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Divulgation proactive
Faits saillants 2009
PDF 33KB
Nombre de délinquants
incarcérés

[D]
Résultats clés
- Lors de la période 1996-1997 à 2004-2005, l’évolution
de la population carcérale sous responsabilité fédérale
a posé des défis de plus en plus importants au
SCC. Au cours de cette période, il y a eu une augmentation
du nombre de délinquants purgeant une peine plus courte; du
nombre de délinquants présentant un niveau de risque
plus élevé et du nombre de délinquants ayant
des troubles mentaux.
- Ces changements semblent s’être stabilisés au
cours des quatre dernières années, de sorte que pendant
la période 2004-2005 à 2008-2009, le SCC n’a
pas connu d’augmentation spectaculaire comme celle observée
durant la période antérieure.
- La population de délinquants incarcérés sous
responsabilité fédérale est encore inférieure à celle
enregistrée en 1996-1997 (13 825 en 1996-1997 par rapport à 12 649
en 2008-2009); toutefois, au cours des cinq dernières années,
la population a augmenté de
façon soutenue (passant de 12 080 à 12 649).
- La population
de délinquantes incarcérées
sous responsabilité fédérale a continué d’augmenter
de 2004-2005 à 2008-2009, (passant de 356 à 498); une
augmentation de 50 % a été enregistrée
en 1996-1997 (de 333 à 498).
- De 1996-1997 à 2008-2009,
le nombre de délinquants
autochtones sous responsabilité fédérale a augmenté de
22 % (passant de 1 996 à 2 445), et les
nouvelles admissions sont demeurées stables (de 779 à 778).
Le nombre d’admissions de délinquants autochtones a
eu tendance à augmenter, mais une diminution a été enregistrée
en 2007-2008 et en 2008-2009.
Évolution de la durée de la peine
- Plus de 50 % des nouveaux délinquants admis purgent
maintenant une peine de moins de trois ans (passant de 34 à 51 %
depuis 1996-1997), et la tendance est demeurée stable de 2004-2005 à 2008-2009.
- Depuis 1996-1997, 64 % des délinquantes nouvellement
admises purgent une peine de moins de trois ans (passant de 41 à 64 %),
et cette tendance s’est poursuivie de 2004-2005 à 2008-2009.
- En 2008-2009, près du quart (24 %) des délinquants
incarcérés purgent une peine de moins de trois ans
ou une peine d’emprisonnement à perpétuité ou
d’une durée indéterminée. Depuis 2004-2005,
le changement observé dans le pourcentage de délinquants
incarcérés purgeant une courte peine ou une peine d’emprisonnement à perpétuité ou
d’une durée indéterminée a été minime.
- En 2008-2009, 39 % des délinquantes sous responsabilité fédérale
purgent une peine de moins de trois ans, tandis qu’environ
une délinquante sur six (16 %) purge une peine d’emprisonnement à perpétuité ou
d’une durée indéterminée.
Évolution des catégories d’infractions
- Un délinquant incarcéré sur quatre (26 %)
purge une peine pour homicide, environ le tiers des délinquants
(31 %) purgent une peine pour vol qualifié, le sixième
(18 %) pour infractions sexuelles et le quart (25 %) pour
infractions en matière de drogue. Le pourcentage de délinquants
incarcérés purgeant une peine pour homicide a augmenté,
passant de 22 % en 1996-1997 à 26 % en 2008-2009,
mais est demeuré stable depuis 2004-2005. Le pourcentage de
délinquants incarcérés purgeant une peine pour
infractions sexuelles a diminué, passant de 22 % en 1996-1997 à 18 %
en 2008-2009, et cette tendance est demeurée stable depuis
2004-2005.
- Plus du quart (27 %) des délinquantes incarcérées
purgent une peine pour homicide, environ le quart des délinquantes
(23 %) purgent une peine pour vol qualifié, 3 %
pour infractions sexuelles et environ le quart (26%) pour infractions
en matière de drogue. Le pourcentage de délinquantes
purgeant une peine pour homicide a diminué, passant de 36 %
en 1996-1997 à 27 % en 2008-2009. Le pourcentage de délinquantes
purgeant une peine pour vol qualifié a augmenté, passant
de 21 % en 1996-1997 à 23 % en 2008-2009. Le nombre
de délinquantes purgeant une peine pour infractions en matière
de drogue a augmenté depuis 2004-2005; toutefois, il est en
forte baisse par rapport à l’année dernière
(passant de 31 à 26 %).
Évolution du niveau initial de classement
- Plus d’un nouveau délinquant admis sur dix est évalué initialement
comme nécessitant un niveau de sécurité maximale
(12 %), tandis que plus d’un délinquant sur trois
est évalué comme nécessitant un niveau de sécurité minimale
(36 %). Depuis 1996-1997, le pourcentage des délinquants
nouvellement admis qui ont été évalués
comme ayant besoin d’un niveau de sécurité maximale
a plus que doublé (passant de 6 à 12 %), mais
ce pourcentage accuse une légère baisse depuis 2004-2005.
- Cinq pour cent (5 %) des délinquantes nouvellement
admises sont évaluées initialement comme nécessitant
un niveau de sécurité maximale, tandis que moins
des deux tiers (60 %) sont évaluées comme ayant
besoin d’un niveau de sécurité minimale. Le pourcentage
de délinquantes qui ont été évaluées
initialement comme nécessitant un niveau de sécurité maximale
a diminué considérablement au cours des trois dernières
années (passant de 11 à 5 %).
Évolution de l’affiliation à des gangs
de criminels
- Quinze pour cent (15 %) des délinquants nouvellement
admis sont affiliés à un gang. Ce pourcentage a augmenté continuellement
depuis 1996-1997 (passant de 11 à 15 %). Depuis
1996-1997, l’affiliation à un gang a augmenté,
passant de 12 à 17 % : un délinquant
sur six est affilié à un gang.
- Environ le dixième
des délinquantes nouvellement
admises sont affiliées à un gang. Ce pourcentage a
plus que doublé depuis 1996-1997 (passant de 5 à 12 %).
Évolution de la santé mentale
- Au moment de leur admission, on a diagnostiqué des
troubles mentaux chez plus d’un délinquant sous responsabilité fédérale
sur dix (13 %). Depuis 1996-1997, ce pourcentage a presque doublé (passant
de 7 à 13 %).
- Au moment de leur admission, on a diagnostiqué des troubles
mentaux chez 29 % des délinquantes sous responsabilité fédérale.
Depuis 1996-1997, ce pourcentage a également plus que doublé (passant
de 13 à 29 %).
Source des données : Système
de gestion des délinquant[e]s
(SGD); données extraites le 4 août 2009