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Que se passe-t-il après l'imposition de la peine

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Les prisons canadiennes reflètent les origines diverses de la population. Les lois et les valeurs du Canada déterminent la façon de purger les peines et d'établir les conditions de libération.

Dans cette vidéo vous verrez comment le Service correctionnel du Canada, le SCC, tient compte des valeurs et de la diversité ethnoculturelle des détenus pendant leur peine et leur réinsertion sociale.

Vous apprendrez également que l'appui de la famille, des bénévoles et de la communauté aux délinquants de minorités ethnoculturelles est important pour une réinsertion réussie. Des employés et bénévoles du SCC partageront leurs expériences avec les détenus dans les institutions et lors de la libération.

Près de 9 000 Canadiens et Canadiennes issus de milieux divers sont bénévoles au sein du SCC, aussi bien dans nos établissements que dans les collectivités.

En établissement, les bénévoles participent à une grande variété de programmes et d'activités : aumônerie, loisirs, enseignement en salles de classe ou formation en ateliers, évènements sociaux et activités culturelles.

Dans la collectivité, les bénévoles offrent du soutien aux familles des délinquants qui sont incarcérés et aident les délinquants mis en liberté à se réadapter à la vie en société.

Le Canada traite les délinquants avec dignité et respect. Un individu soupçonné est arrêté, mis en accusation et jugé selon le Code criminel du Canada. S'il est trouvé coupable, le juge lui impose une peine. Le Service correctionnel du Canada s'occupe des peines de deux ans ou plus; les services provinciaux, des peines plus courtes. Le SCC contribue à la sécurité publique en appliquant les peines de manière équitable pendant la garde des délinquants et pendant leur libération graduelle.

Les opérations et les décisions quotidiennes respectent les lois et politiques fédérales qui visent la sécurité du public, du personnel, des bénévoles et des détenus.

Nous encourageons et préparons les délinquants à adopter une vie respectueuse des lois, nous tenons compte des besoins particuliers des délinquants d'origine ethnoculturelle minoritaire. Il en va de même pour les besoins des femmes.

Les hommes et les femmes sont incarcérés dans des établissements différents. Le SCC tient compte des besoins de chaque individu : homme, femme, Autochtone ou délinquant d'origines diverses.

Chacun est informé de ses droits dès son admission. « Très bien, chaque fois que vous parlerez au téléphone il se peut qu'on vous enregistre s'il le faut. Signez ici, vous avez votre manuel du détenu expliquant les règlements et vos droits et les choses qui peuvent se faire ou non dans cette unité. »

Suite à l'orientation, le délinquant est soumis à une évaluation initiale dans les 90 jours. Une fois les risques et besoins identifiés, un plan correctionnel est établi. Ce document établit le travail à faire pour remédier aux difficultés qui ont mené au comportement criminel.

« Vous avez subi plusieurs évaluations de toxicomanie, du risque criminel et d'aptitudes à l'éducation. Tous les résultats de tous ces tests m'ont été envoyés et je les ai analysés. »

Le plan correctionnel énonce en détail les interventions et activités auxquelles le délinquant devra participer. Ce plan permet d'évaluer les progrès pendant la détention et lors de la supervision dans la collectivité.

Le délinquant d'origine ethnique peut apprendre l'anglais langue seconde pour accéder aux différents programmes. Les compétences de base langagières lui permettront d'obtenir un emploi et une meilleure place dans la société.

« Plusieurs délinquants ne possèdent pas un niveau d'instruction suffisant, la majorité n'a qu'une 8e année. C'est un obstacle à l'employabilité puisque la plupart des employeurs exigent un diplôme d'études secondaires. Les emplois dans les domaines de compétences manuelles tels que la construction demandent au moins une 10e année pour l'application des mathématiques de base. »

« Quel niveau d'éducation avez-vous réussi? »

« 11e année »

« 11e année, d'accord. Avez-vous la motivation nécessaire pour atteindre la 12e année? »

« Oui, oui »

Les progrès des délinquants sont évalués pendant toute la peine. On s'attend à ce que le détenu s'engage activement dans les programmes et activités de son plan correctionnel. Certains délinquants doivent apprendre à s'impliquer dans les activités pro-sociales.

« Mon rôle en tant qu'agent des programmes sociaux de l'établissement est la réhabilitation par des activités de loisirs. Nous avons un programme de loisirs en ateliers de travail. Il y a aussi le programme de gym et de course de fond dans la cour de l'établissement. »

Le délinquant se prépare à sa libération dès le début de sa peine. Il est inscrit aux programmes de son plan correctionnel. Ces programmes sont conçus en fonction des problématiques particulières du délinquant, par exemple, les attitudes et croyances criminelles, la violence familiale, les délits sexuels ou l'abus de drogue et d'alcool.

« C'est en examinant l'évaluation initiale du délinquant qu'on peut savoir si le délinquant a effectivement acquis les connaissances et les compétences nécessaires à sa réinsertion sociale. Les facteurs de risque qui ont mené au délit sont minutieusement répertoriés. »

« Nous sommes à la session 9 du module 7 et aujourd'hui nous allons parler de votre mode de pensée et comment le défier en utilisant la compétence RCR. »

« Une des préoccupations qu'on peut avoir concernant le délinquant est l'obstacle de la langue. Il a des origines étrangères et doit intégrer un programme, mais il ne parle pas la langue d'instruction. Nous offrons alors un programme important d'anglais langue seconde. »

Tandis que les programmes correctionnels visent les attitudes criminelles, les programmes éducatifs préparent au diplôme d'études secondaires et au marché du travail.

Nous croyons que de tenir compte des besoins particuliers des délinquants d'origine ethnoculturelle minoritaire aide à répondre aux exigences du plan correctionnel.

On se sert de tous les moyens pour permettre aux délinquants ethnoculturels de participer aux programmes. Des intervenants de groupes spécialement formés à la problématique multiculturelle veillent à ce qu'ils soient adaptés aux situations culturelles délicates.

La main d'œuvre du Service correctionnel est de plus en plus représentative de notre diversité ethnoculturelle. « Nous avons des membres du personnel qui offrent leur appui continuel aux délinquants parce qu'ils comprennent leur langue, leur culture et leur religion. »

De nombreux employés du Service correctionnel parlent des langues autres que le français et l'anglais et offrent leur aide au quotidien. Ils facilitent ainsi la communication et portent assistance.

Le milieu de vie des détenus est un élément important du Service correctionnel du Canada. Des accommodements religieux sont accordés lorsque raisonnables, par exemple le port du turban ou l'accès au Coran. Les repas se conforment au Guide alimentaire canadien, des exceptions culturelles et religieuses peuvent être considérées.

Les agents correctionnels assurent la sécurité et le bien-être du personnel, des bénévoles et des détenus. Ils entretiennent des liens avec les détenus pour résoudre les problèmes et les conflits. « La tâche première d'un agent correctionnel est d'assurer la sécurité. Il doit aussi faire ses rondes, des fouilles, gérer la population carcérale, tenir les dossiers et rapporter les incidents. » Ils contrôlent aussi les appels, ils autorisent et supervisent les visites.

L'acquisition des compétences professionnelles est une option même pour les délinquants qui ne s'expriment pas couramment en français ni en anglais.

Par des affectations de travail variées et des formations professionnelles liées aux demandes du marché du travail, les délinquants peuvent obtenir des certificats de métier dans la construction, la soudure, les arts culinaires etc. La certification est décernée par des organisations comme les collèges et les commissions de formation professionnelle. Certains détenus peuvent ensuite obtenir un placement à l'extérieur pour travailler dans la collectivité.

« Quelques-uns des obstacles à l'emploi des délinquants découlent du fait qu'ils n'ont jamais vraiment occupé un emploi à temps plein et n'ont donc aucune expérience. Ils ont aussi eu des difficultés avec la ponctualité, à conserver un emploi et à offrir les compétences nécessaires. »

On encourage fortement la formation et l'éducation dans l'établissement puisqu'un ex-détenu en emploi se réintègre mieux. Pendant sa formation, le délinquant développe ses compétences et sa discipline au travail.

Les délinquants une fois libérés continueront d'être appuyés dans la recherche et le maintien d'un emploi. Une réinsertion réussie préviendra la récidive et contribuera à la sécurité de la collectivité.

Les délinquants autochtones peuvent se réconcilier avec leur héritage culturel et spirituel avec l'assistance d'un Ainé, celui-ci est considéré sur le même pied qu'un chef religieux. Un tel modèle, qui peut inspirer la force et la sagesse des Premières Nations, a une grande influence sur le délinquant autochtone.

« Nous avons des Ainés qui travaillent particulièrement avec les hommes et les programmes du SCC. »

« Lorsque j'ai commencé, je ne savais pas dans quoi je m'embarquais, mais plus je m'impliquais, plus la grand-mère en moi sortait. » Ce qui avait de valorisant était de voir le changement opéré à la fin du programme par rapport au début. Les outils leur ont permis de grandir, d'avoir une meilleure maîtrise de leur quotidien.

La préparation à la réinsertion sociale signifie entretenir le réseau social. Des modèles et contacts positifs contribuent à la bonne marche de la transition. Des contacts positifs avec des membres de la communauté motivent les délinquants vers une vie meilleure.

Des organismes culturels peuvent offrir de leur temps pour soutenir les détenus au moment de leur transition dans la collectivité. Ces contacts sont l'occasion de renforcer leur héritage culturel. Souvent, les délinquants n'ont pas de sentiment d'appartenance, et comprendre leur identité les aide à se réintégrer.

Le Service correctionnel du Canada encourage le partenariat avec les communautés ethnoculturelles pour qu'elles aident les délinquants à devenir des citoyens respectueux de la loi.

« Beaucoup de ces gars-là se sentent abandonnés par la société et leur famille les a reniés. Ce réseau de la communauté leur donne un appui et ils savent qu'ils seront appuyés dès le moment qu'ils seront libérés. La vie quotidienne dans l'établissement apparaît alors plus optimiste; ça aide vraiment à passer au travers. »

L'aumônerie joue un rôle important dans la mise en valeur et la compréhension de la foi. Les leaders spirituels rencontrent les délinquants régulièrement dans l'établissement et dans la communauté. Le Service correctionnel a des ententes de service d'aumônerie avec de nombreux groupes religieux, notamment catholique, protestant, juif, musulman, sikh et bouddhiste.

La plupart des programmes et services d'aumônerie reposent sur des bénévoles et des gens de la communauté élargie. Ils appuient le détenu dans sa démarche spirituelle, enseignent l'empathie et contribuent à sa réinsertion.

« Quand ils vont consulter l'aumônier ou un autre de ce groupe, on sent qu'ils sont à la recherche de valeurs profondes et le défi qui s'offre à eux et qu'ils sont interpellés à changer, à grandir au travers de cette relation privilégiée par un message d'espoir de la part de l'aumônier ou encore de la part d'un bénévole. »

Le rôle de l'aumônier est d'offrir de l'écoute, des services religieux et de l'accompagnement spirituel. « Je crois que la chapelle est le meilleur programme pour se comprendre l'un l'autre. »

Les détenus ont le droit d'inviter de la famille, des amis et des groupes de support. Ils leur procurent un formulaire de visite. Chaque formulaire retourné est analysé avant autorisation. Un détenu peut aussi demander des visites familiales. Sous approbation, les membres de la famille peuvent séjourner dans une habitation sur le terrain de l'établissement.

La priorité du SCC est la sécurité de chacun dans l'institution et aucune drogue ou alcool n'est toléré. Les visiteurs doivent présenter 2 pièces d'identité pour vérification. Ils doivent se soumettre aux rayons x, bagages inclus. Les individus en possession d'objets non autorisés seront arrêtés et accusés.

« Nous avons beaucoup d'outils au portail, comme le scanner Ion comme à l'aéroport. Nous avons des chiens détecteurs de drogues, du personnel surveillant et des agents correctionnels qui, comme moi, évaluent le risque que pose un visiteur dans l'établissement. »

Les chiens détecteurs de drogues du SCC ont prouvé leur efficacité depuis 2001. « Il y a personne ici qui n'a jamais été fouillé par un chien détecteur? Okay, parfait. » Les chiens et leurs maîtres ont une formation spéciale, les chiens sont propres, respectueux et de tempérament amical. Ce ne sont pas des chiens de garde. Ils détectent rapidement les substances sur les visiteurs ou dans la prison.

Les familles et bénévoles apportent un espoir aux délinquants qui peuvent ensuite devenir des citoyens productifs. Les bénévoles peuvent participer à des comités consultatifs de citoyens pour exprimer les opinions de la collectivité et l'aider à comprendre le processus correctionnel.

Chacune des cinq régions du Service correctionnel a son comité consultatif ethnoculturel pour l'aider à identifier les besoins particuliers des délinquants de culture ethnique minoritaire. Les membres bénévoles aident le SCC à remplir son mandat d'informer les communautés ethnoculturelles.

Le SCC travaille avec ses partenaires, les bénévoles et ses groupes communautaires pour créer une société plus sécuritaire. L'implication des membres de la famille et des bénévoles contribue à améliorer la sécurité publique.

Les gens des communautés ethniques peuvent s'impliquer bénévolement dans la réinsertion des délinquants. L'adresse Internet du site est affichée pour joindre un membre du personnel pour s'engager.

Les délinquants sont libérés sous supervision dans la communauté pour s'assurer qu'ils respectent certaines conditions. Cette période de supervision permet aux délinquants de s'ajuster aux défis quotidiens de la vie à l'extérieur, après des années d'interdiction. Lorsqu'une personne est incarcérée pour un certain temps, elle perd la notion de comment vivre naturellement en société. « L'emploi, le sentiment d'appartenance, le rapport avec la famille, tout ça doit être réintégré dans la routine. C'est un environnement complètement nouveau et en plus on a des attentes envers vous. »

« Il y a des bénévoles qui commencent à tout moment dans le processus correctionnel, certains suivent l'individu tout au long de sa peine, d'autres bénévoles débutent au moment de la libération du délinquant. »

La question du logement pour les délinquants libérés est très importante, les communautés peuvent aider de plusieurs façons. Les bénévoles provenant d'organismes communautaires comprennent les besoins particuliers des délinquants d'origine ethnoculturelle et peuvent ainsi fournir des logements qu'on appelle maisons de transition.

Les maisons de transition sont gérées par des organismes et offrent de nombreux services et du support dans l'adaptation à la société. Cette période de transition est très importante pour retourner à une vie productive et respectueuse de la loi. Le délinquant a besoin de soins de santé, d'un logement sécuritaire et d'un emploi adéquat, ce qui est parfois difficile à obtenir pour des délinquants d'origine ethnoculturelle. Les employeurs et les organismes communautaires jouent un rôle important dans leur réinsertion.

« La chose la plus importante pour le changement est l'appui, le fardeau est sur les épaules des intervenants, du personnel et aussi de la famille. »

Même le délinquant le mieux formé et motivé a besoin d'employeurs prêts à lui donner une nouvelle chance.

Le délinquant d'origine ethnoculturelle minoritaire lui a d'autant plus de difficultés pour des raisons de langue et de culture. « Ces individus proviennent de nos communautés et y retournent. Si on peut leur offrir un soutien lors de la libération, nous verrons moins de criminalité. »

Cette vidéo a pour but de rejoindre les gens qui veulent contribuer à améliorer la société que ce soit les familles, les employeurs, les bénévoles ou autres membres de la collectivité. Le SCC croit que la collaboration de la collectivité améliore la sécurité publique.

Vous avez eu l'occasion d'en apprendre plus sur le rôle et le mandat du Service correctionnel du Canada. Comme vous avez vu, les détenus bénéficient du soutien de la famille, des bénévoles, des employeurs et des organismes communautaires dans la réinsertion sociale.

Nous espérons que vous vous impliquerez dans cet important travail du Service correctionnel du Canada.