Alliance thérapeutique et relations entre les délinquantes et les membres du personnel dans les services correctionnels pour femmes

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Mots clés

alliance thérapeutique, délinquantes, interventions correctionnelles

Ce que cela signifie

La présente étude montre que de saines relations de travail entre les délinquantes et les agents de libération conditionnelle (ALC) en établissement peuvent contribuer à l’adaptation générale des délinquantes pendant leur incarcération. Bien que préliminaires, les résultats font ressortir l’importance des interactions positives entre les délinquantes et le personnel, de la mise en place de la sécurité active et de la sélection du personnel possédant les qualités voulues pour favoriser l’établissement des alliances positives avec les délinquants, afin de promouvoir la réalisation des objectifs correctionnels.

Ce que nous avons constaté

Selon l’analyse de corrélation, la perception que les délinquantes ont du lien avec leur ALC est liée à leur adaptation en établissement. Les délinquantes qui ont donné une note plus élevée à ce lien étaient moins susceptibles de se livrer à des actes d’inconduite en établissement (r = -0,22, p < 0,05). Les réponses fournies par le personnel et les délinquantes ont confirmé l’importance de la santé relationnelle et des alliances positives en établissement. Les délinquantes ont insisté systématiquement sur l’importance de la communication, de l’entregent et des habiletés relationnelles pour favoriser des alliances positives entre le personnel et les délinquantes. Les membres du personnel ont démontré qu’ils connaissaient le concept d’alliance thérapeutique, sa signification et son application au travail, tout en reconnaissant les défis que présente la création de ces alliances au sein d’une population diversifiée dans un milieu où l’on doit favoriser des interactions positives et tenir compte des préoccupations en matière de sécurité.

La majorité des membres du personnel et des délinquantes pensent que la sécurité active est mise en application dans tous les établissements pour femmes. Cependant, les deux groupes ont également reconnu que certaines exigences opérationnelles et l’accessibilité de ressources constituaient des obstacles au maintien des alliances.

Pourquoi nous avons effectué cette étude

La présente étude a été menée en réponse à l’intérêt de plus en plus grand accordé dans la littérature correctionnelle à l’importance de l’alliance thérapeutique. Cette dernière est décrite comme le rapport collaboratif et affectif qui s’établit entre un thérapeute et son client. La qualité de cette alliance est une variable importante du processus thérapeutique, et elle joue sur la réadaptation dans le cadre de divers modes de traitement. La recherche sur cette question en milieu correctionnel, particulièrement dans les établissements pour femmes, est limitée.

La présente étude visait donc à déterminer dans quelle mesure ces relations entre les délinquantes et le personnel des établissements correctionnels fédéraux se caractérisent par des relations saines, tout en explorant la notion d’alliance thérapeutique.

Ce que nous avons fait

L’échantillon de participants comprenait 124 délinquantes et 88 employés correctionnels des six établissements fédéraux pour femmes au Canada. Des mesures de l’alliance et de la santé relationnelle ont été utilisées comme prédicteurs des incidents d’inconduite en établissement. Des entrevues semi-dirigées ont été menées pour obtenir de l’information sur les perceptions que les membres du personnel et les délinquantes avaient à propos des alliances dans leur établissement et de l’incidence du milieu opérationnel (sécurité active et passive) sur la création de ces alliances.

Pour de plus amples renseignements

Harris, A., K. Taylor, S. Brown et L. Booth. (2014). Alliance thérapeutique et relations entre les délinquantes et les membres du personnel dans les services correctionnels pour femmes (Rapport de recherche R-305).  Ottawa (Ontario) : Service correctionnel du Canada.

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