Dispositions pour le traitement de délinquants sexuels nécessitant des programmes d’intensité élevée : l’effet des diagnostics de paraphilie

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Mots clés

Déviation sexuelle, délinquant sexuel

Pourquoi nous avons effectué cette étude

Dans le cadre du Programme de transformation, on a proposé d’apporter une série de changements à la façon dont les programmes correctionnels fonctionnent, notamment la possibilité d’offrir un programme de traitement d’intensité élevée aux délinquants sexuels chez qui a été diagnostiquée une paraphilie (c.-à-d. déviation sexuelle définie par l’American Psychiatric Association ou APA). Le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux de l’APA (dont la version la plus récente est le DSM-IV-TR) contient tous les diagnostics acceptés relativement aux paraphilies. Nous avons passé en revue des recherches sur les paraphilies afin d’évaluer s’il est efficace d’aiguiller les délinquants sexuels vers un traitement en fonction d’un diagnostic de paraphilie. D’autres recherches pertinentes liées à l’évaluation des délinquants sexuels ont également été présentées.

Ce que nous avons fait

Nous avons effectué une analyse documentaire afin de déterminer si un diagnostic de paraphilie constituerait un motif raisonnable pour affecter un délinquant sexuel à un programme de traitement d’intensité élevée. Nous avons également examiné des recherches liées aux antécédents de santé mentale de délinquants sexuels et à l’utilité des méthodes d’évaluation actuarielles.

Ce que nous avons constaté

Les recherches sur les paraphilies permettent de penser que ces diagnostics sont peu fiables. Par ailleurs, aucun diagnostic reconnu par l’APA n’a trait aux comportements liés au viol. L’absence de diagnostic pour de tels comportements rendrait difficile l’affectation des délinquants qui ont commis des agressions sexuelles à l’endroit d’adultes à un programme si le diagnostic de paraphilie était une exigence. De plus, comme un nombre élevé de délinquants sexuels ont généralement des déficiences d’ordre psychiatrique, il a été suggéré d’évaluer également ce facteur avant l’affectation de ces délinquants à un programme de traitement d’intensité élevée. Les recherches pertinentes donnent aussi à penser qu’il est nécessaire de procéder à l’évaluation actuarielle du risque d’infraction sexuelle.

Ce que cela signifie

Á la lumière de l’analyse documentaire, il a été recommandé d’évaluer les quatre questions suivantes avant d’affecter un délinquant à un programme de traitement des délinquants sexuels d’intensité élevée : 1. évaluation actuarielle du risque de récidive sexuelle; 2. évaluation du fonctionnement mental; 3. évaluation de l’excitation sexuelle déviante (liée à un diagnostic de paraphilie, mais différente); 4. évaluation des relations antérieures et des lacunes en matière de compétences sociales. À quelques exceptions près, seuls les délinquants sexuels qui sont considérés comme présentant un risque modéré ou élevé de récidive sexuelle à la lumière de l’évaluation actuarielle connexe devraient être affectés à des programmes de traitement des délinquants sexuels d’intensité élevée.

Pour de plus amples renseignements

Abracen, J. et J. Looman (2011). Dispositions pour le traitement de délinquants sexuels nécessitant des programmes d’intensité élevée : l’effet des diagnostics de paraphilie. Ottawa, Service correctionnel du Canada.

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