Profil des délinquants autochtones admis dans un établissement fédéral en vertu d'un mandat de dépôt

Mots clés

Profil, délinquants autochtones, mandat de dépôt, peine, infraction, risque, besoins liés aux facteurs dynamiques, motivation, potentiel de réinsertion sociale, engagement

Aperçu 

  • En 2014-2015, 1 047 délinquants autochtones ont été admis dans un établissement fédéral en vertu d'un mandat de dépôt (MD). Le nombre de ces délinquants a baissé au cours des cinq derniers exercices; en effet, en 2010-2011, ils étaient 1 197.
  • En 2014-2015, 11 % des délinquants autochtones admis à la suite d'un MD étaient des femmes.
  • La plus grande proportion des délinquants autochtones admis en vertu d'un MD avaient moins de 30 ans (50 %); ce groupe était suivi par celui des délinquants âgés entre 30 et 49 ans (42 %) et par ceux qui avaient 50 ans ou plus (8 %).

Renseignements sur la peine et sur l'infraction

  • Un peu plus de la moitié (52 %) des délinquants autochtones admis en vertu d'un MD se sont vu imposer une peine de moins de trois ans. Trente-sept p. cent des délinquants autochtones ont reçu une peine allant de trois à six ans, 6 % ont reçu une peine de six à dix ans, 4 % ont reçu une peine d'une durée indéterminée, et la durée de 1 % des peines était de dix ans ou plus. Ces tendances se sont maintenues au cours des cinq dernières années.
  • Les infractions graves commises le plus souvent par les délinquants autochtones admis en 2014-2015 étaient les voies de fait (20 %), le vol qualifié (17 %), les infractions sexuelles (16 %) et les infractions liées à la drogue (14 %). Une faible proportion des infractions graves comprenait l'homicide (10 %), les infractions contre les biens (10 %), d'autres infractions sans violence (8 %) et d'autres infractions avec violence (5 %).

Risque

  • Les trois quarts (74 %) des admissions en vertu d'un MD étaient des délinquants ayant initialement reçu la cote de sécurité moyenne, suivis par ceux qui ont reçu la cote de sécurité minimale (17 %) et maximale (9 %). Au cours des cinq dernières années, cette tendance est demeurée relativement stable. 
  • À l'admission, la plupart des délinquants autochtones présentaient un risque statique élevé (54 %; mesuré en fonction des antécédents criminels, de la gravité de l'infraction et des antécédents de délinquance sexuelle) ou un risque statique moyen (40 %), et seulement 6 % des délinquants autochtones ont été évalués comme présentant un faible risque statique.
  • Selon l'évaluation faite à l'admission, la majorité des délinquants autochtones présentaient un potentiel de réinsertion sociale faible (49 %) ou moyen (42 %), et 9 % des délinquants autochtones présentaient un potentiel de réinsertion sociale élevé.

Besoins liés aux facteurs dynamiques

  • À l'admission, la majorité des délinquants autochtones présentaient un niveau de besoins élevé (73 %) ou modéré (25%) dans les domaines visés par les interventions.
  • Plus de la moitié des délinquants autochtones admis en 2014-2015 présentaient un niveau de besoins modéré ou élevé dans les domaines suivants : vie personnelle et affective (90 %), toxicomanie (84 %), attitudes (75 %), emploi (73 %), fréquentations (72 %), et relations matrimoniales et familiales (50 %).

Indicateurs de participation au plan correctionnel

  • Dans l'ensemble, 78 % des délinquants autochtones ont été considérés à l'admission comme engagés à l'égard de leur plan correctionnel. Pour obtenir ce résultat, les délinquants devaient également obtenir une cote moyenne ou élevée en ce qui a trait à la motivation à suivre leur plan correctionnel (77 % et 12 %, respectivement) et à la responsabilisation (c'est-à-dire être en mesure d'accepter la responsabilité et de reconnaître les problèmes; 73 % et 8 %, respectivement).

Pour de plus amples renseignements

Vous pouvez joindre la Direction de la recherche par courriel ou par téléphone au 613-995-3975.

Vous pouvez également visiter la page des Publications de recherche pour une liste complète des rapports et recherche en un coup d'œil.

Préparé par : Keown, L.A., Wardrop, K., & Cousineau, C.

Données extraites le 19 avril 2015 des bases de données des instantanés de fin d'exercice du CIJP.