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Août 2009 | Numéro B43
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MOTS CLÉS : gangs dans les prisons, groupes de menace à la sécurité, stratégies de gestion des gangs
Les gangs posent une menace à la sécurité des établissements correctionnels. Le taux d’inconduite et de comportements violents dans les établissements ainsi que de récidive suivant le retour dans la collectivité est plus élevé chez les membres de gangs. Il est donc important d’élaborer des stratégies efficaces de gestion de gangs.
Les systèmes carcéraux américains ont reçu un sondage portant sur les stratégies de gestion des gangs. Les questions touchaient la prévention (p. ex. décourager le recrutement de nouveaux membres), les sanctions (p. ex. les enquêtes sur les gangs et le contrôle de ces derniers) et les interventions (p. ex. les méthodes de traitement ou de réadaptation qui répondent aux besoins criminogènes des membres de gangs).
La majorité des systèmes carcéraux américains ont connu une augmentation du nombre de membres de gangs au cours des cinq dernières années, et ceci a été accompagné de violence, de comportements nuisibles et de menaces envers le personnel. On rapporte que les gangs sont de plus en plus sophistiqués et que leurs membres se servent des procédures de griefs et de litiges pour nuire aux enquêtes.
Une approche commune pour la gestion des gangs consistait à isoler les membres confirmés de gangs, notamment au moyen d’unités de logement et d’installations à « l’usage exclusif des membres de gangs », ainsi que des établissements « sans gangs ».
Les personnes interrogées ont indiqué que l’ajout d’un indicateur d’appartenance à un gang aux outils d’évaluation du risque et de classification constituait une stratégie efficace.
Peu d’administrations avaient en place des stratégies formelles d’orientation, au moment de l’admission, pour décourager les délinquants de s’associer aux gangs.
On a constaté qu’environ la moitié de tous les membres se joignaient aux gangs après leur première admission dans un établissement carcéral. La raison principale pour laquelle ils se joignent est la peur, suivie par le sentiment d’appartenance offert par les gangs et l’accès aux produits de contrebande.
Les programmes de renonciation aux gangs et les programmes de traitement existaient dans seulement un tiers des systèmes carcéraux; on pense que, dans ces systèmes, la gestion de cas fait échec aux mauvais comportements des gangs.
La plupart des administrations n’ont pas profité des nouvelles technologies (p. ex. le forage des données, la géocriminalité, l’analyse du réseau social) pour aider aux enquêtes.
Dans la plupart des administrations, on ne percevait pas la radicalisation des prisonniers comme étant un grave problème.
Même si selon plusieurs répondants les programmes ou les interventions étaient efficaces, peu d’évaluations formelles ont été faites.
Bien que les pratiques de gestion des gangs utilisées par d’autres administrations ne s’appliquent pas toujours au système pénitentiaire canadien, la connaissance des stratégies que les autres systèmes pénitentiaires utilisent pour freiner le recrutement, les façons de gérer les inconduites des membres de gangs et les interventions menant au renoncement aux gangs peuvent avoir une grande valeur pour le Service. Cette recherche tend à indiquer également que le Service doit mieux comprendre les sentiers menant à l’appartenance aux gangs, ainsi que la structure et le leadership particuliers aux gangs, de façon à favoriser l’élaboration de meilleures interventions. Il est également important de mener des évaluations formelles de ces interventions.
WINTERDYK, J. Prison gangs: A Review and Survey of Strategies, Ottawa, Service correctionnel du Canada, 2009.
Pour obtenir une version PDF du rapport intégral, veuillez écrire à l’adresse suivante : research@csc-scc.gc.ca
Préparé par : Rick Ruddell
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