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Divulgation proactive
Faits saillants liés aux délinquants autochtones 2009
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Résultats clés
- Entre les exercices 1996-1997 et 2008-2009, on a observé un changement
dans la proportion de délinquants autochtones sous garde dans un établissement
fédéral. Même si la proportion de délinquants
autochtones sous garde a augmenté de façon constante pendant
les 12 dernières années (passant de 15 % à 20 %),
la proportion d’Autochtones admis est demeurée relativement
stable, à 18 %.
- Par rapport aux délinquants non autochtones, on a observé en 2008-2009
une plus grande proportion de délinquants autochtones admis alors
qu’ils étaient jeunes (moins de 30 ans) (45 %), dont
le potentiel de réinsertion sociale était faible (59 %),
qui étaient affiliés à un gang (26 %) et qui avaient
déjà purgé une peine en tant que jeune ou adulte (93 %).
- Comparativement aux délinquants non autochtones, les délinquants
autochtones ont aussi plus de manquement aux conditions de mise en liberté (49 %)
et ont été condamnés plus souvent pour des infractions
sexuelles (15 %). Par contre, ils ont été moins nombreux à purger
des peines pour des infractions en matière de drogue (15 %).
- La population de délinquants autochtones sous responsabilité fédérale
qui sont sous garde est plus importante maintenant qu’elle l’était
en 1996-1997 (2 061 contre 2 602), et elle a augmenté de façon
constante pendant les quatre dernières années (elle est passée
de 2 281 à 2 602).
Évolution de la durée de la peine
- Conformément à la population générale
de délinquants sous responsabilité fédérale,
la plupart des délinquants autochtones nouvellement admis en 2008-2009
purgeaient une peine de moins de trois ans (57 % contre 51 % pour
les délinquants non autochtones). Depuis 1996-1997, la proportion
de délinquants admis pour une peine de moins de trois ans a augmenté de 20 %,
et ce, tant pour les délinquants autochtones que non autochtones.
- Par rapport aux délinquants non autochtones, une proportion légèrement
plus élevée de délinquants autochtones sous garde purgent
des peines de moins de trois ans (27 % contre 24 %).
- Tant chez les délinquants autochtones que chez les délinquants
non autochtones, les peines les plus fréquemment purgées sont
des peines de trois à six ans (31 % pour les deux groupes).
Évolution des catégories d’infractions
- Depuis trois ans, la proportion de nouvelles admissions pour des infractions
en matière de drogue a augmenté chez les délinquants
autochtones (14 % à 15 %) et chez les délinquants
non autochtones (27 % à 32 %). Cependant, la proportion
totale et l’augmentation de la proportion étaient toutes deux
plus grandes chez les délinquants non autochtones.
- Depuis trois ans, la proportion de nouvelles admissions pour vol qualifié a
diminué tant chez les délinquants autochtones (20 % à 18 %)
que chez les délinquants non autochtones (21 % à 18 %),
mais la diminution était légèrement plus prononcée
chez les délinquants non autochtones.
- Même si la proportion générale de délinquants
autochtones sous garde purgeant une peine pour des infractions sexuelles
est plus élevée que chez les délinquants non autochtones
(20 % contre 18 %), cette proportion a diminué de 9 %
chez les délinquants autochtones entre 1996-1997 et 2008-2009.
- Les délinquants non autochtones étaient plus susceptibles
de purger une peine pour des infractions en matière de drogue que
les délinquants autochtones (25 % contre 16 %).
Évolution du niveau initial de classement
- On a observé une plus grande proportion de délinquants autochtones
nécessitant le niveau de sécurité maximale à l’admission
(15 % contre 12 %). Cependant, les délinquants autochtones
et non autochtones sont, d’un côté comme de l’autre,
le plus souvent classés au niveau de sécurité moyenne
(58 % et 50 % respectivement).
- Au cours des 12 dernières années, le nombre de
délinquants admis au niveau de sécurité maximale a augmenté tant
chez les délinquants autochtones (une augmentation de 5 %) que
chez les délinquants non autochtones (une augmentation de 6 %).
Évolution de l’affiliation à des organisations
criminelles
- Parmi les délinquants autochtones admis, un sur quatre était
affilié à un gang. Cette proportion a augmenté légèrement
depuis trois ans, passant de 24 % à 26 %.
- Par rapport aux délinquants non autochtones, les délinquants
autochtones sous garde étaient plus nombreux à entretenir
des liens avec des criminels (57 % contre 47 %) et à avoir
des habitudes de vie criminogènes (50 % contre 28 %).
Évolution de la santé mentale
- La proportion de délinquants autochtones présentant des problèmes
de santé mentale lors de leur admission est passée de 5 %
en 1996-1997 à 14 % en 2006-2007, mais elle était
de 9 % en 2008-2009.
- Au cours des trois dernières années, on a observé une
diminution du nombre de délinquants autochtones ayant été admis
alors qu’ils prenaient des médicaments prescrits pour traiter
des problèmes de santé mentale (21 % à 18 %).
Évolution des abus de confiance
- La proportion de délinquants autochtones sous garde qui ont déjà manqué aux
conditions de leur mise en liberté dans le passé a augmenté légèrement
depuis trois ans. La proportion de délinquants autochtones ayant manqué aux
conditions de leur mise en liberté en 2005-2006 était
de 49 % tandis qu’elle était de 51 % en 2008-2009. À l’inverse,
la proportion de délinquants non autochtones ayant manqué aux
conditions de leur mise en liberté dans le passé a diminué d’un
pourcent chaque année au cours des trois dernières années
et est actuellement de 42 %.
Rédigé par la Direction de la recherche
Source des données : Système de gestion des délinquant(e)s
(SGD)