | 101 | 69 % | 112 | 47 % | |
| Besoin général pour les facteurs dynamiques | 36 | 146 | 240 | *** | |||
| Faible | 1 | 3 % | 2 | 1 % | 26 | 11 % | |
| Moyen | 15 | 42 % | 50 | 34 % | 99 | 41 % | |
| Élevé | 20 | 56 % | 94 | 64 % | 115 | 48 % | |
| Facteurs dynamiques | 37 | 146 | 240 | ||||
| Relations matrimoniales/familiales - un certain besoin/besoin manifeste | 13 | 35 % | 66 | 45 % | 96 | 40 % | NS |
| Toxicomanie - un certain besoin/besoin manifeste | 30 | 81 % | 134 | 92 % | 163 | 68 % | *** |
| Collectivité - un certain besoin/besoin manifeste | 3 | 8 % | 20 | 14 % | 47 | 20 % | NS |
| Problèmes pers./affect. - un certain besoin/besoin manifeste | 34 | 92 % | 143 | 98 % | 209 | 87 % | *** |
| Attitude - un certain besoin/besoin manifeste | 12 | 32 % | 51 | 35 % | 98 | 41 % | NS |
| Fréquentations - un certain besoin/besoin manifeste | 15 | 41 % | 79 | 54 % | 114 | 48 % | NS |
| Emploi - un certain besoin/besoin manifeste | 21 | 57 % | 83 | 57 % | 120 | 50 % | NS |
| Motivation à l'égard de l'intervention | 37 | 172 | 277 | *** | |||
| Faible | 4 | 11 % | 27 | 16 % | 26 | 9 % | |
| Moyenne | 20 | 54 % | 122 | 71 % | 148 | 53 % | |
| Élevée | 13 | 35 % | 23 | 13 % | 103 | 37 % | |
| Potentiel de réinsertion sociale | 36 | 143 | 233 | *** | |||
| Faible | 14 | 39 % | 80 | 56 % | 53 | 23 % | |
| Moyen | 7 | 19 % | 36 | 25 % | 71 | 30 % | |
| Élevé | 15 | 42 % | 27 | 19 % | 109 | 47 % | |
NS = Non significatif
* = P<=0,05
** = P<=0,01
*** = P<=0,001
| Nbre | % | |
|---|---|---|
| Parle/comprend une langue autochtone | 37 | |
| Oui | 8 | 22 % |
| Non | 29 | 78 % |
| Religion | 35 | |
| Catholique | 14 | 40 % |
| Aucune | 9 | 26 % |
| Autochtone traditionnelle | 6 | 17 % |
| Autre | 6 | 17 % |
| Protestant | 0 | 0 % |
| Attaché à la culture métisse | 36 | |
| Oui | 17 | 47 % |
| Non | 19 | 53 % |
| Attaché à une autre culture autochtone | 35 | |
| Oui | 18 | 51 % |
| Non | 17 | 49 % |
| Participe actuellement à des activités autochtones? | 37 | |
| Oui | 19 | 51 % |
| Non | 18 | 49 % |
| Participait dans l'enfance à des activités métisses? | 35 | |
| Oui | 14 | 40 % |
| Non | 21 | 60 % |
| Type de collectivité dans l'enfance | 37 | |
| Grande ville | 18 | 49 % |
| Collectivité métisse | 6 | 16 % |
| Collectivité rurale | 6 | 16 % |
| Petite ville | 5 | 14 % |
| Autre | 2 | 5 % |
| Réserve | 0 | 0 % |
| Type de collectivité à l'arrestation | 37 | |
| Grande ville | 28 | 76 % |
| Petite ville | 5 | 14 % |
| Collectivité rurale | 2 | 5 % |
| Collectivité métisse | 1 | 3 % |
| Autre | 1 | 3 % |
| Réserve | 0 | 0 % |
| Où vous sentez-vous à l'aise? | 27 | |
| Grande ville | 19 | 70 % |
| Petite ville | 3 | 11 % |
| Collectivité métisse | 2 | 7 % |
| Collectivité rurale | 2 | 7 % |
| Réserve | 1 | 4 % |
| Autre | 0 | 0 % |
| Meilleur endroit où être mis en liberté | 29 | |
| Grande ville | 22 | 76 % |
| Collectivité rurale | 4 | 14 % |
| Réserve | 2 | 7 % |
| Collectivité métisse | 1 | 3 % |
| Petite ville | 0 | 0 % |
| Autre | 0 | 0 % |
| Plan pour la mise en liberté | 25 | |
| Grande ville | 22 | 88 % |
| Collectivité rurale | 2 | 8 % |
| Collectivité métisse | 1 | 4 % |
| Réserve | 0 | 0 % |
| Petite ville | 0 | 0 % |
| Autre | 0 | 0 % |
| Nbre | % | |
|---|---|---|
| Principal pourvoyeur de soins dans l'enfance | 35 | |
| Mère naturelle | 13 | 37 % |
| Parents | 11 | 31 % |
| Grands-parents | 5 | 14 % |
| Père naturel | 3 | 9 % |
| Parents adoptifs | 1 | 3 % |
| Personne ne faisant pas partie de la famille | 1 | 3 % |
| Frère ou sœur | 1 | 3 % |
| Autre parent | 2 | 6 % |
| Attachement au principal pourvoyeur de soins | 36 | |
| Oui | 34 | 94 % |
| Non | 2 | 6 % |
| Bonne situation économique dans l'enfance | 34 | |
| Oui | 19 | 56 % |
| Non | 15 | 44 % |
| Enfance stable | 36 | |
| Oui | 30 | 83 % |
| Non | 6 | 17 % |
| Enfance heureuse | 37 | |
| Oui | 29 | 78 % |
| Non | 8 | 22 % |
| Victime/témoin de violence au foye | 37 | |
| Oui | 16 | 43 % |
| Non | 21 | 57 % |
| Victime/témoin de violence dans la collectivité | 37 | |
| Oui | 30 | 81 % |
| Non | 7 | 19 % |
| Problème de drogues ou d'alcool dans la famille | 36 | |
| Oui | 18 | 50 % |
| Non | 18 | 50 % |
| Criminalité dans la famille | 36 | |
| Oui | 26 | 72 % |
| Non | 10 | 28 % |
| Rapport actuel avec le conjoint | 19 | |
| Oui | 15 | 79 % |
| Non | 4 | 21 % |
| Attachement au conjoint | 16 | |
| Oui | 16 | 100 % |
| Non | 0 | 0 % |
| Rapports actuels avec les enfants | 27 | |
| Oui | 16 | 59 % |
| Non | 11 | 41 % |
| Attachement aux enfants | 26 | |
| Oui | 23 | 88 % |
| Non | 3 | 12 % |
| Rapports actuels avec d'autres membres de la famille | 37 | |
| Oui | 31 | 84 % |
| Non | 6 | 16 % |
| Programmes | Utilité | |||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| Oui | Non | |||||
| Nbre | % | Nbre | % | Nbre | % | |
| Ensemble des programmes | 30 | 30 | ||||
| Toxicomanie | 25 | 83 % | 13 | 72 % | 5 | 2 % |
| Maîtrise de la colère | 16 | 53 % | 5 | 83 % | 1 | 17 % |
| Aptitudes cognitives/ compétences psychosociales | 19 | 63 % | 7 | 78 % | 2 | 22 % |
| Formation | 23 | 77 % | 6 | 75 % | 2 | 25 % |
| Psychologique | 16 | 53 % | 2 | 100 % | 0 | 0 % |
| Counseling | 13 | 43 % | 7 | 100 % | 0 | 0 % |
| Emploi | 24 | 80 % | 7 | 70 % | 3 | 30 % |
| Culturel | 16 | 53 % | 1 | 100 % | 0 | 0 % |
| Pour délinquants sexuels | 5 | 17 % | 0 | 0 % | 0 | 0 % |
| Pour délinquants sexuels | 2 | 7 % | 1 | 100 % | 0 | 0 % |
| Autres | 0 | 0 % | 0 | 0 % | 2 | 100 % |
| N bre | % | |
|---|---|---|
| Problèmes au moment de l'incarcération (1) | 35 | |
| Emploi | 18 | 51 % |
| Violence | 18 | 51 % |
| Colère | 17 | 49 % |
| Situation financière | 17 | 49 % |
| Toxicomanie | 17 | 49 % |
| Estime de soi | 13 | 37 % |
| Santé | 6 | 17 % |
| Relations familiales/matrimoniales | 5 | 14 % |
| Décès dans la famille | 5 | 14 % |
| Logement | 4 | 11 % |
| Santé mentale | 2 | 6 % |
| Autres | 1 | 3 % |
| Ces besoins diffèrent-ils de ceux des détenus non autochtones | 33 | |
| Oui | 15 | 45 % |
| Non | 18 | 55 % |
| Ces besoins diffèrent-ils de ceux des autres détenus autochtones? | 32 | |
| Oui | 11 | 34 % |
| Non | 21 | 66 % |
| Besoins en milieu carcéral (1) | 25 | |
| Programmes culturels/métis | 12 | 48 % |
| Programmes axés sur les besoins spécifiques | 8 | 32 % |
| Renseignements sur les ressources disponibles pour les Métis | 7 | 28 % |
| Réseaux de soutien | 7 | 28 % |
| Accès aux Aînés et aux activités culturelles | 6 | 24 % |
| Autres | 3 | 12 % |
| Besoins au moment de la mise en liberté (1) | 46 | |
| Emploi/aide financière/logement | 12 | 26 % |
| Programmes axés sur les besoins spécifiques | 11 | 24 % |
| Réseaux de soutien | 10 | 22 % |
| Renseignements sur les ressources disponibles pour les Métis | 6 | 13 % |
| Accès aux Aînés et aux activités culturelles | 5 | 11 % |
| Autres | 2 | 4 % |
| Suggestions au sujet des programmes (1) | 26 | |
| Programmes axés sur les besoins spécifiques | 10 | 38 % |
| Participation d'organismes métis | 7 | 27 % |
| Réseaux de soutien | 7 | 27 % |
| Programmes culturels spécifiques | 4 | 15 % |
| Personnel autochtone | 3 | 12 % |
| Autres | 6 | 23 % |
(1) Comme les répondants pouvaient choisir plusieurs réponses, le total n'est pas égal à 100 %.
| Nbre | % | |
|---|---|---|
| Entrevues avec les délinquants - besoins de la famille durant l'incarcération (1 | 25 | |
| Contacts et communication avec le délinquant | 14 | 56 % |
| Réseaux de soutien | 6 | 24 % |
| Aide financière et emploi | 5 | 20 % |
| Programmes culturels/métis | 3 | 12 % |
| Acceptation de la famille | 2 | 8 % |
| Autres | 2 | 8 % |
| Entrevues avec les délinquants - besoins de la famille après la mise en liberté (1 | 26 | |
| Réseaux de soutien | 9 | 35 % |
| Emploi/aide financière | 7 | 27 % |
| Adaptation/retrouvailles | 6 | 23 % |
| Programmes axés sur les besoins spécifiques | 3 | 12 % |
| Sobriété du délinquant | 2 | 8 % |
| Autres | 3 | 12 % |
| Services pour la famille durant l'incarcération | 9 | |
| Oui | 2 | 22 % |
| Non | 7 | 78 % |
| Services pour la famille après la mise en liberté | 9 | |
| Oui | 7 | 78 % |
| Non | 2 | 22 % |
| Besoins de la famille durant l'incarcération (1) | 13 | |
| Encouragement/patience/soutien | 8 | 62 % |
| Communication | 7 | 54 % |
| Emploi/finances/ressources | 3 | 22 % |
| Visites | 3 | 23 % |
| Autres besoins | 1 | 8 % |
| Besoins de la famille après la mise en liberté (1) | 13 | |
| Encouragement/soutien/compréhension | 5 | 39 % |
| Programmes/counseling | 5 | 39 % |
| Autres besoins | 4 | 31 % |
| Emploi/ressources | 3 | 23 % |
| Patience | 2 | 15 % |
(1) Comme les répondants pouvaient choisir plusieurs réponses,
| N bre | % | |
|---|---|---|
| Intervient actuellement auprès de : | 21 | |
| Délinquants autochtones | 21 | 100 % |
| Délinquants métis | 19 | 90 % |
| Collectivités autochtones | 10 | 48 % |
| Collectivités métisses | 2 | 10 % |
| Formation sur les questions autochtones | 21 | |
| Oui | 18 | 86 % |
| Non | 3 | 14 % |
| Formation sur les questions métisses | 21 | |
| Oui | 1 | 5 % |
| Non | 20 | 95 % |
| Niveau actuel de connaissance - culture métisse | 21 | |
| Passable/poussée | 9 | 43 % |
| Aucune/faible | 12 | 57 % |
| Niveau actuel de connaissance - délinquants métis | 21 | |
| Passable/poussée | 8 | 38 % |
| Aucune/faible | 13 | 62 % |
| Les besoins diffèrent-ils de ceux des autres délinquants non autochtones? | 20 | |
| Oui | 17 | 85 % |
| Non | 3 | 15 % |
| Diffèrent-ils de ceux des détenus autochtones? | 19 | |
| Oui | 16 | 84 % |
| Non | 3 | 16 % |
| Besoins des délinquants métis durant l'incarcération (1) | 20 | |
| Instruction/formation professionnelle/formation générale/programmes/compétences sociales | 9 | 45 % |
| Accès aux ressources métisses en établissement et dans la collectivité | 6 | 30 % |
| Programmes et (ou) activités proprement métis | 6 | 30 % |
| Connaissance de la culture et des besoins/valeur de la culture et d'eux-mêmes en tant que métis | 4 | 20 % |
| Compréhension et sensibilité de la part de la collectivité et de l'ALC | 4 | 20 % |
| Besoins satisfaits ou identiques à ceux des autres délinquants | 3 | 15 % |
| >Autres | 1 | 5 % |
| Les besoins des détenus métis sont-ils satisfaits? | 21 | |
| Passablement/beaucoup | 10 | 48 % |
| Aucunement/un peu | 11 | 52 % |
| Métis offender needs upon release (1) | 20 | |
| Aide financière/logement/emploi | 10 | 50 % |
| Soutien (collectivité/famille/pairs) | 9 | 45 % |
| Accès aux ressources/culture/santé | 4 | 20 % |
| Programmes (instruction/toxicomanie/counseling/responsabilités parentales) | 4 | 20 % |
| Autres | 2 | 10 % |
| Les besoins des délinquants métis après la mise en liberté sont-ils satisfaits? | 19 | |
| Passablement/beaucoup | 9 | 47 % |
| Aucunement/un peu | 10 | 53 % |
| Besoins de la famille durant l'incarcération (1) | 20 | |
| Aide financière/emploi | 12 | 60 % |
| Système de soutien/counseling | 11 | 55 % |
| Aucun besoin additionnel à ceux des autres familles de délinquants | 6 | 30 % |
| Visites et possibilités de contacts avec le délinquant | 5 | 25 % |
| Participation de la famille au système correctionnel (instruction/information) | 4 | 20 % |
| Autres | 4 | 20 % |
| Les besoins de la famille sont-ils satisfaits durant l'incarcération? | 19 | |
| Passablement/beaucoup | 7 | 37 % |
| Aucunement/un peu | 12 | 63 % |
| Besoins de la famille après la mise en liberté (1) | 19 | |
| Sensibilisation aux facteurs de récidive | 9 | 47 % |
| Counseling/services psychologiques | 8 | 42 % |
| Période d'adaptation/retrouvailles | 7 | 37 % |
| Réseaux de soutien | 6 | 32 % |
| Aide financière/ressources | 5 | 26 % |
| Besoins identiques à ceux des autres familles | 3 | 16 % |
| Autres | 2 | 11 % |
| Les besoins de la famille après la mise en liberté sont-ils satisfaits? | 20 | |
| Passablement/beaucoup | 5 | 25 % |
| Aucunement/un peu | 15 | 75 % |
| Possibilité de mieux comprendre les délinquants métis (1) | 21 | |
| Instruction/formation culturelle/ateliers/programmes | 13 | 62 % |
| Sensibilisation à la culture et aux besoins des Métis | 10 | 48 % |
| Ressources/documentation sur les questions métisses | 6 | 29 % |
| Participation de la collectivité et des organismes métis | 5 | 24 % |
| Autres | 1 | 5 % |
(1) Comme les répondants pouvaient choisir plusieurs réponses, le total n'est pas égal à 100 %.
Information provenant des dossiers des délinquants
Caractéristiques des délinquants :
Caractéristiques de l'infraction :
Antécédents criminels :
Facteurs de risque :
Évaluation des facteurs dynamiques (à l'admission ET avant la mise en liberté) :
BESOINS DES DÉLINQUANTS MÉTIS
QUESTIONS D'ENTREVUE - DÉLINQUANTS
Je me prénomme _____________. Je participe à une étude portant sur les besoins des délinquants métis incarcérés dans des établissements correctionnels fédéraux ou en liberté dans la collectivité. Vous êtes l'un des détenus que nous interviewerons au cours des prochaines semaines. L'entrevue a pour but d'examiner vos besoins en établissement et dans la collectivité. Ainsi, je vous poserai des questions sur vos antécédents, vos relations actuelles, votre participation aux programmes et vos besoins. S'ajouteront à cette entrevue des renseignements que je tirerai de votre dossier, notamment l'infraction à l'origine de votre peine actuelle, les programmes que vous avez suivis, etc. L'information recueillie servira à l'élaboration de programmes adaptés aux besoins des délinquants métis.
C'est à titre volontaire que vous participez à cette entrevue, qui est strictement confidentielle. Vous pouvez mettre fin à l'entrevue à tout moment, et si vous préférez ne pas répondre à certaines questions, veuillez me le faire savoir et nous passerons à la suivante. N'hésitez pas à me poser des questions durant l'entrevue si vous souhaitez obtenir des précisions sur certains points.
La durée de l'entrevue est de 60 minutes. Avez-vous des questions? Auriez-vous l'obligeance de signer le présent document confirmant que vous acceptez de participer.
J'accepte de participer à l'entrevue
_________________________________
(nom du participant - en lettres moulées)
_________________________________
(signature du participant)
___________________
(date)
ENTREVUE DU DÉLINQUANT
Province : _______________________ Date de l'entrevue : ________________
Établissement : ___________________ Intervieweur : ________________
No du participant : _________________
SECTION A : ANTÉCÉDENTS
Je vais d'abord vous poser quelques questions générales sur vous, sur les endroits où vous avez vécu et sur vos premiers démêlés avec le système de justice pénale.
A. Si la réponse est oui, laquelle ou lesquelles des langues autochtones comprenez-vous ou parlez-vous?
1re langue __________________________
2e langue __________________________
3e langue __________________________
A. À l'intérieur de l'établissement :
__________________________________________________________
B. À l'extérieur de l'établissement :
__________________________________________________________
A. À l'intérieur de l'établissement :
__________________________________________________________
B. À l'extérieur de l'établissement :
__________________________________________________________
A. Dans l'affirmative, quelles sont les activités traditionnelles auxquelles vous participez ou assistez? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
A. Dans l'affirmative, pendant combien de temps avez-vous été détenu comme jeune contrevenant (total de toutes les peines)? (Cochez une réponse)
SECTION B : ENFANCE
Je vais maintenant vous poser quelques questions sur les conditions dans lesquelles vous avez grandi et sur votre enfance.
SECTION C : PROBLÈMES FAMILIAUX
Dans cette section, je vais vous interroger sur les problèmes familiaux que vous avez vécus durant votre enfance.
A. De quel type de violence s'agissait-il? (Cochez toutes les réponses pertinentes) [Note à l'intervieweur : permettre à la personne de répondre spontanément, puis suggérer certains types particuliers de mauvais traitements physiques.]
B. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à « aucunement » et le chiffre 5 à « beaucoup », indiquez dans quelle mesure la violence dans votre milieu de vie a eu une incidence sur votre incarcération. (Encerclez une réponse)
C. Comment décrivez-vous les conséquences que cette violence a eues sur vous? [Question supplémentaire de l'intervieweur - Quelle incidence cela a-t-il eu sur vos sentiments, sur votre façon d'agir?] ________________________________________________________
A. Comment décrivez-vous les conséquences que cette violence dans la collectivité a eues sur vous? [Question supplémentaire de l'intervieweur - Quelle incidence cela a-t-il eue sur vos sentiments, sur votre façon d'agir?] ________________________________________________________
A. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à « aucune » et le chiffre 5 à « beaucoup », indiquez dans quelle mesure le problème de toxicomanie dans votre milieu de vie a eu une incidence sur votre incarcération (Encerclez une réponse).
B. Comment décrivez-vous les conséquences que le problème de toxicomanie a eues sur vous? [Question supplémentaire de l'intervieweur - Quelle incidence cela a-t-il eue sur vos sentiments, sur votre façon d'agir?] ________________________________________________________
A. Jusqu'à quel point cette personne était-elle mêlée à des activités criminelles? Quelles étaient les circonstances? ________________________________________________________
SECTION D : RAPPORTS ACTUELS AVEC LA FAMILLE
Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur les rapports que vous entretenez actuellement avec votre famille.
A. Dans l'affirmative, quelle est la fréquence de vos contacts? (Cochez une réponse)
B. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à « aucunement attaché » et le chiffre 5 à « très attaché », comment évaluez-vous l'attachement que vous portez actuellement à votre conjoint(e)? (Encerclez une réponse)
A. Dans l'affirmative, avez-vous présentement des contacts réguliers avec votre ou vos enfants (p. ex. rencontres ou conversations régulières - tous les six mois au moins)?
B. Si la réponse est oui, quelle est la fréquence de vos contacts? (Cochez une réponse)
C. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à « aucunement attaché » et le chiffre 5 à « très attaché », comment évaluez-vous l'attachement que vous portez actuellement à votre ou à vos enfants? (Encerclez une réponse)
A. Dans l'affirmative, avec quels membres de votre famille êtes-vous régulièrement en contact à l'heure actuelle? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
B. À l'heure actuelle, quelle est la fréquence de vos contacts avec un ou des membres de votre famille? (Cochez une réponse)
Mère naturelle
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Père naturel
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Frère(s) et sour(s):
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Grand-mère:
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Grand-père:
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Autre: _________
[1] Aucunement attaché
[2] Asse
[3] Très
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
SECTION E : PARTICIPATION AUX PROGRAMMES
Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur les programmes que vous avez suivis pendant que votre incarcération dans un établissement correctionnel fédéral ou dans la collectivité.
A. Dans l'affirmative, quels programmes avez-vous suivis à l'établissement (Cochez toutes les réponses pertinentes)
Programme 1: _________
[1] Aucunement
[2] Asse
[3] Très utiles
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Programme 2: _________
[1] Aucunement
[2] Asse
[3] Très utiles
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
Programme 3: _________
[1] Aucunement
[2] Asse
[3] Très utiles
[4] Ne sais pas
[5] Refus
[6] S.O.
A. Pourquoi dites-vous que le ou les programmes ont été utiles ou inutiles? ________________________________________________________
A. Dans l'affirmative, quel emploi exercez-vous (cochez une des réponses) :
SECTION F : BESOINS
Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur vos besoins en établissement et dans la collectivité.
A. En quoi vos besoins sont-il différents de ceux des détenus non autochtones? En quoi sont-ils semblables? ________________________________________________________
A. En quoi vos besoins sont-il différents de ceux des autres détenus autochtones? En quoi sont-ils semblables? ________________________________________________________
Personne no 1 : __________________
Lien_____________________________________________
Adresse : ________________________________________________________
Personne no 1 : __________________
Lien_____________________________________________
Adresse : ________________________________________________________
Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner et qui serait susceptible de changer votre expérience correctionnelle et celle des autres délinquants métis?
________________________________________________________
________________________________________________________
Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.
BESOINS DES DÉLINQUANTS MÉTIS
QUESTIONS D'ENTREVUE - MEMBRES DE LA FAMILLE
Je me prénomme _____________. Je participe à une étude portant sur les besoins des délinquants métis incarcérés dans des établissements correctionnels fédéraux ou en liberté dans la collectivité. Vous êtes l'un des membres de la famille que nous interviewerons au cours des prochaines semaines. L'entrevue a pour but d'examiner les besoins du délinquant métis et des membres de sa famille durant l'incarcération ou après la mise en liberté. Ainsi, je vous poserai des questions sur les besoins des délinquants et de leur famille. L'information recueillie servira à l'élaboration de programmes adaptés aux besoins des délinquants métis.
C'est à titre volontaire que vous participez à cette entrevue, qui est strictement confidentielle. Vous pouvez mettre fin à l'entrevue à tout moment, et si vous préférez ne pas répondre à certaines questions, veuillez me le faire savoir et nous passerons à la suivante. N'hésitez pas à me poser des questions durant l'entrevue si vous souhaitez obtenir des précisions sur certains points.
La durée de l'entrevue est de 30 minutes. Avez-vous des questions? Auriez-vous l'obligeance de signer le présent document confirmant que vous acceptez de participer.
Nom du délinquant : _________________________________
(en lettres moulées)
J'accepte de participer à l'entrevue
_________________________________
(nom du participant - en lettres moulées)
_________________________________
(signature du participant)
___________________
(date)
ENTREVUE DU MEMBRE DE LA FAMILLE
Province : __________________ Date de l'entrevue :_____________
Établissement : ________________ Intervieweur : _______________
No de participant du délinquant :___________________
No du participant : ___________________
SECTION A : ANTÉCÉDENTS
Je vais d'abord vous poser quelques questions générales sur vous.
SECTION B : RAPPORTS AVEC LE DÉLINQUANT
Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur les rapports que vous entretenez avec le délinquant.
A. Dans l'affirmative, quelle est la fréquence de vos contacts? (Cochez une réponse)
A. Dans l'affirmative, quels seront ces problèmes? ________________________________________________________
B. Comment allez-vous procéder pour les résoudre? ________________________________________________________
A. Pourquoi êtes-vous disposé ou n'êtes-vous pas disposé à participer à la réinsertion sociale du délinquant? ________________________________________________________
SECTION C : BESOINS DU DÉLINQUANT
Dans cette section, je vais vous poser certaines questions sur les besoins du délinquant en établissement et dans la collectivité.
A. En quoi les besoins des détenus métis sont-il différents de ceux des détenus non autochtones? En quoi sont-ils semblables? ________________________________________________________
A. En quoi les besoins des détenus métis sont-il différents de ceux des autres détenus autochtones? En quoi sont-ils semblables? ________________________________________________________
A. Dans l'affirmative, quels programmes jugeriez-vous utiles pour le délinquant? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
B. Selon vous, pourquoi ces programmes seraient-ils utiles? ________________________________________________________
C. Dans la négative, pourquoi seraient-ils inutiles? ________________________________________________________
SECTION D : BESOINS DE LA FAMILLE
Je vais maintenant vous poser quelques questions sur vos besoins.
A. Dans l'affirmative, quels services ou programmes vous sont offerts? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
B. Y avait-il des programmes adaptés aux besoins des Autochtones?
C. Y avait-il des programmes adaptés aux besoins des Métis?
D. À quels services ou programmes avez-vous eu recours? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
A. Dans l'affirmative, quels services ou programmes vous seront offerts? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
A. Dans l'affirmative, dans quels domaines? (Cochez toutes les réponses pertinentes)
B. Comment vous en êtes-vous occupé depuis l'incarcération du délinquant? ________________________________________________________
Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner et qui pourrait changer votre expérience du système correctionnel ou celle des délinquants métis? ________________________________________________________
Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.
BESOINS DES DÉLINQUANTS MÉTIS
QUESTIONS D'ENTREVUE - MEMBRES DU PERSONNEL DE L'ÉTABLISSEMENT
Je suis (prénom) de (nom de l'organisme). Je participe à un projet avec le Service correctionnel du Canada portant sur les besoins des délinquants métis incarcérés dans des établissements correctionnels fédéraux ou en liberté dans la collectivité. Vous êtes l'un des membres du personnel en établissement que nous interviewerons au cours des prochaines semaines. L'entrevue a pour but d'examiner les besoins du délinquant métis et de sa famille pendant la période d'incarcération et après la mise en liberté, ainsi que votre expérience et votre formation en ce qui a trait à la culture métisse.
C'est à titre volontaire que vous participez à cette entrevue, qui est strictement confidentielle. Vous pouvez y mettre fin à tout moment, et si vous préférez ne pas répondre à certaines questions, veuillez me le faire savoir et nous passerons à la suivante. N'hésitez pas à me poser des questions durant l'entrevue si vous souhaitez obtenir des précisions sur certains points.
La durée de l'entrevue est d'environ 30 minutes. Avez-vous des questions? Auriez-vous l'obligeance de signer le présent document confirmant que vous acceptez de participer.
J'accepte de participer à l'entrevue
_________________________________
(nom du participant - en lettres moulées)
_________________________________
(signature du participant)
___________________
(date)
ENTREVUE DES MEMBRES DU PERSONNEL EN ÉTABLISSEMENT
No du répondant : ____________
Date de l'entrevue : ____________
Intervieweur : ____________
Sexe :
SECTION A : ANTÉCÉDENTS PROFESSIONNELS ET FORMATION
Je vais vous poser quelques questions au sujet de votre formation et de vos expériences professionnelles de même qu'au sujet de votre connaissance de la culture métisse.
[1] Oui, Premières nations
[2] Oui, Métis (passez à la question de suivi)
[3] Oui, Inuit
[4] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A. Avez-vous une carte de Métis ou une inscription comme Métis?
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[01] Agent de libération conditionnelle
[02] Agent de correction
[03] Intervenant
[04] Gestionnaire d'unité
[05] Administrateur (c.-à-d., directeur)
[06] Aîné
[07] Agent de liaison autochtone
[08] Psychologue
[09] Autre (veuillez préciser)_____________________
[88] Refus
[77] Ne sais pas
____________mois/ans
[7] Ne sais pas
8] Refus
____________mois/ans
[7] Ne sais pas
8] Refus
__________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A. Délinquants autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] S.O.
B. Délinquants métis
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] S.O.
C. Collectivités autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] S.O.
D. Collectivités métisses
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] S.O.
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, quels autres postes avez-vous déjà occupés au SCC (cochez toutes les réponses qui s'appliquent) :
[01] Agent de libération conditionnelle
[02] Agent de correction
[03] Intervenant
[04] Gestionnaire d'unité
[05] Administrateur (c.-à-d., directeur)
[06] Aîné
[07] Agent de liaison autochtone
[08] Psychologue
[09] Autre (veuillez préciser)________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
B Votre poste ou vos postes antérieurs au SCC vous obligeaient-ils d'intervenir auprès des groupes suivants (cochez une réponse pour chacun) :
A. Délinquants autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
B. Délinquants métis
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
C. Collectivités autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
D. Collectivités métisses
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
A. Délinquants en général
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
B. Délinquants autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
C. Délinquants métis
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
D. Collectivités autochtones en général
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
E. Collectivités métisses
[1] Oui
[2] Non
[8] Refus
[7] Ne sais pas
[9] S.O.
Culture/questions autochtones
[1] Aucune
[2] Passables
[3] Vastes
[4] NSP
[5] Refus
[6] S.O.
Culture/questions métisses
[1] Aucune
[2] Passables
[3] Vastes
[4] NSP
[5] Refus
[6] S.O.
Questions intéressantles délinquants en général
[1] Aucune
[2] Passables
[3] Vastes
[4] NSP
[5] Refus
[6] S.O.
Questions intéressant les délinquants autochtones
[1] Aucune
[2] Passables
[3] Vastes
[4] NSP
[5] Refus
[6] S.O.
Questions intéressant les délinquants métis
[1] Aucune
[2] Passables
[3] Vastes
[4] NSP
[5] Refus
[6] S.O.
[01] Oui (passez aux questions de suivi)
[02] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Quelle était la nature de cette formation?
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
B Sur une échelle de 1 à 5 où 1 correspond à « très médiocre » et 5 à « très bonne », comment qualifieriez-vous la formation que vous avez suivie pour ce qui est de vous donner une bonne compréhension des besoins des délinquants autochtones (encerclez une réponse) :
[1] Très médiocre
[2] Passable
[3] Très bonne
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, quelle était la nature de cette formation?
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
B Sur une échelle de 1 à 5 où 1 correspond à « très médiocre » et 5 à « très bonne », comment qualifieriez-vous la formation que vous avez suivie pour ce qui est de vous donner une bonne compréhension des besoins des délinquants métis (encerclez une réponse) :
[1] Très médiocre
[2] Passable
[3] Très bonne
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[1] Nulle
[2] Passable
[3] Vaste
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Assez
[3] Très satisfait
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Nulle
[2] Passable
[3] Vaste
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Assez
[3] Très satisfait
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Nulle
[2] Passable
[3] Vaste
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Assez
[3] Très satisfait
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Nulle
[2] Passable
[3] Vaste
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Assez
[3] Très satisfait
[7] Ne sais pas
[8] Refus
_______________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
SECTION B : BESOINS DES DÉLINQUANTS ET PROGRAMMES
Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet des besoins des délinquants métis durant leur incarcération dans des établissements fédéraux et après leur mise en liberté. Je vais aussi vous poser des questions au sujet des programmes en établissement et dans la collectivité auxquelles les délinquants métis participent éventuellement.
[1] Oui (passez à la question de suivi A)
[2] Non (passez à la question de suivi B)
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, comment les besoins des délinquants métis diffèrent-ils, selon vous, de ceux des délinquants non autochtones?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
B Dans la négative, comment les besoins des délinquants métis ressemblent-ils à ceux des délinquants non autochtones?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[1] Oui (passez à la question de suivi A)
[2] Non (passez à la question de suivi B)
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, comment les besoins des délinquants métis diffèrent-ils, selon vous, de ceux des autres délinquants autochtones?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
B Dans la négative, comment les besoins des délinquants métis ressemblent-ils à ceux des autres délinquants autochtones?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[01] Aucun
[02] Agression/violence
[03] Passage à l'acte
[04] Maîtrise des impulsions
[05] Promiscuité
[06] Toxicomanie
[07] Comportement d'automutilation
[08] Exhibitionnisme
[09] Autres (veuillez préciser)____________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Dépendance substance intoxicante
[03] Dépression
[04] Angoisse
[05] Personnalité antisociale
[06] Autres troubles de la pers.
[07] Estime/acceptation de soi
[08] Stress
[09] Troubles psychiatriques graves (c.-à-d. schizophrénie)
[10] Idées de suicide
[11] Traumatismes dans l'enfance
[12] Autres (veuillez préciser)______________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Pauvreté/situation financière
[03] Scolarité
[04] Emploi
[05] Logement
[06] Accès aux services sociaux
[07] Collectivité isolée
[08] Collectivité criminogène
[09] Pairs/amis criminels
[10] Autre (veuillez préciser)_____________________
[11] Autre (veuillez préciser)_____________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Manque de connaissance/compréhension
[03] Non-participation à la culture/spiritualité
[04] Manque d'intérêt pour la culture/spiritualité
[05] Vue négative de la culture/spiritualité
[06] Autre (veuillez préciser)______________
[07] Autre (veuillez préciser)_____________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Passablement
[2] Parfaitement
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez à la question de suivi A,B)
[2] Non (passez à la question de suivi C)
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, lesquels des programmes en établissement suivants sont efficaces, selon vous, pour les délinquants métis? Est-ce que certains de ces programmes s'adressent spécifiquement aux Autochtones? Est-ce que certains de ces programmes s'adressent spécifiquement aux Métis?
1. Toxicomanie:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
2. Emploi:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
3. Formation:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
4. Aptitudes cognitives/ psychosociales:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
5. Délinquants sexuels:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
6. Colère/ violence familiale:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
7. Counseling/ services psychologiques:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
8. Autre ___________ :
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
B Dans l'affirmative, pourquoi pensez-vous que ce ou ces programmes sont efficaces?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
C Dans la négative, pourquoi pensez-vous que ce ou ces programmes ne sont pas efficaces?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, pourquoi croyez-vous qu'on devrait offrir des programmes ou services spécifiquement à l'intention des délinquants métis en établissement?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[1] Oui (passez à la question de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, pourquoi souhaiteriez-vous voir des intervenants métis offrir des services et programmes s'adressant spécifiquement aux délinquants métis en établissement?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[01] Aucun
[02] Agression/violence
[03] Passage à l'acte
[04] Maîtrise des impulsions
[05] Promiscuité
[06] Toxicomanie
[07] Comportement d'automutilation
[08] Exhibitionnisme
[09] Autres (veuillez préciser)_________________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Dépendance subst. intoxicantes
[03] Dépression
[04] Angoisse
[05] Personnalité antisociale
[06] Autres troubles de la pers.
[07] Estime/acceptation de soi
[08] Stress
[09] Troubles psychiatriques graves (c.-à-d., schizophrénie)
[10] Idées de suicide
[11] Traumatismes dans l'enfance
[12] Autres (veuillez préciser)____________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Pauvreté/situation financière
[03] Scolarité
[04] Emploi
[05] Logement
[06] Accès aux services sociaux
[07] Collectivité isolée
[08] Collectivité criminogène
[09] Pairs/amis criminels
[10] Autre (veuillez préciser)__________________________
[11] Autre (veuillez préciser)__________________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[01] Aucun
[02] Manque de connaissance/compréhension
[03] Non-participation à la culture/spiritualité
[04] Manque d'intérêt pour la culture/spiritualité
[05] Vue négative de la culture/spiritualité
[06] Autre (veuillez préciser)_______________
[07] Autre (veuillez préciser)_______________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2] Passablement
[3] Parfaitement
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez à la question de suivi A, B)
[2] Non (passez à la question de suivi C)
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, lesquels des programmes dans la collectivité suivants sont efficaces, selon vous, pour les délinquants métis? Est-ce que certains de ces programmes s'adressent spécifiquement aux Autochtones? Est-ce que certains de ces programmes s'adressent spécifiquement aux Métis?
1. Toxicomanie:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
2. Emploi:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
3. Formation:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
4. Aptitudes cognitives/ psychosociales:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
5. Délinquants sexuels:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
6. Colère/ violence familiale:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
7. Counseling/ services psychologiques:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
8. Autre ___________:
Efficace: Oui Non NSP S.O.
Pour les Autochtones: Oui Non NSP S.O.
Pour les Métis: Oui Non NSP S.O.
B Dans l'affirmative, pourquoi croyez-vous que ce ou ces programmes sont efficaces?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
C. Dans la négative, pourquoi croyez-vous que ce ou ces programmes ne sont pas efficaces?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, pourquoi croyez-vous qu'on devrait offrir des programmes ou services spécifiquement à l'intention des délinquants métis dans la collectivité?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
B Sur quoi, à votre avis, devraient être axés les programmes ou services s'adressant spécifiquement aux délinquants métis dans la collectivité?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
[1] Oui (passez à la question de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, pourquoi souhaiteriez-vous voir des intervenants métis offrir des services et programmes s'adressant spécifiquement aux délinquants métis dans la collectivité?
________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
SECTION C : BESOINS DE LA FAMILLE
Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet des besoins de la famille pendant l'incarcération du délinquant et après sa mise en liberté.
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2]Passablement
[3] Parfaitement
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, quels programmes ou services sont actuellement offerts aux membres de la famille (cochez toutes les réponses qui s'appliquent) :
[01] Programme de visites
[02] Transport jusqu'à l'établissement
[03] Counseling
[04] Services sociaux
[05] Aînés
[06] Autre (veuillez préciser) ____________________
[07] Autre (veuillez préciser) _____________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[99] Sans objet
B Certains de ces programmes s'adressent-ils spécifiquement aux Autochtones?
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
C Certains de ces programmes s'adressent-ils spécifiquement aux Métis?
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Aucunement
[2]Passablement
[3] Parfaitement
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[1] Oui (passez aux questions de suivi)
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
A Dans l'affirmative, quels programmes sont actuellement offerts aux membres de la famille (cochez toutes les réponses qui s'appliquent) :
[01] Aide pour l'emploi
[02] Formation
[03] Counseling
[04] Services sociaux
[05] Aînés
Autre (veuillez préciser) _____________________
Autre (veuillez préciser) _____________________
[77] Ne sais pas
[88] Refus
[99] Sans objet
B Certains des programmes s'adressent-ils spécifiquement aux Autochtones?
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
C Certains de ces programmes s'adressent-ils spécifiquement aux Métis?
[1] Oui
[2] Non
[7] Ne sais pas
[8] Refus
[9] Sans objet
________________________________________________________
[7] Ne sais pas
[8] Refus
Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.