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Claire Goggin, Paul Gendreau, Glenn Gray
Centre d'études sur la justice pénale
Université du Nouveau-Brunswick
Saint John (N.-B.)
mars 1998
Les auteurs ont effectué un examen narratif et une méta-analyse du domaine des fréquentations et des interactions sociales. D'un recensement de trente-cinq études, ils ont pu dégager soixante-quinze tailles d'effet liées à la récidive et obtenir une corrélation moyenne avec celle-ci de r = 0,18, reproduisant ainsi les résultats d'une méta-analyse antérieure où le domaine des fréquentations et des interactions sociales était parmi les prédicteurs les plus fiables de la récidive. Par ailleurs, des trois composantes du domaine des fréquentations et des interactions sociales, à savoir les compagnons, le quartier ayant un taux élevé de criminalité et la famille comportant des éléments criminels, la catégorie des compagnons s'est révélée la plus utile. De plus, un dépouillement des recherches a permis de découvrir d'autres mesures servant à évaluer le construct des fréquentations et des interactions sociales. Enfin, les auteurs formulent des recommandations précises sur la manière d'améliorer le Système d'identification et d'analyse des besoins des délinquants (SIABD) employé par le Service correctionnel du Canada.
La grande majorité des chercheurs en criminologie s'entendent pour dire qu'il est essentiel de prendre en compte la mesure dans laquelle le délinquant fréquente des individus antisociaux pour comprendre l'évolution du comportement criminel et prédire la récidive (Andrews et Bonta, 1994; Gendreau, Little et Goggin, 1996). Des recherches sur l'évolution du comportement ont apporté des preuves convaincantes de l'existence d'un lien étroit entre le début de la délinquance chronique à l'adolescence et les fréquentations du jeune (Moffitt, 1997). Ce lien est confirmé par des méta-analyses de recherches sur la prédiction de la récidive. Plus le délinquant fréquente d'autres délinquants, plus le taux de récidive est élevé (Lipsey et Derzon, 1997; Simourd et Andrews, 1994).
Pour une raison quelconque, la recherche sur les délinquants adultes ne s'est guère portée sur la fréquentation de criminels. C'est plutôt étonnant car des enquêtes ont révélé que la fréquentation de criminels est un des problèmes les plus répandus chez les délinquants adultes (Motiuk, 1997). Or , nous n'avons relevé que deux protocoles d'évaluation du risque et des besoins qui traitent dans une mesure quelconque de l'évaluation de la fréquentation de criminels (Gendreau et coll., 1996), soit l'Inventaire du niveau de service-révisé, INS-R (Andrews et Bonta, 1995) et le Système d'identification et d'analyse des besoins des délinquants, SIABD (Motiuk, 1993; Motiuk et Brown, 1994), qui est employé par le Service correctionnel du Canada.
De plus, une méta-analyse récente des prédicteurs de la récidive chez les adultes (Gendreau et coll., 1996) a révélé que le domaine prédicteur de la fréquentation de criminels, qu'on appelle aussi celui des compagnons, était sous-représenté comparativement aux autres domaines prédicteurs (seulement 27 tailles d'effet, dont un bon nombre de l'INs-R). Ce qui est encore plus pertinent à notre étude, c'est que la catégorie des compagnons (définie comme étant la fréquentation de criminels ou l'identification avec eux) constituait l'un des prédicteurs les plus puissants de la récidive (r = 0,18), comparable aux grands prédicteurs de la récidive tels les antécédents criminels (Gendreau et coll., 1996).
Manifestement, le domaine de la fréquentation de criminels pourrait être très utile dans la prédiction de la récidive chez les adultes. Vu que l'un des principaux protocoles d'évaluation du risque et des besoins utilisés au sein du système correctionnel, soit le SIABD, fait actuellement l'objet d'une refonte, une nouvelle vérification de la validité prédictive du domaine de la fréquentation de criminels tombait à point nommé. La présente étude a donc pour objet :
À l'aide d'un service de résumés analytiques et suivant une démarche linéaire, nous avons dépouillé des documents publiés entre janvier 1994 et décembre 1997 pour trouver des études pertinentes. Nous avons incorporé ces dernières à la base de données présentée dans la méta-analyse réalisée en 1996 par Gendreau et coll. Nous n'avons retenu que les études qui répondaient aux critères qui suivent.
Pour chaque étude, nous avons enregistré les données suivantes :
Nous avons calculé l'indice de qualité des études à partir des cotes attribuées pour les éléments liés à la qualité de la méthodologie (MÉTH1, MÉTH2, MÉTH10, MÉTH11 et MÉTH12 à l'annexe).
Nous avons divisé le domaine prédicteur de la fréquentation de criminels en trois catégories constituées des composantes suivantes :
La méthode employée pour calculer la taille d'effet aux fins d'études de prédicteurs à déjà été décrite ailleurs (Gendreau, Goggin et Law, 1997; Gendreau, Little et coll., 1996). Nous pouvons donc nous contenter d'indiquer que les coefficients de corrélation produit-moment de Pearson (r) ont été établis pour tous les prédicteurs de chaque étude où il existait un rapport numérique avec un critère. Dans le cas d'études présentant des statistiques autres que le coefficient r de Pearson, nous avons converties celles-ci en r au moyen des formules statistiques nécessaires (Rosenthal, 1991). Lorsqu'une valeur de p supérieure à 0,05 était la seule statistique présentée, nous avons attribué un coefficient r de 0,0.
Ensuite, nous avons transformé les corrélations ainsi obtenues selon la table de Fisher. Après quoi nous avons utilisé le procédé décrit par Hedges et Olkin (1985, p. 230-232) pour calculer la statistique z± , soit l'estimation pondérée du coefficient r de Pearson, pour chaque catégorie de prédicteurs en divisant la somme de zrs pondérée de chaque catégorie par la somme de la taille de l'échantillon de chaque prédicteur moins trois pour toute la catégorie.
Afin de déterminer l'utilité pratique relative des divers prédicteurs, nous avons appliqué l'indicateur de taille d'effet de langage commun, LC (McGraw et Wong, 1992). Cet indicateur permet de convertir la taille d'effet en la probabilité que la valeur d'une relation entre critère et prédicteur, prise au hasard dans la distribution d'une catégorie (p. ex. les compagnons), sera supérieure à la valeur tirée d'une autre distribution (p. ex. le quartier ayant un taux élevé de criminalité).
Pour établir quelles catégories de prédicteurs prédisaient des critères avec des valeurs significativement différentes de zéro, nous avons multiplié les valeurs moyennes de z± de chaque groupe par (N - 3k)2 , où N = le nombre de sujets par catégorie de prédicteurs et k = le nombre de prédicteurs par catégorie (Hedges et Olkin, 1985).
Nous avons également appliqué l'analyse unilatérale de la variance ainsi que le test de Student-Newman-Keuls en utilisant le coefficient r de Pearson afin d'évaluer les différences dans la relation entre les variables modératrices (durée du suivi, caractéristiques des études, etc.) et les critères de résultat.
L'indicateur de langage commun (LC) n'a pas fait l'objet de tests de signification. Sauf indication contraire, nous avons établi le coefficient alpha à 0,05 bilateral pour tous les tests de signification.
Nous avons retenu 35 études se prêtant à la méta-analyse, qui ont produit 75 tailles d'effet. En ce qui concerne les variables pour lesquelles au moins 50 % des études fournissaient des données sur les caractéristiques de l'étude et de l'échantillon, les résultats étaient les suivants : a) 97 % des tailles d'effet provenaient d'études portant sur des hommes seulement ou sur des sujets des deux sexes, b) 71 % des tailles d'effet se rapportaient à des échantillons d'adultes ou des échantillons mixtes de jeunes et d'adultes, c) les tailles d'effet étaient réparties équitablement sur les décennies (1960-1990), d) 69 % des tailles d'effet se rapportaient à des sujets présentant différents niveaux de risque, e) moins de 5 % des tailles d'effet se rapportaient à des délinquants ayant des antécédents d'infractions sexuelles ou avec violence, f) 93 % des tailles d'effet provenaient d'études dont la période de suivi était de deux ans ou plus, g) dans 86 % des cas, l'issue comprenait la condamnation, l'incarcération, ou les deux et h) la grande majorité des tailles d'effet se rapportaient à des cas de récidive sans violence.
Les 35 études ont produit 75 tailles d'effet ou corrélations individuelles entre un prédicteur lié à la fréquentation de criminels et la récidive. Le domaine de la fréquentation de criminels se divisait en trois catégories de prédicteurs : les compagnons, le quartier ayant un taux élevé de criminalité et la famille comportant des éléments criminels. Les résultats sont présentés dans le tableau 1, qu'il faut interpréter de la façon suivante.
| Predicteur (k) | N | M r | IC | M z± | IC |
|---|---|---|---|---|---|
| 1. Compagnons (38) | 16 118 | 0,19(0,10) | 0,16 à 0,20 | 0,21* | 0,19 à 0,22 |
| 2. Quartier ayant un taux élevé de criminalité (6) | 7 226 | 0,12(0,08) | 0,03 à 0,21 | 0,15* | 0,12 à 0,17 |
| 3. Famille comportant des éléments criminels (31) | 16 322 | 0,17(0,10) | 0,13 à 0,21 | 0,12* | 0,11 à 0,14 |
| 4. Total (75) | 39 676 | 0,18(0,10) | 0,16 à 0,20 | 0,17* | 0,16 à 0,18 |
Nota. k = taille d'effet par catégorie de prédicteurs; N = nombre de sujets par catégorie de prédicteurs; M r = coefficient r moyen de Pearson (ET); M z± = S [(zr)x(n) – 3)] ¸ (n – 3)½] où n = le nombre de sujets par taille d'effet; IC = intervalle de confiance pour le coefficient r moyen de Pearson et le coefficient z± moyen. *p<0,05.
À la ligne 1, on voit que la catégorie des compagnons a produit 38 tailles d'effet regroupant 16 118 délinquants. Le coefficient r moyen était de 0,19 et l'intervalle de confiance (IC) pour le coefficient r moyen variait entre 0,16 et 0,20. Le coefficient r moyen pondéré (z±) pour la même catégorie était de 0,21 et son IC variait entre 0,19 et 0,22. Chacune des catégories de prédicteurs avait un pouvoir de prédiction de la récidive nettement supérieur à zéro. Pour le coefficient r moyen, il y avait chevauchement entre les IC liés aux trois catégories de prédicteurs. En revanche, il n'y avait pas de chevauchement pour le coefficient r moyen pondéré en fonction de la taille de l'échantillon. Il n'y avait pas non plus de chevauchement entre l'intervalle de confiance (IC) de la catégorie des compagnons et ceux des deux autres catégories, c'est-à-dire le quartier ayant un taux élevé de criminalité et la famille comportant des éléments criminels.
Comme on le voit au tableau 2, les indicateurs de taille d'effet de langage commun (LC) ont démontré que la catégorie des prédicteurs liés aux compagnons produisait des corrélations plus fortes avec la récidive que les autres catégories, dans 56 % des cas lorsqu'elle était comparée à celle de la famille comportant des éléments criminels et dans 67 % des cas lorsqu'elle était comparée à celle du quartier ayant un taux élevé de criminalité.
| Famille comportant des éléments criminels | Quartier ayant un taux élevé de criminalité | |
|---|---|---|
| Compagnons | 56 | 67 |
| Famille comportant des éléments criminels | 61 |
L'analyse de la relation entre la taille d'effet moyenne par catégorie de prédicteurs et les modérateurs des études a été effectuée, sans résultats notables. La taille d'effet moyenne n'a pas varié, notamment, en fonction de l'âge [F(2,65) = 1,21, p> 0,05], ni du sexe des sujets [F(1,65) = <1].
En ce qui a trait aux caractéristiques des études, le niveau de risque des sujets des échantillons (risque élevé, faible ou échantillons mixtes) n'a eu aucune incidence sur la valeur de la taille d'effet moyenne [F(2,69) = <1]. Étant donné la distribution assymétrique des tailles d'effet liées aux délinquants ayant des antécédents d'infractions sexuelles ou avec violence (k = 2) et à ceux qui n'en avaient pas (k = 70), nous avons jugé inopportun d'approfondir l'analyse.
Nous avons étudié plusieurs variables méthodologiques, dont un indice de qualité composé. Or, aucune n'était liée de façon significative à la taille d'effet, à une exception près. C'est-à-dire que les tailles d'effet produites par des études parues dans des revues spécialisées ou des livres publiés étaient nettement supérieures à celles produites par des études qu'on trouve dans des ouvrages inédits [F(1,73) = 5,90, p < 0,05].
Outre l'INS-R et le SIABD, nous avons cerné cinq protocoles où le domaine de la fréquentation de criminels était évalué en quelque détail. Chacun comportait des éléments pouvant être utiles à la révision prochaine du SIABD. Il s'agit du Criminal Socialization and Lifestyle Questionnaire (CSLQ), questionnaire sur le mode de vie et la socialisation des criminels (Zamble, Conroy et Brown, 1997), du Social Network Rating Scheme (SNRS), inventaire d'évaluation du réseau social (S. Brown, communication personnelle du 20 janvier 1998), du Differential Association Questionnaire, questionnaire d'évaluation des associations différentielles (Jensen, 1972), des Exposure to Family and Peer Deviance Indices, indices d'exposition à des déviances dans la famille et parmi les pairs (Severy, 1973) et de l'Index of Social Contacts, indice des contacts sociaux (Arnold, 1965).
Les résultats de cette méta-analyse ont confirmé que le domaine de la fréquentation de criminels est un des prédicteurs les plus puissants de la récidive. La catégorie des compagnons de ce domaine a produit un coefficient r moyen de 0,19 et un coefficient z± pondéré de 0,21 en rapport avec la récidive, ce qui est presque identique aux résultats obtenus par Gendreau et coll. lors de leur méta-analyse de 1996. Si nous avons enrichi la base de données, la faisant passer de 27 à 35 tailles d'effet, ce nombre demeure petit. La base de données nous apprend peu, du reste, sur la capacité du domaine de la fréquentation de criminels de prédire la récidive chez les femmes et les Autochtones. Quant aux femmes, d'aucuns prétendent (Gendreau, Goggin et Paparozzi, 1996) que bon nombre des prédicteurs de la récidive chez les hommes et chez les femmes sont très semblables, mais on manque de preuves pour ce qui est des compagnons. Nous avons relevé deux études portant sur des Autochtones (Bonta, 1989; Bonta, LaPrairie et Wallace-Capretta, 1987). Les corrélations entre les compagnons et la récidive obtenues pour des Autochtones et des non-Autochtones étaient très semblables, soit 0,18 et 0,22 respectivement.
Notre décision d'incorporer les catégories du quartier ayant un taux élevé de criminalité et de la famille comportant des éléments criminels peut prêter à controverse. Nous devons reconnaître que la catégorie du quartier ayant un taux élevé de criminalité n'est certes qu'une faible approximation du construct de la fréquentation de criminels. Elle ne comprenait que six tailles d'effet et la taille d'effet moyenne pondérée était fortement biaisée par une étude ayant un grand échantillon pour lequel on distinguait les endroits de socialisation selon leur caractère urbain ou rural. De son côté, la catégorie de la famille comportant des éléments criminels fait normalement partie du domaine de la famille (Gendreau et coll., 1996). Cela dit, la fréquentation de parents, frères et sours délinquants est une forme d'interaction sociale avec des criminels qui peut avoir des répercussions à long terme. (Dans cette catégorie, 53 % des tailles d'effet provenaient d'études portant sur des jeunes ou des sujets de groupes d'âges différents qu'on suivait pendant plusieurs années, jusqu'à l'âge adulte.) L'ampleur de cette variable prédictive était semblable à celle des compagnons pour le coefficient r non pondéré seulement.
Outre notre objectif d'étendre la base de connaissances relative à la capacité prédictive du domaine de la fréquentation de criminels, nous visions également à contribuer à la révision du SIABD. Le domaine des fréquentations et interactions sociales du SIABD comporte onze énoncés et deux principales composantes, soit les liens et les relations interpersonnelles. La base de données que nous avons constituée au cours de la méta-analyse était petite et la gamme des éléments au sein de chaque catégorie réduite, si bien que les recommandations suivantes se fondent en partie sur des conjectures raisonnées. Ayant formulé ces mises en garde, nous proposons ce qui suit.
Pour conclure, nous affirmons que notre méta-analyse, malgré les limites susmentionnées, confirme que la composante sur les liens du domaine des fréquentations et des interactions sociales est un élément très important du SIABD.
L'astérisque désigne les études retenues pour la méta-analyse.
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