Le recours à la télémédecine pour le traitement des délinquants: une pratique prometteuse

Mots clés

télémédecine, soins de santé, santé mentale, délinquants

Ce que cela signifie

Les résultats menés dans le domaine indiquent que le recours à la télémédecine pour la prestation de services de santé, et plus particulièrement de santé mentale envers des délinquants, demeure une pratique prometteuse. Ce qui implique de poursuivre la recherche et ce, bien qu’il soit déjà possible d’affirmer que cette méthode pourrait présenter des avantages considérables, notamment en facilitant l’accès aux soins et permettre ainsi de réaliser des économies.

Ce que nous avons constaté

Les services correctionnels de diverses administrations se servent de la télémédecine depuis les années 90 pour traiter des délinquants. En général, elle est utilisée à la fois en psychiatrie et dans d’autres services de santé mentale.

Les délinquants se disent généralement satisfaits de leur expérience des consultations par la télémédecine. Certains préfèrent même cette façon de procéder pour certaines questions (p. ex. pour les préoccupations d’ordre sexuel). Les avantages sont, entre autres, l’accroissement de la sécurité qu’entrainent la diminution du nombre de visites à l’extérieur pour la collectivité et le personnel, la réduction de la période d’attente précédant l’accès aux soins (particulièrement lorsqu’il s’agit de spécialistes en région éloignée) et les économies que permettent de réaliser la diminution du nombre de déplacements pour des rendez-vous à l’extérieur. Les premiers travaux de recherche effectués permettent de penser que le recours à la télémédecine permet d’économiser de 8 $ à 14 $ par visite, et une étude a révélé que les frais initiaux pouvaient être récupérés en quatre ans.

Les éventuels obstacles relèvent de la résistance du personnel, des coûts de lancement élevés, du peu de personnes ayant l’expertise nécessaire en termes technique pour garantir que le système fonctionne adéquatement, qu’il y a des limites à intervenir auprès des délinquants qui vivent de la frustration ou de la colère lors d’un rendez-vous ainsi que la complexité de la coordination des heures ouvrables.

Ce que nous avons examiné

Nous avons examiné les comptes rendus de recherche qui traitent du recours à la télémédecine dans le cas des délinquants. Cette dernière est utilisée dans certains domaines au Service correctionnel du Canada, et le Secteur des services de santé demande de l’information sur ce qu’on pense de son utilisation.

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Pour de plus amples renseignements

Vous pouvez joindre la Direction de la recherche par courriel ou par téléphone au 613-995-3975.

Vous pouvez également visiter le site internet pour une liste complète des publications de recherche.

Préparé par : Amanda Nolan et Jenelle Power