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Rapports de recherche

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LES CONSÉQUENCES DU DÉMEMBREMENT DE LA FAMILLE SUR LES DÉTENUS AUTOCHTONES ET NON AUTOCHTONES

Shelley Trevethan, Sarah Auger et John-Patrick Moore
Service correctionnel du Canada
Michael MacDonald
Ministère de la Justice du Canada
Jennifer Sinclair
Assemblée des Premières nations
Septembre 2001

SOMMAIRE

Ce projet, qui a pris forme pendant l’été 2000, est le fruit d’une collaboration entre le Service correctionnel du Canada, l’Assemblée des Premières nations, le Ministère de la Justice du Canada, le Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien, le Native Counselling Services of Alberta et la Fondation pour la guérison des Autochtones. Il se fonde sur une enquête menée auprès des délinquants de certains établissements de la région des Prairies, afin d’étudierles conséquences du démembrement de la famille et de l’attachement à la famille sur des détenus autochtones et non autochtones.

L’étude a permis de conclure que parmi les détenus interrogés, on comptait plus d’Autochtones que de non-Autochtones pris en charge par les services deprotection de la jeunesse lorsqu’ils étaient enfants. Environ les deux tiers des détenus autochtones ont déclaré avoir été adoptés ou placés dans des familles d’accueil ou des foyers de groupe à un moment ou à un autre de leur enfance oude leur adolescence, alors que parmi les détenus non autochtones, cepourcentage tombait à un tiers.Il nous a semblé important de déterminer, notamment en ce qui concerne les d'etenus autochtones, si les enfants nés dans les années 1960 ou auparavant avaient été plus souvent pris en charge par les services de protection de la jeunesse. Il semble que la réponse à cette question soit non. Parmi les détenus autochtones, nous n’avons constaté, sur la base de l’âge, aucune différence significative parmi ceux qui avaient été adoptés ou placés dans des famillesd’accueil ou des foyers de groupe.

Ce rapport confirme d’autres recherches et démontre que les détenus autochtones avaient eu plus de démêlés avec le système de justice pénale etune enfance moins stable que les détenus non autochtones. Cependant, sur cedernier point, il semble que ce soit surtout lors qu’ils étaient adolescents, et non pendant la petite enfance, que leur milieu de vie ait été instable. En outre, lors qu’on examine la stabilité, telle que les détenus la perçoivent, dans le contexte de l’intervention des services de protection de la jeunesse, il n’existeaucune différence notable entre les Autochtones et les non-Autochtones. Étant donné qu’un plus grand nombre de détenus autochtones ont été pris en chargepar ces services, il semble que cela contribue aux différences constatées entre Autochtones et non-Autochtones sur le plan de la stabilité pendant l’enfance. Ilest toute fois impossible de déterminer si c’est le placement dans une structure d’accueil qui a été porteur d’instabilité ou si de telles interventions résultaient d’autres facettes de la vie familiale ou des démêlés des détenus avec le système de justice pénale.

La plu part des détenus ont déclaré être attachés à leur principal pour voyeur desoins, même si beaucoup ont dit avoir vécu dans un milieu très instable durantleur enfance. Ce pendant, ceux dont l’enfance avait été instable étaient moins attachés à leur principal pour voyeur de soins que ceux qui avaient connu uneenfance stable.

L’attachement au principal pour voyeur de soins pendant l’enfance ne semble pasavoir d’effet sur des indicateurs de risque criminel comme les antécédentscriminels pendant la jeunesse ou à l’âge adulte, le risque de récidive ou lesbesoins. La stabilité de l’adolescence semble toutefois être liée à certainsindicateurs de risque criminel, mais principalement parmi les détenus nonautochtones. Ces constatations sont quelque peu surprenantes, car ons’attendrait à ce qu’une enfance instable ou l’absence d’attachements pendant laprime jeunesse soient propices à la criminalité et créent des besoins plus grandsplus tard dans la vie. Il est vrai que tous les répondants étaient incarcérés dansun pénitencier fédéral, ce qui amène à penser que, pour un grand nombred’entre eux, divers facteurs de risque liés à la criminalité entrent en ligne decompte et que, sans doute, d’autres facteurs contribuaient aux indicateurs derisque criminel des délinquants interrogés.

La stabilité durant l’adolescence ne semble pas avoir d’incidence sur lesrelations actuelles des détenus avec leur conjoint(e) ou avec leurs enfants. LesAutochtones et les non-Autochtones, qu’ils aient connu ou non une adolescence stable, avaient autant de contacts avec leur conjoint(e) et leurs enfants et yétaient autant attachés. Cependant, une adolescence instable peut avoir uneincidence sur les relations actuelles avec d’autres membres de la famille, parexemple, la mère, le père et les frères et sœurs. Il se peut que cela soit dû au fait que les contacts avec ces personnes aient été moins fréquents pendantl’enfance, tant et si bien que les relations sont restées distantes lorsque le détenu est parvenu à l’âge adulte. Détail intéressant, parmi les détenus autochtones, ceux qui avaient connu une adolescence instable ont déclaré avoirdes contacts plus réguliers avec une grand-mère que ceux dont l’adolescenceavait été stable. Il se peut que ce soit parce qu’enfants, ils ont souvent vécu avecdes grand-mères et qu’ils ont donc continué d’entretenir des relations avec elles.Près des trois quarts des détenus autochtones ont déclaré qu’ils étaientactuellement attachés à la culture autochtone, c’est-à-dire qu’ils considéraientque cela faisait partie de leur vie quotidienne et qu’ils avaient un sentimentd’appartenance. En outre, 80 % d’entre eux ont dit qu’ils participaient à des activités autochtones traditionnelles – cercles, cérémonies, sueries etcérémonies de purification. Chose intéressante, l’attachement à la culture autochtone semble renaître lorsque les détenus entrent dans le systèmecorrectionnel fédéral.

Environ un cinquième des répondants autochtones ont dit avoir fréquenté unpensionnat. Il est probable que ce pourcentage relativement faible soit dû à l’âgemoyen des détenus, dont la plupart étaient trop jeunes pour être placés enpensionnat à l’époque où ils étaient encore ouverts. Une chose est claire : ceuxqui y ont vécu ont décrit cette expérience de façon très négative. La plupart ont déclaré qui leur était impossible de s’adonner à leurs pratiques culturelles ouspirituelles dans le pensionnat qu’ils fréquentaient. En outre, plus des trois quartsd’entre eux ont dit avoir été victimes de violence physique et-ou sexuelle danscette école.

Les résultats de la présente recherche peuvent être utilisés de plusieurs façons.Elle fournit au Service correctionnel du Canada (SCC) des renseignements surles problèmes qui se posent parmi la population carcérale, qui peuvent étreutilisés pour élaborer des programmes appropriés. Étant donné le nombreimpressionnant de détenus, notamment autochtones, qui ont été pris en chargepar des services de protection de la jeunesse, il semble que ce soit une facettede leur situation qui doit être explorée plus à fond. D’après les entrevues, il étaitmanifeste que de nombreux détenus s’étonnaient que personne ne leur aitjamais posé de questions auparavant sur leur enfance. En outre, il était évidentqu’ils souhaitaient une vie meilleure pour la prochaine génération.

Le Ministère de la Justice du Canada peut tirer parti de cette recherche dans lecontexte du développement du droit pénal et de la politique relative à la justicepour les jeunes, ainsi que du financement des initiatives concernantl’administration de la justice et des programmes communautaires. Cetterecherche devrait permettre en outre de mieux comprendre les effetsdévastateurs que peut avoir la violence familiale sur ceux qui en sont témoins.D’autres Ministères fédéraux et provinciaux ou territoriaux pourront trouver cetteinformation utile pour déterminer quelles politiques et quels programmes mettreen œuvre. Par exemple, ce rapport montre la nécessité de cibler en priorité lesservices de protection de la jeunesse et les problèmes auxquels les enfants fontface. Cette recherche confirme également ce que certains organismesautochtones disent depuis longtemps : il est urgent de s’intéresser à la législationsur la protection de la jeunesse et de résoudre les problèmes que posent lapauvreté et les enfants des rues.

Enfin, le présent rapport souligne combien il est important que lesgouvernements fédéral et provinciaux collaborent avec des organisations nongouvernementales pour régler les questions concernant les services deprotection de la jeunesse. Il est urgent que le gouvernement et les organismesautochtones commencent à mettre au point des approches intégrées pourharmoniser les politiques et les programmes, actuellement compartimentés, quirégissent la façon dont nous traitons les questions qui concernent les enfants, lesjeunes et les délinquants. Qu’il s’agisse de restructurer les programmes au seindes établissements correctionnels fédéraux ou de définir la manière dont nousdevons aborder la question de la justice pour les jeunes et le traitement d’unepopulation que nous considérons comme étant à risque, nous devons élaborerune politique qui s’inscrit dans une bonne compréhension de ce qui se passe ausein des collectivités, si nous voulons obtenir des résultats positifs.

Cette étude est une première étape sur la voie d’une meilleure compréhension des initiatives qui peuvent améliorer la vie des jeunes Autochtones. Étant donnéqu’elle est ciblée sur des délinquants qui purgent une peine dans des établissements correctionnels fédéraux, il n’est pas surprenant qu’elle mette enévidence des perturbations familiales ou une enfance marquée par demauvaises expériences. Il est donc important d’examiner la question dans unplus large contexte. Pour en avoir une idée plus précise, il faut mener des recherches approfondies sur l’attachement et la stabilité au sein d’une population non délinquante.

Vu le nombre croissant d’Autochtones qui sont incarcérés, il est important derechercher des moyens de ne pas séparer les enfants et les jeunes de leursfamilles. Si nous pouvons déterminer à quel moment les jeunes sontsusceptibles d’être placés dans des structures d’accueil et quand ilscommencent à avoir des démêlés avec le système de justice pénale, nouspourrons alors fixer le moment le plus opportun pour prendre des mesures préventives. Il est crucial que les Ministères chargés de la prévention du crime,des services correctionnels et de la justice pour les jeunes utilisent les résultatsde la présente recherche pour orienter leurs actions à l’égard des jeunesAutochtones.

REMERCIEMENTS

Ce projet a pu être mené à bien grâce aux efforts combinés d’un groupe detravail comprenant des représentants de divers Ministères fédéraux etorganisations non gouvernementales. Les membres de ce groupe de travailétaient les suivants : Shelley Trevethan, John-Patrick Moore, Paul Sonnichsen,Randy Mason (Service correctionnel du Canada); Michael MacDonald (Ministèrede la Justice du Canada); Dan Beavon, John Clement, Sheila Van Wyck, BrunoSteinke (Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien); Jennifer Sinclair,Mike O'Brien, Karri-Lynn Paul (Assemblée des Premières nations); Sarah Auger,Patti Laboucane (Native Counselling Services of Alberta); et Gail Valaskakis(Fondation pour la guérison des Autochtones). Grâce à leurs conseilscompétents et précieux, les membres du groupe de travail ont aidé à orientercette recherche.

Plusieurs sources de financement ont permis de mener à bien ce projet,notamment la Direction de la recherche du SCC, le Secteur des délinquantes duSCC, ainsi que la Division de la recherche et de la statistique et la Direction de lajustice pour les jeunes du Ministère de la Justice du Canada.

Les auteurs tiennent à remercier non seulement les membres du groupe detravail qui ont mené des entrevues, mais aussi Douglas Turkington, Amey Bell,Gloria Lee et Susanna Steinitz qui, eux aussi, ont eu des entretiens avec lesrépondants.

Parmi les autres personnes qui ont contribué à ce projet, nous tenons àmentionner : Gerry Cowie, Larry Motiuk, Kelley Blanchette, Gina Wilson, HildaVanneste, Doreen Sterling (SCC); Lawrence Ellerby (Native Clan of Manitoba);Giselle Lavalley (Federation of Saskatchewan Indians); Holly Johnson (Centrecanadien de la statistique juridique).

Les auteurs remercient également le personnel de l’établissement StonyMountain, du pénitencier de la Saskatchewan, du pavillon de ressourcementOkimaw Ohci, de l’établissement de Drumheller, de l’établissement d’Edmontonet de l’établissement d’Edmonton pour femmes pour leur assistance. Ce projetn’aurait pas pu être mené à bien sans l’aide des directeurs adjoints, Servicescorrectionnels, des agents de liaison autochtones, des Aînés, des agents delibération conditionnelle, des psychologues et de bien d’autres employés.Les fraternités et sororités d’Autochtones, ainsi que d’autres comités établis pardes détenus, nous ont également énormément aidés en encourageant les d'etenus à participer aux entrevues. Le fait qu’ils appuient ce projet en aconvaincu beaucoup. Enfin, nous tenons à remercier les détenus qui ont pris letemps de nous raconter l’histoire de leur enfance et de leur adolescence. Lacandeur et la transparence dont ils ont fait preuve pour nous parler de certainsmoments difficiles de leur vie nous ont beaucoup touchés.

TABLE DES MATIÈRES

LISTE DES TABLEAUX

LISTE DES GRAPHIQUES

INTRODUCTION

Ce projet, qui a pris forme pendant l’été 2000, est le fruit d’une collaborationentre le Service correctionnel du Canada, l’Assemblée des Premières nations, le Ministère de la Justice du Canada, le Ministère des Affaires indiennes et du Nordcanadien, le Native Counselling Services of Alberta et la Fondation pour laguérison des Autochtones. Il s’agissait de mener une enquête auprès dedélinquants de sept établissements correctionnels fédéraux de la région desPrairies, afin d’étudier les conséquences du démembrement de la famille et del’attachement à la famille sur des détenus autochtones et non autochtones.

Sur représentation des Autochtones dans le système canadien de justicepénale

On a constaté depuis longtemps que le nombre d’Autochtones ayant des démêlés avec le système de justice pénale est disproportionné. Divers rapportset enquêtes ont indiqué que les Autochtones sont surreprésentés à toutes lesétapes ou presque du système de justice pénale (Service correctionnel duCanada, 2000; Henderson, 1999; Commission royale sur les peuplesautochtones, 1996; Saskatchewan Indian Justice Review Committee, 1992;Solliciteur général Canada, 1988; Solliciteur général Canada et procureurgénéral de l’Alberta, 1991; Task Force on the Criminal Justice System and itsImpact on the Indian and Métis people of Alberta, 1991). Comme l’a signalé laCommission royale sur les peuples autochtones (1996), «les rapports et lesenquêtes… ont non seulement confirmé la sur représentation (des délinquants autochtones dans le système de justice pénale), mais ils ont aussi mis enlumière l’aggravation du problème, ce qui est des plus inquiétants».Les recherches ont également démontré la sur représentation des Autochtonesaux divers stades du système de justice pénale. Par exemple, Doob, Grossmanet Auger (1994) ont constaté que les Autochtones sont surreprésentés parmi lesvictimes et les personnes soupçonnées d’homicide en Ontario. Deux études(Quann et Trevethan, 2000; Wolff, 1991), consacrées à la différence entre lenombre des accusations portées dans les réserves et hors réserves enSaskatchewan, ont conclu que le taux de criminalité dans les réserves étaitnotablement plus élevé que dans les régions rurales ou les centres urbains de laprovince. D’autres recherches ont démontré que les Autochtones étaientsurreprésentés parmi les personnes contre qui des accusations étaient portéesdans certains centres urbains (Quann et Trevethan, 2000; Trevethan, 1993).Enfin, selon certaines études, il est clair que les Autochtones sontsurreprésentés au sein du système correctionnel (p. ex., Trevethan, Carrière,MacKillop, Finn, Robinson, Porporino et Millson, 1999; Trevethan, Tremblay etCarter, 2000).

Il faudra faire des recherches plus approfondies pour déterminer les raisons précises de cette sur représentation des Autochtones. LaPrairie (1997) examinequatre causes possibles de la sur représentation des Autochtones dans lesystème de justice pénale : un traitement différentiel par le système de justicepénale, attribuable à un confit culturel et à la discrimination raciale; un taux plusélevé d'infractions commises par des Autochtones; la perpétration, par lesAutochtones, d’infractions susceptibles d’entraîner des peines d'incarceration; etdes politiques et des pratiques en matière de justice pénale ayant un impactdifférentiel sur les délinquants autochtones à cause des conditions socioéconomiquesdans les quelles ils vivent. Même si certains rapports font état dutraitement différentiel réservé aux Autochtones par le personnel du système dejustice pénale, selon Tonry (1994), «tout porte à croire que la principale causedes disparités au sein du système de justice est attribuable à une différence entre les schémas criminels et non à des intentions racistes». Dans un assezgrand nombre de rapports, on a relevé un lien entre diverses conditions socioéconomiquesdéfavorables et le pourcentage d’Autochtones dans le système dejustice pénale (p. ex., Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien,1990; LaPrairie, 1997; Commission royale sur les peuples autochtones, 1996;Trevethan et al., 2000). Plusieurs facteurs de risque semblent indiquer pourquoiles Autochtones sont surreprésentés - par exemple, l’âge, le chômage et lapauvreté - des conditions qui s’appliquent à un plus grand nombre d’Autochtonesque de non-Autochtones.

Démembrement de la famille et attachement à la famille

On a souvent négligé, alors que c’est une question importante, d’examiner lesconséquences du démembrement de la famille et de l’attachement à la famillesur le comportement criminel. Plus généralement, dans quelle mesure l’absenced’attachement ou le manque de stabilité au sein d’une famille sont-ils propices àun comportement criminel et ont-ils une incidence sur les relations futures de sesmembres? En 1978, Cernkovich et Giordano ont souligné que le lien entre lafamille et la délinquance était loin d’avoir été aussi approfondi que d’autres sujetsde recherche et de développement théoriques, l’opinion générale étant que lesvariables familiales ne sont pas aussi importantes que les données sur les pairset l’école, ainsi que divers facteurs structurels, pour comprendre les schémas decomportement des délinquants. Ainsi, ces auteurs ont souligné que bien des recherches en ce domaine ne tiennent compte que d’une variable structurelledichotomique - famille désunie/unie, sans qu’à cela s’ajoutent beaucoup dedonnées sur la nature et la qualité des relations en question. Ces dernièresannées, les facteurs liés à la famille ont davantage attiré l’attention deschercheurs.

La théorie de l’attachement a été élaborée à l’origine par Bowlby (1969, 1973,1980), pour expliquer la régulation affective chez les nouveau-nés. Selon cettethéorie, le premier stade du processus d’attachement implique la création deliens avec un pour voyeur de soins pendant les premières années de la vie. Onconsidère que cet attachement tissé pendant l’enfance, qu’il soit positif ounégatif, devient le modèle sur lequel les enfants façonnent leurs futures relations.En outre, des schémas des rôles qu’eux-mêmes et les autres jouent dans unerelation se créent chez les nouveau-nés. Chacun de nous utilise donc cetattachement primitif pour se doter d’un modèle intérieur issu des schémas, descroyances et des attitudes vécues au cours de cette première relation. Bowlbynote que l’attachement n’est qu’une des nombreuses approchescomportementales qui règlent le comportement d’un nouveau-né. Toutefois, laqualité de l’attachement au principal pour voyeur de soins joue un rôle crucialdans le développement du style de relations interpersonnelles que chacund’entre nous adopte par la suite.

Ainsworth, Blehar, Waters et Wall (1978) ont enrichi la théorie originale deBowlby en arguant qu’en outre, le pour voyeur de soins procure au nouveau-néune base sûre pour explorer ce qui l’entoure. Selon eux, pour que puisse sedévelopper un schéma d’attachement sûr, il est essentiel que le pour voyeur desoins soit réceptif et sensible. Ainsworth (1989; Ainsworth et Bowlby, 1991) asuggéré qu’il existe trois types d’attachement : sécurisé, anxieux/ambivalent etévitant. Bartholomew (1990) a donné plus d’ampleur à cette théorie en utilisantun modèle à deux dimensions qui produit quatre types d’attachement : sécurisé(vision positive de soi-même et des autres), préoccupé (vision négative de soimêmemais positive des autres), excluant (vision positive de soi-même maisnégative des autres) et craintif (vision négative de soi-même et des autres). Lesrecherches ont permis d’établir un lien entre les styles d’attachement observéschez les nouveau-nés et ceux qui ont été adoptés par des adultes, dont on peutdire, dans 55 % à 65 % des cas, qu’ils ont un schéma d’attachement sécurisé.La recherche sur l’attachement familial, notamment à un pour voyeur de soinsprincipal, révèle qu’un attachement déficient est souvent une caused’inadaptation et de comportement antisocial chez les enfants et les adolescents(Cernkovich et Giordano, 1987; Loeber, 1991; Paolucci, Violato et Schofield,1998; Sim et Vuchinich, 1996; Towberman, 1994; Widom, 1991). Selon Hirschi(1969), «plus un enfant est solidement attaché à ses parents, plus il est façonnépar leurs attentes et, par conséquent, plus il est porté à se conformer auxnormes de droit en vigueur dans le milieu plus large où il vit». D’après Rankin etWells (1990), plusieurs autres perspectives théoriques, à part celle de Hirschi,qui repose sur la formation de liens parentaux, peuvent expliquer les liens entrela délinquance et la famille. Par exemple : le modelage, qui conduit les enfants àimiter les comportements déviants de leurs parents; la discipline ou le contrôledirect, c’est-à-dire le recours, par les parents, à des techniques de renforcementpour influer sur le comportement de leurs enfants; les conflits entre les parents,source de stress et de problèmes de comportement pour l’enfant; et laperturbation du fonctionnement de la famille due, par exemple, à la perte de l’undes parents.

La recherche a démontré que le démembrement de la famille qui résulte d’unplacement dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe peuvent avoir desconséquences négatives sur les enfants et les adolescents (Blome, 1997; Brandet Brinich, 1999; Kendrick, 1990; Kim, Zrull, Davenport et Weaver, 1992;McMillen et Tucker, 1999; Roy, Rutter et Pickles, 2000; Westad, 1994). Leplacement dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe impliquehabituellement que pendant une certaine période, l’enfant a été victime denégligence ou de mauvais traitements, qu’il a été témoin de violence ou encorequ’il a changé de multiples fois de pour voyeur de soins, que ce soit au sein de sa famille naturelle ou parce qu’il a été ballotté d’une famille d’accueil ou d’un foyerde groupe à l’autre (Chinitz, 1995; Kufeldt, Vachon, Simard, Baker et Andrews,2000). Ces conséquences négatives peuvent prendre différentesformes : extériorisation des problèmes, dysfonctionnement intellectuel etscolaire, comportements fondés sur l’intériorisation.

Toutefois, les experts en science sociale ne s’accordent pas pour dire que leplacement familial a des retombées négatives. Certains prétendent que lesenfants qui ont été placés s’en tirent mieux que s’ils avaient été laissés au seinde leur famille biologique. Par exemple, Festinger (1983) a fait une étude auprèsde plus de 2 000 enfants qui avaient été placés pendant au moins cinq ans àNew York et il a constaté que la majorité d’entre eux étaient devenus des adultesmûrs, bien adaptés et respectueux de la loi. Cependant, ceux qui avaient étéplacés plus jeunes, pendant plus longtemps et qui avaient changé de familled’accueil le moins souvent étaient habituellement ceux qui s’en étaient le mieuxsortis. Dans une étude effectuée en 1991, Widom s’est intéressé à des enfantsvictimes de négligence et de mauvais traitements entre 1967 et 1971 et il aconstaté que le placement familial n’était pas, en soi, lié à une activité criminellefuture. Toutefois, les enfants placés plus tard étaient plus susceptibles de verserdans la délinquance et dans la criminalité une fois devenus adultes. De plus,Widom a clairement établi qu’il existait un lien entre le nombre des déplacementsd’un enfant d’une famille à l’autre ou d’un foyer à l’autre et sa future tendance àla délinquance et à la criminalité, une fois devenu adulte. Même si les résultatsétaient positifs pour la plupart des participants, il semble qu’il y ait un lien entrel’âge auquel un enfant est placé, le nombre de ses déplacements d'une structured’accueil à l’autre et son activité criminelle subséquente. Selon Kufeldt et al.(2000), il y a de plus en plus d'indices qui démontrent que l’orientation vers unestructure d’accueil a été la solution la plus appropriée pour la plupart des enfantsqui ont bénéficié de ces services, contrairement au courant actuel qui privilégie lapréservation de la famille.

D’autres études ont été consacrées au lien entre des comportements considéréscomme mésadaptés et le placement. Dumaret, Coppel-Batsch et Couraud (1997)ont interviewé un échantillon d’adultes qui venaient de familles gravementdysfonctionnelles et avaient été élevés par des familles d’accueil pendant aumoins cinq ans. Ils ont constaté que pour la plupart, les répondants étaientparvenus à surmonter les épreuves qu’ils avaient traversées pendant leur petiteenfance, mais que beaucoup avaient rencontré des difficultés lorsqu’ils avaientquitté le foyer dans lequel ils avaient été placés. Problèmes pour trouver dutravail, difficultés financières, hospitalisations et troubles psychosomatiquesétaient fréquents. Dans une étude portant sur des échantillons appariés dejeunes élevés, d’un côté, dans des structures d’accueil et de l’autre, dans leurmilieu familial, Blome (1997) a constaté que, sur le plan de la scolarité, lesperspectives des jeunes qui n’avaient pas été élevés dans leur famille étaientbeaucoup plus restreintes. Ainsi, ces jeunes étaient plus nombreux à avoirabandonné l’école secondaire et moins susceptibles d’avoir obtenu un diplômede formation générale (FG). En outre, ceux d’entre eux qui avaient décroché undiplôme d’études secondaires étaient moins susceptibles de bénéficier d’uneaide financière pour poursuivre leurs études. Ils avaient plus de problèmes dediscipline à l’école, et leurs études avaient été plus perturbées car ils avaient dûchanger fréquemment d’école. Roy, Rutter et Pickles (2000) ont constaté que lesenfants élevés dans des familles ou des établissements d’accueil présentaientcertaines caractéristiques, comme des troubles émotionnels et decomportement, un manque de sociabilité, une hyperactivité et descomportements perturbateurs. McMillen et Tucker (1999) ont noté qu’un niveaud’instruction peu élevé, des compétences professionnelles peu développées, latoxicomanie et un risque relativement plus élevé d’être victime de troublesmentaux étaient parmi les répercussions que pouvait avoir le placement familial.Selon Nye (1958) ce n’est pas la structure de la famille, en soi, qui est la causede la délinquance; les relations et les schémas d’interaction sont les variables lesplus importantes. De nombreux facteurs peuvent entrer en ligne de compte pourdéterminer l’incidence que peut avoir le fait d’être élevé dans des famillesd’accueil ou des foyers de groupe, par exemple, le nombre de familles ou defoyers dans lesquels l’enfant a été placé, le nombre de pour voyeurs de soins etle passé de l’enfant, notamment les mauvais traitements ou la négligence dont ila pu être victime au sein de sa famille naturelle.

Les études portant sur l’adoption ont également mis en lumière certaines desrépercussions négatives que les recherches sur les familles d’accueil et lesfoyers de groupe avaient décelées, mais dans une moindre mesure. Selon Brandet Brinich (1999), alors que les enfants placés dans des familles d’accueil ontbeaucoup plus de problèmes de comportement, la grande majorité des enfantsadoptés présentent des types de comportements difficiles comparables à ceuxqui existent chez les enfants non adoptés. Par ailleurs, des études menées auxPays-Bas ( (Verhulst, Althaus et Versluis-den Bieman, 1992) et en Suède(Cederblad, Hook, Irhammer et Mercke, 1999) ont montré que les enfantsadoptés dans ces pays ne risquent pas plus que les autres, en général, deverser plus tard dans la criminalité. Ces études ont permis de constater que lamajorité des sujets étaient équilibrés à l’époque des entrevues. Toutefois, lesauteurs signalent que certains facteurs peuvent contribuer à un déséquilibre plustard dans la vie. Verhulst et al. signalent que les enfants adoptés qui viennent depays en voie de développement courent certains risques lorsqu’ils ont subi desmauvais traitements avant leur adoption. Cederblad et al. notent que desconditions de vie néfastes avant l’adoption entraînent des comportementsnuisibles. Il semble que les enfants qui ont été placés à un âge plus avancé,après avoir vécu dans un milieu à risque, rencontrent les plus grandes difficultés.Toutefois, les deux études soulignent que l’attachement à la famille adoptivepeut aider l’enfant à surmonter un passé difficile.

On ne trouve pas beaucoup d’informations sur le nombre des enfants qui sontpris en charge par les services de protection de la jeunesse au Canada,notamment sur les enfants autochtones. Hepworth (1980) a effectué un examenapprofondi du placement familial et de l’adoption au Canada. Il a constaté queparmi les enfants âgés de 0 à 14 ans, globalement, 1,3 % avaient été confiésaux soins des services provinciaux de protection de la jeunesse, mais que dansle cas des enfants ayant le statut d’Indiens inscrits, le pourcentage était de4,3 %. Par ailleurs, il a noté que le nombre des enfants placés s’est stabiliséentre le milieu des années 1960 et la fin des années 1970, mais que celui desIndiens inscrits a augmenté. À la fin des années 1970, environ 20 % de tous lesenfants placés étaient des Autochtones. Loucks et Timothy (1981) ont fait lesmêmes constatations en ce qui concerne le nombre des enfants placés (1,3 %de toute la population enfantine et 3,5 % des enfants autochtones). En Alberta,Johnston (1983) a noté que 42 % des enfants placés étaient autochtones. Selonle Comité spécial sur l’autonomie politique des Indiens (1983), les enfantsautochtones sont cinq fois plus susceptibles que les non autochtones d’êtreenlevés à leur famille et à leur communauté, et confiés à un organisme deprotection de la jeunesse. Plus récemment, Anglin (1999) a signalé qu’environ7 % de toute la population enfantine du Canada était placée.En ce qui concerne la population délinquante, Johnston (1997) a noté que despersonnes autres que des membres de leur famille avaient élevé 23 % desdélinquants autochtones adultes. Grant, Motiuk, Lefèbvre et Couturier (1996) ontconstaté que la moitié des délinquants autochtones adultes bénéficiant de lasemi-liberté avaient été pris en charge par la protection de la jeunesse ou placésdans un centre d’éducation surveillée avant l’âge de 16 ans. Quant à MacDonald(1997), à la suite d’entrevues avec de jeunes contrevenants autochtones enColombie-Britannique, il a pu conclure que 44 % d’entre eux avaient fréquentéun foyer de groupe à un moment ou à un autre de leur vie.

Enfin, Skoog, Hamilton et Perrault (2001) ont signalé que parmi un échantillon de détenusinterviewés au Manitoba, 88 % d’Autochtones et 65 % de non-Autochtones nevivaient plus au sein de leur famille à l’âge de 18 ans.Les données sur l’attachement et les relations familiales parmi les Autochtonessont également rares. Même si certaines études interculturelles ont été faites, larecherche a ciblé principalement les populations afro-américaines ouhispaniques. Il est cependant possible, en examinant les expériences d’autrespopulations marginalisées de faire certaines déductions qui s’appliquent auxAutochtones. Par exemple, une étude de Matuseda et Heimer (1987) a concluque les conséquences du démembrement de la famille étaient beaucoup plusgraves sur un échantillon d’Afro-Américains de sexe masculin, par comparaisonà leur cohorte d’hommes n’appartenant pas au sous-groupe des Noirs. Il se peutqu’une étude comparable ciblée sur les Autochtones donne des résultatssimilaires. Pour les enfants autochtones, l’adoption ou le placement familial peutavoir des répercussions plus négatives, car cela implique non seulement qu’ilssoient séparés de leur unité familiale, mais aussi qu’ils rompent avec la culture etla communauté autochtones. Skoog et al. (2001) ont constaté que les jeunesAutochtones risquent plus que les non-Autochtones de ne pas pouvoir nouer deliens familiaux solides.

Assemblée des Premières nations

L’Assemblée des Premières nations (APN) cherche à étudier les conséquences,sur les enfants et les familles, des politiques passées et présentes desgouvernements fédéral et provinciaux en matière d’adoption et de placementfamilial. Lorsque les responsables de l’APN ont pris contact avec les pouvoirspublics, pour les engager à participer à tel projet de recherche, la question qu’ilsse posaient, et qu’ils ont adressée également aux Ministères des gouvernementsfédéral et provinciaux, était la suivante : «Qu’est-il arrivé à nos enfants?» Lasur représentation des membres des Premières nations, des Métis et des Inuitsdans le système de justice et les services correctionnels est la conséquence d’unprocessus dont il reste à définir l’aboutissement. Il est important de comprendreles premières séquences du scénario qui a décidé du sort des enfantsautochtones pour pouvoir élaborer des politiques qui permettront à l’histoire dese terminer sur une note optimiste.

Lorsque le Canada promulgue une loi comme la Loi sur les Indiens, il ne faitaucun doute que la vie des enfants en sera affectée. On a rarement chargé desenfants, dans quelque société que ce soit, d’un fardeau aussi lourd que celui queles enfants autochtones du Canada ont été obligés de supporter à cause despolitiques qui avaient été instaurées. Et pourtant, les enfants autochtones sont lesegment de la population canadienne qui fait l’objet des recherches les moinsnombreuses et qui est le moins compris. On a souvent résolu les problèmesauxquels ils faisaient face en les séparant de leurs parents et de leurcommunauté et en les plaçant là où ils n’étaient plus sous le contrôle nil’influence de leur peuple. Pendant plus de 100 ans, on a appliqué des politiquesaxées sur la séparation des enfants autochtones de leurs familles, de leurscommunautés et de leurs sociétés, et on continue de le faire. Alors, la questionque l’on doit se poser est : «Qu’est-il arrivé - et que continue-t-il d’arriver - à cesenfants. Que sont-ils devenus?»

Pour l’APN, l’économie des communautés autochtones doit être envisagée d’unpoint de vue social plutôt que par rapport aux infrastructures et à la capacitéd’avoir accès à des capitaux. L’APN est partie d’un principe social fondamentalselon lequel un peuple sain est l’élément vital d’une économie saine. Parconséquent, la santé économique des communautés des Premières nationsdépend du bien-être social des membres des Premières nations. La présenterecherche s’intéresse à la façon dont les enfants autochtones ont fait face à lapolitique découlant de la Loi sur les Indiens pendant leur enfance, ou l’ont subie.L’APN a contacté le SCC pour qu’il l’aide à mener à bien cette recherche. Seloncertaines rumeurs, jusqu’à 95 % des Autochtones incarcérés avaient été placésen établissement, à un moment ou à un autre, par les services de protection dela jeunesse. Où était-il plus facile de trouver les enfants sur le sort desquels ons’interrogeait et de commencer à leur poser des questions que dans unétablissement correctionnel fédéral? À l’appui de cette théorie, une analysesélective de la population carcérale dans les établissements fédéraux démontrequ’il existe des différences notables sur le plan des besoins familiaux entre les d'etenus autochtones et non autochtones (Service correctionnel du Canada,2000). Par exemple, beaucoup plus de détenus autochtones que de nonautochtones ont connu une enfance où les liens familiaux étaient distendus et quia été marquée par l’absence de la mère et-ou du père, et de mauvaises relationsavec la mère et-ou le père, une relation dysfonctionnelle entre les parents, laviolence conjugale et la criminalité d’autres membres de la famille.

Présente étude

La présente étude porte sur les situations vécues par des détenus autochtonesdurant leur période de croissance, dont l’adoption et le placement en familled’accueil ou dans un foyer de groupe. On a donc cherché à obtenir desrenseignements sur les perturbations familiales, l’attachement aux pour voyeursde soins, la stabilité du milieu de vie, ainsi que les fréquentations actuelles, et àdéterminer également si les détenus autochtones avaient été élevés dans uneculture autochtone ou non autochtone. On a voulu enfin recueillir desinformations générales sur les pensionnats et les liens intergénérationnels.Cette étude est conçue comme un examen préliminaire de la question del’attachement à la famille et du démembrement de la famille. Étant donné qu’ellecible des délinquants qui purgent une peine dans des établissementscorrectionnels fédéraux, il est probable qu’elle mettra en évidence desperturbations importantes et de nombreuses expériences négatives durantl’enfance. Cependant, l’objet est d’examiner s’il existe des différences entre les d'etenus autochtones et non autochtones sur le plan des expériences qu’ils ontconnues durant leur enfance. Dans de futures études, il sera important d’explorerla question de l’attachement et de la stabilité durant l’enfance dans unepopulation non délinquante.

Les principales questions sur les quelles s’appuie cette recherche sont les suivantes :

  1. Quelle est la proportion des détenus autochtones des établissements correctionnels fédéraux de la région des Prairies qui ont été pris en charge par les services de protection de la jeunesse?
  2. Les détenus autochtones ont-ils eu une enfance plus instable que les détenus non autochtones?
  3. Durant l’enfance, les détenus autochtones étaient-ils moins attachés à leurs pour voyeurs de soins que ne l'étaient les détenus non autochtones?
  4. Y a-t-il davantage d’indicateurs de risque criminel chez les détenus montrant peu d’attachement et-ou ayant eu une enfance instable que chez les détenus montrant beaucoup d'attachement ou ayant vécu une enfance stable?
  5. Les détenus autochtones montrant peu d’attachement et-ou ayant eu une enfance instable sont-ils plus éloignés de la «culture» autochtone que les détenus autochtones montrant beaucoup d’attachement ou ayant eu une enfance stable?
  6. Combien de détenus autochtones ont fréquenté un pensionnat et comment décrivent-ils leur expérience?
  7. Les détenus autochtones qui ont eu une enfance instable entretiennent-ils actuellement des relations plus instables ou plus négatives avec leur famille que ceux qui ont eu une enfance stable?

MÉTHODE

Ce projet est une étude comparative portant sur des détenus autochtones et nonautochtones se trouvant dans des établissements correctionnels fédéraux desPrairies. La population autochtone est nombreuse dans les Prairies, et lesétablissements correctionnels de cette région comptent un nombredisproportionné de délinquants autochtones. Par exemple, même si moins de10 % de la population adulte du Manitoba et de la Saskatchewan est autochtone(Statistique Canada, 1996), environ la moitié de la population carcérale l’est(Service correctionnel du Canada, 2000). En Alberta, où la populationautochtone est moins nombreuse, on retrouve le même schéma desur représentation.

Pour recueillir les renseignements nécessaires, deux sources de données ontété utilisées : les entretiens privés et les dossiers des détenus. Les entretiens ontfourni des informations personnelles qui n’étaient pas disponibles dans lesdossiers des détenus et ont permis d’explorer de façon plus approfondie lesquestions concernant la famille.

Entretiens privés

Un outil d’entrevue a été mis au point, en concertation avec un groupe consultatifqui rassemblait les représentants de plusieurs partenaires différents (Servicecorrectionnel du Canada, Ministère des Affaires indiennes et du Nord canadien,Ministère de la Justice du Canada, Assemblée des Premières nations et NativeCounselling Services of Alberta). En outre, on a demandé, à propos duquestionnaire, l’avis de plusieurs autres organismes (par exemple, la Fondationpour la guérison des Autochtones, le Centre canadien de la statistique juridique,la Federation of Saskatchewan Indians, etc.). Les questions posées lors desentretiens étaient conçues pour déterminer l’ampleur du rôle qu’avaient pu jouerles services de protection de la jeunesse dans la vie des détenus, leurssentiments à l’égard des notions d’attachement et de stabilité et, dans le cas desdélinquants autochtones, s’ils avaient été élevés dans un autre milieu culturelque le leur. Le questionnaire a été renvoyé plusieurs fois au groupe consultatifpour que ses membres puissent faire des suggestions avant qu’une versionfinale soit approuvée et mise à l’essai préalablement. Les questions posées lorsdes entretiens se trouvent à l’Annexe B.

Les sujets ont été interrogés individuellement par des intervieweurs qualifiés.Ces entretiens structurés comportaient des questions fermées et ouvertes,posées par des intervieweurs autochtones et non autochtones. Aussi bien deshommes que des femmes ont interviewé les répondants de sexe masculin mais,après en avoir discuté avec les responsables des établissements, il a été décidéque seules des femmes interrogeraient les détenues.

Les entretiens ont pris entre 20 minutes et deux heures, tout dépendant de laquantité d’information qui était fournie, la moyenne étant d’environ 45 minutes.Toutes les feuilles de contrôle remplies au cours de ces entretiens ont étéenvoyées à l’Administration centrale du SCC qui s’est chargée du codage et del’analyse des données.

Étant donné que cette étude était ciblée sur l’attachement à la famille et ledémembrement de la famille, on a examiné comment les détenus percevaient lesnotions d’attachement et de stabilité. Pour mesurer adéquatement cesperceptions, il a fallu mettre au point des définitions opérationnelles claires destermes en question. On a demandé aux répondants de coter leur niveaud’attachement et de stabilité sur des échelles d’aptitude en se fondant sur leursexpériences et leurs impressions personnelles. On a cependant rédigé desquestions incitatives pour aider les répondants à donner des indications à la foisqualitatives et quantitatives à propos de ces termes. La définition opérationnelledu mot «attachement» recouvrait l’attachement aux principaux pour voyeurs desoins, ainsi que des sentiments comme l’affection, la sollicitude, la confiance, lesoutien et l’appartenance. Quant au mot «stabilité», sa définition opérationnellerecouvrait le sentiment de stabilité dans le milieu familial, ainsi que la sécurité, laconstance, la fiabilité et la régularité de la vie quotidienne. Pour compléter lesinformations recueillies par le biais des échelles d’aptitude, on a demandé aux répondants de décrire l’idée qu’ils se faisaient des notions d’attachement et destabilité en donnant des exemples.

Dossiers des détenus

Un examen des dossiers sur le cas des détenus, grâce au Système de gestiondes détenus du SCC (SGD), a permis de compléter les informations recueillieslors des entretiens (voir Annexe C). Une analyse des caractéristiques desinfractions et des comparutions devant les tribunaux de la jeunesse et pouradultes, ainsi que des activités au sein d’une bande, a été utilisée pourdéterminer dans quelle mesure les perturbations familiales et le manqued’attachement à la famille pouvaient avoir contribué aux activités criminelles desdélinquants autochtones.

Processus

Les entretiens ont eu lieu dans sept établissements correctionnels fédéraux desPrairies. Au Manitoba, l’établissement Stony Mountain (un établissement àsécurité moyenne pour hommes). En Saskatchewan, le pénitencier de laSaskatchewan (établissement à sécurité moyenne et maximale pour hommes) etle pavillon de ressourcement Okimaw Ohci pour femmes. En Alberta,l’établissement de Drumheller (établissement à sécurité moyenne pour hommes);l’établissement d’Edmonton (établissement à sécurité maximale pour hommes)et l’établissement d’Edmonton pour femmes. Des chefs d’équipe ont étédésignés pour coordonner la collecte des données dans chacune de ces troisprovinces.

Le directeur adjoint, Programmes correctionnels, de chaque établissement a étécontacté pour que l’on puisse fixer la date des entretiens et organiser lesséances d’information qu’ils jugeaient appropriées. L’information préalable auxentretiens a donc été communiquée de façon différente dans chaqueétablissement. Par exemple, au pénitencier de la Saskatchewan, deux semainesavant les entrevues, deux des chefs d’équipe ont tenu une séance d’informationpour le personnel, et une autre pour des représentants des Aînés et des détenus. Dans l’établissement Stony Mountain, de nombreuses séancesd’information ont eu lieu pendant la semaine qui précédait le début desentretiens (pour des représentants des détenus, la fraternité autochtone, lepersonnel, les Aînés, etc.). Dans l’établissement de Drumheller, une séanced’information a été organisée au centre culturel au cours de la soirée quiprécédait le début des entrevues. Dans l’établissement d’Edmonton, desinformations ont été fournies au personnel et aux détenus individuellement, danschacune des unités.

L’établissement pour femmes d’Edmonton a posé un défi particulier. Une séanced’information a été organisée à l’intention du comité des détenues et de lasororité autochtone, et chaque représentante a affiché une circulaire dans sonunité. Toutefois, la participation à l’enquête a suscité peu d’intérêt de la part desfemmes. Celles qui assistaient à la séance d’information ont exprimé plusieursréserves à propos du contenu des entrevues, notamment de la nature délicatede certaines des questions. Elles avaient le sentiment que bien des femmes nevoudraient pas sonder aussi profondément leur enfance et revivre les mauvaistraitements qu’elles avaient subis. Il a été décidé que les intervieweurs serendraient dans chaque unité avec la représentante des détenues autochtones,pour leur expliquer plus précisément en quoi consistait le projet et les assurerqu’elles n’auraient aucune obligation de répondre aux questions qui lesmettraient mal à l’aise. En procédant ainsi, on a réussi à convaincre beaucoupplus de femmes, et la majorité d’entre elles ont décidé de participer auxentretiens.

Dans chaque établissement, on a mentionné que les intervieweurs pourraientsans doute revenir une fois l’étude terminée pour en faire connaître les résultatsaux répondants. Les détenus ont trouvé l’idée excellente et se sont montrés trèsintéressés à connaître les résultats de l’enquête.

Sujets

L’échantillon sur lequel a porté cette étude comprenait des délinquants et desdélinquantes incarcérés dans certains établissements correctionnels fédérauxdes Prairies. Environ 30 hommes autochtones et 30 hommes non autochtonesont été sélectionnés en procédant à un échantillonnage aléatoire de tous les d'etenus «dénombrés» dans chacun des établissements au moment de l’étude1.Vu leur petit nombre, toutes les détenues des deux établissements pour femmesont été invitées à participer à l’étude.

Comme on l’indique au Tableau 1 (voir Annexe A), il y avait peu de différences entre les répondants autochtones et non autochtones quant aux infractions quiles avaient menés en prison. Environ un quart des détenus autochtones et nonautochtones étaient incarcérés pour homicide ou tentative de meurtre (23 % et22 % respectivement). Les proportions étaient également semblables en ce quiconcerne les détenus incarcérés pour agression sexuelle (14 % et 12 %,respectivement). Cependant, on comptait plus de détenus autochtonesincarcérés pour voies de fait (46 % contre 28 %), et une plus grande proportionde détenus non autochtones incarcérés pour faits de toxicomanies (28 % contre18 %).

Dans l’ensemble, le taux de participation a été relativement bon, compte tenu dela nature délicate du sujet. Du côté des détenus autochtones, on a enregistré untaux de participation faible au pavillon de ressourcement Okimaw Ohci (32 %),ce qui est peut-être dû au fait que d’autres entrevues et d’autres visites avaienteu lieu peu de temps avant que les entretiens de la présente étude soientorganisés, et qu’il a été difficile de diffuser des informations sur le projet auxdétenues. Dans les autres établissements, le taux de participation s’est établientre 55 et 84 %. Parmi les détenus non autochtones, le taux de participationenregistré au pénitencier de la Saskatchewan (unité à sécurité maximale) a étéde 46 %, ce qui est probablement attribuable aux tensions résultant del’isolement cellulaire des détenus, décrété pendant la période où devaient avoirlieu les entrevues. Dans les autres établissements, le taux de participation s’estétalé entre 53 et 82 %.

1 Étant donné que l’isolement cellulaire des détenus a été décrété dans l’unité à sécurité maximale du pénitencier de la Saskatchewan au moment où les intervieweurs étaient surplace, il n’a pas été possible de s’entretenir avec les 30 détenus autochtones et les30 détenus non autochtones qui avaient été sélectionnés.

Au cours des entretiens, quelques répondants qualifiés de non autochtones dansleurs dossiers ont déclaré être autochtones. On a décidé de les inclure dansl’échantillon autochtone puisqu’ils se déclaraient eux-mêmes autochtones. Ainsi,l’échantillon des détenus comprenait 148 Autochtones (50 incarcérés dans uneunité à sécurité maximale et 98 dans une unité à sécurité moyenne) et 124 non-Autochtones (32 incarcérés dans une unité à sécurité maximale et 92 dans uneunité à sécurité moyenne). L’échantillon des détenues comprenait27 Autochtones et 24 non-Autochtones. Ci-dessous, une ventilation desentrevues qui ont eu lieu dans chacun des établissements sélectionnés : 

Province Établissement Sexe Autochtones Non-Autochtones
Manitoba Stony Mountain (sécurité moyenne) M 32 31
Saskatchewan Pénitencier de la Saskatchewan (sécurité maximale) M 16 5
Saskatchewan Pénitencier de la Saskatchewan(sécurité moyenne) M 34 30
Saskatchewan Pavillon de ressourcement Okimaw Ohci (sécurité minimale/moyenne) F 9 2
Alberta Établissement d’Edmonton (sécurité maximale) M 34 27
Alberta Établissement de Drumheller (sécurité moyenne) M 32 31
Alberta  Établissement d’Edmonton pour femmes (multisécuritaire) F 18 22
TOTAL     175 148

Ventilation selon l'appartenance à un groupe autochtone :

Appartenance à un groupe autochtone Hommes Femmes
Premières nations 106 18
Métis 39 9
Inuits 3 0
Non-Autochtones 124 24

CONSTATATIONS

Comme on l’a noté précédemment, l’échantillon utilisé pour effectuer cette étudeétait composé de délinquants et de délinquantes incarcérés dans desétablissements correctionnels fédéraux des Prairies. En ce qui concerne leshommes, les entretiens ont eu lieu dans des établissements à sécurité moyenneet maximale. Les établissements pour femmes étaient multisécuritaires. Desanalyses préliminaires ont été faites pour déterminer s’il existait des variancesentre les groupes sur les plans des caractéristiques socio-démographiques etdes antécédents criminels. On a ainsi pu constater qu’il n’existait aucunedifférence significative entre les caractéristiques des détenus de sexe masculindans les trois établissements à sécurité moyenne (Stony Mountain, pénitencierde la Saskatchewan – unité à sécurité moyenne, Drumheller), ni dans les deuxétablissements à sécurité maximale (pénitencier de la Saskatchewan – unité àsécurité maximale, établissement d’Edmonton). On n’a pas non plus constaté dedifférences significatives entre les caractéristiques des détenues dans les deuxétablissements sélectionnés (Okimaw Ohci, établissement d’Edmonton pourfemmes).

Les variances entre groupes de sexe masculin et féminin ont également étéexaminées. Comme l’illustre le Tableau 2 (Annexe A), moins de femmes qued’hommes étaient célibataires au moment de leur admission (35 % contre 62 %).De plus, les femmes étaient en moyenne plus âgées que les hommeslorsqu’elles ont été interrogées la première fois par la police (18,1 ans contre13,4 ans) et lorsqu’elles ont comparu pour la première fois en cour (19,6 anscontre 16,2 ans). Moins d’hommes que de femmes avaient comparu devant untribunal de la jeunesse (40 % contre 64 %) et avaient été placés sous gardependant leur adolescence (38 % contre 61 %). En ce qui concerne lesinfractions, plus de femmes purgeaient une peine pour faits de toxicomanie(48 % contre 18 %), alors que les hommes étaient plus nombreux à êtreincarcérés pour voies de fait (42 % contre 15 %), agression sexuelle (15 %contre 4 %), vol qualifié (38 % contre 10 %) et autres infractions contre les biens(53 % contre 35 %). Enfin, la durée moyenne de la peine cumulative était pluscourte pour les femmes que pour les hommes (4,2 ans contre 5,7 ans).

Certaines différences significatives ont également été décelées entre les détenusdes établissements à sécurité moyenne et maximale. Les détenus desétablissements à sécurité moyenne étaient plus âgés au moment de leuradmission que ceux qui se trouvaient dans un établissement à sécurité maximale(31,5 ans contre 26,2 ans). En outre, les détenus des établissements à sécuritémoyenne étaient plus âgés que ceux des établissements à sécurité maximalelorsqu’ils avaient été interrogés pour la première fois par la police (11,3 anscontre 11,4 ans), et lorsqu’ils avaient comparu pour la première fois en cour(17,4 ans contre 13,5 ans). Les détenus des établissements à sécurité moyenneétaient moins nombreux à avoir comparu devant un tribunal de la jeunesse (56 %contre 81 %) et à avoir été placés sous garde pendant leur adolescence (74 %contre 55 %). Par comparaison aux détenus des établissements à sécuritémoyenne, il y avait dans les établissements à sécurité maximale plus de détenuscoupables de vol qualifié (49 % contre 33 %).

On trouvera, ci-dessous, une description des analyses spécifiques qui ont étéeffectuées pour répondre aux sept questions de recherche énoncées ci-dessus.Étant donné que l’on avait constaté des différences entre les détenus de sexemasculin et de sexe féminin, et entre les délinquants incarcérés dans desétablissements à sécurité moyenne et à sécurité maximale, les premièresanalyses ont été effectuées séparément pour chaque groupe. Cependant, on aremarqué que la plupart des résultats de chaque groupe étaient comparablesaux constatations générales. Ce rapport porte donc sur les résultats obtenuspour l’ensemble des détenus, tout en signalant toute différence significative entreles groupes. On a effectué, à propos des questions de recherche les plusimportantes, des sous-analyses pour examiner les différences entre les détenusappartenant aux Premières nations et les Métis2. À noter toutefois qu’un examencomplet de ces sous-groupes n’a pas été entrepris dans le cadre de cette étude.2 À cause du petit nombre de délinquants Inuits, il n’a pas été possible de faire une analyseséparée.

Prise en charge par les services de protection de la jeunesse La première question à l’étude était censée déterminer dans quelle mesure les d'etenus autochtones, interrogés dans les établissements correctionnels fédérauxdes Prairies qui avaient été sélectionnés, avaient été pris en charge par lesservices de protection de la jeunesse. En général, la moitié des répondants(51 %) ont déclaré avoir été pris en charge par ces services à un moment ou àun autre de leur enfance, ce qui comprend l’adoption, ainsi que les placementsdans une famille d’accueil ou dans un foyer de groupe.

Comme le montre le Graphique 1, les détenus autochtones étaient plusnombreux que les non autochtones à avoir été placés lorsqu’ils étaient enfants.Dans l’ensemble, 63 % des détenus autochtones ont déclaré avoir été adoptésou placés dans une famille d’accueil ou un foyer de groupe à un moment ou à unautre de leur enfance, par rapport à 36 % des détenus non autochtones.

Graphique 1. Prise en charge par les services de protection de la Jeunesse

Comme l’illustre le Tableau 3, environ la moitié des détenus autochtones (49 %)avaient été placés dans une famille d’accueil, par rapport à environ un quart(24 %) des détenus non autochtones. De plus, 16 % des détenus autochtonesavaient été adoptés, par rapport à 6 % des détenus non autochtones. Même siles détenus autochtones étaient plus nombreux que les non autochtones à avoirété placés dans des foyers de groupe, la différence n’était pas statistiquementsignificative (34 % et 27 %, respectivement).

Une comparaison entre les membres des Premières nations et les Métis a donnédes résultats comparables. Qu’ils soient issus des Premières nations ou qu’ilssoient Métis, on comptait à peu près le même nombre de détenus placés enfamille d’accueil (51 % et 46 %, respectivement) et dans des foyers de groupe(33 % et 34 %, respectivement). Cependant, plus de détenus issus desPremières nations que de Métis ont déclaré avoir été adoptés (19 % contre 6 %).Il est permis de se poser quelques questions à propos de la prise en charge parles services de protection de la jeunesse. Par exemple, est-ce que les détenusqui avaient grandi dans des centres urbains avaient été plus souvent placésdans une structure d’accueil parce qu’il était plus facile d’avoir accès à cesservices? L’analyse correspondant à cette question a démontré que,fondamentalement, qu’ils aient grandi en ville ou à la campagne, le nombre des détenus autochtones qui avaient été pris en charge par les services de protectionde la jeunesse était environ le même (65 % et 66 % respectivement). Enrevanche, en ce qui concerne les détenus non autochtones, ceux qui avaientgrandi en ville et qui ont déclaré avoir été dirigés vers une structure d’accueilétaient plus nombreux (42 % contre 24 %). Ainsi, il semble que pour les détenusnon autochtones, le fait de grandir en ville a des répercussions sur le recours auxorganismes de protection de la jeunesse, peut-être parce que les servicessociaux y sont plus accessibles.

Une autre question, celle de l’âge, vient à l’esprit, notamment en ce qui concerneles détenus autochtones : Est-ce que les enfants nés dans les années 1960 ouavant étaient plus susceptibles d’être pris en charge par la protection de la jeunesse? Il semble que la réponse à cette question soit non. Parmi les détenus autochtones, aucune différence significative n’a été décelée en ce qui concernel’âge de ceux qui avaient été adoptés ou placés dans des familles d’accueil oudes foyers de groupe. En fait, parmi les détenus non autochtones, c’était les plusjeunes qui étaient les plus nombreux à avoir été placés dans des foyers degroupe (35 % contre 21 %).

Enfin, quelles étaient les circonstances qui avaient abouti à l’intervention desservices de protection de la jeunesse? En ce qui concerne ceux qui avaient étéadoptés, ils avaient, en moyenne, quatre ans au moment de leur adoption. Pourceux qui avaient vécu en famille d’accueil, c’est, en moyenne, à l’âge de 8 ansqu’ils avaient été placés la première fois, et c’est, en moyenne, à 12 ans,environ, que ceux qui avaient vécu dans des foyers de groupe avaient été placéspour la première fois. Des constatations similaires ont été faites parmi les d'etenus autochtones et non autochtones.

Aucune différence significative n’a été relevée entre les détenus autochtones et non autochtones quant au nombre de familles d’accueil ou de foyers de groupeoù ils avaient vécu. De nombreux détenus autochtones et non autochtones ont déclaré avoir été placés dans deux familles d’accueil ou plus (64 % et 55 %respectivement). Un nombre comparable de détenus autochtones et nonautochtones avaient été placés dans deux foyers de groupe ou plus (43 % et41 % respectivement).

Qu’ils soient autochtones ou non autochtones, les détenus qui ont déclaré avoirété placés par la province plutôt que par leurs parents étaient peu nombreux.Environ la moitié (48 %) des détenus autochtones ont été placés pour adoptionpar la province, par rapport à 11 % des détenus non autochtones. De la mêmefaçon, 82 % des détenus autochtones avaient été placés dans des famillesd’accueil par la province, par rapport à 63 % des détenus non autochtones.On a également demandé aux détenus autochtones qui avaient été pris encharge par les services de protection de la jeunesse s’ils avaient été confiés àdes foyers autochtones ou s’ils avaient eu la possibilité d’observer leurspratiques culturelles. Dans l’ensemble, la plupart des détenus autochtones quiavaient été adoptés (41 %), placés dans une famille d’accueil (54 %) ou dans unfoyer de groupe (78 %) ont déclaré qu’ils n’avaient pas été confiés à despour voyeurs de soins autochtones. De la même façon, la plupart des répondantsont dit qu’ils avaient été coupés de la culture autochtone pendant leur enfance etleur adolescence (63 %, 80 %, 70 % respectivement).

Les résultats de cette étude sont comparables à ceux d’autres recherches quiont démontré qu’un grand nombre de détenus avaient été précédemment pris encharge par les services de protection de la jeunesse (p. ex., Johnston, 1997;MacDonald, 1997). Il n’est pas facile de trouver des informations pour faire unecomparaison avec le nombre d’enfants qui, globalement, ont été pris en chargepar ces services au Canada. Toutefois, il semble que par rapport à la populationqui n’a pas eu de démêlés avec le système de justice pénale, le recours auxservices de protection de la jeunesse ait été plus fréquent dans le cas des détenus autochtones et non autochtones. Selon des études effectuées dans lesannées 1980 (p. ex., Hepworth, 1980; Loucks et Timothy, 1981; Comité spécialsur l’autonomie politique des Indiens, 1983), environ 1 % des enfants, engénéral, et environ 4 % des enfants autochtones sont pris en charge par lesservices de protection de la jeunesse. Comme l’illustre cette étude, parmi lapopulation carcérale, environ le tiers des détenus non autochtones et les deuxtiers des détenus autochtones ont été placés dans des structures d’accueil.

Stabilité durant l'enfance

La deuxième question à l'étude était la suivante : Les détenus autochtones ont-ils eu une enfance plus instable que les détenus non autochtones?

Quelques indicateurs de stabilité ont été utilisés pour répondre à cette question.Tout d’abord, on a examiné la note moyenne de la stabilité, telle qu’elle étaitperçue par les répondants durant l’enfance, ainsi que le pourcentage de ceux quiont déclaré avoir eu une enfance stable ou instable. On a demandé aux répondants : Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunementstable» et le chiffre 5 à «très stable», quelle note accordez-vous à votre milieu devie durant votre enfance et votre adolescence sur le plan de la stabilité? En plusde cette notation générale, on a également cherché à noter la stabilité durant lapremière enfance (de 0 à 11 ans) et durant l’adolescence (de 12 à 18 ans).Il est important de se rappeler que les analyses découlant des perceptions de lastabilité peuvent ne pas nécessairement refléter la réalité. On a donc utiliséd’autres mesures de la stabilité, par exemple, en posant des questions sur lemilieu familial et l’implication dans des activités criminelles, pour confirmer lesperceptions des répondants. Une première analyse avait pour objet dedéterminer si d’autres indicateurs d’instabilité s’appliquaient aux détenus quiavaient déclaré avoir eu une enfance instable. On a constaté que, sur la base detous les autres indicateurs de stabilité, ils étaient significativement différents deceux qui avaient eu une enfance stable.

Dans l’ensemble, les détenus ont dit avoir connu une enfance assez stable, lamoyenne des notes étant d’environ 3. Ils avaient également plutôt tendance àtrouver que leur première enfance avait été plus stable que leur adolescence(moyenne de 3,4 contre 2,9). Globalement, plus des deux tiers des détenus(68 %) ont déclaré avoir eu une enfance stable. Environ les trois quarts d’entreeux (73 %) ont dit avoir eu une première enfance stable et 58 % uneadolescence stable. Pour illustrer cela, sur une échelle de 1 à 5, un desrépondants à accordé à sa première enfance la note 5 (très stable) et à sonadolescence la note 1 (aucunement stable). Il a déclaré ceci :[Quand j’étais jeune] mes grands-parents m’aimaient et prenaient soinde moi. Ils m’adoraient. Ils me traitaient comme si j’étais leur propreenfant. Lorsque je suis devenu adolescent, je suis passé de foyer enfoyer. J’ai connu beaucoup de familles d’accueil. J’ai eu l’impression dene plus être aimé.

Deux éléments de la notion de stabilité ont été examinés. Premièrement, les d'etenus autochtones ont-ils eu une enfance plus instable que les détenus nonautochtones? Deuxièmement, ceux qui ont été pris en charge par les servicesde protection de la jeunesse déclarent-ils avoir eu une enfance plus instable queles autres?

Les détenus autochtones ont-ils eu une enfance plus instable que les détenus non autochtones?

Selon leurs propres déclarations, les détenus autochtones ont accordé à lastabilité durant l’adolescence des notes beaucoup plus basses que les détenusnon autochtones (moyenne de 2,6 contre 3,2). C’était également le cas en ce quiconcerne les détenus dans les établissements à sécurité moyenne (moyenne de2,8 contre 3,3). Aucune différence significative n’a été relevée dans le cas des détenus des établissements à sécurité maximale et dans celui des détenues.Comme l’indique le Graphique 2 (voir également le Tableau 4), la moitié des détenus autochtones ont déclaré avoir connu une adolescence instable (notes 1et 2), par comparaison à un tiers (32 %) des détenus non autochtones. On n’arelevé aucune différence significative en ce qui concerne la perception destabilité pendant la première enfance : en effet, 30 % des détenus autochtones et25 % des détenus non autochtones ont déclaré que leur première enfance avaitété instable.

Graphique 2. Stabilité de l'enfance

Des résultats comparables ont été obtenus en interrogeant les hommes détenusdans des établissements à sécurité moyenne. Même si des tendances similairesont été notées, aucune différence significative n’a été constatée entre les d'etenus autochtones et non autochtones des établissements à sécurité maximale. Pour ce qui est des détenues, on n’a relevé des différencessignificatives qu’en ce qui concerne l’enfance, globalement, un plus grandnombre de détenues autochtones que de non autochtones déclarant avoir connuune enfance instable (48 % contre 13 %).

Un des détenus a décrit ainsi une enfance qu’il avait qualifiée de très instable :J’ai beaucoup bougé, j’ai vécu avec des tantes, des oncles, un grandpère,et je suis allé en pension. Il n’y avait aucune sécurité et les repasn’étaient pas servis à heures régulières. Je ne pouvais pas être sûr depouvoir compter sur quelqu’un. J’ai perdu l’estime de moi-même et macapacité de faire preuve de sollicitude envers les autres.

En revanche, un détenu a dit avoir eu une enfance très stable :

[Notre] famille était très aimante et nous étions tous proches les uns des autres. Il n'y avait pas de drogue ni d'alcool à la maison. Nous avions toujours ce dont nous avions besoin.

Parmi les autres indicateurs de stabilité, on a retenu la violence familiale et des problèmes de toxicomanie et d’alcoolisme au foyer. Comme l’illustre leGraphique 3, plus de détenus autochtones que de non autochtones ont dit avoirété témoins ou victimes de violence physique ou psychique durant leur enfance(78 % contre 57 %). Parallèlement, on a trouvé que beaucoup plusd’Autochtones que de non-Autochtones avaient vécu dans un milieu familial oùl’on consommait des drogues et-ou de l’alcool (70 % contre 54 %) (voirégalement le Tableau 5).

Graphique 3. Milieu de vie et criminalité

On a également examiné quelques variables concernant des besoins «liés à lastabilité». Comme on peut le voir, un plus grand nombre de détenus autochtonesque de non autochtones ont eu des relations négatives avec leur mère (41 %contre 25 %) et d’autres parents (24 % contre 8 %) pendant leur enfance, unemère absente (43 % contre 22 %) et-ou un père absent (58 % contre 38 %) etdes parents dysfonctionnels (68 % contre 52 %).

Les entretiens privés avec les détenus ont également permis de déterminercombien de fois ils avaient changé de lieu de résidence pendant qu’ilsgrandissaient et si leur situation économique avait évolué. On n’a pas constatéde différences significatives sur le plan du nombre de collectivités où lesrépondants avaient vécu pendant qu’ils grandissaient, mais les détenus autochtones ont estimé que leur situation économique était pire que celle desnon autochtones (moyenne de 3,2 contre 3,5).

La criminalité est une autre mesure de la stabilité pendant l’enfance. En général,les détenus autochtones ont signalé plus de perturbations dans leur enfance queles détenus non autochtones. Les Autochtones ont été interrogés pour lapremière fois par la police à un âge plus précoce que les non-Autochtones (âgemoyen de 12,5 ans par rapport à 16,1 ans) et étaient également plus jeunes lorsde leur première comparution en cour (âge moyen de 14,5 ans par rapport à19,4 ans). De plus, une proportion beaucoup plus importante de détenus autochtones que de non autochtones ont dit avoir été placés sous garde(69 % contre 43 %). Enfin, un nombre nettement plus important de détenus autochtones que de non autochtones ont répondu que les membres de leurfamille avaient des activités criminelles (80 % contre 43 %).

Les mesures de la stabilité appliquées aux Métis et aux membres des Premièresnations ont donné des résultats très semblables, et l’on n’a constaté aucunedifférence significative ce qui concerne la stabilité générale pendant l’enfance(37 % et 35 %, respectivement, l’ont dite instable) et la stabilité dans la petiteenfance (26 % et 38 % respectivement). Aucune différence marquée, non plus,sur le plan de la violence familiale, de l’alcoolisme et de la toxicomanie, desrelations avec les membres de la famille ou de l’implication dans des activitéscriminelles pendant qu’ils grandissaient. Toutefois, une plus grande proportion dedétenus métis ont dit avoir eu une adolescence instable (65 %) par rapport auxdétenus des Premières nations (44 %). De plus, un plus grand nombre de Métisont jugé difficile la situation économique qu’ils avaient connue pendant leur enfance et leur adolescence (36 % contre 18 %). Cette réponse est quelque peusurprenante, mais il faut se rappeler que cela renvoie à la perception qu’ont lesrépondants de la pauvreté. Il est possible qu’en l’occurrence, les détenus métisreflétaient, dans leurs réponses, des normes plus élevées à propos du niveau devie.

Confirmant ce qui a déjà été documenté dans d’autres rapports (Commissionroyale sur les peuples autochtones, 1996), ces résultats montrent que les d'etenus autochtones ont eu plus de démêlés avec le système de justice pénaleet ont connu moins de stabilité pendant qu’ils grandissaient que les détenus nonautochtones. Toutefois, il semble que cela n’ait pas été autant le cas pendantl’enfance que pendant l’adolescence.

Ceux qui ont été pris en charge par les services de protection de la jeunesse ontils eu une enfance plus instable?

Les analyses précédentes montrent que les détenus autochtones ontgénéralement connu des milieux moins stables pendant qu’ils grandissaient queles détenus non autochtones. Mais il est clair également qu’une plus grande proportion de détenus autochtones que de non autochtones ont été pris encharge par les services de protection de la jeunesse pendant leur enfance ouleur adolescence. Il est donc difficile de savoir si cela a eu un effet sur l’instabilitédu milieu. Dans une deuxième série d’analyses, on a tenté d’examiner cettequestion et de déterminer si ceux qui avaient été pris en charge par les servicesde protection de la jeunesse avaient déclaré avoir eu une enfance plus instableque les autres (Tableau 6). Dans l’ensemble, les détenus qui avaient été pris encharge par ces services ont dit avoir eu une enfance moins stable que les autres.Quarante-et-un pour cent de ceux qui avaient été pris en charge ont déclaréavoir eu une enfance généralement instable, par rapport à moins d’un quart(21 %) de ceux qui ne l’avaient pas été. Cette constatation s’applique à lastabilité pendant la petite enfance (33 % contre 21 %) et pendant l’adolescence(55 % contre 28 %). Un répondant a dit ce qui suit :J’ai vécu dans des pensionnats et des foyers d’accueil où il y avaitbeaucoup de violence. Mon enfance a été très difficile. Avoir 16 ans etaller en prison, c’était l’objectif à atteindre.

Les résultats ont été les mêmes parmi les détenus autochtones et nonautochtones (Graphique 4). Un plus grand nombre de ceux qui avaient étéplacés dans des structures d’accueil (43 % des Autochtones et 40 % des non-Autochtones) ont dit avoir eu une enfance instable en général. Par contre, unmoins grand nombre de ceux qui n’avaient pas été pris en charge par lesservices de protection de la jeunesse ont déclaré avoir eu une enfance instable(25 % des Autochtones et 18 % des non-Autochtones). Le facteur de la prise encharge par les services de protection de la jeunesse ne donne pas lieu à desdifférences notables entre les détenus autochtones et non autochtones en ce quiconcerne la perception de stabilité.

Graphique 4. Effet de la prise en charge par les services de protection de la jeunesse sur la stabilité de l'enfance

Lorsque l’on examine ceux qui ont été pris en charge par la protection de la jeunesse par rapport à ceux qui ne l’on pas été, on constate de nouveau defortes différences dans d’autres indicateurs de la stabilité, comme les conditionsde vie pendant l’enfance et l’adolescence et l’implication dans des activitéscriminelles (Tableau 6). Ces résultats sont semblables pour les détenus autochtones et non autochtones, sauf pour ce qui est des activités criminelles dela famille, de la toxicomanie et de l’alcoolisme, et de la situation économique.Dans ces trois domaines, on n’a décelé aucune différence significative parmi les d'etenus autochtones.

Ces analyses semblent montrer un lien entre la prise en charge par la protectionde la jeunesse et l’instabilité pendant l’enfance et l’adolescence. C’est le cas à lafois pour les détenus autochtones et non autochtones. Étant donné que desproportions plus importantes de détenus autochtones ont été pris en charge parla protection de la jeunesse, cela semble contribuer aux différences entre les d'etenus autochtones et non autochtones pour ce qui est de la stabilité dansl’enfance. Mais il est important de noter qu’il est difficile de savoir si la prise encharge a causé l’instabilité ou si elle a été le résultat d’autres facteurs dans lafamille ou des démêlés avec le système de justice pénale.

Attachement au principal pour voyeur de soins pendant l'enfance

La troisième question à l’étude était la suivante : Durant l’enfance, les détenus autochtones étaient-ils moins attachés à leurs pour voyeurs de soins que nel’étaient les détenus non autochtones? Les différences dans l’attachement queles détenus autochtones et non autochtones ressentent envers leurs principauxpour voyeurs de soins ont été examinées. On a demandé aux répondants quiétait leur principal pour voyeur de soins pendant qu’ils grandissaient et sur uneéchelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et le chiffre5 à «très attaché», comment jugez-vous votre attachement pour votre ou vosprincipaux pour voyeurs de soins pendant votre enfance et votre adolescence.Presque deux tiers (63 %) des détenus ont dit que leur principal pour voyeur desoins pendant leur enfance était un parent naturel, le plus souvent leur mère(45 %) (voir le Tableau 7). Comme on le voit au Graphique 5, même si autant dedétenus autochtones que de non autochtones ont répondu que leur principal pour voyeur de soins était un parent, cela était beaucoup plus souvent le caschez les détenus non autochtones (80 % contre 50 %). Une plus grande proportion de détenus autochtones ont été élevés par d’autres parents (29 %contre 9 %), par exemple une grand-mère (voir également le Tableau 7).

Graphique 5. Principal pour voyeur de soins

La plupart des détenus ont dit avoir été très attachés à leur principal pour voyeurde soins pendant l’enfance, sans que l’on constate une grande différence entreles Autochtones et les non-Autochtones. Sur l’échelle de cinq, la moyenne a étéde 4,2 pour les détenus autochtones et de 4,3 pour les non autochtones. Commeon peut le voir au Tableau 8, 90 % des détenus autochtones et 91 % des détenus non autochtones ont dit avoir été attachés à leur principal pour voyeur desoins pendant leur enfance et leur adolescence. Une proportion beaucoup plusimportante de détenus des Premières nations que de détenus métis ont déclaréavoir été attachés à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance(94 % contre 81 %). Un répondant a décrit ainsi son grand attachement à sesgrands-parents qui l’avaient élevé :Mes grands-parents nous aimaient beaucoup et étaient très attentifs. Ilsnous ont donné tout ce que nous voulions. Ma grand-mère voulait queles deux garçons plus âgés fassent des études. Ils nous ont tant appris.Elle m’a encouragé à changer, mais n’a jamais insisté sur mes erreurs.Ils m’ont donné ce dont j’avais besoin. Beaucoup d’amour et de rire.

Aucune différence significative n’a été constatée sur le plan de l’attachementpour le principal pour voyeur de soins entre ceux qui ont été pris en charge parles services de protection de la jeunesse et ceux qui ne l’ont pas été. Comme onle voit au Tableau 8, 90 % de ceux qui ont été pris en charge par la protection dela jeunesse et 91 % de ceux qui ne l’ont pas été ont dit avoir été attachés à leur principal pour voyeur de soins. Les résultats sont les mêmes pour lesAutochtones et les non-Autochtones (voir le Graphique 6). Il est possible que lesrépondants aient choisi de dire que leur principal pour voyeur de soins était lapersonne dont ils se sentaient le plus proches, et qu’en conséquence, ils aient pune pas désigner quelqu’un qui appartenait aux services de protection de la jeunesse.

Graphique 6. Attachement au principal pour voyeur de soins

Les détenus ont dit avoir été attachés à leur principal pour voyeur de soins mêmesi beaucoup d’entre eux ont indiqué une grande instabilité dans leur vie familialependant l’enfance. Cependant, ceux qui ont dit avoir eu une enfance instablesemblent avoir été moins attachés à leur principal pour voyeur de soins que ceuxqui avaient connu une enfance stable. Soixante-dix-huit pour cent de ceux quiont dit avoir eu une enfance instable ont affirmé avoir été attachés à leur principal pour voyeur de soins, alors que 96 % de ceux qui ont dit avoir eu uneenfance stable ont déclaré avoir été attachés à leur principal pour voyeur desoins. C’était également le cas chez les Autochtones (82 % contre 94 %) et lesnon-Autochtones (71 % contre 98 %).

Lien entre l’attachement/la stabilité et les indicateurs de risque criminelLa quatrième question à l’étude était la suivante : Y a-t-il davantage d’indicateurs de risque criminel chez les détenus montrant peu d’attachement et-ou ayant euune enfance instable que chez les détenus montrant beaucoup d’attachement ouayant vécu une enfance stable? On a étudié ceux qui montraient peud’attachement par rapport à ceux qui avaient dit être très attachés à leur principal pour voyeur de soins. De même, on a examiné les indicateurs de risque criminelde ceux qui ont déclaré avoir eu une enfance instable par rapport à ceux qui ontdit avoir eu une enfance stable. Les variables examinées comprenaient lesantécédents criminels, les infractions à l’origine de la peine actuelle, le risque etles besoins lors de l’admission au pénitencier fédéral. On s’attendait à ce queceux qui montraient peu d’attachement à leur principal pour voyeur de soinspendant l’enfance ou qui avaient eu une enfance instable aient des antécédentscriminels plus marqués, aient commis des infractions plus violentes, aient eu plusde besoins et aient présenté un plus grand risque de récidive.

Dans l’ensemble, pour la plupart des indicateurs de risque criminel examinés, onn’a pas constaté de grandes différences entre ceux qui avaient été peu attachésà leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance, par rapport à ceux qui yavaient été très attachés. Comme l’illustre le Tableau 9, ceux qui se montraienttrès attachés et ceux qui ne l’étaient pas étaient incarcérés pour le même typed’infraction. Leurs antécédents criminels étaient également similaires, sauf pource qui est d’une peine d’incarcération antérieure dans un établissement fédéral.Une plus grande proportion de ceux ayant éprouvé peu d’attachement avaientdéjà été emprisonnés dans un pénitencier fédéral (58 % contre 26 %). Lesrésultats étaient également comparables pour ce qui est du risque élevé derécidive et des besoins. Les constatations ont été plus ou moins les mêmesparmi les délinquants autochtones et non autochtones.

Contrairement à l’attachement, certains indicateurs de risque criminel semblentêtre liés à l’instabilité durant l’enfance. Comme l’indique le Tableau 10, ceux quiont dit avoir eu une adolescence instable sont plus nombreux à avoir été placésdans des unités à sécurité maximale (25 % contre 16 %). De plus, ceux qui onteu une adolescence instable ont été classés comme ayant des besoins plusélevés, en général, (76 % contre 60 %) de même que dans le domaine desrelations conjugales et familiales (60 % contre 45 %). En ce qui concerne le typed’infraction ou les antécédents criminels dans la vie adulte, on n’a guère constatéde différence entre ceux qui avaient eu une adolescence instable et ceux quiavaient une adolescence stable. Mais ceux qui ont dit avoir eu une adolescenceinstable avaient eu davantage de démêlés avec la justice pendant leur adolescence.

Les détenus autochtones et non autochtones diffèrent en ce qui concerne les indicateurs de risque liés à l’instabilité pendant l’enfance. Parmi les détenus autochtones, le seul indicateur de risque criminel lié à une adolescence instableétait le placement sous garde en milieu fermé. On n’a constaté aucune différencenotable pour les autres mesures, ni entre les détenus des Premières nations etles Métis.

Parmi les détenus non autochtones, ceux qui avaient eu une adolescenceinstable ont été classés comme ayant globalement des besoins plus élevés, demême que dans le domaine des relations conjugales, familiales etcommunautaires. Les détenus non autochtones ayant eu une adolescenceinstable étaient plus nombreux à être incarcérés pour des infractions sexuelles.Enfin, ceux qui avaient déclaré avoir eu une adolescence instable avaient eudavantage de démêlés avec la justice pendant cette période leur vie.Les analyses ci-dessus semblent montrer que l’attachement pour le principal pour voyeur de soins pendant l’enfance n’a pas d’incidence sur les indicateurs derisque criminel plus tard. Mais la stabilité pendant l’adolescence est liée àcertains indicateurs de risque criminel dans la vie adulte, surtout chez les d'etenus non autochtones. Parmi les détenus autochtones, seul le placementsous garde en milieu fermé est lié à une adolescence instable.

Attachement à la culture autochtone

La cinquième question à l’étude était la suivante : Les détenus autochtones montrant peu d’attachement et-ou ayant eu une enfance instable sont-ils pluséloignés de la culture autochtone que les détenus autochtones montrantbeaucoup d’attachement ou ayant eu une enfance stable? Selon Waldram(1997), de nombreux délinquants autochtones ne connaissent pas leur culture nileur langue parce qu’ils ont été placés dans des pensionnats ou des foyersd’accueil ou adoptés. Pour beaucoup d’entre eux, les Aînés qui se trouvent dansles établissements correctionnels sont ceux qui commencent le processus d’éducation culturelle.

Dans l’ensemble, presque trois quarts (74 %) des détenus autochtones ont ditqu’ils étaient actuellement attachés à la culture autochtone, c’est-à-dire qu’ils laconsidéraient comme faisant partie de leur vie quotidienne et qu’ils ressentaientun sentiment d’appartenance. Tout comme l’a montré une étude réalisée parJohnston (1997), 80 % ont dit qu’ils participaient actuellement à des activités autochtones : cercles, cérémonies, sueries et purification. Selon l’un desrépondants :Je participe davantage aux pratiques culturelles autochtone à l’intérieurde l’établissement. Cela aide à ne pas sombrer. Je vais aux sueries deuxfois par semaine. Cela fait comprendre l’importance de la vie et aide àgarder l’estime et le respect de soi. En dehors de l’établissement, laculture autochtone aide à se concentrer sur les objectifs, les priorités, les autres possibilités que la fête, etc. Le respect de soi et des autres. J’ai appris de mon grand-père.

Une plus grande proportion de détenus des Premières nations que de Métis ontdit être actuellement attachés à la culture autochtone (78 % contre 74 %). Maisle même nombre a dit participer actuellement aux activités traditionnelles (81 %chacun).

On a examiné les réponses des détenus autochtones attachés à leur principal pour voyeur de soins par rapport à ceux qui ne l’était pas (Tableau 11) et on n’aconstaté aucune différence significative dans la compréhension ou le parler de la langue autochtone, l’attachement actuel pour la culture autochtone, laparticipation actuelle aux activités autochtones ou la participation pendantl’enfance ou l’adolescence. Ce n’est peut-être pas l’attachement lui-même quiinflue sur l’attachement culturel, mais plutôt la personne avec laquelle le détenu vivait. Un détenu qui vivait dans un foyer où il n’avait pas accès aux activitéstraditionnelles peut être moins attaché à la culture autochtone. Étant donné qu'unplus grand nombre de détenus autochtones ont été placés dans des familles nonautochtones, ils ont sans doute été coupés de la culture autochtone.

On a ensuite examiné les réponses des détenus autochtones qui avaient eu uneenfance stable par rapport à ceux dont l’enfance avait été instable (Tableau 12)et on n’a constaté aucune différence significative dans la compréhension ou leparler de la langue autochtone, l’attachement actuel pour la culture autochtoneou la participation actuelle à des activités autochtones. Toutefois, ceux quiavaient eu une enfance instable étaient moins nombreux à avoir participé à des activités autochtones traditionnelles pendant leur enfance et leur adolescence(38 % contre 59 %). Il semble que les détenus aient renoué avec les activités etla culture autochtones lorsqu’ils sont entrés dans un établissement correctionnel.En effet, 79 % des répondants autochtones ont dit que leur attachement à laculture autochtone s’était développé pendant leur incarcération, alors que seulement la moitié environ (49 %) ont déclaré qu’ils étaient attachés à la culture autochtone à l’extérieur. Comme l’a noté un répondant :

Je me suis attaché à la culture en prison. Il y a plus de possibilités departiciper et de s’attacher à la culture qu’en ville. À l’extérieur, je vis enville. C’est difficile d’y vivre sa culture.

On a enfin examiné les réponses des détenus autochtones qui avaient été prisen charge par les services de protection de la jeunesse par rapport à ceux qui nel’avaient pas été (Tableau 13) et on n’a pas constaté de différences significativesdans la compréhension ou le parler de la langue autochtone ou la participation àdes activités autochtones traditionnelles pendant l’enfance et l’adolescence ou actuellement. Cependant, ceux qui avaient été pris en charge par la protectionde la jeunesse étaient plus nombreux à se déclarer actuellement attachés à laculture autochtone (81 % contre 63 %). C’est le résultat inverse de celui que l’onattendait. Cela peut refléter un renouveau de l’attachement pour la culture autochtone pendant l’incarcération parmi ceux qui avaient été pris en charge parla protection de la jeunesse.

Il semble que l’attachement au principal pour voyeur de soins pendant l’enfancen’ait pas d’effet sur l’attachement à la culture autochtone ou la participationactuelle à des activités autochtones. Cependant ceux qui ont eu une enfanceinstable semblent moins participer à des activités culturelles autochtones queceux qui ont eu une enfance stable. De plus, il semble que les détenus renouentavec la culture autochtone une fois incarcérés.

Effets des pensionnats

L’incidence du pensionnat et de l’attachement à la famille et à la culture est particulièrement intéressante. La sixième question à l'étude était la suivante :

Combien de détenus autochtones ont fréquenté un pensionnat et comment décrivent-ils leur expérience?

Sur les 172 Autochtones qui ont répondu aux questions sur le pensionnat3, 35ont dit en avoir fréquenté un (20 %). Parmi les répondants des Premièresnations, ils étaient 29 (24 %), et parmi les Métis, on en comptait cinq (11 %). Ilest probable que le petit nombre de détenus qui ont déclaré avoir fréquenté unpensionnat s’explique en grande partie par l’âge des délinquants constituantl’échantillon, la plupart étant trop jeunes pour avoir été placés dans cesétablissements à l’époque où ils existaient encore.

3 Trois détenus autochtones n'ont pas répondu à la question.

Ceux qui y ont été placés y ont passé, en moyenne, plus de deux ans (31 mois).

Lorsqu’ils étaient au pensionnat, un quart voyaient leur famille une fois par semaine seulement.

Lorsqu’on leur a demandé de décrire leur expérience sur une échelle de 1 à 5, lechiffre 1 correspondant à «très négative» et le chiffre 5 à «très positive», lamoyenne a été de 1,78, c’est-à-dire que la plupart ont considéré leur expériencecomme plutôt négative. La majorité (83 %) ont dit qu’ils n’y avaient pas accèsaux activités culturelles ou spirituelles. De plus, 77 % ont dit qu’ils avaient subides violences physiques et-ou sexuelles à l’école. Parmi ceux qui avaient étémaltraités, la majorité (87 %) ont déclaré que les auteurs étaient des membresdu personnel. Selon une répondante :

J’ai été maltraitée physiquement… J’ai tellement changé. On m’a dit quej’étais mauvaise, et c’est ce que je suis devenue. J’étais seule. Mesfrères étaient avec moi pendant un certain temps, mais ils sont partisquand ils ont grandi. On me disait «cela nous est arrivé à nous, il n’y apas de raison que ça change.» Certains enfants ont été victimesd’agressions sexuelles.

Un autre pensionnaire a noté :

C’était très déshumanisant. Je me sentais inférieur et j’avais peur àcause de l’alcool – cela me rappelait mon père. J’étais seul et j’avaishonte d’être autochtone. Les prières du matin étaient une véritabletorture car elles me ramenaient chez moi. On faisait bloc contre tousceux qui voulaient nous attaquer – c’était nous qui les attaquions.On n’a constaté aucune différence significative entre ceux qui avaient été placésdans un pensionnat et les autres pour ce qui est des antécédents criminelspendant l’adolescence et la vie adulte, le risque et les besoins lors de l’admissiondans un établissement fédéral ou les relations actuelles avec les membres de lafamille.

Une autre analyse a permis d’examiner s’il y avait des différences entre ceux quiavaient fréquenté un pensionnat et les autres détenus sur le plan de laparticipation aux activités traditionnelles (Tableau 14). En général, aucunedifférence importante n’est apparue. Ceux qui avaient été placés, comme ceuxqui n’avaient pas fréquenté de pensionnat ont dit être actuellement attachés à laculture autochtone (83 % et 73 % respectivement) et parler une langueautochtone (71 % et 65 % respectivement) dans les mêmes proportions. De plus,ils étaient à peu près aussi nombreux à déclarer avoir participé à des activitéstraditionnelles pendant l’enfance et l’adolescence (57 % et 50 % respectivement)et le faire actuellement (74 % et 81 % respectivement).

Relations actuelles avec la famille

La dernière question à l'étude était la suivante : Les détenus autochtones qui ont eu une enfance instable entretiennent-ils actuellement des relations plus instables ou négatives avec leur famille que ceux qui ont eu une enfance stable?

Pour examiner cette question, on s’est intéressé aux diverses composantes de ce qui peut constituer une «famille» : le conjoint ou le conjoint de fait actuel, les enfants et les autres membres de la famille immédiate. Avant d’examiner l’effet de la stabilité de l’enfance, on a étudié les contacts avec les membres de la famille et l'attachement à ces personnes.

Contacts avec la famille

Environ 34 % des détenus ont dit qu’ils étaient actuellement mariés ou dans uneunion de fait. Parmi eux, 84 % avaient actuellement des contacts réguliers avecleur conjoint ou partenaire4. La proportion était similaire chez les détenus autochtones et non autochtones (85 % et 83 % respectivement) (tableau 15).Dans ce cas, la plupart avait des contacts avec leur conjoint ou partenaireplusieurs fois par semaine (41 %), une fois par jour (20 %) et une fois parsemaine (19 %).

Plus des deux tiers (68 %) des répondants ont dit qu’ils avaient des enfants, et laproportion était semblable parmi les détenus autochtones et non autochtones(70 % et 66 % respectivement). Dans ce cas, 63 % avaient actuellement descontacts réguliers avec leurs enfants et la proportion était comparable chez les d'etenus autochtones et non autochtones (61 % et 66 % respectivement). On aconstaté quelques différences entre les détenus autochtones et non autochtonesen ce qui concerne les enfants. Par exemple, moins de détenus autochtones quede non autochtones ont dit que leurs enfants vivaient avec eux avant leurincarcération (55 % contre 67 %). De même, plus de détenus autochtones ontindiqué que leurs enfants avaient été pris en charge par les services deprotection de la jeunesse (41 % contre 19 %).

La dernière série de questions portait sur les relations actuelles avec les autresmembres de la famille, comme les parents, les frères et sœurs, lesgrands-parents, les oncles et les tantes, les cousins, etc. En général, 80 % des détenus ont dit avoir actuellement des contacts réguliers avec un membre de lafamille autre que leur conjoint ou leurs enfants, et la proportion était similaireparmi les Autochtones et les non-Autochtones (77 % et 83 % respectivement).Un grand nombre de détenus autochtones et non autochtones ont dit avoir descontacts réguliers avec leurs frères et sœurs (79 % et 78 % respectivement) etleur mère naturelle (71 % et 86 % respectivement).

Attachement à la famille

La majorité des détenus (86 %) ont dit être actuellement attachés à leur conjointou conjoint de fait (Tableau 15), et la proportion était comparable chez les d'etenus autochtones (87 %) et non autochtones (85 %). Presque tous les d'etenus (92 %) ont dit qu’ils étaient actuellement attachés à leurs enfants. Làencore, la proportion était similaire parmi les Autochtones (91 %) et les non-Autochtones (92 %).

À part le conjoint et les enfants, les détenus étaient nombreux à se dire attachésà leurs frères et sœurs (84 %) et à leur mère naturelle (82 %), suivis de leursgrands-mères (69 %), leurs grands-pères (59 %) et leur père naturel (57 %). Làencore, les résultats étaient comparables chez les détenus autochtones et nonautochtones.

4 Les contacts réguliers étaient définis comme le fait de voir la personne ou de lui parler au moins une fois tous les six mois.

Stabilité durant l'adolescence et relations actuelles

Les réponses à la question de savoir dans quelle mesure une adolescenceinstable peut affecter les relations actuelles n’ont pas montré de différencessignificatives, en ce qui concerne les contacts actuels avec le conjoint ou lepartenaire, entre ceux qui avaient dit avoir une adolescence stable et ceux quiavaient qualifié leur adolescence d’instable (Tableau 16). Il en était de mêmepour ce qui est de l’attachement au conjoint ou au partenaire, et cesconstatations s’appliquaient aussi bien aux détenus autochtones que nonautochtones.

La stabilité pendant l’adolescence n’a pas semblé non plus affecter les relations actuelles avec les enfants. Pour ce qui est des contacts actuels, du nombre decontacts ou de l’attachement aux enfants, aucune différence significative n’a étéconstatée entre ceux qui ont dit avoir eu une adolescence stable et ceux quijugeaient leur adolescence instable. Des résultats comparables ont été notéschez les délinquants non autochtones. Mais des différences son apparues parmiles détenus autochtones pour ce qui est du contact avec les enfants. Les délinquants autochtones ayant eu une adolescence instable ont dit avoir moinsde contacts réguliers avec leurs enfants que ceux dont l’adolescence avait étéstable (52 % contre 71 %).

Aucune différence significative n’est ressortie entre ceux qui ont eu uneadolescence stable et ceux qui jugeaient leur adolescence instable sur le plandes contacts avec les autres membres de la famille ou du nombre de contacts,alors que quelques différences ont été constatées en ce qui concerne certainsmembres de la famille. Ceux qui avaient eu une adolescence instable ont ditavoir moins de contacts avec leur mère naturelle (67 % contre 87 %), leur pèrenaturel (31 % contre 61 %) et leurs frères et sœurs (73 % contre 83 %). Ils ont également déclaré être moins attachés à leur mère naturelle (70 % contre 91 %),leur père naturel (84 % contre 65 %) et leurs frères et sœurs (78 % contre 88 %).Cela peut être dû au fait que ceux qui avaient connu un milieu familial instable nevivaient pas avec leurs parents et n’ont donc pas entretenu de relations aveceux.

Des constatations semblables ont été faites pour les détenus non autochtones(Graphique 7). Ceux qui avaient eu une adolescence instable ont dit avoir moinsde contacts réguliers avec leur père naturel (35 % contre 70 %) et être moins attachés à leur mère naturelle (74 % contre 91 %), leur père naturel (40 % contre65 %) et leurs frères et sœurs (76 % contre 89 %).

Graphique 7. Relations actuelles – Non-Autochtones

Parmi les détenus autochtones (Graphique 8), ceux qui avaient eu uneadolescence instable avaient moins de contacts réguliers avec leur mèrenaturelle (63 % contre 81 %) et leur père naturel (28 % contre 50 %). Il estintéressant de noter que ceux qui avaient eu une adolescence instable ont déclaré avoir plus de contacts réguliers avec leur grand-mère que ceux quiavaient eu une adolescence stable (63 % contre 36 %). Cela est peut-être dû aufait que pendant l’enfance, ils vivaient avec une grand-mère et ont entretenucette relation au cours des années. Pour ce qui est de l’attachement, ceux quiavaient eu une adolescence instable ont dit être moins attachés à leur mèrenaturelle (67 % contre 92 %) et à leur père naturel (46 % contre 66 %).

Graphique 8. Prise en charge par les services de protection de la jeunesse et relations actuelles

Pour mieux comprendre la question, on a effectué d’autres analyses portant surdes sous-groupes particuliers de délinquants et leurs relations actuelles avec lesmembres de leur famille. On s’est demandé si les délinquants qui avaient été prisen charge par les services de protection de la jeunesse avaient actuellement desrelations plus négatives que les autres.

On n’a constaté aucune différence significative sur le plan des contacts réguliersavec le conjoint ou le partenaire entre ceux qui avaient été pris en charge et ceuxqui ne l’avaient pas été (voir le Tableau 17), ni entre les délinquants autochtoneset non autochtones. De plus, il n’y a pas de différence significative sur le plan del’attachement au conjoint ou au partenaire.

En ce qui a trait aux contacts réguliers avec les enfants et l’attachement enverseux, on n’a constaté aucune différence significative entre ceux qui avaient étépris en charge par la protection de la jeunesse et ceux qui ne l’avaient pas été.On a noté quelques différences significatives pour ce qui est des contactsactuels avec les divers membres de la famille. Par exemple, un plus grandnombre de délinquants qui avaient été pris en charge par la protection de la jeunesse avaient des contacts réguliers avec leur famille immédiate par rapport àceux qui ne l’avaient pas été (85 % contre 74 %). Plus particulièrement, un plusgrand nombre ont des contacts réguliers avec leur mère naturelle (87 % contre69 %) et leur père naturel (65 % contre 28 %). De même, plus de délinquants autochtones qui n’avaient pas été pris en charge par la protection de la jeunesseentretiennent des contacts réguliers avec leur famille immédiate (86 % contre72 %). Les différences les plus significatives concernaient les contacts avec lamère naturelle (81 % contre 64 %) et le père naturel (59 % contre 22 %).Enfin, on a constaté que les délinquants qui n’avaient pas été pris en charge parla protection de la jeunesse se disaient plus attachés à leur mère naturelle et àleur père naturel que ceux qui ne l’avaient pas été (87 % contre 76 %; 68 %contre 44 %). La tendance est la même chez les délinquants non autochtones mais pas parmi les délinquants autochtones.

Attachement au principal pour voyeur de soins et relations actuelles

Plusieurs comparaisons ont été faites entre les délinquants qui ont dit avoir été attachés à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance, par rapport auxceux qui ne l’étaient pas, sur le plan des relations actuelles avec les membres dela famille (Tableau 18). Bien que certaines comparaisons aient donné lieu à des constatations intéressantes, il est important de noter que compte tenu de la taillerelativement petite des échantillons parmi ceux qui ne montraient pasd’attachement à leur principal pour voyeur de soins, les résultats devraient être interprétés avec prudence. Néanmoins, certaines découvertes intéressantes ontété faites. Par exemple, sur le plan des contacts réguliers avec le conjoint ou lepartenaire, les différences entre les délinquants autochtones et non autochtone sétaient négligeables. De même, l’attachement au principal pour voyeur de soinspendant l’enfance n’a pas semblé influencer l’attachement actuel au conjoint ouau partenaire. En fait, 100 % de ceux qui ont prétendu être peu attachés à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance ont dit avoir des contacts réguliers avec leur conjoint ou leur partenaire et y être attachés.

En ce qui concerne les relations actuelles avec les enfants, on a constaté qu’un plus petit nombre de ceux qui montraient peu d’attachement à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance avaient des contacts réguliers avec leurs enfants (40 % contre 66 %). C’est également le cas parmi les délinquants nonautochtones (25 % contre 70 %). Bien qu’une tendance semblable se soit fait jour, les différences n’étaient pas significatives parmi les délinquants autochtones.

Autre constatation intéressante : les délinquants peu attachés à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance avaient plus souvent des enfants pris encharge par la protection de la jeunesse, par rapport à ceux qui montraient un fortattachement à leur principal pour voyeur de soins (53 % contre 30 %). Mais en examinant séparément les délinquants autochtones et les délinquants nonautochtones, on n’a découvert aucune différence significative.

En ce qui concerne les contacts actuels avec les autres membres de la famille,aucun résultat statistiquement significatif n’est ressorti. Cependant, Les délinquants peu attachés à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfanceont dit être moins attachés à leur père naturel (33 % contre 63 %) et à leursfrères et sœurs (65 % contre 86 %). C’était le cas chez les délinquants autochtones pour ce qui est de l’attachement aux frères et sœurs (57 % contre86 %). On n’a découvert aucune différence significative parmi les délinquantsnon autochtones.

Dans l’ensemble, il semble que la stabilité pendant l’adolescence n’affecte pasles relations actuelles entre le détenu et son conjoint ou ses enfants. Parmi les d'etenus autochtones et non autochtones, ceux qui avaient eu une adolescence stable et instable avaient le même genre de contacts avec leur conjoint et leurs enfants et le même type d’attachement. Mais une adolescence instable peutaffecter les relations actuelles qu’entretient le détenu avec les membres de sa famille immédiate, comme la mère, le père et les frères et sœurs. Cela peuts’expliquer par des contacts moins fréquents avec ces personnes pendantl’enfance et le maintien de cette distance pendant la vie adulte. Il est intéressantde noter que parmi les détenus autochtones, ceux qui avaient eu uneadolescence instable ont dit avoir plus de contacts réguliers avec unegrand-mère que ceux qui avaient eu une adolescence stable. Cela peuts’expliquer par le fait que pendant leur enfance, ils ont souvent vécu avec unegrand-mère et ont entretenu cette relation.

RÉSUMÉ

Cette recherche a fourni des renseignements précieux sur l’ampleur de l’intervention des services de protection de la jeunesse dans la vie des détenuspendant leur enfance, ainsi que sur les caractéristiques de ceux qui avaient étépris en charge. Le fait qu’environ la moitié des détenus qui ont participé au projetavaient été adoptés, placés en famille d’accueil ou dans des foyers de groupemontre bien qu’il s’agit d’un secteur d’enquête important pour le SCC. Plusfrappant encore est le fait qu’environ deux tiers des détenus autochtones avaientété placés à un moment ou à un autre de leur vie. Ces constatations confirmentet étayent d’autres recherches montrant qu’un grand nombre de détenus autochtones sont dans ce cas. (Johnston, 1997; MacDonald, 1997). Les résultatsde la présente étude appuient également d’autres études où l’on notait la grande proportion d’Autochtones pris en charge par les services de protection de la jeunesse en général (Hepworth, 1980; Loucks et Timothy, 1981; Comité spécialsur l’autonomie politique des Indiens, 1983). Aucune différence significative n’estressortie entre les détenus des Premières nations et les Métis en ce quiconcerne cette intervention de la protection de la jeunesse, sauf sur le plan del’adoption, plus fréquente parmi les détenus des Premières nations.

L’étude montre que les détenus ont été souvent placés à un jeune âge. L’âgemoyen des répondants autochtones et non autochtones était de quatre ans pour l’adoption, 8 ans pour les familles d’accueil et 12 ans pour les foyers de groupe.Un plus grand nombre de détenus autochtones ont été placés par la provinceplutôt que par leurs parents. D’autre part, ceux qui ont été dirigés vers des familles d’accueil ou des foyers de groupe ont eu tendance à déménager plusd’une fois, et cela s’applique notamment aux détenus autochtones placés enfamilles d’accueil. Le placement à un âge plus avancé, le nombre de placements et la nécessité d’une intervention des autorités provinciales pourraient expliquerla plus grande instabilité pendant l’enfance de ceux qui ont été pris en charge.En plus de fournir des indications sur la prévalence de la prise en charge par laprotection de la jeunesse, cette étude avait pour but d’en examiner les effets, en particulier sur les détenus autochtones. Par conséquent, l’étude a porté sur lastabilité pendant l’enfance et l’attachement au principal pour voyeur de soins.Pour ce qui est de l’instabilité pendant la première enfance, environ un quart des détenus autochtones et non autochtones ont dit avoir eu une première enfanceinstable. Mais les répondants ont donné des réponses différentes en ce quiconcerne la stabilité durant l’adolescence. La moitié des détenus autochtonesont dit avoir eu une adolescence instable, par rapport à un tiers des détenus nonautochtones. En utilisant d’autres indicateurs de stabilité, comme la violence familiale, l’alcool et la toxicomanie dans le milieu familial et la délinquance juvénile, il semble que les répondants autochtones aient eu une enfance plus instable.

Il semble évident que ceux qui avaient été pris en charge par les services deprotection de la jeunesse ont eu une enfance plus instable que les autres. Parmiles détenus autochtones et non autochtones, ceux qui avaient été pris en chargeétaient plus nombreux à qualifier leur enfance d’instable. Le fait qu’un plus grandnombre de détenus autochtones ont été pris en charge par la protection de la jeunesse peut expliquer l’instabilité de leur enfance. Mais il est difficile de savoirsi c’est le placement ou les conditions de vie dans le milieu familial à l’origine duplacement qui est la source de l’instabilité. Cette question mériterait une étudeplus approfondie.

La majorité des détenus autochtones et non autochtones ont déclaré que leur principal pour voyeur de soins était un parent, mais c’était plus souvent le casparmi les détenus non autochtones qu’autochtones (80 % contre 50 %). Une plusgrande proportion de détenus autochtones ont dit que d’autres parents, commeune grand-mère, s’étaient occupés d’eux.

Il est intéressant de noter que presque tous les répondants montraient beaucoup d’attachement à leur principal pour voyeur de soins pendant l’enfance, sans qu’ily ait de différence significative entre les détenus autochtones et non autochtones ou entre ceux qui avaient été pris en charge par la protection de la jeunesse etles autres. De plus, les détenus se sont dits attachés à leur principal pour voyeurde soins, même quand ils ont mentionné une grande instabilité dans leur enfance. Toutefois, ceux dont l’enfance avait été instable avaient tendance à êtremoins attachés à leur principal pour voyeur de soins. Ces résultats étayentd’autres recherches où l’on note qu’un environnement instable entraîne moinsd’attachement (Ward, Hudson et McCormack, 1997).

Bien que le principal pour voyeur de soins ait été décrit comme la personne «quis’est le plus occupé de vous», il est possible que les répondants aient puinterpréter cela comme la personne qu’ils aimaient le plus. D’autre part, même siquelqu’un a eu une enfance très instable, cela ne change pas l’attachement quecette personne peut ressentir à l’égard d’un parent ou d’un autre pour voyeur desoins.

L’examen de la relation entre l’attachement et la stabilité, d’une part, et les indicateurs de risque criminel, d’autre part, a révélé que l’attachement auprincipal pour voyeur de soins pendant l’enfance ne semblait pas influer sur les indicateurs de futur risque criminel. La stabilité de l’enfance a été reliée àcertains de ces indicateurs, mais surtout parmi les détenus non autochtones.Chez les détenus autochtones, seul le placement en garde en milieu fermé a étéassocié à une adolescence instable, ce qui est quelque peu surprenant puisquel’on pourrait s’attendre à ce qu’une enfance instable ou un manqued’attachement précoce mène à une plus grande délinquance et à des besoinsplus importants plus tard dans la vie. Mais il faut se rappeler que tous lesrépondants étaient incarcérés dans un pénitencier fédéral et que divers indicateurs de risque criminel s’appliquent à bon nombre d’entre eux. D’autresfacteurs ont peut-être contribué aux indicateurs de risque criminel de cesdélinquants.

Il est évident qu’un grand nombre de détenus autochtones sont attachés à leurculture et participent à des activités traditionnelles comme les sueries et lescercles. Mais l’attachement au principal pour voyeur de soins, la stabilité dansl’enfance et la prise en charge par la protection de la jeunesse n’ont pas sembléinfluer sur l’attachement à la culture autochtone ou sur la participation auxactivités traditionnelles. Une seule exception : ceux qui avaient eu une enfanceinstable étaient moins nombreux, par rapport à ceux qui avaient connu plus destabilité, à participer à des activités traditionnelles pendant leur enfance et leur adolescence. Il semble que les détenus aient renoué avec les activités et laculture autochtones une fois incarcérés.

L’examen de la question des pensionnats montre que ceux qui y ont passé dutemps ont vécu une expérience très négative. La plupart ont dit qu’ils n’avaientpas eu accès aux pratiques culturelles ou spirituelles dans ces écoles. En outre,plus des trois quarts ont déclaré avoir subi des violences physiques ou sexuelles.Enfin, il semble que la stabilité durant l’adolescence n’affecte pas les relations actuelles avec le conjoint ou les enfants, mais influe sur la relation avec la mère,le père et les frères et sœurs. Cela peut s’expliquer par le fait que les contactsmoins fréquents avec ces personnes pendant l’enfance ont créé une certaine distance pendant la vie adulte.

Ce projet de recherche visait uniquement à fournir une information préliminaire sur les effets de l’attachement à la famille et du démembrement de la famille. Dufait qu’il porte sur des délinquants purgeant une peine dans des établissementscorrectionnels fédéraux, les perturbations ou les expériences négatives pendantl’enfance ne sont pas surprenantes, mais il serait judicieux d’étudier ces effetsdans la collectivité en général, car pour mieux cerner cette question, unerecherche approfondie sur les attachements et la stabilité pendant l’enfanceparmi la population non délinquante s’impose. D’autres recherches seraientaussi utiles, ainsi, il serait intéressant de faire une enquête auprès desdélinquants inuits et des détenus des établissements provinciaux et territoriaux.De plus, il serait utile de chercher à savoir comment ceux qui connaissent actuellement certains des problèmes notés ici y font face, et une rechercheauprès des jeunes fournirait à cet égard de précieux renseignements.

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ANNEXE A. TABLEAUX

Tableau 1. Infraction à l'origine de la peine actuelle

Infraction Total Autochtones Non-Autochtones
  # %   # %   # %  
Homicide 323 65 20% 175 37 21% 148 28 19% NS
Tentative de meurtre 323 8 2% 175 4 2% 148 4 3% NS
Agression sexuelle 323 42 13% 175 24 14% 148 18 12% NS
Voies de fait 323 122 38% 175 81 46% 148 41 28% ***
Vol qualifié 323 109 34% 175 67 38% 148 42 28% NS
Autre crime violent 323 45 14% 175 25 14% 148 20 14% NS
Autre crime contre lesbiens 323 163 50% 175 88 50% 148 75 51% NS
Conduite avec facultés affaiblies 323 2 1% 175 2 1% 148 0 0% NS
Faits de toxicomanies 323 73 23% 175 31 18% 148 42 28% *
Autres infractions 323 225 70% 175 124 71% 148 101 68% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 2. Variances entre groupes

  Hommes Femmes   Séc. moyenne Séc. maximale  
# % # % # % # %
Célibataire 170 62% 18 35% *** 120 63% 50 61% NS
< 10e année 114 49% 25 50% NS 76 47% 38 53% NS
Tribunal de la jeunesse 141 64% 19 40% ** 84 56% 57 81% ***
 Détention comme jeune contrevenant 165 61% 20 38% ** 104 55% 61 74% **
Tribunal pour adultes 189 83% 37 77% NS 132 85% 57 80% NS
Homicide 54 20% 11 21% NS 42 22% 12 15% NS
Tentative de meurtre 8 3% 0 0% NS 4 2% 4 5% NS
Agression sexuelle 41 15% 2 4% * 29 15% 12 15% NS
Voies de fait 114 42% 8 15% *** 76 40% 38 46% NS
Vol qualifié 103 38% 6 12% *** 63 33% 40 49% **
Autre crime violent 42 15% 3 6% NS 25 13% 17 21% NS
Autre crime contre lesbiens 145 53% 18 35% ** 97 51% 48 59% NS
Conduite avec facultésaffaiblies 2 1% 0 0% NS 2 1% 0 0% NS
Faits de toxicomanies 48 18% 25 48% *** 33 17% 15 18% NS
Autres infractions 191 70% 34 65% NS 128 67% 63 77% NS
    Moy.   Moy.     Moy.   Moy.  
Premier contact avec la police   13,4   18,1 ***   14,3   11,4 ***
Première comparution encour   16,2   19,6 *   17,4   13,5 ***
Âge à l'admission   29,9   31,7 NS   31,5   26,2 ***
Durée de la peine   5,7   4,2 *   5,5   6 NS

NS = Non significatif

* p < =0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 3. Prise en charge par les services de protection de la jeunesse

Type de placement Total Autochtones Non-Autochtones
  # %   # %   # %  
Total 323 164 51% 175 110 63% 148 54 36% ***
Adoption 323 37 11% 175 28 16% 148 9 6% **
Famille d'accueil 322 120 37% 174 85 49% 148 35 24% ***
Foyer de groupe 322 99 31% 174 59 34% 148 40 27% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 4. Stabilité du milieu de vie durant l'enfance et l'adolescence

Stabilité Total Autochtones Non-Autochtones
Total Instable Total Instable Total Instable  
# % # % # %  
Total 320 101 32% 174 63 36% 146 38 26% *
Petite enfance 318 87 27% 172 51 30% 146 36 25% NS
Adolescence 319 134 42% 173 87 50% 146 47 32% **

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 5. Stabilité du milieu de vie - Autres indicateurs

Indicateurs Total Autochtones Non-Autochtones
  # %   # %   # %  
Violence familiale 319 218 68% 172 134 78% 147 84 57% ***
Consommation de drogues oud’alcool par le pour voyeur de soins 320 200 63% 173 121 70% 147 79 54% **
Relation négative - Mère 282 94 33% 152 62 41% 130 32 25% **
Relation négative - Père 282 137 49% 152 81 53% 130 56 43% NS
Relation négative - Autre membre dela famille 282 48 17% 152 37 24% 130 11 8% ***
Absence de la mère 282 95 34% 152 66 43% 130 29 22% ***
Absence du père 282 137 49% 152 88 58% 130 49 38% ***
Parents dysfonctionnels 278 168 60% 149 101 68% 129 67 52% **
Famille impliquée dans des activités criminelles 317 200 63% 171 137 80% 146 63 43% ***
Détention (jeune contrevenant) 323 184 57% 175 121 69% 148 63 43% ***
Garde en milieu fermé (jeune contrevenant) 266 103 39% 142 66 46% 124 37 30% **
Garde en milieu ouvert (jeune contrevenant) 266 95 36% 142 66 46% 124 29 23% ***
Surveillance communautaire (jeune contrevenant) 265 127 48% 141 79 56% 124 48 39% **
      Moy.     Moy.     Moy.  
Âge - Premier interrogatoire par la police 322   14,2 174   12,5 147   16,1 ***
Âge - Première comparution en cour 323   16,8 174   14,5 148   19,4 ***
Nombre de localités habitées 317   6,8 171   7,1 145   6,5 NS
Situation économique 322   3,4 173   3,2 148   3,5 *

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p< = 0,001

Tableau 6. Lien entre la prise en charge par les services de protection de la jeunesse et l'instabilité du milieu de vie

Indicateurs de stabilité Total
Recours à la protection de la jeunesse
Autochtones
Recours à la protection de la jeunesse
Non-Autochtones
Recours à la protection de la jeunesse
Total Oui Non   Total Oui Non   Total Oui Non  
  # % # %     # % # %     # % # %  
Globalement - non 101 68 41% 33 21% *** 63 47 43% 16 25% * 38 21 40% 17 18% **
Petite enfance stable - non 87 54 33% 33 21% ** 51 33 31% 18 28% NS 36 21 39% 15 16% **
Adolescence stable - non 134 90 55% 44 28% *** 87 60 56% 27 42% NS 47 30 56% 17 18% ***
Détention (jeune contrevenant) 185 130 79% 55 35% *** 121 89 81% 32 49% *** 63 40 74% 23 24% ***
Famille impliquée dans des activités criminelles 200 118 73% 82 52% *** 137 88 83% 49 75% NS 63 30 56% 33 36% *
Violence familiale 218 131 81% 87 55% *** 134 90 83% 44 69% * 84 41 77% 43 46% ***
Consommation de drogues/alcool par le principal pour voyeur desoins 200 116 72% 84 53% *** 121 78 72% 43 66% NS 79 38 72% 41 44% **
      Moy.   Moy.       Moy.   Moy.       Moy.   Moy.  
Âge - Premier interrogatoire par lapolice     11,6   16,8 ***     11,6   14,0 **     11,5   18,8 ***
Âge - Première comparution encour     14,5   19,1 ***     13,9   15,7 **     15,9   21,4 **
Nombre de localités habitées     7,5   6,1 NS     8,0   5,6 NS     6,5   6,5 NS
Situation économique     3,2   3,5 **     3,2   3,3 NS     3,2   3,7 **

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 7. Principal pour voyeur de soins

Tous les répondants
Principal pour voyeur desoins
Total Autochtones Non-Autochtones
# % # % # %  
Total 322 100% 175 100% 147 100%  
Mère naturelle 146 45% 60 34% 86 59% ***
Père naturel 19 6% 9 5% 10 7% NS
Deux parents naturels 39 12% 18 10% 21 14% NS
Parent(s) 204 63% 87 50% 117 80% ***
Frères et sours 14 4% 12 7% 2 1% *
Grand(s)-parent(s) 39 12% 29 17% 10 7% **
Autre membre de la famille naturelle 10 3% 9 5% 1 1% *
Autre parent 63 20% 50 29% 13 9% ***
Soi-même 24 7% 17 10% 7 5% NS
Services de protection de la jeunesse 24 7% 17 10% 7 5% NS
Autre personne sans lienfamilial 7 2% 4 2% 3 2% NS

 NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 8. Attachement au principal pour voyeur de soins

Type de placement Total Autochtones Non-Autochtones
  # %   # %   # %  
Total 315 285 90 170 153 90 144 131 91 NS
Recours à la protection dela jeunesse 157 142 90 106 98 92 50 43 86 NS
Aucun recours à la protection de la jeunesse 158 143 91 64 55 86 94 88 96 NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 9. Lien entre l’attachement au principal pour voyeur de soins et les indicateurs de risque criminel

Indicateurs Total Autochtones Non-Autochtones
Attachement au principal pour voyeur de soins   Attachement au principal pour voyeur de soins   Attachement au principal pour voyeur de soins  
Total Attaché Pas attaché   Total Attaché Pas attaché   Total Attaché Pas attaché  
  # % # %     # % # %     # % # %  
ECNS - Maximum 56 51 19% 5 20% NS 35 34 23% 1 8% NS 21 17 14% 4 33% NS
Risque de récidive - élevé 182 163 58% 19 63% NS 112 99 65% 13 76% NS 70 64 50% 6 46% NS
 
Besoins globaux - élevés 203 179 64% 24 80% NS 126 111 73% 15 88% NS 77 68 53% 9 69% NS
Famille/Conjoint - besoin élevé 161 144 51% 17 57% NS 97 86 57% 11 65% NS 64 58 45% 6 46% NS
Toxicomanie - besoin élevé 265 239 85% 26 87% NS 160 144 95% 16 94% NS 105 95 74% 10 77% NS
Collectivité - besoin élevé 104 91 32% 13 43% NS 62 54 36% 8 47% NS 42 37 29% 5 38% NS
Personnel/Émotif - besoin élevé 293 265 94% 28 93% NS 161 145 95% 16 94% NS 132 120 93% 12 92% NS
Attitude - besoin élevé 146 133 47% 13 43% NS 78 72 47% 6 35% NS 68 61 47% 7 54% NS
Relations sociales - besoin élevé 196 178 63% 18 60% NS 117 107 70% 10 59% NS 79 71 55% 8 62% NS
Emploi - besoin élevé 202 178 63% 24 80% NS 119 102 67% 17 100% ** 83 76 59% 7 54% NS
 
Homicide - Oui 63 58 20% 5 17% NS 37 34 22% 3 18% NS 26 24 18% 2 15% NS
Tentative de meurtre - Oui 8 6 2% 2 7% NS 4 3 2% 1 6% NS 4 3 2% 1 8% NS
Infraction sexuelle - Oui 41 35 12% 6 20% NS 22 18 12% 4 24% NS 18 16 12% 2 15% NS
Fait de toxicomanie - Oui 72 63 22% 9 30% NS 31 28 18% 3 18% NS 41 35 27% 6 46% NS
Voies de fait - Oui 118 109 38% 9 30% NS 78 73 48% 5 29% NS 40 36 27% 4 31% NS
Autres infractions - Oui 219 197 69% 22 73% NS 120 108 71% 12 71% NS 99 89 68% 10 77% NS
 
Jeune contrevenant - Surveillance comm. – Oui 122 110 47% 12 55% NS 76 69 56% 7 58% NS 46 41 37% 5 50% NS
Jeune contrevenant - Garde milieuouvert - Oui 90 80 34% 10 48% NS 62 56 44% 6 55% NS 28 24 21% 4 40% NS
Jeune contrevenant - Garde milieu fermé – Oui 100 88 37% 12 57% NS 64 57 45% 7 64% NS 36 31 28% 5 50% NS
 
Adulte - Surveillance comm. - Oui 189 173 71% 16 67% NS 100 89 69% 11 85% NS 89 84 73% 5 45% *
Adulte - Incarcération, ét. prov. - Oui 185 170 70% 15 63% NS 106 98 76% 8 62% NS 79 72 63% 7 64% NS
Adulte - Incarcération, ét. féd. - Oui 77 63 26% 14 58% *** 41 31 24% 10 77% *** 36 32 28% 4 36% NS

Tableau 10. Lien entre la stabilité durant l'adolescence et les indicateurs de risque criminel

Indicateurs Total Autochtones Non-Autochtones
Stabilité à l’adolescence   Stabilité à l’adolescence   Stabilité à l’adolescence  
Total Stable Instable   Total Stable Instable   Total Stable Instable  
  # % # %     # % # %     # % # %  
ECNS - Maximum 58 27 16% 31 25% * 36 15 19% 21 26% NS 22 12 13% 10 23% NS
Risque de récidive - élevé 187 104 57% 83 62% NS 115 61 71% 54 63% NS 72 43 45% 29 62% NS
 
Besoins globaux - élevés 210 109 60% 101 76% ** 130 66 77% 64 74% NS 80 43 45% 37 79% ***
Famille/Conjoint - besoin élevé 162 82 45% 80 60% ** 97 49 57% 48 56% NS 65 33 34% 32 68% ***
Toxicomanie - besoin élevé 271 152 83% 119 89% NS 163 82 95% 81 94% NS 108 70 72% 38 81% NS
Collectivité - besoin élevé 104 53 29% 51 38% NS 62 30 35% 32 37% NS 42 23 24% 19 40% *
Personnel/Émotif - besoin élevé 298 169 92% 129 97% NS 164 81 94% 83 97% NS 134 88 91% 46 98% NS
Attitude - besoin élevé 149 90 49% 59 44% NS 80 46 53% 34 40% NS 69 44 45% 25 53% NS
Relations sociales - besoin élevé 199 116 63% 83 62% NS 118 61 71% 57 66% NS 81 55 57% 26 55% NS
Emploi - besoin élevé 204 112 61% 92 69% NS 120 59 69% 61 71% NS 84 53 55% 31 66% NS
 
Homicide - Oui 64 39 21% 25 19% NS 36 21 24% 15 17% NS 28 18 18% 10 21% NS
Tentative de meurtre - Oui 8 4 2% 4 3% NS 4 2 2% 2 2% NS 4 2 2% 2 4% NS
Infraction sexuelle - Oui 42 21 11% 21 16% NS 24 12 14% 12 14% NS 17 8 8% 9 19% *
Fait de toxicomanie - Oui 73 49 26% 24 18% NS 31 18 21% 13 15% NS 42 31 31% 11 23% NS
Voies de fait - Oui 120 65 35% 55 41% NS 80 39 45% 41 47% NS 40 26 26% 14 30% NS
Autres infractions - Oui 221 126 68% 95 71% NS 122 57 66% 65 75% NS 99 69 70% 30 64% NS
 
Jeune contrevenant – Surveillance comm. –Oui 126 64 42% 62 57% * 79 38 54% 41 60% NS 47 26 32% 21 51% *
Jeune contrevenant - Garde milieu ouvert - Oui 95 46 30% 49 45% * 66 31 44% 35 51% NS 29 15 19% 14 34% *
Jeune contrevenant - Garde milieu fermé - Oui 102 44 29% 58 53% *** 65 25 35% 40 58% ** 37 19 23% 18 44% *
 
Adulte - Surveillance comm. - Oui 191 110 71% 81 70% NS 103 55 75% 48 67% NS 88 55 66% 33 77% NS
Adulte - Incarcération, ét. prov. - Oui 186 107 69% 79 69% NS 108 58 79% 50 69% NS 78 49 59% 29 69% NS
Adulte - Incarcération, ét. féd. - Oui 75 38 24% 37 32% NS 40 17 23% 23 32% NS 35 21 25% 14 33% NS

Tableau 11. Attachement à la culture autochtone - Attachement au principal pour voyeur de soins

Tous les répondants autochtones
Culture autochtone
Attaché Pas attaché  
  # %   # %  
Participation à des activités traditionnelles - durant l’enfance et l’adolescence 153 78 51% 17 8 47% NS
Participation à des activités traditionnelles - actuellement 152 122 80% 17 14 82% NS
Attachement actuel à la culture autochtone 152 117 77% 17 10 59% NS
Langue autochtone 151 100 66% 17 10 59% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < =0,001

Tableau 12. Attachement à la culture autochtone – Stabilité du milieu de vie durant l’enfance

Tous les répondants autochtones
Culture autochtone
Stable Instable  
  # %   # %  
Participation à des activités traditionnelles - durantl’enfance et l’adolescence 111 65 59% 63 24 38% **
Participation à des activitéstraditionnelles - actuellement 110 87 79% 63 52 83% NS
Attachement actuel à la culture autochtone 110 81 74% 63 48 76% NS
Langue autochtone 109 68 62% 63 47 75% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 13. Attachement à la culture autochtone - Prise en charge par les services de protection de la jeunesse

Tous les répondants autochtones
Culture autochtone
Recours à laprotection de la jeunesse Pas de recours à laprotection de la jeunesse  
  # %   # %  
Participation à des activités traditionnelles - durantl’enfance et l’adolescence 110 57 52% 65 32 49% NS
Participation à des activités traditionnelles - actuellement 109 89 82% 65 50 77% NS
Attachement actuel à la culture autochtone 109 88 81% 65 41 63% **
Langue autochtone 109 77 71% 64 38 59% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 14. Pensionnat - Participation à des activités traditionnelles

Tous les répondants autochtones
Culture autochtone
A fréquenté unpensionnat N’a pas fréquenté de pensionnat  
  # %   # %  
Attachement actuel à la culture autochtone 35 29 83% 137 100 73% NS
Participation à des activités traditionnelles - durantl’enfance et l’adolescence 35 20 57% 137 68 50% NS
Participation à des activités traditionnelles - actuellement 35 26 74% 137 111 81% NS
Langue autochtone 35 25 71% 136 88 65% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 15. Contacts avec la famille et attachement familial actuels

Contacts et attachement familial Total Autochtones Non-Autochtones  
  # %   # %   # %  
Contacts avec le conjoint 105 88 84% 52 44 85% 53 44 83% NS
Contacts avec les enfants 217 137 63% 121 74 61% 96 63 66% NS
Contacts avec d’autres membres de la famille 321 256 80% 174 134 77% 147 122 83% NS
Contacts réguliers avec la mèrenaturelle 236 186 79% 119 85 71% 117 101 86% **
Contacts réguliers avec le pèrenaturel 189 93 49% 96 38 40% 93 55 59% **
Contacts réguliers avec les frères et sœurs 261 205 79% 141 112 79% 120 93 78% NS
Contacts réguliers avec une grand-mère 146 75 51% 78 36 46% 68 39 57% NS
Contacts réguliers avec un grand-père 119 48 40% 69 25 36% 50 23 46% NS
 
Attaché au conjoint 93 80 86% 46 40 87% 47 40 85% NS
Attaché aux enfants 142 130 92% 77 70 91% 65 60 92% NS
Attaché à la mère naturelle 241 197 82% 124 98 79% 117 99 85% NS
Attaché au père naturel 185 105 57% 99 56 57% 86 49 57% NS
Attaché aux frères et sours 288 242 84% 161 134 83% 127 108 85% NS
Attaché à une grand-mère 96 66 69% 48 32 67% 48 34 71% NS
Attaché à un grand-père 69 41 59% 38 22 58% 31 19 61% NS

NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 16. Relations actuelles avec la famille - Stabilité du milieu de vie durant l'adolescence

Relations actuelles Total Autochtones Non-Autochtones
Stable Instable Stable Instable Stable Instable
  # %   # %     # %   # %     # %   # %  
Contacts avec le conjoint 61 50 82% 44 38 86% NS 24 19 79% 28 25 89% NS 37 31 84% 16 13 81% NS
Contacts avec les enfants 120 80 67% 95 56 59% NS 58 41 71% 61 32 52% * 62 39 63% 34 24 71% NS
Contacts avec d’autres membresde la famille 185 152 82% 133 101 76% NS 85 68 80% 87 64 74% NS 99 84 85% 46 37 80% NS
Contacts réguliers avec la mèrenaturelle 138 120 87% 95 64 67% *** 58 47 81% 59 37 63% * 80 73 91% 36 27 75% NS
Contacts réguliers avec le père naturel 115 70 61% 71 22 31% *** 54 27 50% 40 11 28% * 61 43 70% 31 11 35% ***
Contacts réguliers avec lesfrères et sœurs 152 126 83% 107 78 73% * 73 62 85% 67 50 75% NS 79 64 81% 40 28 70% NS
Contacts réguliers avec unegrand-mère 85 40 47% 58 34 59% NS 44 16 36% 32 20 63% * 41 24 59% 26 14 54% NS
Contacts réguliers avec un grand-père 66 27 41% 50 20 40% NS 38 13 34% 29 12 41% NS 28 14 50% 21 8 38% NS
 
Attaché au conjoint 52 45 87% 41 35 85% NS 20 17 85% 26 23 88% NS 32 28 88% 15 12 80% NS
Attaché aux enfants 82 78 95% 59 51 86% NS 43 41 95% 33 28 85% NS 39 37 95% 26 23 88% NS
Attaché à la mère naturelle 136 124 91% 102 71 70% *** 59 54 92% 64 43 67% *** 77 70 91% 38 28 74% **
Attaché au père naturel 113 74 65% 71 31 44% ** 53 35 66% 46 21 46% * 60 39 65% 25 10 40% *
Attaché aux frères et sours 162 143 88% 122 95 78% * 79 69 87% 80 63 79% NS 83 74 89% 42 32 76% *
Attaché à une grand-mère 50 31 62% 46 35 76% NS 23 13 57% 25 19 76% NS 27 18 67% 21 16 76% NS
Attaché à un grand-père 36 21 58% 33 20 61% NS 18 9 50% 20 13 65% NS 18 12 67% 13 7 54% NS

Tableau 17. Relations actuelles avec la famille - Prise en charge par les services de protection de la jeunesse

Relations actuelles Total Autochtones Non-Autochtones
Recours à laprotection de la jeunesse Pas de recours à la protection de la jeunesse Recours à laprotection de la jeunesse Pas de recours à la protection de la jeunesse Recours à laprotection de la jeunesse Pas de recours à la protection de la jeunesse
  # %   # %     # %   # %     # %   # %  
Contacts avec le conjoint 48 37 77% 57 51 89% NS 28 22 79% 24 22 92% NS 20 15 75% 33 29 88% NS
Contacts avec les enfants 106 63 59% 111 74 67% NS 74 44 59% 47 30 64% NS 32 19 59% 64 44 69% NS
Contacts avec d’autres membres de la famille 164 121 74% 158 135 85% ** 110 79 72% 64 55 86% * 53 42 79% 94 80 85% NS
Contacts réguliers avec la mèrenaturelle 105 72 69% 131 114 87% ** 67 43 64% 52 42 81% * 38 29 76% 79 72 91% *
Contacts réguliers avec le pèrenaturel 82 23 28% 107 70 65% *** 50 11 22% 4 27 59% *** 32 12 38% 61 43 70% **
Contacts réguliers avec lesfrères et sœurs 123 92 75% 138 113 82% NS 82 65 79% 59 47 80% NS 41 27 66% 79 66 84%
Contacts réguliers avec unegrand-mère 69 32 46% 77 43 56% NS 44 18 41% 34 18 53% NS 25 14 56% 43 25 58% NS
Contacts réguliers avec ungrand-père 62 25 40% 57 23 40% NS 40 15 38% 29 10 34% NS 22 10 45% 28 13 46% NS
 
Attaché au conjoint 40 34 85% 53 46 87% NS 23 21 91% 23 19 83% NS 17 13 76% 30 27 90% NS
Attaché aux enfants 68 59 87% 74 71 96% * 47 41 87% 30 29 97% NS 21 18 86% 44 42 95% NS
Attaché à la mère naturelle 111 84 76% 130 113 87% * 72 56 78% 52 42 81% NS 39 28 72% 78 71 91% **
Attaché au père naturel 86 38 44% 99 67 68% *** 58 29 50% 41 27 66% NS 28 9 32% 58 40 69% ***
Attaché aux frères et sours 145 122 84% 143 120 84% NS 103 88 85% 58 46 79% NS 42 34 81% 85 74 87% NS
Attaché à une grand-mère 47 33 70% 49 33 67% NS 28 19 68% 20 13 65% NS 19 14 74% 29 20 69% NS
Attaché à un grand-père 38 23 61% 31 18 58% NS 23 15 65% 15 7 47% NS 15 8 53% 16 11 69% NS

 NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

Tableau 18. Relations actuelles avec la famille - Attachement au principal pour voyeur de soins durant l'enfance

Relations actuelles Total Autochtones Non-Autochtones
Attaché Pas Attaché Attachée Pas Attaché Attaché Pas Attaché
  # %   # %     # %   # %     # %   # %  
Contacts avec le conjoint 94 77 82% 7 7 100% NS 43 35 81% 6 6 100% NS 51 42 82% 1 1 100% NS
Contacts avec les enfants 193 127 66% 20 8 40% * 107 67 63% 12 6 50% NS 86 60 70% 8 2 25% **
Contacts avec d’autres membres de lafamille 284 230 81% 29 21 72% NS 152 120 79% 17 12 71% NS 131 110 84% 12 9 75% NS
Contacts réguliers avec la mèrenaturelle 210 168 80% 23 18 78% NS 105 76 72% 13 9 69% NS 105 92 88% 10 9 90% NS
Contacts réguliers avec le père naturel 165 85 52% 20 8 40% NS 84 33 39% 10 5 50% NS 81 52 64% 10 3 30% *
Contacts réguliers avec les frères etsœurs 228 180 79% 27 20 74% NS 122 98 80% 16 12 75% NS 106 82 77% 11 8 73% NS
Contacts réguliers avec une grand-mère 134 70 52% 8 4 50% NS 73 35 48% 3 1 33% NS 61 35 57% 5 3 60% NS
Contacts réguliers avec un grand-père 107 44 41% 8 4 50% NS 62 23 37% 5 2 40% NS 45 21 47% 3 2 67% NS
 
Attaché au conjoint 82 69 84% 7 7 100% NS 37 31 84% 6 6 100% NS 45 38 84% 1 1 100% NS
Attaché aux enfants 130 120 92% 9 7 78% NS 68 62 91% 7 6 86% NS 62 58 94% 2 1 50% *
Attaché à la mère naturelle 214 178 83% 22 16 73% NS 108 87 81% 14 9 64% NS 106 91 86% 8 7 88% NS
Attaché au père naturel 164 98 60% 15 5 33% * 88 51 58% 8 3 38% NS 76 47 62% 7 2 29% NS
Attaché aux frères et sours 254 219 86% 26 17 65% ** 143 123 86% 14 8 57% ** 111 96 86% 12 9 75% NS
Attaché à une grand-mère 89 62 70% 4 3 75% NS 46 32 70% 1 0 0% NS 43 30 70% 3 3 100% NS
Attaché à un grand-père 62 39 63% 4 2 50% NS 34 21 62% 3 1 33% NS 28 18 64% 1 1 100% NS

 NS = Non significatif

* p < = 0,05

** p < 0,01

*** p < = 0,001

ANNEXE B. ENTRETIENS

ÉTUDE SUR L'ATTACHEMENT À LA FAMILLE

QUESTIONS D'ENTREVUE

Je me prénomme _____________. Je participe à une étude portant sur l’attachement àla famille et les conséquences du démembrement de la famille chez des détenus de quelques établissements de la région des Prairies. Vous êtes l’un des détenus que nous interviewerons au cours des prochaines semaines. L’entrevue a pour butd’examiner ce qu’a été votre situation familiale durant votre enfance et votre adolescence et les liens que vous entretenez avec votre famille à l’heure actuelle. Ainsi,je vous poserai des questions sur les personnes qui vous ont élevé et sur vos rapports présents avec votre famille et votre collectivité. S’ajouteront à cette entrevue des renseignements que je tirerai de votre dossier.

C’est à titre volontaire que vous participez à cette entrevue, qui est strictement confidentielle. Vous pouvez mettre fin à l’entrevue à tout moment, et si vous préférez nepas répondre à certaines questions, veuillez me le faire savoir et nous passerons à la suivante. N’hésitez pas à me poser des questions durant l’entrevue si vous souhaitez obtenir des précisions sur certains points.

La durée de l’entrevue est de 60 à 90 minutes. Avez-vous des questions? Auriez-vousl’obligeance de signer le présent document confirmant que vous acceptez de participer.

J'accepte de participer à l'entrevue

___________________________________________________

(signature du participant) (date)

MODULE 1 : ENTREVUE GÉNÉRALE

Province : ________________________

Date de l'entrevue : ________________________

Établissement : ________________________

Intervieweur : ________________________

No du répondant : ________________________

SECTION A : ANTÉCÉDENTS

Je vais d’abord vous poser quelques questions générales sur vous-même, sur lesendroits où vous avez vécu et sur vos premiers démêlés avec le système dejustice pénale.

1. Quel est votre état civil actuel? (Cocher une réponse)

1 Célibataire 4 Divorcé(e) 7 Ne sais pas
2 Marié(e) 5 Séparé(e) 8 Refus
3 Conjoint (e) de fait 6 Veuf/Veuve

2. À part votre état civil actuel, avez-vous déjà été : (Cocher une réponse par question)

  Oui Non Ne sais pas Refus
Marié(e) 1 2 7 8
Conjoint (e) de fait 1 2 7 8
Divorcé (e) 1 2 7 8
Séparé(e) 1 2 7 8
Veuf/Veuve 1 2 7 8

3. Quelle est votre langue maternelle (c.-à-d. la langue parlée à la maison)? (Cocher une réponse)

1 Anglais 4 Autre - préciser : ____________________
2 Français 7 Ne sais pas
3 Autochtone 8 Refus

4. Quelle est, s'il y a lieu, votre religion ou croyance spirituelle? (Cocher une réponse)

1 Aucune 5 Autre (préciser) _____________________
2 Protestante 7 Ne sais pas
3 Catholique 8 Refus
4 Traditionnelle autochtone

5. Êtes-vous Autochtone (Indien de l'Amérique du Nord, Métis ou Inuit)?

1 Oui, Indien de l'Amérique du Nord (passer aux questions A à G) 4 Non
2 Oui, Métis (passer aux questions A à G) 7 Ne sais pas
3 Oui, Inuit (passer aux questions A à G) 8 Refus

A. Si la réponse est oui, êtes-vous un Indien visé par un traité ou un Indien deplein droit en vertu de la Loi sur les Indiens du Canada [c.-à-d. inscrit auprès duMinistère des Affaires indiennes et du Nord canadien]?

1 Oui 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non 8 Refus

B. Êtes-vous membre d'une bande indienne ou d'une Première nation?

1 Oui – préciser laquelle : _______________________ 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus
9 Ne s'applique pas

C. Comprenez-vous ou parlez-vous une ou des langues autochtones?

1 Oui 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non 8 Refus

Si la réponse est oui, laquelle ou les quelles des langues autochtones comprenez-vous ou parlez-vous?

1re langue : __________________________ 7 Ne sais pas
2e langue : __________________________ 8 Refus
3e langue : __________________________ 9 Ne s'applique pas

D. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» etle chiffre 5 à «très attaché», indiquez dans quelle mesure vous jugez êtreprésentement attaché à la culture autochtone (p. ex., fait-elle partie de votre viequotidienne, éprouvez-vous un sentiment d’appartenance)? (Encercler une réponse)

Aucunement attaché   Assez attaché   Très
1 2 3 4 5

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

E. Pourquoi y êtes-vous attaché/aucunement attaché? Comment décririez-vousvotre attachement à la culture autochtone? [L’intervieweur demande des précisions – fait-elle partie de votre quotidien? Veuillez fournir des exemplesdécrivant votre attachement ou votre non-attachement.]

À l'intérieur de l'établissement :

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

__________________________________________

À l'extérieur de l'établissement :

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

__________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

F. Est-ce que vous participez ou assistez actuellement à des activités autochtones traditionnelles?

1 Oui (passer à la question G) 7 Ne sais pas (passer directement à la question 6)
2 Non (passer directement à la question 6) 8 Refus (passer directement à la question 6)
  9 Ne s'applique pas

G. Si la réponse est oui, quelles sont les activités traditionnelles auxquelles vous participez ou assistez? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Arts/artisanats 08 Gigue 15 Conversations avec les Aînés
02 Cérémonies 09 Formation linguistique 16 Danses traditionnelles
03 Cercles 10 Sac de médecine 17 Méthodes de guérison traditionnelles
04 Tambour 11 Pow-wow 18 Autres (préciser)____________
05 Fêtes 12 Récits et légendes 77 Ne sais pas
06 Violon folklorique 13 Cérémonies de purification 88 Refus
07 Chasse/pêche/trappage 14 Sueries 99 Ne s'applique pas

6. Dans combien de villes, de villages ou de localités avez-vous demeuré durant votrevie (ne pas tenir compte des divers lieux habités dans une même localité)?

Nombre : ____ (si plus de un, passer aux questions A et B)

77 Ne sais pas (passer aux questions A et B) 88 Refus

A. Si la réponse est dans plus de un, durant votre première enfance(jusqu’à 11 ans), dans quelle catégorie de localité avez-vous vécu la majoritédu temps? (Cocher une réponse)

1 Grande ville (100 000 de population et +) 6 Autre (préciser)_________________________
2 Petite ville (de 10 000 à 100 000 de population) 7 Ne sais pas
3 Localité rurale (< 10 000 de population) 8 Refus
4 Réserve 9 Ne s'applique pas
5 Communauté métisse  

B. Durant votre adolescence (de 12 à 18 ans), dans quelle catégorie de localité avez-vous vécu la majorité du temps? (Cocher une réponse)

1 Grande ville (100 000 de population et +) 6 Autre (préciser) _____________________
2 Petite ville (de 10 000 à 100 000 de population) 7 Ne sais pas
3 Localité rurale (< 10 000 de population) 8 Refus
4 Réserve 9 Ne s’applique pas
5 Communauté métisse  

7. Au moment de votre plus récente mise en état d’arrestation, dans quelle catégorie de localité viviez-vous? (Cocher une réponse)

1 Grande ville (100 000 de population et +) 6 Autre (préciser) _______________
2 Petite ville (de 10 000 à 100 000 de population) 7 Ne sais pas
3 Localité rurale (< 10 000 de population) 8 Refus
4 Réserve 9 Ne s'applique pas
5 Communauté métisse  

8. Au moment de votre plus récente mise en état d’arrestation, depuis combien de temps viviez-vous dans cette localité? (Cocher une réponse)

1 Moins de 1 an 4 De 11 à 15 ans 7 Ne sais pas
2 De 1 à 5 ans 5 De 16 à 20 ans 8 Refus
3 De 6 à 10 ans 6 Plus de 20 ans  

Je vais maintenant vous poser quelques questions sur vos premières participations à des activités criminelles.

9. Quel âge aviez-vous lorsque pour la première fois la police vous a interrogé suite à des soupçons à votre endroit?

Âge : _____ 7 Ne sais pas 8 Refus

10. Quel âge aviez-vous au moment de votre première comparution en cour (suite à une inculpation)?

Âge : _____ 7 Ne sais pas 8 Refus

11. Avez-vous déjà été détenu(e) en tant que jeune contrevenant (en milieu ouvert ou fermé)?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, combien de temps avez-vous été détenu(e) comme jeune contrevenant(e) (total de toutes les peines)? (Cocher une réponse)

1 Moins de 6 mois 4 De 4 à 5 ans 8 Refus
2 De 6 mois à < de 1 an 5 Plus de 5 ans 9 Ne s'applique pas
3 De 1 à 3 ans 7 Ne sais pas  

12. Les infractions que vous avez commises en tant que jeune contrevenant étaient dequel type (sans qu’il y ait eu nécessairement inculpation)?

(Cocher toutes lesréponses pertinentes)

01 Aucune 09 Prostitution
02 Agression sexuelle 10 Infraction en matière de drogue
03 Voies de fait 11 Infraction liée à la conduite automobile
04 Vol 12 Consommation d'alcool avant l'âge permis
05 Autre crime violent (p. ex., meurtre, homicide involontaire) 13 Autre (préciser) : ____________
06 Vol d’automobile 77 Ne sais pas
07 Vandalisme/méfait 88 Refus
08 Autre crime contre les biens  

(p. ex., vol, introduction par effraction)

13. Combien de temps avez-vous passé dans des établissements correctionnels pour adultes à ce jour (provinciaux et fédéraux - durée totale de toutes les peines)? (Cocher une réponse)

01 Moins de 6 mois 05 6 à 7 ans 77 Ne sais pas
02 6 mois à < de 1 an 06 8 à 10 ans 88 Refus
03 1 à 3 ans 07 11 à 15 ans  
04 4 à 5 ans 08 Plus de 15 ans  

14. Un membre de votre famille a-t-il déjà été impliqué dans des activités criminelles?

1 Oui 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

SECTION B : CONDITIONS DE VIE DURANT L'ENFANCE

Je vais maintenant vous poser quelques questions sur les conditions dans les quelles vous avez grandi et sur ce qu'a été votre enfance.

1. Veuillez nous indiquer les personnes avec les quelles vous avez vécu, de votre naissance jusqu'à l'âge de 18 ans :

1re : _______________________ Durée : _____ mois/années

2e : _______________________ Durée : _____ mois/années

3e : _______________________ Durée : _____ mois/années

4e : _______________________ Durée : _____ mois/années

5e : _______________________ Durée : _____ mois/années

6e : _______________________ Durée : _____ mois/années

7e : _______________________ Durée : _____ mois/années

8e : _______________________ Durée : _____ mois/années

9e : _______________________ Durée : _____ mois/années

10e : _______________________ Durée : _____ mois/années

Codes :

01 Deux parents naturels 08 Seul 15 Société d'aide à l'enfance
02 Mère naturelle 09 Autre parent (préciser) 16 Détention/établissement
03 Père naturel 10 Deux parents adoptifs 17 Ami/petite amie/petit ami
04 Deux grands-parents 11 Mère adoptive 18 Dans la rue
05 Grand-mère 12 Père adoptif 19 Autre sans lien familial (préciser)
06 Grand-père 13 Famille d'accueil 77 e sais pas
07 Frères et sours 14 Foyer de groupe 88 Refus

2. Avez-vous déjà été un sans-abri?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

3. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «très mauvaise» et le chiffre 5à «excellente», comment classez-vous la situation économique dans laquelle vousgrandissiez? (Encercler une réponse)

Très mauvaise Excellente Moyenne    
1 2 3 4 5
7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas    

4. Avez-vous participé ou assisté à des activités autochtones traditionnelles durant votre enfance et votre adolescence?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, à quelles activités traditionnelles avez-vous participé ou assisté? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Arts/artisanats 08 Gigue 15 Conversations avec les Aînés
02 Cérémonies 09 Formation linguistique 16 Danses traditionnelles
03 Cercles 10 Sac de médecine 17 Méthodes de guérison traditionnelles
04 Tambour 11 Pow-wow 18 Autres (préciser) ________ ____
05 Fêtes 12 Récits et légendes 77 Ne sais pas
06 Violon folklorique 13 Cérémonies de purification 88 Refus
07 Chasse/pêche/ 14 Sueries 99 Ne s’applique pas trappage

5. Avez-vous été adopté?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

6. Avez-vous séjourné dans une famille d'accueil?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

7. Avez-vous séjourné dans un foyer de groupe?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

8. [Répondants autochtones seulement] Avez-vous déjà été étudiant(e) dans un pensionnat de l'État, dans un foyer scolaire ou dans une école industrielle?

1 Oui 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non 8 Refus  

Je vais maintenant vous poser quelques questions sur la stabilité de votre milieude vie durant votre enfance et votre adolescence. Par stabilité, on entend unsentiment de sécurité, une impression de constance, de fiabilité et de régularité.

9. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement stable» et lechiffre 5 à «très stable», quelle note accordez-vous à votre milieu de vie durant votreenfance et votre adolescence sur le plan de la stabilité (p. ex., sécurité, constance,fiabilité et soutien des autres)? (Encercler un chiffre par question)

Aucunement Assez stable Très NSP Refus

Stable stable

Enfance globalement : 1 2 3 4 5 7 8

Première enfance 1 2 3 4 5 7 8

(0 à 11 ans) :

Adolescence (12 à 18 ans) :1 2 3 4 5 7 8

10. Pourquoi diriez-vous que votre enfance a été stable/instable? Pouvez-vous nousdécrire votre enfance? [L’intervieweur demande des précisions – à l’aide d’exemples, décrivez de quelle façon vos pour voyeurs de soins assuraient oun’assuraient pas la stabilité nécessaire – heure du coucher régulière, travauxscolaires, repas à des heures régulières, sentiment de sécurité, etc.]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

11. Qui selon vous a été votre principal pour voyeur de soins durant votre enfance etvotre adolescence (c.-à-d. la ou les personnes qui se sont le plus occupées devous)? (Cocher une réponse)

01 Deux parents naturels 11 Mère adoptive
02 Mère naturelle 12 Père adoptif
03 Père naturel 13 Famille d'accueil
04 Deux grands-parents 14 Foyer de groupe
05 Grand-mère 15 Société d'aide à l'enfance
06 Grand-père 16 Autre sans lien familial (préciser) ______________
07 Frères et sours 77 Ne sais pas
08 Moi-même 88 Refus
09 Autre parent (préciser) ________________________  
10 Deux parents adoptifs  

12. Y a-t-il eu un deuxième plus important pour voyeur de soins (pas nécessairement un membre de la famille)? (Cocher une réponse) [Note à l’intervieweur : si la personne a répondu «moi-même» à la question précédente, il est important de savoir qui a étéle deuxième plus important pour voyeur de soins.]

1 Oui (passer à la question A ci-dessous) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, qui a été le deuxième plus important pour voyeur de soins? (Cocher une réponse)

01 Deux parents naturels 11 Mère adoptive
02 Mère naturelle 12 Père adoptif
03 Père naturel 13 Famille d'accueil
04 Deux grands-parents 14 Foyer de groupe
05 Grand-mère 15 Société d'aide à l'enfance
06 Grand-père 16 Autre sans lien familial (préciser) ______________
07 Frères et sours 77 Ne sais pas
08 Moi-même 88 Refus
09 Autre parent (préciser) ___________ 99 Ne s'applique pas
10 Deux parents adoptifs  

Je vais maintenant vous poser quelques questions sur l’attachement que vousaviez pour votre principal pour voyeur de soins pendant votre enfance et votreadolescence. Par attachement, on entend des sentiments d’affection, debienveillance, de confiance, d’appui et d’appartenance.

NOTE À L’INTERVIEWEUR : SI LA PERSONNE A RÉPONDU «MOI-MÊME» COMMEPRINCIPAL POURVOYEUR DE SOINS, L’INTERROGER SUR L’ATTACHEMENT AUPOURVOYEUR DE SOINS SECONDAIRE.

13. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et lechiffre 5 à «très attaché», comment jugez-vous votre attachement pour votre ou vosprincipaux pour voyeurs de soins pendant votre enfance et votre adolescence(p. ex., les aimiez-vous, leur faisiez-vous confiance, vous procuraient-ils unsentiment d’appartenance, passiez-vous du temps avec eux? (Encercler une réponse)

Aucunement attaché   Assez attaché   Très attaché
1 2 3 4 5
7 Ne sais pas   8 Refus    

14.Pourquoi, selon vous, étiez-vous ou n’étiez-vous pas attaché à votre principal pour voyeur de soins? Pouvez-vous préciser ce qu’étaient vos rapports avec votreou vos principaux pour voyeurs de soins? [L’intervieweur demande des précisions –s’agissait-il de rapports positifs ou négatifs, vous sentiez-vous aimé, avez-vous euune enfance heureuse, les conflits étaient-ils fréquents, étaient-ils une source deréconfort, qu’avez-vous accompli ensemble? Veuillez fournir des exemplesdécrivant votre attachement ou votre non-attachement.]

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7 Ne sais pas 8 Refus

15. Avec qui, selon vous, vos rapports étaient-ils les plus négatifs durant votre enfance et votre adolescence (c.-à-d. la personne ayant eu l’influence la plus négative sur vous)? (Cocher une réponse)

01 Mère naturelle 09 Mère de famille d'accueil
02 Père naturel 10 Père de famille d'accueil
03 Grand-mère 11 Petite amie/petit ami
04 Grand-père 12 Ami
05 Frères et sours (préciser)____________________ 13 Autre
06 Autre parent (préciser)_____________ 77 Ne sais pas
07 Mère adoptive 88 Refus
08 Père adoptif  

16. Pourquoi diriez-vous qu'il s'agissait des rapports les plus négatifs? [L'intervieweur demande de fournir des exemples.]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

____________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

SECTION C : PROBL,MES FAMILIAUX

Dans cette section, je vais vous interroger sur les problèmes familiaux que vous avez vécus durant votre enfance.

1. Avez-vous subi de la violence physique et/ou sexuelle ou de la violencepsychologique dans votre milieu de vie durant votre enfance, ou en avez-vous ététémoin? (Cocher les réponses pertinentes)

1 Oui - en tant que victime (passer aux questions A à H) 3 Non 8 Refus
2 Oui - en tant que témoin (passer aux questions A à H) 7 Ne sais pas  

A. Si la réponse est oui, qui étaient les victimes? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Moi 07 Autres parents (préciser) __________________________
02 Mère 08 Autre (préciser) __________________________________
03 Père 77 Ne sais pas
04 Frère 88 Refus
05 Sœur 99 Ne s'applique pas
06 Grand-mère  

B.De quel type de violence s'agissait-il? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

[Note à l’intervieweur : permettre à la personne de répondre spontanément, puis suggérer certains types particuliers de mauvais traitements physiques.]

01 Utilisation d'arme à feu ou de couteau 09 Contrainte physique
02 Coups donnés à l'aide d'un objet 10 Menace
03 Coups 11 Violence psychologique/émotionnelle
04 Étouffement/étranglement 12 Exploitation financière
05 Tir d'objets 13 Autre (préciser)_________________________
06 Poussées/empoignades/bousculades 77 Ne sais pas
07 Brûlures 88 Refus
08 Violence sexuelle 99 Ne s'applique pas

C. Où habitiez-vous quand la violence s'est produite? (Cocher les réponses pertinentes)

1 Parents naturels 5 Autre (préciser) ___________________________________
2 Parents adoptifs 7 Ne sais pas
3 Parents de famille d’accueil 8 Refus
4 Foyer de groupe 9 Ne s'applique pas

D. Quel âge aviez-vous au moment de subir pour la première fois de la violence physique ou sexuelle ou d'en être témoin?

Âge : ______ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

E. Pendant combien de temps avez-vous subi de la violence ou en avez-vous été témoin?

Nombre d'années : _______ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

F. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement grave» et lechiffre 5 à «très grave», comment décrivez-vous cette violence dans l’ensemble(en tenant compte de la situation dans tous les endroits habités)? (Encercler une réponse)

Aucunement grave Assez grave Très grave
1 2 3 4 5
7 Ne sais pas   8 Refus   9 Ne s'applique pas

G. Pourquoi décrivez-vous la violence comme n’étant pas grave/comme étant très grave?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

_________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

H. Comment décrivez-vous les conséquences que cette violence a eues sur vous?

[L’intervieweur demande des précisions – Quelle incidence cela a-t-il eu sur vos sentiments, sur votre façon d'agir?]

À ce moment-là :

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

Maintenant :

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_________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

2. Parmi les personnes chargées de vous élever, l’une d’elles avait-elle un problème d'alcool et/ou de drogue?

1 Oui - d'alcool (passer aux questions A à C) 4 Non
2 Oui - de drogue (passer aux questions A à C) 7 Ne sais pas
3 Oui - d'alcool et de drogue (passer aux questions A à C) 8 Refus

A. Si la réponse est oui, où habitiez-vous au moment o ù il y avait un problème de toxicomanie? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

Alcool : Drogue :
1 Parents naturels 1 Parents naturels
2 Parents adoptifs 2 Parents adoptifs
3 Parents de famille d'accueil 3 Parents de famille d'accueil
4 Foyer de groupe 4 Foyer de groupe
5 Autre (préciser) _________________ 5 Autre (préciser) _________________
7 Ne sais pas 7 Ne sais pas
8 Refus 8 Refus
9 Ne s'applique pas
9 Ne s'applique pas  

B. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement grave» et lechiffre 5 à «très grave», à quel degré de gravité situez-vous le problème detoxicomanie? (Encercler un chiffre par réponse proposée)

Personne no 1 : 1 2 3 4 5

Personne no 2 : 1 2 3 4 5

Personne no 3 : 1 2 3 4 5

  Aucunement grave Assez grave Très grave
Personne no 1 1 2 3 4 5
Personne no 2 1 2 3 4 5
Personne no 3 1 2 3 4 5
  7 Ne sais pas   8 Refus   9 Ne s'applique pas

C. Comment décrivez-vous les conséquences que le problème de toxicomanie a eu sur vous?

[L'intervieweur demande des précisions - Quelle incidence cela a-t-il eu sur vos sentiments, sur votre façon d'agir?]

À ce moment-là :

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

Maintenant :

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

SECTION D : RAPPORTS ACTUELS AVEC LA FAMILLE

Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur les rapports que vous entretenez présentement avec votre famille.

1. [Si le répondant est présentement marié ou en union de fait] Avez-vousprésentement des contacts réguliers avec votre conjointe/conjointe de fait (p. ex.,rencontres ou conversations régulières – tous les six mois au moins)?

1 Oui (passer à la question B) 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non (passer à la question A) 8 Refus  

A. Si la réponse est NON, y a-t-il des raisons particulières de ne pas avoir de contacts?

(Cocher toutes les réponses pertinentes)

[Passer directement à la question 2]

01 Lieu de domicile trop éloigné 0 Ne peux assumer le coût des appels interurbains
02 Incarcération trop récente pour recevoir visites 08 Ne sais pas comment entrer en contact
03 Famille pas intéressée à avoir de contact 09 Autre (préciser) ____________________
04 Je ne suis pas intéressé à avoir de contact 77 Ne sais pas
05 Ordonnance de non-communication 88 Refus
06 Contacts difficiles (p. ex., pas de téléphone) 99 Ne s'applique pas

B. Si la réponse est OUI, quelle est présentement la fréquence de vos contacts? (Cocher une réponse)

01 Plus d’une fois par jour 05 Plusieurs fois par mois 77 Ne sais pas
02 Une fois par jour 06 Une fois par mois 88 Refus
03 Plusieurs fois par semaine 07 Plusieurs fois par année 9 Ne s'applique pas
04 Une fois par semaine 08 Moins souvent  

C. Chacun a ses raisons propres de maintenir le contact - quelles sont les vôtres?

(Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Sa présence me manque 08 Me rassurer sur le bien-être de la famille
02 Je m'inquiète 09 Me tenir au courant de ce qui se passe
03 Sentiment d'appartenance 10 Moyen de communiquer avec l'extérieur
04 Liens familiaux 11 Autre (préciser)___________________________
05 Liens culturels 77 Ne sais pas
06 Soutien psychologique 88 Refus
07 Soutien financier 99 Ne s'applique pas

D. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» etle chiffre 5 à «très attaché», comment évaluez-vous l’attachement que vous portez actuellement à votre conjointe? (Encercler une réponse)

Aucunement attaché Assez attaché Très attach
1 2 3 4 5

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

E. Veuillez décrire vos rapports actuels avec votre conjointe/conjointe de fait.

[L’intervieweur demande des précisions – Passez-vous du temps ensemble, de quelle façon décririez-vous à quelqu'un d'autre votre relation?]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

____________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

2. Avez-vous des enfants (biologiques, du conjoint/de la conjointe, ou adoptés)?

1 Oui (passer aux questions A à H) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, combien d'enfants avez-vous?

Nombre : ______ 77 Ne sais pas 88 Refus 99 Ne s'applique pas

B. Vos enfants ont-ils vécu avec vous la majorité du temps avant votre incarcération?

1 Oui 3 Non 8 Refus
2 Quelques fois 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas

C. Avez-vous présentement des contacts réguliers avec votre ou vos enfants (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six mois au moins)?

1 Oui (passer à la question E) 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non (passer à la question D) 8 Refus  

D. Si la réponse est NON, y a-t-il présentement une raison particulière de ne pas avoir de contacts?

(Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Lieu de domicile trop éloigné 07 Ne peut assumer le coût des appels interurbains
02 Incarcération trop récente pour visites 08 Ne sais pas comment entrer en contact
03 Famille pas intéressée à avoir de contact 09 Autre (préciser) _____________________
04 Je ne suis pas intéressé à avoir de contact 77 Ne sais pas
05 Ordonnance de non-communication 88 Refus
06 Contacts difficiles (p. ex., pas de téléphone) 99 Ne s'applique pas

[Passer directement à la question 3]

E. Si la réponse est OUI, quelle est présentement la fréquence de vos contacts? (Cocher une réponse)

01 Plus d'une fois par jour 05 Plusieurs fois par mois 77 Ne sais pas
02 Une fois par jour 06 Une fois par mois 88 Refus
03 Plusieurs fois par semaine 07 Plusieurs fois par année 99 Ne s'applique pas
04 Une fois par semaine 08 Moins souvent  

F. Chacun a ses raisons propres de maintenir le contact - quelles sont les vôtres?

(Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Sa présence me manque 08 Me rassurer sur le bien-être de la famille
02 Je m'inquiète 09 Me tenir au courant de ce qui se passe
03 Sentiment d'appartenance 10 Moyen de communiquer avec l'extérieur
04 Liens familiaux 11 Autre (préciser) ___________________________
05 Liens culturels 77 Ne sais pas
06 Soutien psychologique 88 Refus
07 Soutien financier 9 Ne s'applique pas

G. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» etle chiffre 5 à «très attaché», comment évaluez-vous l’attachement que vous portezactuellement à votre ou à vos enfants? (Encercler une réponse)

Aucunement attaché Assez attaché Très attaché
1 2 3 4 5

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

H. Comment définiriez-vous vos rapports actuels avec votre ou vos enfants?[L’intervieweur demande des précisions – Passez-vous du temps ensemble, dequelle façon décririez-vous à quelqu’un d’autre cette relation?]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

3. [Si le répondant a des enfants] Certains de vos enfants ont-ils déjà été placés dans une famille d'accueil, dans un foyer de groupe ou adoptés?

1 Oui (passer aux questions A à C) 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non 8 Refus  

A. Si la réponse est oui, à quel âge ont-ils été placés dans un foyer d’accueil ou adoptés?

Âges : ____; ____; ____; ____; ____; ____; ____; ____

77 Ne sais pas 88 Refus 99 Ne s'applique pas

B. Pour quelles raisons vos enfants ont-ils été placés dans un foyer d’accueil ou adoptés?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus 9 Ne s'applique pas

C. Parmi vos enfants, y en a-t-il présentement dans un foyer d'accueil?

1 Oui 7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas
2 Non 8 Refus  

4. Outre votre conjoint(e) et vos enfants, avant la présente incarcération avez-vousété en contact avec un ou des membres de la famille immédiate(biologiques/d’adoption/d’accueil) ou de la famille élargie (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six mois au moins)?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, avec qui êtes-vous entré en contact et s’agissait-il de rapports soutenus (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six mois au moins)?

Rég. Irrég. Non Ne Refus Ne

sais pas s'applique pas

Mère naturelle : 1 2 3 7 8 9

Père naturel : 1 2 3 7 8 9

Frères et sours : 1 2 3 7 8 9

Grand-mère : 1 2 3 7 8 9

Grand-père : 1 2 3 7 8 9

Autre parent (préciser) ______________1 2 3 7 8 9

Autre sans lien familial (préciser) ______1 2 3 7 8 9

5. Avez-vous présentement des contacts réguliers avec votre famille immédiate ou élargie (p. ex., rencontres ou conversations régulières - tous les six mois au moins)?

1 Oui (passer à la question B) 7 Ne sais pas
2 Non (passer à la question A) 8 Refus

A. Si la réponse est NON, y a-t-il une raison précise pour laquelle vous n’avez pas présentement de contacts avec la famille? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

[Passer directement à la question 6]

01 Lieu de domicile trop éloigné 07 Ne peut assumer le coût des appels interurbains
02 Incarcération trop récente pour visites 08 Ne sais pas comment entrer en contact
03 Famille pas intéressée à avoir de contact 09 Autre(préciser) _____________________
04 Je ne suis pas intéressé à avoir de contact 77 Ne sais pas
05 Ordonnance de non-communication 88 Refus
06 Contacts difficiles (p. ex., pas de téléphone) 99 Ne s'applique pas

B. Si la réponse est OUI, avec quels membres de votre famille avez-vous présentement des contacts réguliers? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Mère naturelle 09 Famille d'accueil
02 Père naturel 10 Foyer de groupe
03 Frères et sours 11 Autre sans lien familial (préciser) ________
04 Grand-mère 77 Ne sais pas
05 Grand-père 88 Refus
06 Autre parent (préciser) ________________ 99 Ne s'applique pas
07 Mère adoptive  
08 Père adoptif  

C. À l’heure actuelle, quelle est la fréquence de vos contacts avec un ou des membres de votre famille? (Cocher une réponse)

01 Plus d'une fois par jour 05 Plusieurs fois par mois 77 Ne sais pas
02 Une fois par jour 06 Une fois par mois 88 Refus
03 Plusieurs fois par semaine 07 Plusieurs fois par année 99 Ne s'applique pas
04 Une fois par semaine 08 Moins souvent  

D. Chacun a ses raisons propres de maintenir le contact - quelles sont les vôtres?

(Cocher toutes les réponses pertinentes)

01 Sa présence me manque 08 Me rassurer sur le bien-être de la famille
02 Je m'inquiète 09 Me tenir au courant de ce qui se passe
03 Sentiment d'appartenance 10 Moyen de communiquer avec l'extérieur
04 Liens familiaux 11 Autre (préciser)____________________________
05 Liens culturels 77 Ne sais pas
06 Soutien psychologique 88 Refus
07 Soutien financier 99 Ne s'applique pas

6. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et lechiffre 5 à «très attaché», comment définissez-vous votre attachement à votrefamille? (Encercler une réponse par question)

Aucunement attaché Assez attaché Très attaché Ne s'applique pas

Mère naturelle : 1 2 3 4 5 9

Père naturel : 1 2 3 4 5 9

Frères et sours :1 2 3 4 5 9

Grand-mère : 1 2 3 4 5 9

Grand-père : 1 2 3 4 5 9

Autre : __________1 2 3 4 5 9

7. Pouvez-vous décrire vos rapports actuels avec l’ensemble des membres de votrefamille? [L’intervieweur demande des précisions – Les aimez-vous, les appréciez-vous, passez-vous du temps ensemble? Veuillez décrire les rapportsavec chacun des membres de la famille.]

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7 Ne sais pas 8 Refu

8. Avec qui selon vous entretenez-vous présentement les rapports les plus étroits? (Cocher une réponse)

01 Conjointe/conjointe de fait 11 Mère de famille d'accueil
02 Enfant ou enfants 12 Père de famille d'accueil
03 Mère naturelle 13 Ami
04 Père naturel 14 Autre détenu
05 Grand-mère 15 Autre (préciser) ___________________
06 Grand-père 77 Ne sais pas
07 Frère ou sour 88 Refus
08 Autre parent (préciser) ___________________  
09 Mère adoptive  
10 Père adoptif  

9. Pourquoi, selon vous, est-ce avec cette personne que vous entretenez des rapports étroits? [L'intervieweur demande des précisions - Veuillez fournir des exemples.]

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7 Ne sais pas 8 Refus

10. Avec qui, selon vous, vos rapports sont-ils présentement les plus négatifs (c.-à-d. la personne exerçant l'influence la plus négative sur vous)? (Cocher une réponse)

01 Conjoint(e)/conjoint(e) de fait 11 Mère de famille d'accueil
02 Enfant ou enfants 12 Père de famille d'accueil
03 Mère naturelle 13 Ami(e)
04 Père naturel 14 Autre détenu(e)
05 Grand-mère 15 Autre (préciser) _____________________
06 Grand-père 77 Ne sais pas
07 Frère ou sour 88 Refus
08 Autre parent (préciser) ___________________  
09 Mère adoptive  
10 Père adoptif  

11. Pourquoi, selon vous, s'agit-il des rapports les plus négatifs? [L'intervieweur demande des précisions -Veuillez fournir des exemples.]

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________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

12. Étiez-vous membre d'un gang avant votre incarcération?

1 Oui 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

13. Faites-vous présentement partie d'un gang à l'établissement?

1 Oui 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

SECTION E : LIENS INTERGÉNÉRATIONNELS

Dans cette section, je vais vous poser quelques questions sur vos parents et d’autres membres de la famille.

1. Un de vos parents naturels a-t-il été adopté? (Cocher une réponse par question)

  Oui Non Ne sais pas Refus
Mère 1 2 7 8
Père 1 2 7 8

A. Si la réponse est oui, la famille adoptive était-elle :

Mère (cocher une réponse) Père (cocher une réponse)

1 Non autochtone 1 Non autochtone
2 Autochtone 2 Autochtone
3 Métisse 3 Métisse
7 Ne sais pas 7 Ne sais pas
8 Refus 8 Refus
9 Ne s’applique pas 9 Ne s'applique pas

2. Un de vos parents naturels a-t-il déjà séjourné dans une famille d’accueil et/ou dans un foyer de groupe? (Cocher une réponse par question)

  Oui Non Ne sais pas Refus
Mère 1 2 7 8
Père 1 2 7 8

3. [Répondants autochtones seulement] Parmi les membres suivants de votrefamille, certains ont-ils déjà été étudiants dans un pensionnat de l’État, dans unfoyer scolaire ou dans une école industrielle? (Cocher une réponse par question)

Oui Non Ne sais pas Refus Ne s'applique pas

Mère naturelle : 1 2 7 8 9

Père naturel : 1 2 7 8 9

Frères ou sours : 1 2 7 8 9

Grands-mères : 1 2 7 8 9

Grands-pères : 1 2 7 8 9

Tantes et oncles : 1 2 7 8 9

Cousins : 1 2 7 8 9

Autres parents (préciser) : ___________1 2 7 8 9

A. Si la réponse est oui, quel est le nom du ou des pensionnats fréquentés par ces

membres de votre famille?

Nom de l'école : Province : Ne sais pas Refus Ne s'ap. pas

Mère : ___________________________ 7 8 9

Père : ___________________ ________ 7 8 9

Frères et sours : ___________________ ________ 7 8 9

Grand-mère : ___________________________ 7 8 9

Grand-père : ___________________ ________ 7 8 9

Tantes/Oncles : ___________________ ________ 7 8 9

Cousins : ___________________ ________ 7 8 9

Autre : ___________________ ________ 7 8 9

SI LE RÉPONDANT A ÉTÉ ADOPTÉ - remplir le Module 2.

SI LE RÉPONDANT A SÉJOURNÉ DANS UNE FAMILLE D'ACCUEIL - remplir le Module 3.

SI LE RÉPONDANT A SÉJOURNÉ DANS UN FOYER DE GROUPE - remplir le Module 4.

SI LE RÉPONDANT A SÉJOURNÉ DANS UN PENSIONNAT - remplir le Module 5.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner?

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Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.

MODULE 2 : ADOPTION

Province : ________________________

Date de l'entrevue : ________________________

Établissement : ________________________

Intervieweur : ________________________

No du répondant : ________________________

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre adoption. Si certaines de ces questions ont déjà été abordées, nous procéderons plus rapidement.

1. À quel âge avez-vous été adopté?

Âge : ______ 77 Ne sais pas 88 Refus

2. Avez-vous été adopté par des membres de votre famille?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, par qui avez-vous été adopté? (Cocher une réponse)

1 Grands-parents 6 Autre (préciser) ______________________
2 Grand-mère seulement 7 Ne sais pas
3 Grand-père seulement 8 Refus
4 Tante et/ou oncle 9 Ne s'applique pas
5 Frère ou sour  

3. Votre ou vos parents adoptifs sont-ils autochtones?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

4. Votre ou vos parents adoptifs vous ont-ils fourni l’occasion d’avoir accès à la pratique destraditions et coutumes culturelles et spirituelles durant votre enfance et votreadolescence?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

5. Combien de temps avez-vous vécu avec votre ou vos parents adoptifs? (Cocher une réponse)

1 Moins de 5 ans 4 16 à 20 ans 7 Ne sais pas
2 6 à 10 ans 5 Plus de 20 ans 8 Refus
3 11 à 15 ans    

6. Pourquoi croyez-vous avoir été placé en adoption?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

7. Avez-vous présentement des contacts réguliers avec un membre quelconque de votrefamille adoptive (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six mois aumoins)?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, avec qui avez-vous présentement des contacts réguliers? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Mère 6 Autre (préciser) ____________________
2 Père 7 Ne sais pas
3 Frères et sours 8 Refus
4 Grand-mère 9 Ne s'applique pas
5 Grand-père  

8. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et lechiffre 5 à «très attaché», comment évaluez-vous votre attachement actuel pour votrefamille adoptive? (Encercler une réponse)

Aucunement attaché   Assez attaché   Très attaché
1 2 3 4 5
7 Ne sais pas   8 Refus    

9. Pourquoi, selon vous, êtes-vous/n’êtes-vous pas attaché? Pourriez-vous décrire vosrapports actuels avec votre famille adoptive? [L’intervieweur demande des précisions – S’agit-il d’une relation positive ou négative, vous sentez-vous aimé, les conflits sont-ilsfréquents, vous sentez-vous soutenu par eux, que faites-vous ensemble? Veuillez fournirdes exemples décrivant votre attachement ou votre non-attachement.]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

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____________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre famille naturelle.

10. Avez-vous vécu avec vos parents naturels durant un certain temps avant d'être adopté?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, pendant combien de temps?

Nombre d’années : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

11. Avez-vous été placé en adoption par vos parents ou par la province? (Cocher une réponse)

1 Parents naturels 7 Ne sais pas
2 Province 8 Refus

12. Connaissez-vous vos parents naturels? (Cocher une réponse)

1 Oui - les deux parents naturels (passer aux questions A à C)

2 Oui - la mère naturelle seulement (passer aux questions A à C)

3 Oui - le père naturel seulement (passer aux questions A à C)

4 Non (mettre fin au présent module)

8 Refus (mettre fin au présent module)

A. Si la réponse est oui, avez-vous eu des contacts ultérieurs avec votre famille naturelle?

1 Oui (passer à la question B) 8 Refus
2 Non 9 Ne s'applique pas

B. Quel âge aviez-vous au moment de votre premier contact avec votre famille naturelle?

Âge : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

C. Avec qui avez-vous déjà été en contact au moins une fois? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Mère naturelle 5 Autre (préciser) ____________________
2 Père naturel 7 Ne sais pas
3 Frères et sours 8 Refus
4 Grands-parents 9 Ne s'applique pas

SI L'ENTREVUE SE TERMINE ICI - POSER LES QUESTIONS SUIVANTES.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner?

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Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.

MODULE 3 : FAMILLE D'ACCUEIL

Province : ________________________

Date de l'entrevue : ________________________

Établissement : ________________________

Intervieweur : ________________________

No du répondant : ________________________

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre séjour en familled’accueil. Si certaines de ces questions ont déjà été abordées, nous procéderons plusrapidement.

1. À quel âge avez-vous été placé en famille d'accueil pour la première fois?

Âge : ______ 77 Ne sais pas 88 Refus

2. Dans combien de familles d'accueil environ avez-vous vécu? (Cocher une réponse)

1 1 seulement 4 11 à 15 7 Ne sais pas
2 2 à 5 5 Plus de 15 8 Refus
3 6 à 10    

3. Combien de temps environ avez-vous séjourné dans chaque famille d'accueil?

Famille 1 : _____ mois/ans Famille 6 : _____ mois/ans

Famille 2 : _____ mois/ans Famille 7 : _____ mois/ans

Famille 3 : _____ mois/ans Famille 8 : _____ mois/ans

Famille 4 : _____ mois/ans Famille 9 : _____ mois/ans

Famille 5 : _____ mois/ans Famille 10 : _____ mois/ans

7 Ne sais pas 8 Refus

4. Certains de vos parents de famille d'accueil étaient-ils des membres de votre famille?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Nons 8 Refu

A. Si la réponse est oui, chez qui avez-vous été placé? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Grands-parents 6 Autre (préciser) ______________________
2 Grand-mère seulement 7 Ne sais pas
3 Grand-père seulement 8 Refus
4 Tante et/ou oncle 9 Ne s'applique pas
5 Frère ou sour  

5. Parmi vos parents de famille d'accueil, certains étaient-ils Autochtones?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

6. Votre ou vos parents de famille d’accueil vous ont-ils fourni l’occasion d’avoir accès à lapratique des traditions et coutumes culturelles et spirituelles durant votre enfance et votreadolescence?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

7. Pourquoi croyez-vous avoir été placé en famille d'accueil?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

8. Avez-vous présentement des contacts réguliers avec un ou des membres de votre ou devos familles d’accueil (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six moisau moins)?
1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, avec qui avez-vous présentement des contacts réguliers? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Mère 6 Autre (préciser) ____________________
2 Père 7 Ne sais pas
3 Frères et sours 8 Refus
4 Grand-mère 9 Ne s'applique pas
5 Grand-père  

9. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et lechiffre 5 à «très attaché», comment évaluez-vous l’attachement que vous avezprésentement pour votre ou vos familles d’accueil? (Encercler une réponse par question)

Aucunement attaché Assez attaché Très attaché NSP Ref.

Famille 1 :1 2 3 4 5 7 8

Famille 2 :1 2 3 4 5 7 8

Famille 3 :1 2 3 4 5 7 8

10. Pourquoi, selon vous, êtes-vous/n’êtes-vous pas attaché? Pouvez-vous décrire lesrapports que vous entretenez présentement avec votre ou vos familles d’accueil?[L’intervieweur demande des précisions – S’agit-il de rapports positifs ou négatifs, voussentez-vous aimé, les conflits sont-ils fréquents, vous sentez-vous soutenu par eux, quefaites-vous ensemble? Veuillez fournir des exemples décrivant votre attachement ouvotre non-attachement.]

________________________________________________________

________________________________________________________

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7 Ne sais pas 8 Refus

Si le MODULE SUR L'ADOPTION est rempli - METTRE FIN AU PRÉSENT MODULE.

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre famille naturelle.

11. Avez-vous vécu avec votre ou vos parents naturels durant un certain temps avant d’être placé en famille d'accueil?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, pendant combien de temps?

Nombre de mois/d'années : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

12. Avez-vous été renvoyé chez votre ou vos parents naturels pendant un certain temps après le placement en famille d'accueil?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, pendant combien de temps?

Nombre de mois/d’années : ____ 88 Refus
7 Ne sais pas 99 Ne s’applique pas

13. Avez-vous été placé en famille d'accueil par vos parents ou par la province? (Cocher une réponse)

1 Parents naturels 7 Ne sais pas
2 Province 8 Refus

14. Connaissez-vous vos parents naturels? (Cocher une réponse)

1 Oui - les deux parents naturels (passer aux questions A à C

2 Oui - la mère naturelle seulement (passer aux questions A à C)

3 Oui - le père naturel seulement (passer aux questions A à C)

4 Non (mettre fin au présent module)

8 Refus (mettre fin au présent module)

A. Si la réponse est oui, aviez-vous eu des contacts ultérieurs avec votre famille naturelle?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

B. Quel âge aviez-vous au moment de votre premier contact avec votre famille?

Âge : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

C. Avec qui avez-vous déjà été en contact au moins une fois? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Mère naturelle 5 Autre (préciser) ____________________
2 Père naturel 7 Ne sais pas
3 Frères et sours 8 Refus
4 Grands-parents 9 Ne s'applique pas

SI L'ENTREVUE SE TERMINE ICI - POSER LES QUESTIONS SUIVANTES.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.

MODULE 4 : FOYER DE GROUPE

Province : ________________________

Date de l'entrevue : ________________________

Établissement : ________________________

Intervieweur : ________________________

No du répondant : ________________________

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de vos séjours dans lesfoyers de groupe. Si certaines de ces questions ont déjà été abordées, nousprocéderons plus rapidement.

1. À quel âge avez-vous été placé dans un foyer de groupe pour la première fois?

Âge : ______ 77 Ne sais pas 88 Refus

2. Dans environ combien de foyers de groupe avez-vous vécu? (Cocher une réponse)

1 1 seulement 4 11 à 15 7 Ne sais pas
2 2 à 5 5 Plus de 15 8 Refus
3 6 à 10    

3. Combien de temps environ avez-vous passé dans chaque foyer?

Foyer 1 : _____ mois/ans Foyer 6 : _____ mois/ans

Foyer 2 : _____ mois/ans Foyer 7 : _____ mois/ans

Foyer 3 : _____ mois/ans Foyer 8 : _____ mois/ans

Foyer 4 : _____ mois/ans Foyer 9 : _____ mois/ans

Foyer 5 : _____ mois/ans Foyer 10 : _____ mois/ans

7 Ne sais pas 8 Refus

4. Certains des foyers de groupe où vous avez séjourné étaient-ils dirigés par des organismes autochtones?

1 Oui 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

5. Vous a-t-on fourni l’occasion d’avoir accès à la pratique des traditions et coutumes culturelles et spirituelles dans ce ou ces foyers de groupe?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

6. Pourquoi croyez-vous avoir été placé dans un foyer de groupe?

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

____________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

7. Avez-vous présentement des contacts réguliers avec des personnes de votre ou de vosfoyers de groupe (p. ex., rencontres ou conversations régulières – tous les six mois aumoins)?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

102

A. Si la réponse est oui, avec qui avez-vous présentement des contacts réguliers? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Résidant 7 Ne sais pas
2 Personnel 8 Refus
3 Autre (préciser) _____________________ 9 Ne s'applique pas

8. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «aucunement attaché» et lechiffre 5 à «très attaché», comment évaluez-vous l’attachement que vous avezprésentement pour les membres de votre ou de vos foyers de groupe? (Encercler une réponse par question)

Aucunement attaché Assez attaché Très attaché NSP Ref.

Foyer 1 :1 2 3 4 5 7 8

Foyer 2 :1 2 3 4 5 7 8

Foyer 3 :1 2 3 4 5 7 8

9. Pourquoi, selon vous, êtes-vous/n’êtes-vous pas attaché? Pouvez-vous décrire lesrapports que vous entretenez présentement avec les membres de votre ou de vos foyersde groupe? [L’intervieweur demande des précisions – S’agit-il de rapports positifs ou négatifs, vous sentez-vous aimé, les conflits sont-ils fréquents, vous sentez-vous soutenupar eux, que faites-vous ensemble? Veuillez fournir des exemples décrivant votreattachement ou votre non-attachement.]

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

_____________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

Si les MODULES SUR L'ADOPTION ET LES FAMILLES D'ACCUEIL ont été remplis.

METTRE FIN AU PRÉSENT MODULE.

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre famille naturelle.

10. Avez-vous vécu avec vos parents naturels durant un certain temps avant d'être placé dans un foyer de groupe?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, pendant combien de temps?

Nombre d'années : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

11. Avez-vous été renvoyé chez vos parents naturels pendant un certain temps après le placement dans un foyer de groupe?

1 Oui (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Non 8 Refus

A. Si la réponse est oui, pendant combien de temps?

Nombre d'années : ____ 8 Refus
7 Ne sais pas 9 Ne s'applique pas

12. Connaissez-vous vos parents naturels? (Cocher une réponse)

1 Oui - les deux parents naturels (passer aux questions A à C)

2 Oui - la mère naturelle seulement (passer aux questions A à C)

3 Oui - le père naturel seulement (passer aux questions A à C)

4 Non (mettre fin au présent module)

8 Refus (mettre fin au présent module)

A. Si la réponse est oui, avez-vous eu des contacts ultérieurs avec votre famille naturelle?

1 Oui (passer à la question B) 8 Refus
2 Non 9 Ne s'applique pas

B. Quel âge aviez-vous au moment de votre premier contact avec votre famille?

Âge : ____ 88 Refus
77 Ne sais pas 99 Ne s'applique pas

C. Avec qui avez-vous déjà été en contact au moins une fois? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

1 Mère naturelle 5 Autre (préciser) ____________________
2 Père naturel 7 Ne sais pas
3 Frères et sours 8 Refus
4 Grands-parents 9 Ne s'applique pas

SI L'ENTREVUE SE TERMINE ICI - POSER LES QUESTIONS SUIVANTES.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner?

________________________________________________________

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________________________________________________________

Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.

MODULE 5 : PENSIONNAT

Province : ________________________

Date de l'entrevue : ________________________

Établissement : ________________________

Intervieweur : ________________________

No du répondant : ________________________

Je vais maintenant vous poser quelques questions au sujet de votre séjour dans un pensionnat.

1. Quel est le nom du pensionnat où vous avez séjourné?

Nom : ________________________

Province : ________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

2. Combien de temps avez-vous passé au pensionnat?

Mois/années : ______ 77 Ne sais pas 88 Refus

3. Quelle était la fréquence des visites que vous pouviez effectuer dans votre famille durant votre séjour au pensionnat? (Cocher une réponse)

1 Une fois par semaine 5 Autre (préciser) ____________________
2 Une fois par mois 7 Ne sais pas
3 Durant les vacances d'été 8 Refus
4 Une ou deux fois par année  

4. Durant votre séjour au pensionnat, vous a-t-on fourni l’occasion d’avoir accès à la pratique des traditions et coutumes culturelles et spirituelles?

1 Oui 2 Non 7 Ne sais pas 8 Refus

5. Sur une échelle de 1 à 5, le chiffre 1 correspondant à «très négative» et le chiffre 5 à «très positive», comment jugez-vous l'expérience que vous avez vécue au pensionnat?

Encercler une réponse)

Très négative   Neutre   Très positive
1 2 3 4 5
7 Ne sais pas   8 Refus    

6. Pouvez-vous me décrire l'expérience que vous avez vécue au pensionnat?

[L’intervieweur demande des précisions – Était-ce une expérience positive ou négative, comment avez-vous été traité, votre famille vous manquait-elle, de quelle façon le pensionnat a-t-il influé sur vous?]

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________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

________________________________________________________

7 Ne sais pas 8 Refus

7. Avez-vous subi de la violence physique et/ou sexuelle au pensionnat ou en avez-vous été témoin? (Cocher les réponses pertinentes)

1 Oui - physique (passer à la question A) 7 Ne sais pas
2 Oui - sexuelle (passer à la question A) 8 Refus
3 Non  

A. Si la réponse est oui, qui a commis les agressions? (Cocher toutes les réponses pertinentes)

Physiques : Sexuelles :

1 Membres du personnel 1 Membres du personnel
2 Moi-même 2 Moi-même
3 Autres résidants 3 Autres résidants
4 Autre (préciser) _____________ 4 Autre (préciser) _________________
7 Ne sais pas 7 Ne sais pas
8 Refus 8 Refus
9 Ne s'applique pas 9 Ne s'applique pas

SI L'ENTREVUE EST TERMINÉE - POSER LES QUESTIONS SUIVANTES.

Y a-t-il autre chose que vous souhaitez mentionner?

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Avez-vous des questions? Merci beaucoup de nous avoir consacré de votre temps.

ANNEXE C : INFORMATION TIRÉE DES DOSSIERS DES DÉTENUS

Détenus :

  • Statut : Autochtone, non-Autochtone
  • Origines autochtones (Amérindien, Métis, Inuit)
  • Sexe (masculin, féminin)
  • Âge lors de la plus récente admission
  • Âge actuel
  • Niveau d'instruction lors de la plus récente admission
  • Situation familiale lors de la plus récente admission
  • Situation professionnelle lors de la plus récente admission (chômeur, actif)

Infractions :

  • Infraction à l'origine de la peine actuelle
  • Nombre de condamnations
  • Durée totale de la peine actuelle

Antécédents criminels :

  • Âge lors de la première condamnation par un tribunal pour adultes
  • Condamnations précédentes par un tribunal de la jeunesse (oui/non)
  • Nombre de condamnations précédentes par un tribunal de la jeunesse
  • Mesures prises précédemment par un tribunal de la jeunesse (surveillance communautaire - oui/non, garde en milieu ouvert - oui/non, garde en milieu fermé)
  • Précédentes condamnations par un tribunal pour adultes (oui/non)
  • Nombre de condamnations précédentes par un tribunal pour adultes
  • Sanctions prises précédemment par un tribunal pour adultes (surveillance communautaire - oui/non, peines d'incarcération dans des établissement provinciaux - oui/non, peines d'incarcération dans des établissements fédéraux)

Évaluation des facteurs dynamiques (au moment de l'admission) :

  • Niveau d'intervention basé sur les facteurs dynamiques : (minimale, moyenne, intensive)
  • Emploi
  • État conjugal/Situation de famille
  • Relations/Interaction sociales
  • Toxicomanie
  • Fonctionnement dans la collectivité
  • Schémas personnels/affectifs
  • Attitude

Échelle de classement par niveau de sécurité :

  • Niveau de sécurité (minimale, moyenne, maximale)