Au-delà des murs : une visite virtuelle d’un pénitencier canadien - Centre culturel autochtone

Le Centre culturel autochtone est une aire désignée qui peut servir aux activités sociales et culturelles autochtones. Toutes ces activités se déroulent normalement avec l'aide d'un Aîné, d'un agent de liaison autochtone et de membres de la collectivité.

En vertu de la loi, le SCC doit répondre aux besoins des délinquants autochtones. Il doit notamment s'assurer que le système correctionnel tient compte de leurs points de vue culturels en matière de justice et de réconciliation.

Malgré leurs différences quant à leur configuration et à leur taille, tous les établissements disposent d'un centre culturel ou d'une aire pour Autochtones. Le SCC possède également des pavillons de ressourcement, où les détenus autochtones admissibles peuvent purger leur peine.

Les services et les programmes correctionnels, dont l'accès à des aires destinées aux Autochtones, contribuent à la réinsertion sociale en toute sécurité et en temps opportun des délinquants autochtones sous responsabilité fédérale.

Bol utilisé pour la cérémonie de purification par la fumée

Bol utilisé pour la cérémonie de purification par la fuméeLa purification par la fumée est une cérémonie qui sert à purifier l'esprit et l'environnement physique et qui est célébrée par de nombreuses Premières Nations. On la pratique également avant la prière ou dans le but de bénir des objets sacrés. Avant la cérémonie, on dépose les produits médicinaux (sauge, foin d'odeur, cèdre, etc.) dans une coquille d'ormier puis on y met le feu avec une allumette. D'autres objets sont parfois utilisés comme bol. On encourage les délinquants autochtones à renouer avec leurs pratiques culturelles et spirituelles traditionnelles, dans le but d'appuyer leur réinsertion sociale et d'en assurer la durabilité.

Ceinture métisse

La ceinture métisse, qui est tissée à la main, se distingue par ses couleurs vives et ses motifs, qui varient selon les familles. Généralement enroulée autour de l'abdomen, cette ceinture a de multiples usages : elle permet de transporter des objets et sert aussi de ceinture de manteau, de corde, de serviette, débarbouillette, etc. L'une des priorités organisationnelles du SCC est de s'employer activement à améliorer sa capacité à répondre aux besoins culturels de tous les délinquants autochtones issus des Premières Nations et des délinquants métis et inuits.

Tambour

TambourDe nombreux membres des Premières Nations et Inuits utilisent le tambour, entre autres, pendant les chants, les prières et les cérémonies. La fabrication de chaque tambour est unique; ceux des Premières Nations sont souvent faits de peaux d'animaux et ceux des Inuits sont habituellement fabriqués avec des tissus. Dans la plupart des établissements du SCC, on encourage les délinquants à s'adonner à des travaux d'artisanat traditionnels, notamment à la sculpture, à la fabrication de tambours et de vêtements et à la peinture, souvent à l'appui des interventions et des enseignements proposés.

Sculpture inuite

QulliqOn encourage les délinquants inuits à conserver leur patrimoine culturel en s'enseignant les uns les autres et en mettant à profit leurs expériences de vie. On les encourage notamment à s'exprimer en inuktitut, à sculpter, à jouer du tambour traditionnel inuit et à faire de la narration d'histoires.

Le qulliq est une lampe à huile utilisée par les Inuits. Sculpté dans la pierre à savon (stéatite), le quilliq prend souvent la forme d'un croissant. Traditionnellement, cette lampe est alimentée au moyen d'une huile provenant de graisse animale. Elle sert à éclairer et à chauffer les tentes et les igloos des Inuits, à faire fondre la neige, à cuisiner et à faire sécher les vêtements. On l'utilise aussi à des fins rituelles, pendant la prière et les enseignements.

Pavillon de ressourcement

Centre Pê Sâkâstêw : un pavillon de ressourcement en Saskatchewan

Les pavillons de ressourcement sont des établissements où les détenus peuvent être autorisés à purger le reste de leur peine. Ces établissements sont destinés aux détenus autochtones et non autochtones qui adoptent un mode de pensée autochtone et une approche holistique et spirituelle en matière de réhabilitation, conformément aux pratiques culturelles. Les programmes et les services destinés aux détenus se fondent sur les valeurs, les traditions et les croyances des Autochtones. Les détenus sont soutenus par des Aînés, et on accorde une importance particulière au rôle que joue la collectivité autochtone dans la préparation des détenus en vue de leur mise en liberté réussie dans la collectivité. Presque tous les pavillons de ressourcement sont des établissements à sécurité minimale

Les pavillons de ressourcement sont disséminés à travers le pays, et ils sont tous différents. Voici le Centre Pê Sâkâstêw (prononcé bay-saw-ga-stay-o) en Maskwacis, Alberta.

Il existe deux modes de gestion des pavillons de ressourcement.

  • Certains sont des établissements financés et gérés par le SCC et son personnel.
  • D'autres sont financés (en tout ou en partie) par le SCC et gérés par la collectivité, par le biais d'organismes partenaires.